La Terre, cœur de l’Univers, s'éveille au surnaturel… Janvier 2016, les méta-humains font leur apparition dans un fracas invraisemblable ; des hommes, des femmes, des enfants, personnes âgées à nourrissons, sont frappés par ce qu’on explique pas, des dons - ou une malédiction ? - qui les cataloguent comme des êtres à part entière, des faux humains, des méta-humains. Le monde entier est touché, nulle exception.

Nous sommes à LibertyTown, aux États-Unis, une ville aux grands enjeux, là où les méta-humains sont recensés en masse. Les médias s’y affolent, jouent des coudes pour avoir les derniers potins, les derniers événements marquants. Un jeu dans lequel tout le monde se plaît de participer, au point d’oublier la question essentielle à cette découverte : quel avenir pour ceux qui finiront par surpasser la race humaine ?

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Metro, l'Apocalypse à vos portes : Forum RPG CHRONOSREP

Chapter I : The snake bitting its tail | ft. O. Murphy Lindell |

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    id30.11.16 14:17
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      2016. USA. Libertytown, métropole où tous les enjeux se posent. Enjeux, c'était peu dire. À vos mises, les gars ! La roue était en marche. Elle pouvait vous ruiner, comme vous fortuner. Mais, cette roue, elle possédait également une autre case à LibertyTown : la case de la mort. C'était comme si, Andrea Samuels, possédait un canon sur la tempe. Prêt à exploser à tout moment. Quelque chose se réveillait. Quelque chose de dangereux. Quelque chose qui était susceptible la faire tuer. Ou pire : la faire renvoyer !

      La jeune femme releva les yeux du document qu'elle lisait et prit une gorgée de café. Une fraction de seconde fut suffisante pour que son attention soit attirée par quelque chose. Ou plutôt par quelqu'un. C'était une jeune femme. Oona Murphy Lindell. Rien que son nom semblait claquer dans le vent comme un coup de fouet. Elle n'était plus à présenter puisqu'elle était à la tête de l'un des gangs les plus affluant de LibertyTown : Kerberos.

      Les enquêtes d'Andrew n'en étaient pas à leurs débuts sur le sujet. Cela faisait plusieurs années qu'elle récoltait la moindre information qu'elle pouvait trouver. Journaliste pour faire entendre sa voix. C'était son envie, depuis toujours. Et puis... les années ont passées... Et puis. Elle dut bien se résoudre et admettre l'évidence : on ne publie pas n'importe quoi sur les Kerberos dans les médias. Rien que de fourrer son nez dans leurs affaires c'était déjà un danger en soi. Alors imaginez le risque que prendrait Andrea à les dénoncer dans l'Inside. D'ailleurs, elle en avait même pas les autorisations nécessaires : tout le monde était corrompu. Ça, c'était la vérité.

      Murphy paya l'addition et se leva. Andrea ne pouvait pas laisser passer une occasion pareille. Elle attendit que la jeune femme s'éloigne de la terrasse de quelques mètres. Elle paya à son tour, prit ses affaires et emboîta la pas à la jeune femme. Lindell semblait vouloir traverser l'Avenue Roosevelt. C'était une chance pour Andrea : car l'avenue en question était toujours bondée. Elle ne se ferait pas repérer ainsi.
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      id01.12.16 22:07
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        Andrew
        Samuels
        & Murphy
        Lindell
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        La délicate odeur des cafés enivrait toujours autant la jeune femme. Véritables lieux de confrontation entre différentes strates de la société, ils étaient propices à  des rencontres aussi fortuites que surprenantes, voire parfois bien trop peu désirées. L'harmonieuse mélodie des voix se confondait avec le tintement des verres qui se fracassent mutuellement ainsi qu'au son lourd de tasses s'entrechoquant avec les tables de bois vernis. Un véritable petit lieu de paradis piégé entre quatre murs.
        Murphy avait commandé un café long, muni d'une pointe de lait et d'un splendide dessin de feuille d'érable tracé à même la mousse. C'était une magnifique tasse, presque trop agréable à l’œil pour être saccagée par une bouche. C'est dans un soupir qu'elle entreprit de prendre sa première gorgée. Et elle fut semblable à une délicate étreinte, une douce caresse chassant tous ses tourments. Devant elle trônait la dernière édition d'un journal lambda du Connecticut. Elle ne faisait jamais attention aux noms des journaux qu'elle pouvait bien acheter : tant que la première page lui semblait plaisante, elle lançait quelques sous au vendeur et s'emparait du précieux Graal.

        Ce matin là, la première page hurlait au monde "Méta-humains, encore une conspiration? Lynn s'exprime". La candidate aux présidentielles défendait dans une interview maladroite les droits et valeurs des mutants, affirmant corps et âme qu'ils méritaient, comme tout le monde, d'être respectés et acceptés. Difficile d'accepter quelque chose qui sort de l'ordinaire dans un 21e siècle où la ségrégation n'a finalement jamais connu de fin. Nouvelle gorgée, nouveau soupir. Elle tourna lentement la page pour continuer sur l'interview de son opposant, ce cher Bartholomew. Lui parlait de montres et d'éradication, d'erreurs de la nature et d'extermination. D'un violent coup de poignet, Murphy arracha la page et la lança derrière la table voisine, heureusement inoccupée. Quel abruti, quels abrutis.


        Finalement, elle se décida à payer l'addition et à se lever. Lorsqu'elle atteignit la porte, elle pivota légèrement sur ses talons et, dans un regard attristé, s'apprêta à présenter ses adieux à ce formidable endroit. Le café longeait l'avenue Roosevelt, rue particulièrement bondée pour un quartier excessivement vivant. La Cerbère n'aimait pas Alpha. C'était un quartier beaucoup trop occupé, beaucoup trop hautain. Epsilon était bien plus attrayant, bien plus tranquille.


        Ce n'est que tardivement qu'elle se rendit compte qu'elle était suivie. Cool, quelqu'un veut jouer avec moi.. Murphy accéléra le pas, tout en slalomant habilement entre les passants. Quel formidable passe-temps on lui proposait là. Une blonde par-ci, un beau brun par là, elle les esquivait dans une finesse inégalable tout en conservant un rythme plus ou moins soutenu. La personne qui la filait avait intérêt à être endurante si elle ne voulait pas perdre le fil. Hop. Elle vira brusquement à gauche pour entrer dans un grand magasin de prêt à porter, attrapa un habit au hasard et pressa le pas vers les cabines d’essayage.