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Merci pour votre gentillesse... Et votre jardin ! [PV : Rayleigh Harper]

  • Wendy T. Walker
    CIVIL - Bienfaiteur
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      CIVIL - Bienfaiteur
      Je ne sais pas qui vous êtes, mais je vous aime déjà !


      "Je suis vraiment désolé ! Il m'a juré que ses légumes étaient bio !"
      "De toute évidence ce n'est pas le cas crétin !"
      "Ce n'est pas... Ta faute..."

      J'ai des sueurs froides, alors que j'étais penchée en avant au-dessus des toilettes j'expulse de mon organisme un repas préparé avec soin, mais avec de mauvais produits... John est si gentil, mais comme moi il est un peu naïf. En fait, je le suis beaucoup plus que lui, mais c'est une autre histoire. Entre deux renvois je viens lui caresser la joue d'un air tendre pour essayer de le rassurer, de toute évidence s'est raté.

      Un incident comme un autre, c'est ni rare, ni commun on va dire. À force ils sont habitués en quelque sorte. Le fait que je sois une mutante comme certains le disent, mais en plus avec un bracelet électronique pose déjà divers problèmes, le fait que je sois en plus malade a été l'excuse parfaite pour m'ordonner de quitter l'établissement pour la journée. J'ai déjà du mal à suivre les cours, je ne suis pas la plus futée qui existe, si en plus je perds des occasions d'étudier je ne passerai jamais les examens. C'est pour cela qu'une professeure, plutôt que de me lâcher dans la nature à contacté un collègue.

      Rayleigh Harper, pourquoi lui en particulier ? Cela tiens en trois points primordiaux, le premier que c'est une personne honnête et de confiance, la seconde qu'il ne me jettera pas dehors à coup de pied au train en apprenant que je suis une méta-humaine et le plus important dans un sens pour elle. Il ne profiterait pas de moi. Quelques élèves et même parfois des professeurs mon pris à part, amener dans des endroits discrets ou même chez eux... Et ce n'était pas pour étudier, cela ne me déranger pas de les aider, même de faire parfois leurs corvées ou de les suivre au lit ou l'équivalent, mais eux ça les dérange un peu plus de se rendre compte que je suis incapable de mentir et n'ai pas le moindre problème à évoquer ce genre de chose avec force détails quand on me poussée à le faire.

      De collègue à collègue, elle lui demanda donc de bien vouloir veiller sur celle qui est un peu comme une protégée pour elle, à l'image d'un mignon chat errant qui a besoin d'un peu d'attention. Néanmoins, pour s'assurer que tout ce passe bien, elle n'a pas oublié de préciser quelques unes de mes particularités pour qu'il ne soit pas pris au dépourvu. En commençant par mon attitude très singulière, ingénue et parfois très étrange. Mais aussi le fait que je suis une méta-humaine, que je porte un bracelet électronique sans préciser le pourquoi et mon souci d'addiction a la nature. Ce n'est plus un secret depuis longtemps sur le campus de toute manière, en fait cela n'en a jamais été un.

      Je suis rentrée me changer avant que beau papa, enfin monsieur Scott... Anderson mon père adoptif ? Enfin, non, il m'accueille... Bref mon papa de cœur que j'aime tout plein fort ne m'amène en voiture à l'adresse désignée ! Il m'a déposé rapidement, devant retourner à sa boutique pour ouvrir après la pose repas tout de même. Il a un soupir en me voyant respirer fort une fois sortit de sa voiture dont il a coupé un instant le moteur pour éviter que je ne m'étouffe. Oui, l'addiction à la nature s'accompagne également une allergie à tout ce qui est artificiel si vous ne l'avez pas encore compris... La pollution est ce qui me fait le plus mal dans un sens.

      Je n'ai donc pas mes vêtements classiques, ils sont allés tout droit à la machine, j'ai pris la première chose que j'ai pu récupérer dans la penderie pour ne pas retarder papa. Du coup tout ce que j'ai sur moi, c'est une robe simple blanche qui descend jusqu'au-dessous de mes genoux et des ballerines... C'est peu, mais je n'avais pas envie de m'enfermer dans des sous-vêtements après avoir passé une bonne demi-heure au-dessus d'un cabinet. Je serais dans une propriété primée, je n'ai pas besoin d'une tenue de randonnée ! Bon ça n'a pas empêché mon père d'en glisser discrètement dans mon sac, mais moi je ne l'ai pas fait. Le tout avec un sac à dos contenant quelques livres, mes papiers d'identité et une bouteille d'eau minérale naturelle importée d'Alaska. Ce quartier est si calme, enfin il en a l'air... Je vais à l'entrée, je vérifie l'adresse et appui sur la sonnette. Il me semble qu'il y a eu une réponse, mais je n'étais plus là pour l'entendre, pourquoi ?

      Disons que j'ai vu un grand jardin, du coup une de mes mauvaises habitudes, surtout que j'en ai bien besoin. J'ai dû résister environ trois secondes avant de m'infiltrer plus ou moins discrètement... Surtout moins en fait. J'ai commencé à marcher, en ayant retiré mes souliers pour sentir le contact avec la verdure, puis rapidement j'ai accéléré avant de finalement me lâcher, retirer ma robe et lâcher mes affaires au sol ce qui me laisse dans mon plus simple appareil et littéralement courir dans l'herbe avant de m'y jeter et me rouler dedans en riant aux éclats. Oui bon ça ne jamais comme d'être dans la nature sauvage, mais c'est quand même agréable... Pour donner une image, c'est un peu comme faire une courte sieste dans un lieu confortable : ça fait du bien, mais ça ne remplacera jamais une nuit de sommeil. Qui a parlé de première impression ?

      D'ailleurs, j'entends une voix, est-ce que c'est monsieur Harper ? Je me mets à genoux sur la terre sans avoir la moindre gêne, comme si le fait d'être sale et nue sur son terrain était tout à fait normal... Pour moi ce n'est pas forcement faux. C'est avec un grand sourire que je prends la parole.

      "Bonjour ! Je ne sais pas qui vous êtes, mais je vous aime déjà ! Vous êtes le professeur Harper ?"

      J'ai plus le visage d'une enfant que d'une jeune adulte... Puis je l'observe un petit instant. Pour une raison étrange, je me mets a rougir et met une main sur ma poitrine, j'ai le souffle court, je me demande ce qui se passe. J'ai un air légèrement perdu.

      "Je vous trouve très beau, enfin la beauté est une chose tout à fait suggestive donc ça ne veut pas dire grand-chose... Mais je vous trouve quand même beau ! Emily... Enfin madame Blackwood m'a dis pleins de bien de vous... Bon ça ne vaut pas le fait de faire connaissance, mais si vous êtes aussi gentil qu'elle le dit je sais que je vais vous adorer... Encore plus que maintenant on va dire, si c'est possible."

      À oui, Emily Blackwood... Ce serait bien d'au moins préciser son nom la pauvre. Je ne sais pas ce qui m'arrive, je n'arrive pas à être calme, il me perturbe, alors je n'arrête pas de parler. Habituellement je ne suis pas forcément la plus discrète, mais là c'est pire que... Jamais ?

      "Je me sens toute bizarre maintenant... J'ai le cœur qui bat très fort et un peu de mal à respirer, je suis peut-être malade... J'espère que non, ça inquiéterait Gracy et mes parents de cœur... Enfin bref ! Pendant que j'y pense, vous préférez que je vous vouvoie ou vous tutoie s'il vous plaît ? Nom ou prénom ? Oh ! Je suis Wendy Temperance Walker, c'est madame Emily Blackwood qui m'a dit de venir vous voir."

      Dit la petite rousse maintenant assise dans l'herbe, nue comme un ver si l'on exclut le bidule électronique à sa cheville droite et avec un sourire plein de gaieté, de joie de vivre même si elle est encore rouge à cause d'un petit quelque chose qui lui est inconnue.

      Rayleigh Harper
    • Rayleigh Harper
      CIVIL - Bienfaiteur
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        CIVIL - Bienfaiteur
        Voilà une journée comme on en voit peu. Si mes entrevues avec Gabrielle et Mana m’ont quelques peu perturbés et fait réfléchir, je ne m’attendais pas à ce que ma rencontre avec la jeune Wendy Walker soit si … Singulière.

        Une collègue est venue vers moi sur le campus voilà quelques jours, pour me demander de prendre une élève difficile en main. J’ai d’abord été étonné de cette demande, et ai demandé plus de précision sur le caractère « difficile » de cette enfant. C’est alors que j’ai appris que c’était une mutante perturbée, avec un sérieux problème de franc-parler et une addiction plus qu’étrange à la nature. Addiction que je soupçonne être liée à sa mutation. Pour être franc, je n’ai accepté que parce que le mot « méta-humaine » a été évoqué. Je ne m’occupe guère d’enfant si jeune en tant que percepteur particulier d’habitude. D’autre part, mon intuition m’a dit que cette jeune fille pourrait être plus qu’une élève. Mais une amie et alliée dans ma lutte pour l’harmonie. Mais je divague.

        Toujours est-il que je l’attendait en début d’après-midi, au manoir, pour la rencontrer, dans un premier temps, et jauger son niveau scolaire afin de prévoir un programme selon ses besoins. La journée était ensoleillée, comme souvent ces derniers jours, contrastant avec la situation explosive et obscure qui plane sur la ville. Installé sur la terrasse Sud de la résidence, je fumais une sempiternelle cigarette, mes yeux passant sur le dossier scolaire de la jeune Walker. Pas excellente, mais moyenne. Des lacunes flagrantes, mais rien d’irréparable. Cela étant, son dossier mentionne qu’elle est recensée et porte un bracelet électronique. Je soupire encore une fois devant les restrictions inutiles de la loi Turenne.

        Alors que mon esprit vagabondait entre Wendy et mes autres préoccupations sur la méta-humanité, j’ai entendu la sonnette retentir. Mais alors, que je me levais lentement pour aller accueillir ma jeune invitée, je l’ai vu accourir sur la pelouse. J’allais lui faire signe quand elle enleva soudainement sa robe blanche, révélant son corps nue de jeune femme. On m’avait prévenu. Mais j’avoue volontiers que ce spectacle était des plus singuliers. Pour ne pas dire gênant. Je suis resté quelques secondes, éberlué par cette vision, entendant le rire cristallin de la jeune fille.

        Reprenant mes esprits, je m’approche d’elle, tentant de ne pas la fixer, rouge de gêne.

        « - Miss Walker ? »

        Elle se tourne alors vers moi. Souriante, et visiblement écarlate, en plus d’être couverte de terre. Un flot de paroles m’assaille alors. Elle dit ressentir quelque chose. Je ne suis pas sûr de comprendre. Elle me trouve beau dit-elle. Ne sachant que répondre devant tant de légèreté et de franc-parler, je me contente alors de lever une main devant mon visage pour cacher sa nudité, et finit par dire :

        « - Je … Hum … Enchanté Wendy. Tu peux m’appeler Ray et me tutoyer. Tu as l’air d’être une jeune fille sympathique et franche, comme Miss Blackwood t’avait décrite. Je puis dire que le sentiment d’appréciation est partagé ma chère. Mais commence par te calmer veux-tu ? Et … Pourrais-tu te vêtir s’il te plait ? Cela me gêne quelque peu … Je t’attends sur la terrasse derrière moi, j’ai hâte de commencer à travailler avec toi. »

        Sur ces mots, je tourne les talons, rougissant toujours, et me dirige lentement vers la terrasse. Je ne peux m’empêcher de revoir ce corps nu dans mon esprit. Je me fais l’effet d’un pervers … Et, qui plus est, ses paroles résonnent dans ma tête. Le souffle court, le cœur battant. J’espère que cette fille ne va pas faire l’erreur de … Tomber amoureuse ? Non c’est ridicule. Aller Ray, concentre toi.


        "A hero is no braver than an ordinary man, but he is braver five minutes longer."
      • Wendy T. Walker
        CIVIL - Bienfaiteur
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          CIVIL - Bienfaiteur
          J'aime aussi ta pelouse d'ailleurs, mais toi encore plus !


          Ainsi la jouvencelle que je suis, qui a presque dix-huit ans, mais qui en a donc six sept l'observe. Il se cache les yeux, je le regarde, je me regarde, je le re-regarde... Ah ! Oui c'est vrai, Sarah m'en a parlé il n'y a pas si longtemps d'ailleurs. Il confirme donc aussi par ses paroles, j'écoute ses paroles et fais un signe de la tête.

          "D'accord Ray, je vais essayer... Je peux emprunter tes commodités s'il te plaît ?"

          Bon, c'est plus la salle de bain que ses toilettes dont je vais avoir besoin il s'en doute. Ainsi donc je prends un linge dans mon sac et me lave au gant grâce au lavabo. J'essaye autant que possible de ne rien salir, d'ailleurs j'ai remis mes souliers et me suis assuré que nul terre ne rendre avec moi. J'ai beau être très nature, je sais comment c'est dur à retirer et je ne parle même pas de la boue surtout sur un tapis. Une fois propre et sèche, de nouveau habillée je retourne le voir sur la terrasse donc.

          "J'imagine que la prochaine fois des sous-vêtements seront de rigueur ?"

          La question me semble un peu idiote même pour moi, je n'aime pas ça, mais c'est un maigre sacrifice.

          "D'habitude, c'est le moment où je me jette au cou de ceux que j'aime et leur fais un gros câlin, mais j'ai la vague impression qu'à notre première rencontre ce serait un peu de trop. C'était quoi déjà les termes de ma psychologue ? Invasion de l'espace vitale, je crois ?"

          Je m'instale en face de lui, la robe blanche légèrement translucide sans que ce soit licencieux épousant mes formes féminines, je suis à la fleur de l'âge, même si je vais certainement me développer encore un peu avec le temps. J'ai les jambes serrées et un air... Particulier. Entre la gêne et un quelques chose plus particulière. Je réfléchis un instant et...

          "Oh ?!"

          Une épiphanie ? Oui, je me rappelle de tout ces romans à l'eau de rose et ces séries pour adolescente boutonneuse... Ce genre d'indice... Je me mets à rire, puis un instant plus tard reprends mon calme et respire profondément.

          "Désolé Ray, décidément je ne t'aurais rien épargné... Je... Je me rends compte petit à petit depuis que je suis en ville que mes valeurs et mes repères sont parfois très différents... Du coup, voir un homme, plutôt beau gosse me regarder non pas comme un morceau de viande ou une atrocité de mutante, voir une criminelle, ça ma... Pardon... Ce n'est pas ta faute, j'imagine que ça passera, qu'en attendant j'essayerai de me contrôler et que tu excuseras mes quelques réactions étranges."

          J'ai les joues rouges, le regard sur le côté et la tête basse. J'ai dire ça, quand je le regarde mon cœur bat à tout rompre et j'ai du mal à respirer. Mère nature essaye de me faire comprendre qu'il serait temps que je fonde un foyer, mais c'est une personne que je viens de rencontrer et il n'est pas question que je lui saute dessus. J'imagine que si j'étais normal je n'aimerais pas n'être qu'une carcasse bonne pour copuler pour les autres, même si je le suis littéralement pour certains qui ne se gênes pas, donc il ne doit pas avoir envie d'être réduit à un corps appétissant et des organes génitaux...

          "Par contre, je ne peux pas te promettre que je n'essayerai pas de te faire un câlin... voir un bisou ou deux..."

          Et pourtant, je vous jure que je fais tout pour me contrôler, a l'image des exercices de respirations que je m'impose en fermant les yeux. D'habitude le regard que porte les autres sur moi ne me fait rien et pourtant... Lui c'est différent.

          "On va pouvoir commencer oui, je vais tâcher de garder une certaine distance de sécurité."

          J'aime tout le monde Ray, mais avec un peu de temps, peut-être que ce bourgeon d'amour romantique fanera comme il le doit, ou alors il fleurira...
          Rayleigh Harper
        • Rayleigh Harper
          CIVIL - Bienfaiteur
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            CIVIL - Bienfaiteur
            Mes ailleux … Cette jeune fille est des plus surprenante, je l’avoue volontiers. Ce caractère si … Simple ? Cela a un côté très revigorant, dans un sens. Ne vous méprenez pas cependant. Je ne parle pas de son corps nu, luisant au soleil, mais bien de la personne dans son ensemble. Après ma confrontation avec Gabrielle, et les questions que cela a soulevées dans mon esprit, faire la connaissance de la jeune rousse, en de pareilles circonstances, mon cœur en ressort réchauffé. Cette naïveté, ce sourire. Voilà ce pour quoi je me bats. Pour que tous ressemble à cette fille. Peut-être sans le côté naturiste, cela va sans dire.

                  Cependant … Je dois vous dire la vérité. Voir cette jeune femme dans son plus simple appareil, ne m’a pas laissé indifférent. Comprenez-moi. Je n’ai jamais eu l’occasion de construire quoique ce soit avec une femme. Ou avec quiconque d’ailleurs. Je suis vierge, et je n’en ai pas honte, ce n’est pas le problème. Cette vision si singulière à seulement réveillé en moi des instincts que j’avais enfouie. Oubliés. Enfermés au loin, pour ne pas être perturbés plus que je ne l’étais déjà. Trop focalisé sur la perte de mes sœurs. Peut-être sue je pourrai rebâtir une relation similaire avec cette enfant. Ou peut-être plus … A quoi tu penses Ray enfin … Tu projettes trop de chose sur elle. Fais la part des choses ! Réfléchit ! Mais … D’un autre coté … Elle semble si perturbé par ma présence. La façon dont elle me regarde. Me parle. Ces plaques rouges sur ses joues.

                  *soupire*

                  Mais la voilà qui revient. Habillée cette fois. Toujours aussi vive et souriante. Je lui rends son sourire, avec trop d’enthousiasme peut-être. Alors qu’elle s’assied en face de moi, elle m’inonde une fois de plus avec un flot de paroles sincères, mais dit à une vitesse effrénée. Une fois terminée, j’allume une cigarette, et prend la parole.

                  « - Ne t’excuses pas pour ce que tu es ma chère. Fais juste attention, car ce genre de comportement pourrait être utilisé par d’autres personne moins bien intentionnées que moi. Tu es une jeune fille ravissante, pour te renvoyer le compliment, mais cette beauté ne devra être montrée qu’à ceux que tu estimes le mériter. »

                  Je rougis à mon tour, repensant à son image nue dans ma pelouse. J’expulse un nuage de fumée sur mon côté pour ne pas la gêner. On m’a prévenue de son aversion pour ce genre de chose. A l’avenir, en sa présence, je vais ralentir ma consommation.

                  « - Quand à la question des attentions telles que les câlins ou les embrassades, je ne suis pas fermé à la chose, si cela peu te rassurer. Considère cette maison comme la tienne. Sois libre d’y être toi-même. Mais la prochaine fois que tu veux enlever tes vêtements, préviens moi avant d’accord ? »

                  Je ris quelques instants, relevant la singularité de ma dernière phrase. Enfin, après une énième bouffée de fumée, je continue.

                  « - Tu sais Wendy. Je t’apprécie beaucoup aussi. Je comprends ce que tu ressens. Et, avant de se mettre réellement à travailler de manière scolaire, j’aimerai apprendre à mieux te connaître. Car, certes, je serai ton professeur, mais je veux avant tout être quelqu’un en qui tu as confiance, et que tu considères comme un proche. Un repère si c’est ce que tu veux, ou quoique ce soit d’autre. Mais ne te précipite pas d’accord ? Prend le temps de me connaître aussi d’abord. Qui sait ce qui se passera ensuite … »

                  Ma dernière itération était dite à voix plus basse. Un espoir ? Une constatation ? Je ne saurai dire. Avant de lui laisser le temps de répondre, j’écrase ma cigarette, met un peu d’eau sur mes mains, de la carafe posée sur la table, pour me laver les mains. Puis je lui adresse un regard et un sourire charmeur, avant d’ouvrir mes bras.

                  « - Aller viens là. Si ça te fait plaisir, alors ça me fait plaisir. »
          • Wendy T. Walker
            CIVIL - Bienfaiteur
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              CIVIL - Bienfaiteur
              Tu es different...


              Je le regarde, je l'écoute, j'aime ça d'ailleurs. Enfin oui et non, la saloperie à son bec je n'aime pas trop ça par contre. Ce n’est pas seulement l'odeur, j'ai la gorge qui gratte quand j'en respire trop, mais ce n'est pas aussi terrible que je l'imaginer avant. Je l'écoute donc, je ne sais pas à quel point il a raison et donc à quel point ce que je fais est... Anormal ? Mais je suis sûre qu'à force je vais comprendre. Si autant de personne disent la même chose c'est qu'il doit y avoir au moins un fond de vérité c'est juste moi qui ne le saisit pas a sa juste valeur. Enfin je préfère être sûre qu'il saisisse une chose.

              "Les personnes bien moins attentionnées en profitent déjà. J'ai mis juste beaucoup de temps à comprendre en quoi des faveurs sexuelles doivent être des faveurs justement. En même temps des hommes et des femmes... Profite ? Oui c'est le terme, ils profitent de moi depuis mes douze ans au minimum donc j'ai pensé que c'était normal. Je le pense encore parfois, je n'ai pas ces réflexes que les gens ont ou ce sentiment de détresse quand ça arrive. C'est juste copuler, comme le font les animaux en période de chaleur..."

              Les chiens, les chats et leurs autres parents de la faune et même de la flore ne font pas de chichi, un petit reniflage et hop le tour est joué. Bon heureusement pour le moment je n'ai pas eu le droit à la suite logique, une faveur de dame nature, j'ai surtout l'impression que contrairement a bien d'autres mon corps me laisse le choix de laisser cours ou non à ça. Enfin soit !

              Quand j'ai dit ça, il était déjà en position pour me faire un câlin, du coup je me jette a son cou, littéralement, me blottissant tendrement contre lui, laissant mes bras l'étreindre , ma joue se coller à son torse et mon oreille écouter les battements de son coeur. Mais je sens un quelque chose, un autre quelque chose, je crois que je saisis une chose, j'en suis même sûre.

              "Je dois faire un petit test, désolé Ray."

              Sans lui laisser le loisir de refusé, je lui prends une main dans la mienne, puis l'approche de ma poitrine et... L'arête a une demi-douzaine de centimètres. On dirait un combat entre ma volonté et mon corps, j'essaye de l'approcher plus, mais ma main refuse d'obéir, tremblante, mon coeur pourrait lâcher a n'importe quel moment tellement il bat fort.

              "Félicitation ou pardon Ray... Tu es différent."

              L'idée même qu'il me touche la... Qu'il me plote les... Mais je n'y arrive pas ! Pourquoi ?! Il n'est pas si différent, une tête, des bras, des jambes et... ah non ! Je ne suis plus une écolière je sais ce qu'il a entre ses jambes j'en ai vu bien assez pour le dire.

              "La prochaine fois, je mettrai définitivement des sous-vêtements..."

              Dis-je avec une pointe de honte, lui collant sa main sur ma joue à la place et respirant fort. Puis finalement je le lâche quand cela doit être le cas. Il peut se passer un instant, une minute, même des heures je n'en saurais rien tellement je suis perturbée en fait, c'est certainement lui qui m’a réveillé.

              "Mainteant que c'est fait, je vais me mettre a une distance plus saine et... On va travailler, c'est ça on va..."

              Je m'extirpe, lui colle un baiser sur la joue, parce qu'on ne se refait pas, puis je m'assois. Je transpire comme une folle, croise mes jambes comme une idiote et me dis que c'est bien les mathématique, ou l'histoire ! Oui, penser aux cours heins... Pas à la conception ou au... Bref !
              Rayleigh Harper
            • Rayleigh Harper
              CIVIL - Bienfaiteur
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                Joie. Cœur battant. Incompréhension. Colère. Pitié.

                      J’ignorais qu’il était possible d’éprouver tout cela en un si court laps de temps. L’étreinte de Wendy fut une certaine explosion de sentiment. Mêlant un sentiment indicible, mais fort agréable, à son contact, et une profonde haine pour la nouvelle qu’elle venait de laisser échapper.

                      Comment un être humain, et même plusieurs en l’occurrence, pouvait profiter du corps de cette jeune fille en tout impunité. Vu la manière dont elle en parle, les coupables n’ont pas été inquiété par la justice pour leur action. C’est inadmissible. L’humain peut parfois être si écœurant, si fourbe. La faiblesse doit être corrigée, pas utiliser à des fins aussi égoïstes et futiles. Je sens bien qu’elle a compris son erreur d’en avoir parlé à haute voix, et ne veux clairement pas en reparler. Change lui les idées Ray, et passons au scolaire. Elle t’en parlera plus avant plus tard.

                      A peine me suis-je remis de ce tourbillon d’émotion, qu’un autre vient me submerger. Pourquoi-a-elle fait ça ? J’ai failli lui toucher la poitrine. Me tester ? Oh. Je crois comprendre. Mais elle se ravise. Je suppose que j’ai … réussi ? Elle parait alors soudainement plus prude, plus gênée qu’avant. Ma main est collée à sa joue. Elle la peau si chaude, si apaisante. Une sorte d’aura émane d’elle maintenant que j’y fais plus attention. C’est agréable au-delà de toute mesure. Même sur la joue, je sens son cœur battre à tout rompre, et je me rends compte que le mien aussi bat à la même cadence. Mais pourquoi … ? Je l’appel pour la tirer de sa rêverie, tout autant que pour moi-même reprendre contenance.

                      « - Bon, ma chère Wendy, je pense qu’il est temps de se mettre au travail. »

                      Je sais que je suis rouge écarlate, que j’ai bafouillé. Mais elle ne le relève pas. Nous nous mettons à l’ouvrage, comme si rien ne s’était passé. C’est une vraie bouffée d’air, même si mon cœur bat toujours plus vite quand je pose les yeux sur elle.

                      Les quelques heures suivantes se composent de divers tests dans de nombreuses matières, pour que je puisse évaluer son niveau scolaire. Comme je stipulais son dossier, ce n’est pas une élève brillante, et elle a parfois du mal à se concentrer, mais rien que le temps ne saura aider. J’avoue avoir passé plus de temps que nécessaire dans les profondeurs de l’Histoire. Mais que voulez-vous ? On ne se refait pas. Après tout, c’est mon domaine de prédilection. L’autre point positif est que j’arrive à capter son attention visiblement, que je pense être lié à cette affection particulière qu’elle semble me porter. Par ailleurs, cette affection, à force d’y réfléchir en sous-routine pendant les dernières heures, est réciproque, même si je ne veux pas me précipiter à dire qu’elle est sa vraie nature.

                      Toujours est-il que vers 19 heures, je referme le dernier livre d’étude, m’étire et réprime une forte envie de cigarette. Mon regard se fixe alors sur le soleil couchant, filtrant à moitié entre les anfractuosités de la haie, et à moitié formant un demi-disque rougeoyant à l’horizon. La vue est splendide. Tout autant que la journée. Je repense alors à ce qu’à dit Wendy plus tôt dans la journée. Ma mine s’assombrit alors, mon poing posé sur la table se referme et blanchit légèrement. La jeune fille remarque mon changement d’attitude, et je m’empresse de lui sourire, feignant que tout va bien.

                      « - Wendy ? Si tu restais diner ce soir ? Je t’invite. On pourra cuisiner ensemble, manger, et je te ramènerai en suivant. J’aimerai discuter un peu avec toi, éclaircir quelques points. Et aussi souffler après une telle journée de labeur. »

                      Je lui souris franchement, mais au fond de moi, je bouillonne de colère. Si j’avais le choix, elle resterait ici, le temps que justice lui soit rendue. Quitte à ce que je la rende moi-même.
              • Wendy T. Walker
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                  Choisi ton poison Ray.


                  Il est temps de s'y mettre, oui ce n'est pas faux, pas du tout même. Héhé...

                  "Oui Ray."

                  Une journée de cours, c'est bien ce qu'il me falais pour me calmer. Il comprendra, car il est attentif que ce n'est pas de l'idiotie, ce n'est pas un manque de capacité et encore moins de bonne volonté. Mon plus gros problème, comme toujours certains diront, c'est les bases. Construire une éducation sans bases solides, sans avoir été à l'école et sans précepteur c'est un peu comme vouloir construire un immeuble sans fondation... À un moment donné ou un autre, au premier tremblement de terre ou à la prochaine tempête, tout s'effondre. Certes, même sans ça je ne serais pas non plus une génie, mais puisque j'aime apprendre et y mets toute la bonne volonté possible il est évident que je serais plus dans la moyenne haute, voir un peu au-dessus.

                  Mais le problème, c'est qu'a mon âge réapprendre les bases, ça demande plus que du temps, ça demande de tout réapprendre en commençant par certaines bases de primaires, en me faisant comprendre aussi que ce que m'a apprise la secte est faux et la par contre... La bonne volonté ne sera plus aussi évidente sans un peu de travail. Puisque je suis naïve et ne peux pas mentir, un professeur digne de ce nom n'aura pas forcément de grandes difficultés, mais ça ne sera pas toujours facile.

                  19 heures, il referme le dernier livre. À aucun moment je me suis plaint, j'ai raller, non un petit soleil comme toujours lors de court. Même si c'est pour me tromper je demande, j'expérimente, je propose, j'interagis. À côté des mou du genou qui se contente de subir les cours, je les vit et c'est ce que mes professeurs trouvent agréable, même si pour eux c'est irritant que je sois aussi mauvaise puisque j'ai la bonne résolution sans le talent qui va avec. Je suis comme un idiot du village, sympathique et sans prétention et en ajoutant à ça ma croyance corrompue par les enfants du renouveau faisant passer pour SA volonté des choses qui ferait pleurer de honte, pourrait même réussir à perturber le plus pieux des catholiques ou protestant... Et bien vous voyez.

                  "Déjà ?"

                  Puis je regarde par la fenêtre.

                  "Ah oui. Que le temps passe vite quand on s'amuse !"

                  Le mot est lâché, apprendre pour moi est agréable, forcement ça explique mon entrain, ma soif de connaissance et mon intérêt pour les cours alors que je souffre réellement pour essayer de trainer mes boulets culturels et réussir à  rattraper des gens qui ne font que continuer de creuser un écart indéfiniment entre mon niveau et le leur. Mais ce n'est pas grave, je suis sûr qu'avec des efforts ça ira.

                  Je regarde Ray, je n'ai pas besoin de mon pouvoir pour savoir qu'il ne va pas bien, c'est n'est pas de la souffrance physique donc je ne sens rien, mais il ne se sent pas bien. Peut-être qu'il se sent seul dans ce grand logis, isolé. Un repas et une discussion c'est peu cher payé pour cette journée instructive est pleines de bonnes expériences.

                  "Je demande à mon... À monsieur Anderson, je vis chez lui c'est la moindre des choses."

                  Je n'arrive pas à mentir, je ne l'ai jamais fait, mais c'est la première fois de mon existence que je n'arrive pas à l'appeler papa, certes c'est une famille d'accueil, il est un peu comme mon papa mais ne l'est pas officiellement. Mais je ressens pour la première fois un blocage. Enfin soit, je sors de mon sac mon portable, un vieux mastodonte qui doit dater d'avant deux milles, autant dire qu'il est vieux, gros, moche et ne sert qu'a téléphoner et éventuellement envoyer et recevoir des petits SmS. Je l'allume et consulte les dits messages d'ailleurs. Au fur et à mesure que les textes défilent sous mes yeux, je semble discrètement me décomposer. Ce n'est pas une image, je fane littéralement sous les yeux de Harper. Comme une vieille image qui perdrait en saturation de couleur et en luminosité au fur et à mesure, passant d'une rousse aux cheveux de feu, a la peau laiteuse éclairée au orange défraichie et légèrement jaunie et la peau presque grise avec des teintes de vert. Ce n'est absolument pas naturel et il peut le voir, enfin si, c'est peut-être trop naturel justement. Je garde pourtant mon sourire, répond a certains messages, puis une fois finie et les bras tremblants, laisse m'échapper l'appareil des mains.

                  "Il s'en passe des choses, en un jour... Je vais prendre un verre d'eau, monsieur Anderson passe me prendre d'ici une dizaine de minutes maximum."

                  J'ai un grand sourire, mais cela n'arrête pas les deux larmes qui roule sur mes joues suivies d'autres. Je me dirige effectivement vers la cuisine. Au cas où il s'intéresse à mon portable, si la curiosité et l'envie de bien faire passent par dessus sa politesse et son savoir-être. Il remarquera certaines choses. AUCUN message n'est conservé, pas de messagerie, pas de répondeur. Un vieux portable ça ne garde rien, mais la c'est effacé au fur et à mesure, c'est le genre de chose utilisée par les criminels et les sectes, pas une jeune fille qui n'a rien à se reprocher où a caché. Trouver les messages du jour ne va pas être dur, ce sont les seuls.

                  La curiosité est un vilain défaut:
                   

                  Je ne sais pas combien de temps passe, s'il fait ou non quelque chose. Mais au moment où il arrive dans la cuisine, je suis assise, les yeux bouffis de larmes, la peau grise et malade, la pilosité terne et perdant encore un peu de vie... Observant en silence une petite bouteille de Docteur Pepper. Est-ce qu'elle était dans son refrégirateur ? Ou alors peut-être que quelqu'un me l'avait donnée, je l'ai poliment accepté avant de la mettre dans mon sac et l'oublier. En tout cas, je l'observe en silence, le regard mort, la main la tenant alors qu'elle est ouverte. Je l'observe comme une suicidaire regarderait une bouteille de javel ou un pot de somnifère.

                  À sa vue, quand je comprends qu'il est là, sans réfléchir, j'agis, essayant de porter le poison qui n'en est un que pour moi à mes lèvres. S'il ne fait rien, je me gorgerai du nectar artificiel jusqu'a la lie, celle-ci ne me tuera pas, mais après avoir craché du sang et avoir développée des plaques rouges sur tout le corps je tomberai inconsciente. Sinon, il retirera le produit qui n'est un danger que pour moi sans réel problème, ayant agi plus par instinct que par conviction. Je m'effondrerai au sol et ne bougerai plus, si on exclut une lente respiration, en silence. Attendant le premier geste de tendresse pour me coller à lui comme à une bouée de sauvetage, le serrer aussi fort que mes maigres restes d'énergie le permettent et fondre en larme, mes gémissements étouffés par le contacte avec son vêtement le plus proche ou sa peau suivant le plus proche de mes lèvres et enfin m'effondrer de fatigue, dans un sommeil sans songes ni repos. Choisis ton poison Ray.  

                  Rayleigh Harper
                • Rayleigh Harper
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                    CIVIL - Bienfaiteur
                    Je ne sais pas ce qui m’ai passé par la tête. J’ai réagis d’instinct, sans prendre le temps de réfléchir. Cela ne me ressemble pas pourtant. Poser le problème permet de trouver la meilleure solution, ou du moins la moins catastrophique. Mais là … La situation ne va faire que dégénérer. Pour Wendy comme pour moi. Abandonner n’est cependant pas une option, plus maintenant.

                          Voici ce qui s’est passé.

                          Après avoir proposé à Wendy de rester diner, elle a contacté son responsable légal, visiblement, pour lui en demander la permission, ce que je comprends tout à fait. J’étais loin de me douter de la réaction qui allait s’en suivre. Il a fallu plusieurs secondes pour que je remarque les changements qui s’opéraient sur ma jeune amie. Ses cheveux, sa peau … Ma première réaction fut de me rappeler qu’elle était une mutante, ce que je semblais avoir oublié. Mon esprit se focalisa alors là-dessus, tentant de comprendre ce qui lui arrivait, sans chercher à en comprendre la cause. Comme à mon habitude. Je l’entends alors à peine me dire que « monsieur Anderson » vient pour la récupérer. Elle s’éclipse dans la cuisine, laissant son cellulaire sur la table. Mon cerveau fait alors les liens. C’est en lisant ce qui était affichée là-dessus qu’elle s’est mise à se métamorphoser. Ma curiosité l’emporte facilement, doublé par un très mauvais pressentiment.

                          Mon visage restait de marbre, posant le téléphone sur la table, maintenant ma main sur lui. Je sentais une profonde colère et tristesse m’envahir. Soudain, je réalise. Une petite nuée d’éclair me parcoure alors l’échine.

                          « - Wendy non … »

                          Ai-je lâché pour moi-même accourant en direction de la cuisine. Plus tard, je constaterai que j’avais vidé la batterie du portable en usant de mon pouvoir.
                    La scène est cauchemardesque. La jeune rousse est là, une bouteille de soda à la main, en larmes, et inutile de savoir que sa mutation lui fera du mal si elle buvait cela. Ses yeux parlent pour elle. Alors j’ai agi, sans réfléchir, en répétant :

                          « - Wendy non ! »

                           J’ai tendu la main vers le liquide, projetant un petit arc électrique, dans le but de détruire ce poison. Le plastique de la bouteille résista, mais l’objet s’envola par-dessus le comptoir. Puis, sans plus de procès, je me dirige vers elle, en panique, et la prend dans mes bras. Elle est presque inerte. Sa peau grise émane une aura de tristesse absolue, tandis que ses cheveux orangés me font l’effet des feuilles mortes de l’automne. Hors de question que je la laisse se faner pour de bon. Moi vivant, cette jeune fille ne souffrira plus de la sorte. Je sens une larme perler de mon œil droit.

                          « - Je ne suis qu’un illustre inconnu pour toi. Juste ton professeur. Et je sais que ce que je vais faire est ridicule, irréfléchi et dangereux. Mais je ne peux lutter. En cet instant, petite fleur, je promets de te protéger. »

                          Je la serre contre moi, sur les genoux, au centre de ma cuisine. Une immense vague de sentiment me submerge de nouveau. Oui. C’est de la haine. Et aussi, une certaine forme d’amour. Naissante. Un feu qui vient de s’allumer en moi, brûlant aussi ardemment que mes autres convictions. Mais l’heure n’est pas à mes sentiments. Wendy a besoin de soins. Le jardin.

                          De ma maigre force, je la soulève, poussé par l’adrénaline, et la porte au dehors, pour finalement me laisser tomber sur les genoux, au beau milieu de l’herbe, hors d’haleine. L’allongeant dans l’herbe fraîche du soir, et déposant un doux baiser sur son front. Mes yeux rencontrent de nouveaux les siens. Je ne sais ce qu’ils expriment en pareil instant. Même dans cet état, elle reste une jeune femme magnifique. Une nymphe triste, mais pourtant splendide. Toujours est-il qu’une sonnerie me tire de ma contemplation. Le père …

                          Mes barrières morales sautent unes à unes. Je me redresse de toute ma hauteur, serrant les poings, des éclairs parcourant mes avant-bras. Je commence à tourner les talons, déterminé à faire ce qui doit être fait. Mais j’ai des regrets déjà. Que suis-je en train de faire … ?
                  • Wendy T. Walker
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                      Blackout / Rencontre


                      J'ai failli boire ce soda, finalement un petit éclair, mais je n'ai pas saisi ce qui s'est passé. Je ne m'en souviendrai pas, par contre je me souviendrai de son odeur, la tendresse de sa peau et de son baiser sur mon front. Je me souviens du contact doux avec la terre, l'herbe. C'est alors que mes mouvements crispés et erratiques se mue en soupire lent et paisible, j'enfonce naturellement mes avant-bras dans la terre jusqu'aux coudes et m'endore tranquillement. Ma chevelure reprend du volume et de la couleur, l'intensité de ma chaire passe du gris verdâtre, au blanc avant d'avoir une teinte pêche que je n'ai jamais eue.

                      J'en ai facilement pour des heures à me ressourcer, l'herbe autour de moi jaunie légèrement alors que j'absorbe les sels minéraux, tout ce qui peut être bon dans les environs. Est-ce que cela fait de moi une méchante ? Une envahisseuse venant leur retirer le pain de la bouche ? Oui, mais je suis sûr qu'avec des engrais la pelouse retrouvera son éclat et sa santé.

                      La fleur se ferme, le bourgeon renait et le temps doit passer, mais est-ce que demain sera un nouveau printemps, ou un autre hiver ?

                      Peu importe la réponse, un coup de klaxon se fait entendre, ni long ni insistant. Sortout du vieux taco familial, Anderson, quarantenaire plus ou moins en forme, un air sévère sans être pour autant énervé. Mais aussi à ses côtés sa ville. Grace, la fameuse Gracy qui du haut de sa taille et son air de jouvencelle porte un sourire timide et un sac contenant des affaires. Certainement de quoi se changer pour sa soeur de coeur. Elle semble sincèrement inquiète, triste, au moins aussi perdue que celle qu'elle attend et prête à la soutenir à l'instant où elle la verra. Les deux approches, appuie sur la sonnette et en attendant que le monsieur énervé et électrique leur ouvre.

                      "Pourquoi lui avoir apporté des affaires ? Elle peut très bien se changer à la maison."
                      "Papa... Si passer une soirée ici peut lui faire du bien, pourquoi ne pas la laisser ? La journée a été très dure pour elle."
                      "J'y réfléchirai si elle me le demande en face. On ne sait jamais qui est à l'autre bout d'un téléphone."
                      "Je n'aurais jamais du lui annoncer ça par téléphone, j'ai était si stupide. Elle doit se sentir si mal..."
                      "Raison de plus pour la ramener à la maison. Elle a besoin de sa famille. Mais je suis prêt à changer d'avis si elle me le demande droit dans les yeux, elle ne ment jamais, on saura vite si c'est ce qu'elle veut."
                      "C'est vrai, elle ne ment pas... Et elle ne dit pas non..."
                      "Mh ?"
                      "C’est rien, j'ai plus d'une raison de m'excuser auprès d'elle. Il va falloir qu'on discute toutes les deux."
                      "De ?"
                      "Notre complicité..."
                      "Elle t'aime comme une soeur, tu ne pourrais pas être plus proche d'elle en venant du ventre de la même mère. Je ne sais pas ce que tu as fait, mais c'est avec elle que tu dois en parler. Bref, ah ! J'entends des pas."

                      Alors que la porte s'ouvre, ils se présentent, le remercient de s'être occupé de moi et... Remarque rapidement mon absence. Ce n'est pas mon genre d'être en retard, mais bon pourquoi s'alerter ? Je pourrais être en train de finir quelque chose, être aux toilettes ou tout autre chose du même acabit. Néanmoins, Anderson comprend tout de suite que quelque chose cloche, sans arriver à mettre le doigt dessus et finalement...

                      "Je comprends pourquoi elle veut rester un peu, elle n'a pas beaucoup l'occasion de voir de vrais jardin et... Ah bah, elle en profite déjà..."

                      Ma douce Gracy me remarque, sans demander l'avis du propriétaire elle s'approche et sort du sac de voyage qui l'accompagne une veste qu'elle pose sur mes épaules. Elle me recouvre avant de rester agenouillée devant moi, me caresser les cheveux tendrement et fondre en larme. Elle se confond tellement en excuses diverses qu'il est difficile de comprendre le moindre traitre mot de tout le charabia qu'elle sort. Je ne réagis pas, je donne l'impression de dormir paisiblement, mais en réalité je suis bien inconsciente.

                      "Escusez la, elle se sent coupable. Dieu seul sait de quoi... Je suis Anderson Scott, on est venu chercher Wendy. C'est elle qui a proposé de rester ou l'inverse ?"

                      Difficile de dire comment va réagir le professeur... Il pourrait être un héros, un vengeur, mais est-ce que j'ai besoin d'un protecteur en prison, ou d'un secours présent à mes côtés ? C'est à lui dy réfléchir, après tout outre les Scott, il pourrait interagir avec d'autres personnes. Ma psychologue, le professeur Blackwood, mon contrôleur judiciaire, est-ce que faire justice lui-même est réellement son genre, est-ce que ça me rendrait heureuse ? Alors Ray, quelle est ta réponse ?

                      Rayleigh Harper
                    • Rayleigh Harper
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                        La colère gronde tel un orage d’été, puissant et destructeur. Les étincelles parcourent ma peau, rendant mes yeux déjà bleus, aussi cyan que le ciel du jour. La situation est intolérable, je le sais. Mais foudroyer ce pécheur sur place est-il réellement la solution ? Pour moi qui prône la non-violence ? Probablement pas. Bon sang Ray ! Sert toi de ta tête ! Ton cœur te dicte des choses pour la première fois, mais ne cède pas à tes pulsions comme un vulgaire adolescent en rébellion ! Réfléchis !

                              Alors je m’arrête, à quelques pas de la porte d’entrée du manoir, debout, serrant les poings, tentant de me calmer. Fermant les yeux, je me projette dans mon esprit, rangeant les informations récentes, me servant d’eux comme des pinceaux pour peindre mon comportement. Celui à adopter logiquement en pareil situation. Pragmatique. Mais pas sans émotions.

                              Le tableau se dessine dans ma tête. Wendy en son centre. Les abus. Son pouvoir. Ma réaction. Tel un ordinateur, je me mets à tester en un instant tous les scénarios possibles. Peu se finissent bien, et je ne peux me baser que sur la chance pour certains. Mais je ne joue pas aux dés si ? C’est peut-être ça la solution. Un pari. Mais si dois aller par-là, il faut que le choix A et le choix B soit gagnant quoiqu’il arrive. Comment faire … ? La police n’est pas une option. La condition de Méta-humaine de la jeune fille est un lourd handicap. Et je n’arrive pas à croire que je pense ça, mais c’est un fait, je dois être lucide là-dessus. L’intimider ? Hum … Il se vengera sur Wendy. Le tuer ? Hors de question. Soudain, une idée. La culpabilité. Aussi dangereux et idiot que puisse être un humain, le regret est un frein puissant et terrifiant. Parier sur pareil spéculation, c’est marcher sur des œufs. Mais ai-je réellement le choix ?

                              La sonnette retentit alors. Je prends une grande inspiration, m’arme de mon plus beau sourire, et va ouvrir la porte.

                              L’homme engage la conversation, se présente, et je vois une autre jeune fille se diriger vers Wendy, une veste à la main. Je la garde dans mon champs de vision, me décalant d’un pas sur la coté pour cela. Mr Scott semble être tout à fait gentil. Difficile de croire qu’il fait subir ces choses à Wendy. Mais concentrons-nous. Il est temps de faire un des plus beau laïus de ta vie Ray. Ne lui laisse pas le temps de répondre, mais ne sois pas agressif. J’inspire après qu’il ait posé sa dernière question.

                              « - Enchanté de même Mr Scott. Oui, c’est moi qui ai proposé à Wendy de rester diner, voir dormir si elle le souhaitait. Votre fille est une personne formidable vous savez ? Pleine de vie. De joie. Avec qui il est fort agréable de discuter. En tant que père, je conçois que la laisser une nuit avec un inconnu sois terrifiant. Je vis seul, dans une grande maison, et Dieu seul sait ce qui pourrai arriver n’est-pas ? »

                              Mon regard se durcit, et je le plonge dans celui d’Anderson, et je ne peux réprimer un sourire narquois.

                               « - Mais d’aussi loin que je puisse en juger, la famille est le foyer le plus dangereux que je connaisse. J’ai donc du mal à comprendre en quoi il serrait gênant qu’elle reste. Un père doit protéger son enfant. Pas la faire souffrir. Et encore moins profiter de sa naïveté. Vous ne pensez pas ? Wendy est presque adulte. Prendre ses propres décisions ne peux être que bénéfique, en vue de la vie qui l’attend, pleines de choix divers, et prendre son autonomie ne peux que l’aider à murir. »

                              Cette fois, je ne souris plus.

                              « - A moins que vous en souhaitiez qu’elle ne reste sous votre contrôle toute sa vie. Pour des raisons qui défient la notion d’amour et de paternité. Des choses que la moral et la décence réprouvent. L’empêchant de se construire comme une femme affirmée. Mais tôt ou tard, elle finira par se rendre compte de ce qui se passe dans sa vie. Et si vous êtes fautif de sa souffrance, elle vous le fera payer au centuple. Gardez cela en tête, Mr Scott. Du reste, je ne prétendrai pas être un meilleur père, mais je peux être son ami, une épaule sur laquelle elle pourra se reposer. »

                              Je souris à nouveau en regardant Wendy au loin, allongée dans ma pelouse.

                              « - Lui refuser cela serait presque un aveu vous ne pensez pas ? Un aveu que quelque chose cloche dans sa famille. Que j’ai raison. De plus, si vous vous emportez, vous serez en tort. Et je ne serai qu’une victime de plus, au pire des cas. Est-ce vraiment ce que vous voulez pour votre fille ? »

                              Je me tais enfin, attendant la réaction du père. Je m’attends à tout. Un coup, un cri ou encore des menaces. Mais j’ai fait une promesse. Et je la tiendrai, quoi qu’il en coûte.
                      • Wendy T. Walker
                        CIVIL - Bienfaiteur
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                        id16.08.17 21:27
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                          CIVIL - Bienfaiteur
                          Parfum d'imprévu.


                          Alors que Ray déblatère un émouvant, profond et long monologue. Le père en face de lui finit au bout d'un long instant par sortir un... Beaucoup moins lyrique.

                          "Oula, j'sais pas de quoi vous m'accusez, mais si vous avez un problème vous allez me faire le plaisir de le dire directement plutôt que de me sortir un énorme charabia. Pour le peux que j'ai compris, je vais vous dire la même chose que j'ai dis a ma fille il n'y a pas une minute, si Wendy me dit qu'elle veut rester, elle reste, mais qu'elle me le dise les yeux dans les yeux, pas par message."

                          Il a peut-être plus compris qu'il en donne l'air, ou alors il commence à le faire, on pourrait presque entendre des petits rouages se mettre en marche dans sa tête, mais après est-ce qu'ils fonctionnent vraiment c'est dur à dire. Pendant ce temps la Gracy continue de me caresser la tête au milieu de diverses excuses. S'excuser pour ne pas être suffisamment présente, de se faufiler dans ma chambre, d'être comme une soeur, mais agir comme une petite copine plus qu'autre chose et des choses du même genre. Heureusement que le paternel est trop occupé a sincèrement essayé de comprendre son interlocuteur, ça aurait pu chauffer.

                          Finalement il s'intéresse à ce qui se passe sur le côté, me voit au sol et hausse un sourcil.

                          "En tout cas, jusqu'à ses vingt et un an je suis son responsable légal. Même si a dix-huit ans elle sera majeur, au regard de la loi je devrais et ferai un point d'honneur de m'assurer qu'elle aille bien. D'ailleurs je vais continuer immédiatement..."

                          Il ne laisse pas trop le choix à Ray est va vers le jardin.

                          "Elle a du faire une crise, elle semble avoir la peau colorée ça a du passer, maintenant évitons qu'elle ne tombe malade..."

                          Il ne fait absolument pas attention au propriétaire des lieux, il semble suffisamment confiant pour lui tourner le dos en tout cas. Il s'approche de moi, semble passer une main dans ma nuque et fait quelque chose... L'instant d'après, j'émerge du brouillard.

                          "Papa..."
                          "Que ce soit ici ou ailleurs il lui faut un lit chaud, un jardin aussi beau soit-il ne la nourrira pas."
                          "Froid..."

                          À ce moment-là, il me prend dans ses bras en mode princesse même s'il semble avoir du mal puisqu'il n'est pas une montagne de muscle, il se tourne vers Harper en me faisant un léger et discret sourire.

                          "Tu veux rester ?"
                          "Oui..."
                          "Il ta fait du mal ?"
                          "Non."
                          "Très bien, de toute manière c'est un professeur, c'est malin un professeur et puis bon... Un peu de luxe ne te tuera pas."
                          "Sucre..."
                          "Comment ça ?"
                          "Gracy... Sucre..."

                          Ce n'est pas que, mais le pauvre su comme un porc avec moi dans ses bras, il s'approche de l'entrer. Grace est à côté et me regarde bizarrement. Du côté du papa et du professeur, de son côté le père semble encore un peu méfiant, n'a certainement rien compris au monologue, mais il a compris ce que je veux. Il n'a pas intérêt à m'interdire quoi que ce soit et il sait pertinemment que je ne lui mentirai pas. Quand il me demandera si j'ai subi quoi que ce soit, physique ou sexuel de sa part, je lui répondrai quelques soit la réponse. Donc il sait que Ray est trop intelligent pour tenter quoi que ce soit. Il continue toujours à être à bout de souffle avec moi qu'il porte d'ailleurs.

                          "Je peux... Entrer ? La poser... Puis... partir."

                          Sans trop attendre la réponse et alors que je lui glisse un peu des doigts, il entre après s'être essuyé les pieds et me pose sur le premier meuble confortable qu'il croise, Grace à murmurée un petit "désolé pour l'intrusion"" en passant et reste avec moi pendant qu'Anderson revient vers le maître des lieux.

                          "Elle a fait son choix, je vous la laisse. Elle est entre de bonnes mains hein ?"

                          Pendant ce temps là se produit une petite scène en arrière... Oui, pendant ce même temps derrière, il se passe quelque chose de particulier. Personne ne nous regarde, enfin apparemment c'est le cas pour nous et ce n'est pas réellement vrai. J'essaye d'embrasser ma soeur de coeur par habitude. Pour la première fois depuis... Pour la première fois, elle recule, puis viens me déposer un baiser sur la joue.

                          "Pourquoi ?"
                          "Je ne suis pas ta chérie, donc je ne ferais plus ça."
                          "Gracy... Sucre..."
                          "Comment ça ?"

                          Je viens lui mettre sans crier gare un doigt dans la bouche. Elle crache dans sa manche avec un air dégouté.

                          "Ah ! Mais beurk quoi ! Tu m'as mis de la terre dans la bouche."
                          "Sucre, donc sève..."

                          Je lui montre mon doigt, il n'y a plus trop de terre dessus, mais une substance légèrement oranger... Félicitation Gracy, tu es aussi une mutante... Comme moi, mais réellement. Grace semble immobile, choquée... Elle vient à peine de remarquer qu'elle avait un goût sucré dans la bouche. Depuis quand est-ce que c'est le cas ? Elle n'y a pas fait attention en réalité, elle avait bien d'autres problèmes. Je la blottis contre moi, vu que je suis allongé ça revient à moi qui l'attire dans cette même position et la couve. Elle tremble, la nouvelle semble réellement la bouleverser et je comprends pourquoi, la loi Turenne va aussi lui pourrir l'existence.

                          "Qu'est-ce que je vais devenir..."
                          "Comme moi, mais en moins naïve. Évite les fast-foods et les sodas."

                          Anderson est aussi chamboulé,, il ne dit plus rien, est totalement silencieux. Il semble hésiter entre aller "secourir" sa fille ou la laisser tranquille. Finalement il regarde Ray très sérieusement, il n'est pas énervé, non... C'est... Difficile à expliquer. Il sent qu'il est de trop, que quoi qu'il fasse ça sera mauvais, il est de trop... Son instinc paternel.

                          "Grace est AUSSI mineure... Elle a besoin... De conseil. D'une épaule pour pleurer, pas d'un père pour s'inquiéter et... Je dois aller voir sa mère qui est... Enfin soit. Je vous les laisse, mais vous n'avez pas intérêt à... Je... Bref !"

                          Il a beau essayer de se persuader qu'il aime sa fille, il a beau se forcer à oublier ce qu'il vient de voir, il est un humain avec les mêmes craintes stupides. Il a besoin de temps, il a besoin de distance et il va devoir se faire à ce qu'il vient d'apprendre... Lâche ? Non, enfin un peu, mais pas là où on le pense, la lâcheté serait surtout de s'imposer, pas de comprendre qu'il faut parfois avoir la sagesse de laisser ceux qu'on aime se recentrer et parler quand ils le peuvent. Une oreille inconnue est salutaire pour le cœur d'une jeune fille, tout comme celle de sa sœur de cœur le sera aussi. Il part... Laissant dans un canapé maintenant deux jeunes filles, dont une qui fond en larme et a peur pour son avenir et une autre qui la couve comme une mère, avec beaucoup de tendresse et d'amour, de caresses et de bisous, mais pas sur la bouche elle ne veux plus.
                          Rayleigh Harper
                        • Rayleigh Harper
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                            CIVIL - Bienfaiteur
                            J’assiste à toute cette scène, les bras croisés sur mon torse, sans rien dire, hormis donner des signes de tête pour toutes réponses aux questions que Mr. Scott me pose. La tendresse factice que émane de ce moment, me ferrai presque douter des messages que j’ai lu sur le téléphone. Tout cela paraît si … Aimant. C’est très perturbant. D’autant que la nouvelle qui vient de tomber, a fini de rajouter de la tension à ce moment, déjà si gênant. Grace est aussi une mutante.

                                  Leur père les laisse alors là. Deux jeunes filles perdues. L’une d’elle ayant pris mon cœur, et l’autre ma pitié. Je reste un bon moment dans l’embrasure de la porte, voyant à quelques mètres, ces deux sœurs, se câlinant. Presque comme un couple parfois. Je frissonne de nouveau, et chasse ces pensées toxiques de mon esprit. J’ai mieux à faire pour le moment. Claquant la porte derrière moi, je reviens vers le duo, armé de mon sourire le plus chaleureux, dans le grand et luxueux salon, mitoyen au hall d’entrée.

                                  « - La journée fut rude. Je vous propose de vous faire à diner mesdames. Nous mangerons ici, pour que Wendy puisse se reposer. Une grande salade bio nous fera du bien à tous. Ne bougez pas, je reviens. »

                                  La cuisine est située derrière le salon, au coin sud-est du manoir. Toute équipée, propre, et moderne. Mais je ne cuisine que très peu à vrai dire. Piètre cuisinier, les livraisons sont plus souvent au menu. Mais pour elles, je vais faire un effort. J’ai toujours un peu de salade et des légumes frais. Me mettant à l’ouvrage, pour quelques minutes, je laisse les deux sœurs discuter entre elles, restant aux aguets. 20 minutes plus tard, un plateau garnis de diverses crudités et déposé sur la table jouxtant la canapé dans lequel Wendy et Grace sont installées.

                                  « - Ne vous privez pas surtout. J’irai en refaire si besoin. Ce n’est que du naturel sans arômes. »

                                  Nous nous mettons à manger. Tous silencieux. Wendy est clairement fatigué, et Grace, plus bas que terre. Pauvre fille … Aller Ray. Tiens ta promesse.

                                  « - Grace, ma chère, si je puis me permettre, ta vie n’est pas plus différente qu’elle ne l’était hier encore. Tu es toi. Avec tes joies, tes peines, tes regrets … Le tout n’est pas de savoir ce que sera ta vie à partir de maintenant, car elle ne s’est pas dégradée. Bien au contraire. Tu as un don. Comme Wendy. Comme moi. Tu n’es pas seule Grace. Je peux t’aider, tout comme j’ai promis d’aider Wendy. Et tant d’autres comme nous. »

                                  Je viens m’asseoir à la gauche de Wendy, Grace siégeant à sa droite. Sans comprendre pourquoi, j’enlace alors Wendy, enroulant mon bras autour de sa taille.

                                  « - Ta sœur … A changé quelque chose en moi. A allumé un feu que je pensais éteint depuis des années. Mais ne te méprend pas, je ne ferrai rien de déplacé. Par ailleurs. Grace. Wendy. Je souhaiterai que vous me parliez de tout ça. De votre famille. De ce qui s’y passe. Je souhaite vous aidez. Je l’ai promis à Wendy. »

                                  Je plonge alors mon regard, pleins de sentiments, dans celui de la jeune rousse.
                          • Wendy T. Walker
                            CIVIL - Bienfaiteur
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                              CIVIL - Bienfaiteur
                              Toute vérité n'est pas bonne à dire.


                              Une salade bio, j'ai un grand sourire quand il dit ça.

                              "En parlant de bio..."
                              "Ce n'est pas le même monde, chez lui le bio est bio..."

                              Oui forcément je vois mal des boutiques d'un certain prestige cracher sur leur orgueil et risquer de perdre des clients en jouant sur la qualité. Quand on met le prix... Même si Gracy est en état de choc, elle reste tout de même consciente de ce qui l'entoure et réagit, j'imagine que c'est rassurant. Cela ne l'empêche pas de se blottir contre moi, j'imagine que même les grands enfants ont besoin de douceur. Mais vient l'heure du repas, Grace viens volontiers s'installer, elle est du genre a combler sa dépression a grand coup de nourriture, puis à déprimer plus en avant quand elle a le retour de bâton de la balance. Puis à aller se tuer au sport pour compenser tout ça et ainsi de suite. Je me sens un peu mieux, surtout après le repas, cela ma clairement requinquée, Grace elle découvre les joies d'avoir un organisme bizarre. Oui, avoir une poussée d'énergie après avoir mangé une salade comme si c'était une boisson énergisante est toujours aussi particulier les premières fois, puis viendra l'habitude.

                              Fatigue physique et mentale, un repas presque en silence, mais qui ne m'empêche pas de caresser le dos de ma chère sœur de cœur tout en mangeant de la main gauche. Le laïus de Rayleight n'atteint pas vraiment sa cible pour la simple et bonne raison que c'est trop tôt. Ces arguments son solide, mais c'est juste pas le bon moment, elle a besoin de se recentrer et pour ça une bonne nuit de sommeil lui fera du bien.

                              "Mouais..."

                              Ce n'est pas convaincant, mais le simple fait qu'elle ne l'ignore pas et ne le rejette pas plus est un témoignage du fait que cela fait un peu écho à son esprit. Mais que peu importe ce qu'il dira, elle a besoin de temps. Elle vient d'apprendre qu'elle est méta, que sa mère est en prison ou va bientôt l'être et tout ce qui va bien autour, ce n'est vraiment pas le moment pour les discours. D'ailleurs, sa déclaration a bien failli être la goutte d'eau. À ce moment, elle nous regarde, pousse un "Oh..." et avant qu'elle ne le fasse, je me lève, je les prends chacun par une main et les tire debout avant d'enclencher un câlin de groupe sans trop demander leurs avis.

                              "Je vais tout de suite être clair, je vous aime très fort, même si ce n'est pas pareil. Mais si l'un d'entre vous s'amuse à essayer de me faire choisir entre les deux, que ce soit en repoussant l'autre ou en se laissant disparaitre, je me forcerai à vous abandonner tous les deux."

                              Menace peu crédible vue comment je suis, mais le simple fait de la dire prouve bien que je compte bien... Essayer... Il y a un monde entre dire qu'on le fait et penser qu'on va le faire et réussir. Puisque le message est clair, je leur fais aux deux un gros bisou sur une joue, chacun avant de les relâcher. Grace essaye de s'éloigner, c'est mal me connaitre, je la prends par la main, vais m'installer au salon et l'assois sur mes genoux.

                              ",Mais ! Heu..."
                              "Tu es mon adorable, affectueux et bien aimé garde-fou, tu veux bien m'aider..."
                              "Hein ?"

                              Puis viens le moment où je lui chuchote des petites choses à l'oreille... Difficile de dire ce que je lui dis, quoi que non en fait c'est très facile à comprendre au moins en partie, les mots "désir" et "poitrine" sont de grand indices, surtout en se rappelant du test de tout à l'heure. Mais c'est un autre sujet, j'attends que Ray s'installe aussi pour répondre à sa demande.

                              "Ray, ce n'est pas que je ne t'aime pas, au contraire... Mais... Disont que tant que je ne suis pas majeur je vais éviter de trop t'approcher, je ne suis pas certaine de pouvoir canaliser toutes mes pulsions."
                              "Tu n'es pas croyable... Va au moins lui faire un câlin. Tu en meurs d'envie."
                              "Oui."

                              Ce n'est pas qu'elle n'est plus déprimée, c'est qu'elle a l'esprit occupé par autre chose et cette autre chose est son idiote de sœur de cœur qui d'ailleurs se lève, va faire un gros câlin a son Rayounet puis va se réinstaller en reprenant son doudou sur les genoux en la blottissant contre elle. Pour en revenir à la famille...

                              "Pour en revenir à ta question, il n'y a pas grand-chose à dire niveau famille."
                              "Mise à par que ma mère va en prison et que j'ai abusé de toi... Ouais rien..."
                              "Ce n'est pas si grave."
                              "Si !"

                              Crise de larmes en approche, je colle sa figure contre ma poitrine et l'entoure de tendresse et d'amour ce qui la fait pleurer de plus belle.

                              "C'est ça... C'est ça le plus grave... Tu ne m'en veux pas... Même pas... Même pas un peu... Et ça ne fait que rendre mon comportement encore plus ignoble..."
                              "Vu le nombre de personnes qui me touche en moyenne par jour, une de plus ou de moins."
                              "Ce n'est parce que pleins d'idiots saute d'un pont ou d'un toit que ça rend ce geste moins stupide !"

                              Dit elle dans un cynisme écourté uniquement par ses larmes et son propre écœurement pour sa propre personne. Elle a beau essayer de s'éloigner, je ne fais que la coller davantage à moi, elle rend les armes et ses contente de se laisser faire.

                              "Je ne peux même pas te reprocher de m'avoir laissée faire... Tu es... Toi..."
                              "Gracy, même sans ça je t'aurais laissée faire..."
                              "Parce que tu m'aimes ?"
                              "Non."
                              "Pouquoi alors ?"
                              "Avec toi c'est agréable, doux, tendre, plein d'amour. Ce n'est pas toujours le cas, Anderson par exemple lui me fait vraiment mal... Même si je laisse les hommes et les femmes me toucher depuis que je suis petite et qu'ils ne s'en privent pas, ça ne veut pas dire que c'est bon ou qu'ils le font tous avec délicatesse, surtout lui par derrière et à sec, je n'aime pas plus qu'une autre avoir mal ou sai..."

                              Elle me met immédiatement ses mains sur la bouche, ce n'est pas trop difficile de deviner pourquoi elle n'a pas envie d'entendre plus de détail. Elle se lève avec le visage livide et qui me fait très vite comprendre que je n'ai pas intérêt à essayer de l'en empêcher. Elle passe à côté du professeur et demande simplement.

                              "Les toilettes s'il vous plaît..."

                              Une fois l'indication reçue, elle y va à pas lent, mais il n'est pas difficile de savoir ce qui va sy passer. Toute vérité n'est pas bonne à dire, mais le pire parfois est de se rendre compte que même face aux pires horreurs certaines personnes ne sont pas affectées. Car, j'ai beau avoir dit ce que je viens de dire, je n'ai pas l'air traumatisé ou même triste. J'ai toujours perçu mes petites séances avec Anderson ou même n'importe quelle personne comme si ça n'avait pas plus d'importance que de courir dans les bois, préparer une tarde aux pommes ou discuter de littérature. Je n'ai pas un rapport particulier avec la procréation ou la sexualité, c'est pour moi une activité comme une autre ou ça l'était. Depuis que je suis en ville, on essaye de me faire comprendre des choses et petit à petit ça entre.

                              "J'imagine que j'aurais dû m'arrêter avant d'évoquer la sodomie ?"

                              Je reste songeuse et interrogative, pendant que dans les cabinets une jeune demoiselle plus sensible que moi a fini de rendre sa salade et même de la bile. Elle n'a plus de larme à pleurer, du coup elle se contente de se laver les mains, puis de se recroqueviller près du lavabo et de rester ainsi et en silence.

                              Rayleigh Harper