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Heaven wouldn't have me, 'cause I'm all about me [feat Nero Howard]

  • Ziya A. Dahan
    CIVIL - Esprit Libre
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      CIVIL - Esprit Libre
      Upsilon.

      Quartier oublié, lieu dans lequel les désabusés se retrouvent pour se perdre entre eux. Toute une zone géographique passant sous le radar de l'administration efficace de Libertown. A moins que cela ne soit voulu ? Bah, ça n'a aucune importance pour Ziya, c'est un lieu parfait pour la communauté LGBT de la ville qui s'abandonne dans un endroit où on se fiche bien d'eux.

      Trois heures pour se préparer. Etre une drag queen demande du travail contrairement à ce que l'on peut penser. Tout d'abord, les sourcils, rendus plus égaux à l'aide de poudres noires et à un mouvement expert de poignet. Il n'a jamais été de ses queens qui les collent à la glue ou qui les rasent afin de rendre la zone plus facile à dessiner. Compliqué d'attirer des hommes quand on porte une tenue féminine dans un club gay, encore plus quand on ressemble à un alien une fois l'illusion retirée.

      Ensuite, le fond de teint, dispensé avec soin, le contour à l'aide de crèmes plus foncées. Une fois la base posée, on s'intéresse aux yeux, la partie la plus importante d'une queen. Ziya a toujours apprécié avoir l'air plus féminin que grossier, chacun son truc, le sien, c'est de ressembler à une vraie femme quand il revet cet accoutrement. Pour lui c'est une armure, une façon de se protéger, un mensonge pour mieux se révéler. Une occasion de s'approcher, une raison de plus d'utiliser son pouvoir...

      Et il s'y connaît particulièrement bien en tromperie.

      Il bouge la tête doucement, se concentrant sur ses mouvements, répétant la chanson qu'il va performer mécaniquement de ses lèvres. Il ne faut pas se tromper sur les paroles, le playback est une partie importante d'un show de drag queen. Il étire l'ombre à paupière, optant pour une couleur vert d'eau faisant ressortir ses yeux gris. Il creuse ses joues, rend ses traits déjà féminins encore plus fins, ses yeux revêtent de faux cils.

      Ses lèvres s'ornent d'un rouge à lèvre liquide couleur nude. Il les remues doucement afin d'étaler le produit le plus équitablement possible, ce n'est pas la première fois qu'il s'adonne à cela, bien au contraire, ses mouvements sont parfaitement maîtrisés. C'est dans ce temps de calme interne qu'il en oublierait presque la raison pour laquelle il fait tout cela.

      L'attention.

      Bien évidemment, toutes les queens vous diraient aimer l'attention, qui voudrait s'habiller de la sorte en public, montrer un grand doigt à la notion de genre si ce n'est aussi pour qu'on les regarde. Mais pour Ziya, cela est infiniment plus complexe, ses choix sont voulus, maîtrisés, ils ont une signification. Se déhancher dans un club en drag n'est pas seulement pour le show. Il s'est bien rendu compte du plaisir que cela donne aux autres, de la joie sur leur visage quand ils le voient arriver de la sorte, quand il se produit sur cette scène. Pour lui, tout cela en vaut grandement la peine. Il ne souhaite rien d'autre que le bien des autres. Un jour il a entendu une queen dire à une jeune femme "deviens une drag queen, nous rendons le monde meilleur" et cela resta gravé dans son esprit. Ou tout du moins c'est ce qu'il aime croire.

      Une fois le maquillage terminé, il choisi une tenue, ce soir il opte pour quelque chose de plus bohème, il enfile les collants rembourrés lui donnant des formes plus féminines, s'habille d'une grande robe flottante à la matière légère, aux motifs ethniques rappelant les signes amer-indiens d'une teinte verte d'eau elle aussi contrastant avec la couleur de son maquillage. Son cou s'orne d'un collier de petites boucles de métal scintillant à la lumière. Enfin, il pose sur sa tête la perruque du jour, la fixe bien au support l'empêchant de bouger dans lequel il a bloqué ses cheveux. Elle est d'un gris clair portant presque sur le blond platine. Elle est longue, lui arrivant aux hanches. Il serre autour de sa tête un bandeau noir contrastant un peu plus sur cette ambiance bohème. Enfin, il l'orne d'une couronne de fleurs et de plumes.

      Ses ongles revêtent de petites prothèses d'acrylique grises elles aussi augmentant un peu plus cette féminité qu'il évoque. Pour terminer, il opte pour de vertigineux stilettos afin d'enfin compléter le look total.

      Il se regarde dans le miroir une fois le travail terminé.

      Et il sourit doucement.

      Le club ressemble, à vrai dire, à un étrange mélange de pub et de boîte de nuit. Le genre d'endroit bon enfant jusqu'à minuit et devenant un vrai lieu de débauche comme seule cette bonne vieille Amérique en est capable. L'air est déjà chargé de sueur et d'effluves d'alcool de piètre qualité quand il est l'heure pour Ziya de faire son entrée.

      Ou plutôt d'Hurrem, comme son nom de scène est déclamé par l'ouvreur.


      Tell me something I need to know...

      Et la voilà qui s'avance sous la clameur des hommes et des femmes présentes. La chanson commence doucement et Hurrem mime la voix de l'interprète, l'air se sature, les gens dansent, d'autres sont émerveillés par ce qu'elle fait, son nom est scandé à plusieurs reprises, et elle danse, elle danse comme si il n'y avait pas de lendemain.

      I'll take the pleasure, take it with the pain...

      Elle passe sur la scène gracieusement, chaque mouvement millimétrés alors qu'elle récupère les dollars des tips que lui donnent les clients. Au refrain, elle s'abat avec force au sol, rejetant ses cheveux en arrière d'un mouvement purement sensuel, elle se rapproche de plus d'hommes, se collant à eux, proche, elle continue de mimer la chanson, prenant l'argent d'une autre main au passage.

      Puis elle le remarque, lui, seul, dénotant complètement de la foule habituelle, lui qui la regarde avec une étrange intrigue au visage.

      Elle sourit, se rapproche de lui, se colle contre son corps et d'un mouvement joueur lui mordille le lobe d'oreille, nous sommes tous là pour la même chose au final n'est-ce pas ?

      'Cause if you want to keep me, you've got to love me harder...

      Elle lui lance un clin d'oeil, se retourne et se frotte contre lui, descendant lascivement le long de son corps, puis, plus rapidement qu'un sourire, avant qu'il ait la possibilité de véritablement réagir, elle s'en va de contre lui, un peu plus loin, partie chercher son dû ailleurs, partie donner aux autres ce moment d'oubli dont ils ont tous tant besoin.

      ...

      L'air sent la fumée de cigarette. Le club va bientôt fermer. Hurrem est dehors, elle fume en compagnie de quelques fans avec qui elle parle d'un doux sourire, elle prend quelques photos avec eux, échange des mondanités et elle cherche, qui aura besoin d'elle, qui peut elle ramener avec elle ce soir ? Qui Ziya fera oublier cette fois-ci ? Et, en réalité, l'espace d'un très léger instant, elle ressemble plus à un prédateur qu'à une madone.
    • Nero Howard
      Genesis - Malfaisant
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        Genesis - Malfaisant
        Nero avait dormi toute la journée, en plus de la nuit. En fait, ça faisait plusieurs jours qu'il ne faisait que ça. Il se réveillait juste une heure de temps en temps pour aller aux toilettes et soulager ses diverses addictions pour repartir dans un profond sommeil. Il ne sortait plus, sans trop savoir pourquoi, il n'en avait juste pas envie. Marie semblait, en revanche être plus impatiente de goûter de nouveau à l'extérieur.

        La nuit était déjà tombée quand Nero émergea. Baillant à s'en arracher la mâchoire, il alla s'enfermer pendant un long moment dans ses toilettes. Lorsqu'il en sortit, à peine réveillé, sa carcasse se traîna jusqu'à une petite boite à chaussure blanche. Elle contenait plusieurs seringues et sachets de plastiques éventrés. Le chauve y plongea ses mains pour espérer trouver quelque chose qui puisse le faire planer encore un peu. Malheureusement, il ne trouva rien. Il se laissa retomber sur son lit en soupirant, frottant ses yeux pour se réveiller, il finit par se redresser. Le natif de beta alla d'abord se passer un peu d'eau sur le visage, avant d'aller s'habiller ; il allait sortir.

        Il enfila un jean noir, classique mais efficace. Assez large pour être confortable sans être encombrant. Pour le haut, il avait enfilé par-dessus un débardeur noir une simple veste. Attrapant son sac et une bouteille d'eau, qu'il vida d'une traite, il quitta son appartement.

        La brise froide fit frémir sa peau, le vrombissement des voitures, les gens et leurs disputes; il était de retour en ville. Ce fut comme un shot d'adrénaline. Animé par une énergie nouvelle, il se dirigea vers une station de métro, d'un pas presque enjoué qui contrastait avec son expression désabusée. S'il sortait, c'était pour acheter de la drogue et, cette semaine-là, un dealer avec qui il s'entendait relativement bien était de sortie. Ce dernier donna rendez-vous au tatoué dans un endroit précis, qui était inconnu au tatoué. Lorsque Nero réalisa devant l’établissement, que sa clientèle était exclusivement homosexuelle. Il relativisa en se disant qu'avec son visage de méchant monsieur, personne ne viendrait l’aborder. Il poussa la porte pour découvrir, une sorte de bar. Le natif de beta s'était attendu à quelque chose d'en peu plus décadent.

        Rapidement, il repéra son contact. C'était un homme d'une cinquantaine d'années. Il portait un costume blanc qui laissait s'exprimer un problème de surpoids assez conséquent, cependant, ce problème rendait malgré tout, l'homme imposant. Ses cheveux gominés et ses favoris taillés l'auraient presque rendu charismatique si, aux yeux de Nero, le dealer n'était pas l'un des plus mauvais vendeurs de stupéfiants de Liberty Town. Le tatoué se glissa sur un siège à côté de l'homme qui avait les bras autour de deux femmes qui se forçaient à rire à ces blagues graveleuses. Il fit semblant de ne pas voir Nero qui le toisait.

        - Oh, Nero tu es arrivés. Pile au bon moment, le show va commencer !
        - Et ma came ?

        L'homme jeta un minuscule sachet sur la table. Nero le foudroya du regard, s'il voulait le reste, il devait rester. Ce porc voulait juste se complaire dans sa fausse puissance en montrant son argent au junkie. Frôlant la crise de manque, Nero attrapa le sachet et le déchira, il attrapa une cuillère et y versa le contenu du sachet. Il chauffa le couvert avec un briquet qui traînait sur la table et le colla à sa narine, il inspira. Une décharge de bien-être traversa Nero qui s'enfonça dans son siège, il ferma les yeux pour se détendre encore un peu. Ne remarquant pas que l'ambiance venait de changer radicalement. Lorsqu'il rouvrit les yeux, il observa la scène droit devant lui, son regard s'arrêta sur une danseuse. Encore, sous les effets de la drogue, il n'arrivait pas à détourner le regard de cette silhouette, que s'approchait, de plus en plus. Jusqu'à ce qu'une langue touche son lobe.

        « Joshua. »


        Nero se figea. Une goutte de sueur froide coulant dans le creux de son dos. Il voulut attraper la danseuse par le cou et lui écraser le crâne contre la table, Marie hurlait en lui, désireuse de croquer la chaire de l'artiste, mais, le natif de beta était comme tétanisé. Cette scène lui rappelait trop Joshua. Partagé entre la haine et le manque, il était tétanisé. Les yeux écarquillés, il regarda s'éloigner cette silhouette. Durant tout le reste de la soirée, Nero resta terne, remuant de douloureux souvenirs.

        Lorsque le spectacle cessa, il se leva, récupéra la drogue que lui devait le dealer en lui jetant son argent à la figure. Le natif de beta peina à sortir, de nombreux groupes de gens bloquaient le passage, parlant et riant en parlant du spectacle. Lorsque Nero sortit, il glissa dans la foulée une cigarette entre ses lèvres. À proximité, des gens semblaient se regrouper autour de quelque chose. Nero s'approcha, guidé par sa curiosité. Son regard s'obscurcit lorsqu'il vu à nouveau la danseuse. Elle fumait une cigarette, d'une manière gracieuse qui semblait calculée dans ses moindres détails. Elle souriait à des fans aux yeux admiratifs, elle riait parfois, puis prenait une photo avec l'un d'eux. Nero n'aimait pas énormément ce genre de relation entre un fan et un artiste, cependant son instinct lui criait d'en profiter. Et Marie aussi.

        Se frayant un chemin entre les gens, le tatoué arriva à proximité de l'artiste. Une expression décomposée sur le visage, un visage perturbé par la prestation de la demoiselle, à la limite de la tristesse.

        - C'était... euh... Un beau numéro.

        Il laissait sa cigarette se consumer dans sa main, le long de sa jambe. Attendant seulement la réponse de l'artiste.