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Investigations corsées ft. Claudius Dussart

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    id27.07.17 17:49
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      L’astre lunaire était élevé dans le ciel. Les ombres des bâtiments dansaient sur le sol comme des sorcières un soir de sabbat. Les feuilles frémissaient sous les caresses du vent et l’air dégageait une odeur âpre de pollution, de vices. Charles était doublement accoudé au rebord de sa fenêtre : le cœur rythmé par la nervosité, battant légèrement plus fort qu’à l’accoutumé. Il jetait des œillades à la dérobée, ne pouvant s’empêcher d’observer les passants en veillant à ce que ceux-ci ne soient trop imbibés par l’alcool. Des frissons parcouraient son échine, hérissaient les poils de sa nuque et animait sa chair d’une allure volatile. Ce soir-là, il travaillerait seul, en tant que lieutenant le travail n’était jamais terminé. Il enquêtait sur un certain Martial Impero dont le nom figurait trop souvent dans les rapports de police. Cet homme n’avait pourtant rien à se reprocher : aucune amende ni pour excès de vitesse, ni pour stationnement, jamais aucun séjour en prison, pas de délinquance notoire donc en somme, une vie paisible, trop paisible. De sources sûres, il savait que celui-ci aimait les bars, notamment ceux du quartier de l’Europe. Le lieutenant étant un habitué des lieux, il décida de le prendre en filature vers ceux-ci, potentiellement décidé à l’aborder pour quérir innocemment quelques informations.  
      Un dernier regard à sa montre : vingt-deux heures. Il enfilait un jean délavé, un t-shirt en coton blanc et une chemise noire carrelée de rouge. Le plus important était de paraître tout à fait naturel pour cette rencontre. Il fourra son nécessaire de survie dans ses poches : des cigarettes, ses clés, ses papiers avant de fermer la porte. Le verrou encrassé fit résistance avant de céder dans un martellement sonore. Le silence reprit ensuite ses droits dans les boyaux du studio, couplé à l’obscurité totale qui semblait faire des locaux du bâtiment une seconde nuit. Charles dévalait les escaliers de grands pas avides pour débouler dans la rue. Son pas se fit ensuite plus serein : les mains jointes dans le dos et le bout du nez errant au gré des néons grésillant des enseignes, il mimait de flâner désintéressé, sans envie, telle une âme dans les limbes de LibertyTown. Il croisait des couples, des groupes de femmes qui piaillaient en roulant des hanches, des groupes d’hommes qui plaisantaient à coup de franches accolades, des prostituées et lui était seul. Il se sentait tâche dans le décor. Des bâtiments immenses l’avalèrent de leurs ombres : casino, club branché, bars multiples, il se sentait minuscule devant ces gratte-ciel imposants. Un sentiment de nostalgie se fit sentir : une sphère pesante sur son giron, entravant ses pensées à ses jeunes années de novices dans la police. Il se fit rêveur un instant, planté devant un bar quelconque, les civils l’esquivant en grommelant. Quand il reprit sa route, ses vives pupilles accrochèrent à des adolescents en train de mettre le feu à une poubelle : un groupe s’était formé autour mais, personne ne les arrêtait. Il lutta contre ses valeurs pour ne pas s’interposer : ce soir, il avait d’autres priorités.

      Le quartier de l’Europe était toujours animé. Un brouhaha, panachage de rires, de musiques et de cris, rythmait le passage des curieux dont les pupilles s’écarquillaient à la vue des femmes qui se déhanchaient sur les pistes de danses ou des rares gagnants sur les machines à sous du casino. Charles ne s’extasiait plus devant le spectacle lumineux que représentait ce quartier maintenant qu’il le connaissait par cœur. Il prit à gauche à l’intersection entre une petite ruelle sombre et une épicerie nocturne puis s’enfila dans une ruelle moins fréquentée mais où la musique ne diminuait pas. L’écho des mélodies d’un bar, obstruée par les portes fermées, lui parvenaient tout de même aux esgourdes. Un sourire amusé fendit ses joues. Il était enfin devant le bar où ledit Impero devait se trouver, un comptoir qu’il avait fréquenté de nombreuses fois. Il franchit les portes, accueilli par une chaleur étouffante et des relents d’alcool suffisamment forts pour lui tordre le visage d’une grimace. Les arômes étaient omniprésents et humer la pièce aurait pu suffire à vous rendre ivre. Les clients se défoulaient sur la piste de danse, s’éreintaient au comptoir ou échangeaient accoudés aux tables mises à leur disposition. Le lieutenant suffoquait, oppressé par cette marée humaine qui l’avalait. Il dut jouer des coudes et des mains pour s’en sortir, gagnant finalement le comptoir. Il secouait son t-shirt pour y faire passer de l’air tout en balayant la salle du regard à la recherche de sa cible.
      Quelle ne fut pas sa chance de la trouver à-côté. Impero était confortablement engoncé sur un des tabourets capitonnés de similicuir rouge. Il portait à ses lèvres un verre dont le contenu était difficile à analyser dans la semi-pénombre. Charles héla le serveur et prit un whisky-coca qu’il vida d’une traite avant de reposer le verre sur le comptoir en bois massif. On lui en servit automatiquement un second. Celui-ci, il le savourait, prenant place sans une once de gêne à côté de son homme. Il se délectait de la saveur avant de l’avaler, appréciant l’alcool qui réchauffait son estomac alors que son corps se consumait déjà sous la chaleur accablante. Il pivota lentement sur lui-même : les néons et la musique d’ambiance donnait des airs de maison close à l’endroit. Il se retourna vers Impero et à peine eu-t-il croisé son regard qu’il se lançait : « Sacrée chaleur dans ce bar pas vrai ? Je l’apprécie pour ça : l’ambiance est toujours conviviale plaisantait-il avant de terminer son verre d’une rasade. Je vous offre un verre ? Je ne vous avez encore jamais vu ici, vous êtes nouveau à LibertyTown hasarda-t-il pour tenter d’en apprendre un peu plus sur cet homme mystérieux. » Ses yeux commençaient à s’accoutumer à la semi-pénombre et aux lumières colorées qui sautaient d’un mur à l’autre. Il se mit alors à analyser l’homme qui était en face de lui : vraisemblablement en-dessous de la quarantaine, stature athlétique sans être musclé et un visage sympathique mais empreint de discrétion, il n’avait pas l’air de porter d’armes. Un type lambda songea-t-il. « Charles enchanté, et vous interrogea-t-il en lui offrant une main à serrer. » Il n’avait guère de raison à mentir sur son identité : tant s’il s’agissait d’un homme important que d’un civil quelconque. La soirée lui le dévoilera.