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Thé russe.

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    id30.11.16 16:59
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      Il devait être aux alentours des 4 heures de l'après-midi. Brook venait juste de terminer de revoir un dossier mineur quand au nouveau prototype de pneus que la société envisageait de produire en masse. Quelques petits corrections au niveau de l'armature pour gagner encore quelques miles/heures et il serait temps de passer à la production de masse. Kaal avait encore une fois eu un bon instinct en proposant de s'insérer doucement de le marché automobile spécialisé dans les voitures automatiques. Tout cela sentait l'avenir à plein nez.

      Elle jeta un œil distrait à l'horloge de son ordinateur et laissa reposer sa tête en arrière. Les nuits blanches de cette semaine pèsent sur ses paupières, mais elle n'a pas le temps d'y prêter trop attention.

      Un rapide clignement des yeux et une voix féminine retentis dans la pièce, aussi cristalline que la glace.

      « Changez ma blouse … et le tailleurs aussi, tant qu'on y est. J'aimerais quelque chose d'un peu plus casuel, pourquoi pas l'ensemble de mardi dernier, s'il est revenu du pressing, accompagné du pull en laine mauve. J'attends de la visite. »

      Aussitôt son infirmière se manifeste, refermant tranquillement la porte de son local derrière elle. Tandis qu'elle change Brook elle ne parle pas, sa patiente ne fait de toute façon pas mine de s’intéresser à elle.

      Sakura ne l'aime pas, elle ne la déteste pas non plus, à vrai dire elle l’indiffère. Elle l'a engagé car elle est douée et rapide mais aussi parce qu’elle connaît sa place.  En vingt ans Brook a appris ce qu'il coûtait d'apprécier son soignant, c'est vrai qu'on rit et qu'on passe des moments agréables, mais cela finit toujours mal. L'équation n'est juste pas égale de base, pour l'une on représente un travail, pour l'autre un échappatoire, cela ne peut pas marcher.

      Le silence est préférable, le silence et les vrais amis.

      C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle est en train de se changer, une de ses amie arrive et il faut l'avouer, elle a un peu hâte. Elles ne peuvent pas se libérer souvent.

      L'infirmière termine et fait mine de se retirer. Nouveau mouvement d'yeux rapide.

      « Apportez un fauteuil pour mon invité et allez prévenir le chef de faire monter deux thés russes et un crachoir. Ce sera tout pour l'instant. »

      L’infirmière hoche la tête et sort, 16H30 à l'horloge de l'ordinateur. Parfait. Brook cligne des yeux et l'appareil se range dans le lit, se glissant en silence dans son compartiment jusqu'à ce qu'on ne puisse plus le différencier des boiseries.

      Plus qu'à attendre. La femme repose sa tête contre le lit, patiente.

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      id30.11.16 19:31
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        Un long après-midi de rencontre entre ses adjoints, ses enseignants avec le plus d’ancienneté et elle.  Il eut une remise en question des enjeux de l’établissement, de la méthodologie à réviser.  Yosetta faisait cela depuis des années et elle le faisait bien.  Elle gérait les employés rassemblés autour de sa table comme une salle de classe et si certains se sentaient patronnés par la directrice, tenus par la main par cette femme dont la réputation de glace n’était plus à refaire, ils préféraient le garder pour eux.  La dame était démunie de pitié et se départissait assez facilement des éléments inutiles sous sa direction.  De plus, le Président Belltower s’assurait également que le corps enseignant et le personnel de soutien de l’institut accomplissent leurs tâches avec succès.  Et si Yosetta pensait à elle-même avant tout, il était hors de question qu’elle laisse son nom être associé à un établissement lacunaire et sous-qualifié.  

        Elle conclut son meeting tout pile à la bonne heure.  Elle serra quelques mains, fit des hochements de tête et avant que sa secrétaire ait eu le temps de l’interpeler, elle était déjà partie.  De toute façon, elle avait été avisée qu’aujourd’hui, elle se rendait à Advent Tech.  Elle reviendrait plus tard dans la soirée et s’il y avait une urgence, elle demeurait joignable en tout temps.  Yosetta enfila un manteau et descendit dans le stationnement, prit son véhicule et démarra en direction de Advent Tech -après avoir fait un détour à la pâtisserie du coin.  

        La directrice entra dans le bâtiment à grand pas, ses larges talons claquant au sol.  Yosetta traversa le hall d’entrée et se dirigea directement vers les ascenseurs.  Elle ne venait pas souvent à la tour d’AT, mais elle savait pertinemment vers où elle s’enlignait.  Malgré sa démarche rapide, presque pressée, la dame prit le temps de toquer, d’attendre quelques secondes puis d’entrer dans le bureau de Mademoiselle Brook.  Naïf serait celui qui attendrait que la jeune scientifique vienne ouvrir d’elle-même ou lui hurle d’entrer.  

        « Je suis là, lass. » Furent ses premiers mots, avant qu’elle ne pose son manteau sur le siège puis donne le sac contenant les pâtisseries à l’infirmière.  « Et j’ai amené des pâtisseries. » Continua-t-elle de sa voix certes pas des plus expressives, mais agrémentée d’un accent du pays d’au-dessus.  

        Et la question, celle qu’elle posait peu, mais à Sakura, toujours.  

        « Comment vas-tu ? »

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        id07.12.16 15:39
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          Le fauteuil est là pile à temps. Tout comme le thé et les petits gâteaux anglais. Brook peut sentir à leur odeur qu'ils viennent tout juste de sortir du four. A ne pas douter, son cuisinier a anticipé ses envies, il faut dire que depuis maintenant 10 ans qu'il la suit, il commence à la connaître.

          Elle vérifie une dernière fois sa tenue, cherchant d'un regard critique un plis ou une maladresse qui la rendrait moins présentable. Puis, satisfaite, se détend et compose un sourire charmant en suivant des yeux son invité à travers les caméras.

          Petits coups gracieux, quelques secondes, chuintement de la porte qui s'ouvre et se referme. Elle est là. Dans sa main un petit paquet avec une marque connue de pâtisseries. Oups. Un regard entendu vers l'infirmière lui fait comprendre de faire disparaître les gêneurs anglais. Un petit sourire en coin signifie qu'il n'en restera plus une miette dans quelques heures. Et bien, au moins ils ne seront pas perdus.

          Elle dépose son manteau, s'assoit, parle. Demande comment elle se sent. Brook savoure, c'est si rare, on n'ose pas lui demander, on a trop peur de la réponse. Alors elle offre un grand sourire joyeux.

          « A merveille Yosetta, comme à chacune de tes visites. »

          La voix résonne de partout et nul part à la fois, comme toujours. L'infirmière est partie depuis longtemps les laissant en tête à tête. Déjà Brook compose la phrase suivante.

          « Et toi ? Pas trop fatiguée par tes garnements ? J'ai entendu dire que certains avaient maintenant des capacités. J'ose espérer qu'ils ne s'en servent pas pour te rendre la vie impossible. »

          Connaissant l'historique de certains pensionnaires, cela était tout à fait possible.  

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          id08.12.16 4:47
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            Rares étaient ceux qui appréciaient la visite de Yosetta.  Peut être parce qu’elle manquait d’empathie ou qu’elle semblait toujours un peu contrariée.  Cependant, Sakura plus que tous les autres, savaient qu’il ne fallait pas s’arrêter aux apparences et qu’un oeil sévère de la part de la directrice n’était pas synonyme de mauvaise humeur.  Elle se permit, en compagnie de son amie, de se laisser aller un peu dans le fauteuil, brisant son dos droit pour une position un peu plus nonchalante, décontractée.  

            Yosetta ne tilte pas d’un millimètre quand la voix surgit de partout.  La première fois non plus, cela ne l’avait pas dérangée.  Oh, c’était même plutôt amusant, au contraire.  Pas dans un sens ridicule et piteux, plutôt comme de la science-fiction.  Après tout, Sakura était brillante, merveilleusement intelligente et pour cela, elle était grandement estimée par la directrice.  

            « Un peu, mais ce n’est pas les enfants, c’est l’âge. » La dame sourit et des sillons se forment un instant autour de ses yeux. « Oui, en effet.  Je n’ai pas trop eu de problèmes avec les… méta-humains, la façon de les appeler ?  C’est même une situation plutôt intéressante et dans l’ensemble c’est une nouveauté qui a été bien accueillie.  Enfin, relativement bien accueillie. »

            La plupart des enfants assis dans les classes de Yosetta venaient de milieu défavorisés.  Il s’agissait de gamins moins chanceux pour mille et une raison, mais à qui on avait donné une chance de se rattraper, d’avancer, ou tout simplement d’évoluer dans un milieu approprié.  Pouvoir ou non, ils demeuraient différents de leur comparse en école régulière.  Bien sûr, il y eut du grabuge, des petits groupes qui se formaient, comme partout, mais Yosetta avait su encadrer et gérer la situation rapidement.  Il ne fallait pas attendre le premier drame pour agir !  


            La directrice prit sa tasse de thé, en huma doucement l’odeur et en prit une gorgée.  


            « Mais les débats anti-pouvoirs leur rentre dans la tête.  Ça les dérange, même des mois après.  Leurs notes chutent. » Elle fit une drôle de moue, une expression condescendante.  Yosetta est une femme difficile, sévère.  Sa condition de méta-humain était facile à cacher, contrairement à d’autres, mais elle n’arrivait pas à comprendre tout l’engouement ou le dégoût suscité.  Certes, il s’agissait d’une nouvelle condition, de nouveaux phénomènes, mais il fallait beaucoup plus qu’un gamin qui vol pour déstabiliser Yosetta.  
          • Invité
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            id12.12.16 20:16
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              Soyons franc. Brook aussi serait perturbée si du jour au lendemain elle se retrouvait à devoir gérer à la fois des ''super-pouvoir'' bien souvent plus handicapants qu'autre chose ET un débat international incitant à la haine. Le tout en étant adolescente.

              Autant directement se foutre en l'air en voiture.

              La seule expérience pouvant un tant soit peu se rapprocher de ce qu'ils vivaient avait été son accident et la révélation de son génie. Et elle avait eu des années entre l'un et l'autre pour pouvoir faire la part des choses et continuer à avancer. Et encore la comparaison souffrait du fait qu'avant son incorporation à Advent Tech personne n'avait parlé en mal d'elle.

              On ne pourrait certes pas en dire autant maintenant.

              Brook se recentra sur Yoseta. Elle aimait sa façon de dire les choses avec détachement. C'était une vision du monde qu'elles partageaient, la scientifique pouvait le ressentir. Pendant quelques secondes elle chercha à la jauger, à trouver le bon angle d'approche pour ce qu'elle allait dire ensuite.

              « Tu sais j'ai beaucoup pensé à tout cela ces derniers temps. »

              On sentait qu'elle tournait autours du pot. Une voix robotique n'y changeait rien.

              « Et peut-être, que nous devrions… je ne sais pas. Faire quelque chose ? »

              Si elle avait encore des poumons fonctionnels elle aurait toussé. La machine poussa juste un bip d'alarme a la place, nailed it.

              « Comme quand nous avons fondé l'école, nous voulions être utile à une classe défavorisée de la population. Et bien maintenant une nouvelle classe encore plus défavorisée est apparue non ? Tous ces gens dehors, tous ces jeunes, livrés à eux même. Nous devrions leur venir en aide. »

              Bon ce n'était pas tout à fait sa pensée, honnêtement elle aurait préféré dire « nous devrions les étudier » mais ça sonnait bien moins altruiste, il fallait maintenir le standing de l'entreprise. Et puis cela maintenait une cohésion dans la ligne de principe de l’établissement.

              « Et pour ce faire, j'aurais besoin de ton aide. De ton établissement. Pour les protéger, les éduquer, faire d'eux des personnes capables de se défendre aussi je pense... »

              Voilà c'était dit. Elle était presque gênée de présenter les choses ainsi à son amie, mais cette idée lui trottait en tête depuis maintenant bien longtemps.

            • Invité
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              id13.12.16 15:39
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                Sakura avait beaucoup pensé ces derniers temps.  Y avait-il un sujet qui l’échappait ?  Yosetta pensait que non.  Elle fronça les sourcils, attentive à ce qu’elle s'apprêtait à dévoiler.  Le système lâcha un bip retentissant et l’expression de la directrice se durcissait alors que la scientifique semblait tout faire pour tourner le plus longtemps possible autour du pot.  Sakura avait eu des pensées généreuses, sa curiosité s’était accrochée à cette nouvelle condition de méta-humain qui était apparue quelques mois plus tôt.  Elle n’avait pas tort, il fallait l’admettre.  Cependant, malgré le fait qu’elle dirige une école à but altruiste, Yosetta ne l’était pas.  

                « Forcément, ils se font persécuter parce que… Ils sont différents. »

                La dame prit une gorgée de thé et ouvrit le paquet de pâtisseries.  De toutes les petites merveilleuses de la gastronomie qu’elle avait amené, elle choisit de goûter le plus simple.  Elle profita de sa bouchée pour tourner cette proposition dans sa tête.  Il y avait plusieurs manières de s’y prendre, plusieurs problèmes à aborder, des mises en situation laborieuses.  

                « Ça ne serait pas de la discrimination de les séparer des autres enfants ? » Lança-t-elle, comme ça, un sourcil levé.  

                Après tout, traiter les enfants spéciaux séparément des enfants ordinaires n’était pas sans risque.  Si un tel projet fonctionnait, ils seraient regroupés tous pareils dans leur singularité.  Pour les plus extrêmes des conservateurs qui n’aimaient pas le changement, l’établissement deviendrait une énorme cible et si un fou venait à passer par là, plusieurs pourraient en payer les conséquences.  Ah !  Que de situations excitantes, mais Yosetta ignorait si elle avait envie d’être représentées comme la mère des monstres, la protectrice de ce fléau international.  Oh !  Peut être qu’elle-même était une méta-humain ?  Cette pensée lui tira un sourire amusé.  Un sourire pour une situation si sérieuse.  


                « Et on fait quoi avec les autres ?  On les revoit d’où ils viennent et n’ont plus droit à cette même chance que les autres ? »

                Kaal pouvait amener dans son établissement n’importe quel délinquant, enfant en situation précaire, Yosetta en prendrait soin.  Elle s’occuperait d’eux et les éduquerait proportionnellement au salaire qu’elle recevrait.  C’est-à-dire beaucoup mieux que dans une école régulière où l’on ne traitait pas le personnel enseignant sérieusement, où l’on négligeait l’apprentissage des petites âmes.  

                « Je pense tout de même que ton idée pourrait mener à quelque chose de grand.  Si nous séparons les métas des autres, certes cela pourrait les protéger, mais l’étiquette de monstres leur collerait à la peau.  En mélangeant les enfants ordinaires des enfants spéciaux, ils pourraient développer une complicité, ou tout autre sentiment dans le genre. » Yosetta n’était pas très douée pour nommer les sentiments en lien avec les relations interpersonnelles. « Ils peuvent faire leurs mathématiques, langues, chimies ensemble et pour les méta qui en ont besoin, on leur octroie un tuteur pour les aider à évoluer. »


                Yosetta était allumée, de petites idées germaient dans son esprit.  Et si son corps était demeuré immobile, ridiculement inerte durant toutes ces phrases, son accent francophone avait accroché sur quelques mots.  Certains avaient même perdus leur sonorité américaine, mais Sakura était brillante, elle comprendrait.  
              • Invité
                Invité
                id13.12.16 17:51
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                  Pendant quelques instants Brook resta bouche bée devant les paroles de Yosetta. Puis un petit soubresaut parcourue ses joues, suivis d'un autre, puis ce fut un véritable rire silencieux qui la parcourue, uniquement audible grâce aux protestations des machines surveillant sa fonction respiratoire.

                  Comment son amie avait-elle pu croire une seule seconde qu'elle chasserait les autres enfants de l'institut ? Brook avait du terriblement mal s'exprimer pour qu'elle en arrive à cette conclusion. Faire une telle chose, en plus de terriblement contrarier Kaal, aurait en plus été tellement contre-productif. Cela aurait été comme séparer l'encre et l'eau. La beauté de la plupart des processus venait du métissage plus que de la pureté, Sakura en était l'exemple après tout.

                  Alors, après quelques longues secondes, elle reprit contenance et la parole.

                  « Yosetta, je me suis terriblement mal expliquée. Évidement qu'il faut que ton établissement continue à accueillir les élèves ''habituels''. Si j'avais voulu proposer un centre spécialisé j'aurais amené un projet de manoir discret a Kaal, une bâtisse perdue dans les forêts du nord ou quelque chose de ce genre là.
                  Non, clairement le but de ma proposition était de justement de participer à l'apparition d'une nouvelle génération plus tolérante. Tuer la peur dans l’œuf avant que le débat ne s'embrase trop. Et si je tournais tant autours du pot et bien c'était aussi en grande partie car je n'avais pas envie de te proposer un plongeon directe au cœur de la tourmente. Cette école est déjà un bien grand fardeau.
                   »

                  Elle marqua une pose, caressant la tasse de thé des yeux durant quelques secondes.

                  « Mais, je sais aussi que l'idée de faire une telle chose te passionne tout autant que moi. Tourmente ou non. Peut-être même que celle-ci rajoute encore un peu de piquant à la situation. N'est-ce pas ? »

                  Ce n'était pas dans son attitude de s'exprimer autant, de même que de rire. Mais Yosetta et son étrange accent avaient cette influence avec elle, comme si elle pouvait oublier son sérieux quelques instants à ses cotés pour redevenir une plus jeune femme.

                • Invité
                  Invité
                  id14.12.16 3:05
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                    Oh. Yosetta écoutait avec l’oreille bien tendue. En effet, ce que disait Sakura faisait beaucoup plus de sens. Elle hocha la tête de manière affirmative, sirotant son thé, écoutant la voix artificielle qui résonnait dans la pièce. Surtout, ce qui était dit par la jeune femme rejoignait davantage l’idée que se faisait la directrice d’une institution saine et prometteuse. Un sourire vint sur ses lèvres fines, un sourire se languissant de distraction, de nouveaux défis. Les enfants en difficulté était une chose, y inclure volontairement des méta-humains en était une autre et Yosetta pensait déjà à comment mettre la chose en place. La tourmente était tout ce qui l’excitait.

                    « Tu me connais bien. Une idée innovatrice qui amène son lot de défis, une situation controversée. »


                    Yosetta était une femme calme, discrète. Elle était une tour de glace, une femme intouchable. Ridiculement insaisissable. Un moment elle se montrait autoritaire et effrayante, l’autre elle faisait la première bêtise lui passant à l’esprit. Peu de choses avaient une emprise sur elle, la Directrice était un esprit libre.

                    La dame posa sa tasse de thé où elle l’avait prise. Mains sur ses accoudoires, elle s’y appuya pour se lever. Elle fit quelques pas dans la pièce, ses talons claquant dans la salle. Yosetta n’avait théoriquement rien à cacher, elle limitait seulement les informations que les autres savaient à son propos. Elle voulait que son image demeure vierge, ou qu’elle se fige à cette figure de peur qu’elle inspirait chez tant de personnes. Elle parlait peu d’elle-même et si un information tombait dans une oreille indésirable, elle jouait de son attitude pour semer la confusion.

                    Pas avec Sakura.

                    Yosetta s’approcha de son amie -l’une des seules- et lui fit un clin d’oeil de son oeil valide. Elle se pencha près d’elle, comme si elle allait lui confesser un sérieux secret, mais la gestuelle qu’elle employait indiquait clairement que ce n’était pas le cas. Ou presque. Oh, ce qu’elle allait lui révéler n’était qu’un détail. Une information qu’elle aurait dû lui avouer des mois plus tôt mais qui lui était sortie de la tête. Seuls son partenaire domestique et bientôt Sakura seraient au courant.

                    « Ta proposition tombe si bien. Je suis une méta-humaine. » Confia-t-elle tout bas, s’assurant que l’infirmière ne puisse pas l’entendre. « Ne le dis pas à Belltower. Ce n’est pas grand chose, c’est juste un peu macabre pour le commun des mortels. » Sourire. Yosetta était pragmatique, un peu sombre. Elle haussa les épaules. « Je ne suis pas surprise de faire partie de cette nouvelle minorité, mais c'est toujours intéressant de partager avec toi. »