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Une investigation au Coeur de Beta (feat Claudius Dussard)

  • Queen Blackwell
    CIVIL - Bienfaiteur
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      CIVIL - Bienfaiteur

       Ce jour-là n'allait pas être un bon jour. Pourtant tout avait bien commencé, j'étais arrivé au taf avec vingt minutes d'avances comme à mon habitude et j'avais avec moi un chocolat chaud au lait d'amande accompagné d'une sucrette, de chantilly et de copeaux de chocolat le tout servi avec une paille large.

      Mon sourire éternel aux lèvres je fis le tour du personnel en saluant tout le monde avant de prendre place à mon bureau à côté de mon collègue le relou de service. Il n'était pas méchant mais il me sortait tout le temps des blagues bien masculines afin de me draguer et parfois il était un peu trop macho sur les bords. Mais bon avec ma gentillesse légendaire je restais cool avec lui tout en lui faisant comprendre qu'il n'y aurait rien entre nous.

      La matinée passa assez vite pour dire vrai, j'avais eu une interview en direct avec le fameux Bill Jones, l'un des créateurs de mode les plus connus de LibertyTown. L'homme en question avait une quarantaine d'année mais avait un look qui lui faisait paraître cinquante (étonnement). Il était sympa tout en restant très mystérieux et le fait que je sois la fille d'une de ses "rivales" ne devait pas bien arranger les choses, mais il restait tout de même charmant et professionnel. d'ailleurs sa collection hiver était tout simplement magnifique, il m'invita même à venir à son prochain défilé afin d'en faire un article, mais je comptais déjà le faire.
      Bon je vous passe le rapport que j'ai dû effectuer sur l'interview hein, car il m'a bien pris deux heures ce petit enfoiré.

      Bref, comme je vous le disais la journée n'a pas tellement bien fini. Nous avons reçu un coup de fil d'un de nos informateurs présents dans la police comme quoi un muta s'était fait tuer dans l'une des rues les plus mal-famées du quartier Beta.
      Le fait que ce soit un méta qui fut tué ne fit pas réagir beaucoup de monde... A part moi. Je pris directement la direction du reportage afin que je puisse montrer au monde ce racisme qui évoluait de plus en plus.

      Accompagné de mon cameraman et de notre van nous sommes partis sur place afin de récolter le maximum d'images et d'informations.
      Une fois sur les lieux je fus choquée par la tristesse de ce monde. Beaucoup de personnes étaient allongées au sol, certaines baignant dans leur vomi tandis que d'autres nous regardaient avec des yeux vides sortant de leurs corps si squelettiques.  
      Je savais déjà pertinemment comment ce passait la vie pour certaines personnes, mais le voir en direct me donnait une claque à chaque fois.

      La caméra tournait tandis que nous nous approchions de la scène de crime.
      Mesdames et Messieurs bonsoir. Encore un triste jour dans notre ville où un meurtre a eu lieu dans le quartier Beta. Nous avancions en montrant cette rue délabrée et la pauvreté des personnes présentes. Alors que beaucoup de personnes sont au chaud d'autres essayent de survivre dans un environnement déplorable et inhumain. Et alors que je vous parle nous arrivons sur une scène de crime... Oui mesdames et messieurs ici-même a eu lieu un homicide il n'y a pas moins d'une heure contre un méta-humain, et nous allons essayer d'en savoir plus sur ce qu'il s'est passé.

      Me rapprochant d'un policier j'approchais le micro afin d'en savoir plus.
      Monsieur bonsoir, pouvez-vous nous dire ce qu'il s'est passé et comment ou pourquoi cet homme s'est fait assassiner.
      L'homme, loin d'être enchanté de notre présence, poussa la caméra avant de nous envoyer gentiment balader.
      Il n'y a rien à voir ici cassez-vous ! Juste un de ces monstres qui a dû avoir ce qu'il mérite.

      Les paroles de cette personne qui était là pour "protéger" les habitants étaient malheureusement présentes dans énormément de bouches.
      Excusez-moi mais nous parlons du meurtre d'un homme et non d'un monstre...
      Je n'eus pas le temps de finir ma phrase que d'autres policiers vinrent en hurlant "pas de caméra !!" avant de nous pousser au loin.

      N'étant pas une personne qui abandonne facilement j'ai dit à Matt (mon cameraman) d'aller s'occuper dans le van des images qu'on avait tandis que j'allais continuer ma petite investigation à l'aide de mon super dictaphone.
      Et me voilà parti pour avoir un scoop qui je l'espérais allait faire parler.

    • Claudius Dussard
      CIVIL - Juge
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        CIVIL - Juge
        - Jour 2 d'une réelle activité en LibertyTown.

        De base, c'était un jour comme un autre, que Martial passait en LibertyTown. Il errait en marchant dans le quartier Alpha et ses alentours. Pas d'objectifs particuliers en vue pour cette fois, simplement une ronde quotidienne et habituelle qu'il avait pris l'habitude de faire : le métier de détective était avant tout un métier de proximité, et quand on désirait faire ce métier, être au plus proche des gens était nécessaire, même si parfois dangereux.

        Il avait une grande théorie comme quoi, finalement être enquêteur ou détective se résumait à des opportunités, qu'il fallait saisir ou non, lorsque l'on était convoqué à une affaire : est-ce que tel indice est probant ? Faut-il interroger tel témoin qui se présente à vous en pensant savoir des choses ? Tout était une affaire continuelle de choix, qu'il fallait entreprendre de la manière la plus raisonnée possible. On ne pouvait correctement raisonner quand on cherche à identifier le meurtrier de quelqu'un si l'on a l'esprit qui est braqué sur une idée en particulier. Être un bon détective, c'était aussi savoir se remettre en question : saisir,et lâcher des opportunités. Faire la part des choses.

        Et quant aux meilleurs … Ils se créaient leurs propres opportunités, ils n'attendaient pas que le temps s'écoule, ils devaient agir par eux-mêmes pour rester dans les meilleurs. Soit, exactement ce que Martial cherchait à faire maintenant. Non pas que son quotidien manquait d'action, mais si aucun élément ne venait à lui, il fallait qu'il se mette lui même dans une situation propice à octroyer des indices, et des éléments qui pourraient satisfaire les grands de l'ONU, qui attendaient ses comptes-rendus, avec sans doute une grande impatience.

        Pour cela il n'y avait pas quarante-six solutions : la première était d'avoir des contacts, un réseau capable d'alimenter une séquence d'information, des sources. A la vue de son panel relationnel pour l'instant, il ne pouvait pas encore se permettre ce genre de choses. C'était par ailleurs quelque chose qu'il avait pensé à développer : il fallait que le monde le connaisse .. Seulement c'était difficile de le connaître vraiment sans qu'il témoigne plus que cela sur sa vie. Surtout vu la quantité de personnes curieuses qu'il devait y avoir dans cette ville. S'il avait bien quelques alibis, il était difficile d'obtenir des informations grâce à ceux-ci. En somme, et après mûres réflexions il devait trouver urgemment une parade à ce handicap : se faire un réseau était une de ses priorités. Il devait réfléchir à comment l'envisager.

        La deuxième solution,hautement plus dangereuses, était se balader dans des lieux à risque, en espérant glaner deux ou trois petites choses ça et là, pouvant éventuellement lui mettre la puce à l'oreille. Des hauts risques, pour une récompense potentiellement assez faible : il était au courant de ce qui se passait dans LibertyTown, de ce conflit entre méta et non-métas, et en plus de tout cela des gangs qui régnaient un peu partout dans la ville. En bref, c'était un moyen assez clair de se coller dans une mélasse pas possible, si le sort n'était pas des plus cléments : il était facile de prendre un homme comme lui en otage, car même s'il avait quelques bases en matière d'autodéfense, il n'était pas une brute en physique, et c'était même tout le contraire.

        Néanmoins, Martial Impero ne pouvait pas se permettre d'avoir peur. Son nom de code que l'ONU lui avait choisi représentait son professionnalisme et son exemplarité lors d'enquêtes. Il était hors de question qu'il fasse un déni de justice, et qu'il refuse d'enquêter.

        Prenant ces bonnes résolutions en note, Martial rangea son téléphone portable, et se leva de ce banc qu'il avait trouvé vide dans le quartier Alpha. Il chercha ensuite un moyen de transport quelconque, pour aller vers sa prochaine direction :

        Le quartier malfamé  « Bêta », soit un endroit qu'il jugeait parfait à la production de n'importe quelle affaire sordide qui l'aiderait à avancer, ou pas. C'était dangereux il le savait, mais c'était une des seules solutions qui lui restait, sans quoi il allait être au chômage technique, et ça c'était inacceptable.

        ***

        Une fois arrivé au quartier bêta, Martial prit un air négligé, et choisi d'enlever son chapeau comme tout objet de valeur potentielle qu'il avait sur lui. Le tout était de ne pas faire de vague et de s'immiscer tranquillement dans la population, jusqu'à ce que quelque chose arrive, en priant pour qu'il ne se fasse pas arrêter d'ici là par un quelconque gang ou une personne malintentionné, car il n'habitait pas dans ce quartier d'habitude. Et le fait est que la réputation de Bêta n'était pas vraiment usurpé : c'était triste à voir, mais la pauvreté était exécrable, on se serait presque crû au tout début de la grande période de migration vers les États-Unis, ou dans un de ces bidonvilles malfamés du Brésil, ou en Afrique, pour lesquels l'ONU agissaient en temps normal pour rehausser le niveau de vie. Ce n'était peut-être pas son travail de base, mais Martial finit par se dire qu'il devrait faire état de ce niveau de vie en Bêta dans un de ses rapports : il était intolérable qu'une telle condition existe dans un pays si développé qu'est les États-Unis. Pourquoi est-ce que le système avait abandonné cette population, alors que d'autres vivaient dans des quartiers bien plus calmes ? Ou était une quelconque notion de justice là dedans ?

        C'était terrifiant de se dire que cette ville était capable de faire se côtoyer les quartiers Alpha, et Bêta sans se poser plus de questions que cela. Finalement, le problème de cette ville n'était peut-être pas vraiment dans la question des métas-humains ou non, mais peut-être plus dans cette parodie de gestion. Comment est-ce qu'avec les moyens que l'on avait aujourd'hui, et surtout aux États-Unis, on puisse en arriver à une telle problématique de seuil de pauvreté ?

        C'était risible et absolument navrant. Même pour quelqu'un comme Martial qui s'efforçait de rester toujours objectif. Il avait vu tellement de gens tout perdre à cause d'affaires sordides, et maintenant il voyait … ça. Ou ce climat devait forcément régner constamment avec une telle pauvreté. Cela lui donnait la nausée rien que d'y penser.

        Il tâcha de reprendre sa respiration, avant de donner une pièce à un mendiant qui passait par là, avant de reprendre sa route. Il n'était hélas pas venu là aujourd'hui pour constater la pauvreté du quartier, ce n'était pas exactement son travail. Il marcha encore quelques minutes dans les ruelles malfamées, pensant à tout ce qu'il pourrait dire à L'ONU quand à la situation de ce quartier, jusqu'à ce qu'un moment un coup de feu se fasse entendre, puis des cris de panique.

        C'était son moment d'entrer en scène.

        Il couru jusqu’au point où il avait entendu le bruit de balle, sans se retenir : par chance, le lieu n'était pas si loin d'où il était, et la police semblait déjà présente, ainsi que plusieurs personnes qui se massaient autour de la scène. Un cadre classique en somme, le spectacle morbide attirait toujours des gens, et si Martial avait envie d'élever la voix, et de dire à tout le monde de s'en aller, il était impuissant en ces lieux, car il n'avait pour le moment aucune coopération avec la police officielle de LibertyTown.

        Il prit donc son mal en patience, et se fraya un chemin par la population curieuse, ou celle qui fuyait de peur que quelque chose d'autre n'arrive. On entendait parmi cette foule des cris divers et variés, qui prônaient l'extermination ou la survie des métas-humains, des murmures prônaient la conspiration … Bref, c'était le grand « show » de l'obscurantisme en live. En bref, Martial se serait bien passé d'assister à une telle scène. Il ferma les yeux, et pris son mal en patience, quand soudain il vit près de lui des caméras de télévision, ainsi qu'une jeune femme blonde tenant visiblement un micro. Il tendit alors l'oreille, tâchant d'oublier la population grouillante, pour écouter ce qu'elle disait :

        « […]  nous arrivons sur une scène de crime... Oui mesdames et messieurs ici-même a eu lieu un homicide il n'y a pas moins d'une heure contre un méta-humain […], essayer de nous rapprocher […] »

        Martial eut un déclic dans sa tête, avant de se rapprocher de cette jeune femme. C'était l'occasion ou jamais d'en apprendre plus sur tout ce qui se tramait dans le quartier, et par extension dans LibertyTown. Alors qu'il se rapprochait de la jeune femme, le détective français la vit entrain d'essayer d'interroger un policier, avant qu'elle ne se fasse sauvagement renvoyer.

        Évidemment. La Police n'était habituellement pas amatrice de journaliste. Martial vit la jeune femme essayer de se défendre … Le détective se craqua les doigts. Il était face à un véritable cas de conscience. Il soupira. Il allait devoir aider cette jeune femme, quitte à mettre son double jeu en danger. Celle-ci ne faisait que son travail, et il avait besoin de faire le sien, alors après tout …

        Martial vit la jeune femme repartir de son côté, juste après avoir glisser deux trois mots à son caméra-man, probablement lui disant de trier les images. Le détective sortit alors de la foule, et fit un petit signe à la journaliste, lui indiquant de le suivre. Celle-ci hocha vaguement la tête, puis se rapprocha du détective, qui remit de suite son inséparable chapeau. Martial, la voyant arrivé lui fit de sa voix grave :

        « Martial Impero, employé pour l'ONU, enchanté. Je vais essayer de nous faire rentrer, surtout ne faites pas de vague. »

        Le détective se tourna vers la journaliste et hocha la tête, confiant. Il n'attendit pas vraiment de réponses de sa part, puis il se dirigea vers la scène du crime. Martial fouilla sa veste, et sortit de la doublure de celle-ci, un papier très spécial : son mandat qui justifiait sa qualité d'employé juridique pour l'ONU, ce qui lui accordait en théorie un genre de « passe droit » pour ce genre d'affaires, bien qu'il ne voulait pas en abuser pour ne pas éveiller les soupçons quant aux natures réelles de sa mission. Il prit ensuite le policier qui avait écarté la jeune femme, avant de lui faire :

        « Bonjour Monsieur, Martial Impero, employé envoyé par l'ONU pour les missions ci-dessous, pourriez vous me laissez entrer moi et mon assistante -fit-il en désignant la journaliste- ? Pas de questions, et nous ne filmerons pas. Je veux juste clarifier la situation. »

        Le policier hésita quelques instants, et regarda attentivement le papier, avant de hausser les sourcils, et de hocher la tête en direction du Français. Manifestement c'était un oui. Martial fit un petit signe à la journaliste, puis le policier les fit entrer sur le site du crime. Quelques secondes après cela, il ordonna à la population présente de reculer, et de laisser la police faire son travail.

        Martial se rapprocha du corps de la victime: un jeune homme, à peine vingt-cinq ans, à en juger par son visage. Une balle en plein cœur. Fatal pour quiconque qui n'y était pas préparé. Le détective soupira, avant de s'accroupir pour voir le corps de plus près, et de demander à la journaliste qui se trouvait à ses côtés :

        « Dites moi Madame, vous savez éventuellement qui aurait pu commettre ce crime et … Comment vous appelez-vous, au fait ? Je suis désolé, je manque à tout mes devoirs. »
      • Queen Blackwell
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          CIVIL - Bienfaiteur

          En tant que journaliste j'avais l'habitude de me faire refouler lors d’événements comme celui-ci, en tant que femme fière et combattante je détestais ça.
          Il m'était arrivé à maintes et maintes reprises de devoir contourner les règles afin d'obtenir les informations nécessaires pour faire mes reportages, zigzagant comme je le pouvais afin d'arriver à mes fins j'utilisais toutes mes capacités du mieux que je le pouvais, parfois avec succès et d'autres-fois pour finir avec presque rien.

          Des enquêtes j'en avais fait beaucoup, j'aimais ce sentiment exquis qui traversait mon être lorsque je partais à la recherche d'indices et de réponses lors de ces petites aventures, mêlant réflexion et action telle une Mata Hari des temps modernes !! (enfin sans les strip-teases quoi).

          Bref, accompagnée de mon dictaphone j'avais quitté Matt afin de trouver un moyen de me faufiler discrètement sur la scène de crime afin de pouvoir analyser comme il se doit le meurtre qui s'était déroulé ici.
          De mon œil presque professionnel je regardais le moindre recoin allant de la fenêtre cassée présente au fond de la scène jusqu'aux bandes jaunes de la police présentes juste devant moi et me barrant la route.
          La foule était là telle une horde de vamps tandis que je ne voyais aucun moyen de me faufiler discrètement. L’homicide c'était passé en pleine rue et les moindres recoins qui pouvaient être des petits passages discrets étaient sous la surveillance de ces policiers aussi aimables que des portes de prison.

          Mes yeux étaient posés sur la foule lorsque je vis un homme s'écarter un peu avant de me faire un signe. Il n'avait rien de particulier, ni trop petit ni trop grand il avait cependant un visage qui paraissait assez dur de loin mêlant respect, charisme et force. Sans attendre je fis un signe de tête à l'inconnu avant d'aller en sa direction.
          Tandis que je me frayais un chemin à travers la horde de fouines je me questionnais sur l'homme. Malheureusement j'avais déjà eu des soucis suite à des malades lorsque j'étais plus jeune et que j'avais été élue miss, et depuis que j'étais devenue une journaliste télé rien n'allait en s'arrangeant. Allant des menaces de morts aux demandes en mariages je ne savais jamais sur qui tomber, et parfois je devais bien avouer que j'avais un sentiment d'insécurité qui montait en moi, pensant à la facilité à me kidnapper qu'aurait l'un de ces psychopathes...
          Bref beaucoup de choses me venaient en tête, mais au final mon objectif prenait le dessus. Je devais faire mon travail et si quelqu'un pouvait m'aider alors je devais d'aller le voir. En espérant tout de même que ce n'était pas seulement un fan voulant un autographe...

          Arrivée à lui je vis qu'il avait mis un chapeau, chose qui le rendait encore plus mystérieux tout en ajoutant une pointe de classe et un petit air de mafieux sexy. Prenant mon plus beau sourire je n'ai pas eu le temps de répondre à sa proposition plus qu'alléchante, ne sortant qu'un "ok" rapide avant de le suivre.
          C'était la première fois que je faisais "équipe" avec une personne travaillant pour l'O.N.U. et je devais bien avouer que la situation me remplissait d'excitation et d'ivresse.

          Lorsqu'il nous fit passer mon ami policier je ne pus retenir mon rictus qui annonçait la joie que j'avais à pouvoir passer outre les ordres du grossier personnage. Avoir le rôle d'assistante ne me dérangeait pas le moins du monde, tant que cette couverture me permettait de rentrer sur la scène du crime et de trouver les réponses quant à ce meurtre.

          Je pus malheureusement voir que la personne tuée n'était autre qu'un jeune homme pas beaucoup moins âgé que moi.
          Décrivant tout ce que je voyais afin de l'avoir sur mon dictaphone je cherchais le moindre détail pouvant aider à trouver le pourquoi du comment.
          Homme âgé de vingt-trois à vingt-cinq ans, brun, d'environ 1m80 et avec un physique plutôt sportif. On peut observer que le tir était à bout touchant grâce à la présence de suie et de particules métalliques de fusion provenant certainement de la balle et de l'amorce.

          Je fis un petit sursaut lorsque le bel homme mystérieux me coupa pour me poser des questions. Reprenant mon plus beau sourire et une voix claire et chaleureuse comme j'en avais l'habitude je lui tendais la main amicalement.

          Enchanté monsieur Impero. Je suis mademoiselle Blackwell, journaliste pour Inside TV. Mais vous pouvez m'appeler Queen.
          Je repris un air plus sérieux tandis que je m'accroupissais prêt du corps de la victime.

          Etant donné que c'est un meurtre qui ne me semble pas du tout accidentel vu qu'il a été fait à bout touchant et de face je ne peux pas trop affirmer qui aurait pu faire ça.
          Un léger silence prit place alors que ma main traversait mes cheveux (horrible tic que je faisais constamment) avant que je ne me pince les lèvres.
          Bon après le fait qu'il s'agisse du meurtre d'un méta peut laisser envisager l'intervention de l'E.T.A. qui est une organisation anti-méta si vous voulez... Enfin j'imagine que vous devez déjà être au courant de ça.

          Je me relevais avant de fermer les yeux et de serrer des dents.
          Ce groupe de malades laissent de plus en plus de pagailles derrière eux. Si ça se trouve il n'y a rien à voir, mais je dois avouer que ça ne me choquerait pas du tout... Qu'en pensez-vous ?

          Queenie Queenie Queenie... J'avais cette fâcheuse manie de parler parfois un peu trop. On pouvait voir à 100% que j'étais contre cette foutue organisation, mais il fallait que je fasse attention car ce n'était vraiment pas le moment que quelqu'un me soupçonne d'être une méta.
          Bon après il n'y avait pas vraiment de quoi stresser, mais je devais faire tout de même attention car à force de défendre les droits de mes semblables j'allais surement finir comme le jeune-homme qui était allongé sur le sol.

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