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L'Enfer, la Révélation, et autres fils de...

  • James Black
    Genesis - Destructeur
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      Genesis - Destructeur

      Avec Beta, je connaissais déjà

      l'Enfer







      Tout ce qui m'entourait était désespoir, solitude, et flammes.
      Les cris de suppliants venaient s'élever dans le ciel, avant d'être étouffés par le bruit assourdissant de flammes qui avaient pris la place des cieux.

      Mes yeux se plissent sous l'éclat de la lumière, alors que je réalise que je suis nu. Qu'est ce que je foutais bite à l'air dans un paysage d'Apocalypse ? Et surtout, où sont les putains de balles que Dull Jack venait de m'envoyer à bout portant après avoir laissé Lester me tabasser à mort ?

      Soudainement, une voix vient infiltrer mon esprit. Pas la belle télépathie des films de science-fiction, caressant votre psyché délicatement; mais un putain de viol psychique qui me força à me tenir la tête entre les mains, crisper mes doigts soumis à la douleur et au besoin fondamental de résister à l'insupportable intrusion. La voix est grave, caverneuse, et surtout multiple. Comme si une légion entière me parlait dans une parfaite synchronisation.

      - Ton ancienne vie est terminée. Tu as deux choix : laisser ton corps se putréfier, et ton âme disparaître dans le Lac de Feu... Ou renaître en assumant le potentiel que tu n'as jamais eu le temps d'exploiter.
      - Mon potentiel ? De quoi ? Les braquage ratés, les...
      Je me tus, porté par un sentiment, une réalisation. Je sentais les flammes m'investir, et comprenait que ces rêves, depuis janvier, étaient des tentatives désespérées menées par mon inconscient pour me faire comprendre que j'étais parmi eux : j'étais un méta. Je savais que les pouvoirs méta-humains s'étaient éveillés depuis le début de l'année, mais que certains réalisaient tardivement leur potentiel. J'avais attendu de crever pour éveiller le mien. Quelques secondes s'écoulent, avant que je ne reprenne la conversation avec moi même, comme un psychopathe perdu dans un champ de mort.
      - Et c'est quoi, le deal ?
      - Ton âme...
      Je le coupe d'un ton blasé - Évidemment  
      A lui de reprendre : ... Qui est de toute façon déjà perdue et n'aura pas de meilleur sort que celui-ci : tu seras mort dans quelques secondes. C'est le moment idéal pour pouvoir conclure un marché. Ouais. J'étais certainement entrain d'agoniser sur le dock où Lester nous avait balancé. Criblé de balles, avec mes plus précieux alliés.
      - Le genre d'offre qu'on ne peut refuser, bagger.
      - Tu peux refuser... Mais tu deviendras inutile. Toutes tes actions passées s'effaceront. Ton corps ira s'enfoncer et pourrir au fond de la côte de Libertytown, et ton pouvoir de flammes s'éteindra à jamais.
      - Et si j'dis oui. On fait quoi ?
      - Tu nous servira. Me servira.
      - Te servir ? Et t'es qui, d'ailleurs.
      - Tes oreilles ne sont pas encore dignes d'entendre mon véritable nom : je suis le Seigneur de la Destruction, Grand Seigneur de la Terreur.
      - Et qu'est ce que je devrai faire pour ... ce Seigneur ? Dis-je, sourire naissant sur le coin de mes lèvres. J'étais baisé. Comme si j'avais envie de disparaître. Comme si n'importe qui accepterai de disparaître, et au nom de quoi ? D'une âme de criminel ? Je ne croyais pas en Dieu. Je ne croyais en rien. Et face au Diable, je n'avais absolument rien à faire de mon âme. Même face à lui, et à l'évidence, je ne croyais d'ailleurs toujours pas en Dieu.
      - Répandre sur cette ville Destruction et Terreur grâce au fragment de pouvoir que je te confierai.
      - Tu ferais de moi un pion dans ton échiquier ? Genre y'a un conflit entre toi et le vieux barbu là haut, et Liberty Town serait votre terrain de jeu ? Y'en a combien d'autres, comme moi ?
      - Tu comprends vite, de la même manière que tu comprendras bien vite ce que j'attends de toi. N'ai crainte, rien de ce que tu feras n'iras à l'encontre de ta morale qui est d'ailleurs la seule raison qui me permet de te parler directement...

      Il s'interrompt, me laissant un court instant de répit face à moi même.

      - Alors, acceptes tu devenir le Héraut des Cendres ? Avec moi, tu seras un Dieu parmi les hommes.

      Il n'avait pas tort. Les coups de pressions sur les pauvres commerçants, coups et blessures, mes gardes à vue. La vente de dope, sa consommation, les violences gratuites, les révoltes infondées. Toute ma vie était un océan de déchéance qui n'aurait dû mener ailleurs qu'ici. Il y avait bien pire que moi, c'est évident. Je n'étais qu'une raclure de Beta comme il y en a des millions. Mais j'avais finalement quelque chose de plus que les autres raclures : j'étais porteur d'un pouvoir endormi qui ne demandait qu'à se manifester au grand jour. Hors de question de mourir sans avoir pu me venger de Jack. De Lester. De la LTPD. Du gouvernement de Turene, de celui d'avant, de celui d'après.
      De me venger du gouvernement qui n'a su nous donner une place, des politiciens et de leurs intrigues, des marchands, des beaufs, des bourges, des banquiers, des stars du showbiz, des catholiques, des musulmans, des protestants, des juifs, et de la Terre entière s'il le fallait ! Tous ceux qui la peuplaient n'étaient que des larves soumises à leurs désirs primaires, et j'étais enfin parvenu à me sortir de cette masse informe. Il était hors de question que mon ascension s'arrête à cause de l'ambition d'un fils de pute et de sa brute sans cervelle... Je valais bien mieux que ça.





      Le poing fermé, mes dents grincent, la mâchoire serrée se transformant en sourire nerveux.
      Mais je suis décidé. J'étais prêt.
      J'étais déjà prêt avant même de me prendre ces balles de 9mm dans le torse.


      Ma voix résonne, assez pour que tous les enfers m'entendent : - Quand est-ce qu'on commence, enculé ?!










      James Black : My dark pages



      Invité, ne vois tu pas la guerre qui se profile ?
    • James Black
      Genesis - Destructeur
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        Genesis - Destructeur

        Après Beta, je connaissais déjà

        l'Enfer




        La voix dans ma tête avait disparu depuis ce qui me semblait une éternité.

        "Quoi ? C'est tout ? Validation orale et j'ai perdu mon âme ? Mais bordel, même le kekab d'Omar m'a fait signé un contrat après notre deal !

        Enfoiré !"


        J'hurle au milieu du néant, face à l'évident constat que personne ne pouvait m'entendre.

        J'étais perdu entre les chemins de cendres, les squelettes animés, les corps entremêlés dans un improbable amas de peine, de regrets, de douleur abominable. Leurs complaintes formait un amas sonore insoutenable, qui me rendrait rapidement fou si je ne trouvais pas un moyen de me tirer d'ici. J'avais accepté le deal de cette enflure de démon : qu'attendais t'il pour me libérer ? Étrangement, ce paysage désenchanté me rappelait les caves de Beta où la dope distribuée par les Delta transformait les humains en loques informes, en véritables zombies. Cette simple pensée me rappela que j'étais moi-même, toujours à avoir des pensées complètement hors sujet peu importe la gravité des situations dans lesquelles j'étais : je pouvais encore sourire.

        Mon sourire devint un rire, et le rire un fou rire incontrôlable, dans une gradation infernale qui perçait le bruit de peine ambiant "Ha... Haha... Hahaha... HAHAHA HAHAHAHAHAHA !"

        Pourtant, une voix émergea, me sortant de ma pensée improbable et interrompant mon fou rire, net.

        "C'est toi : IL t'a choisi ! Hihi !"

        Sa voix de créature frêle et nasillarde venait siffler dans mes oreilles. Mes yeux se posent sur la silhouette de la créature hideuse qui voletait autour de moi. De petites ailles rongées par l'usure, un visage de poupin aux dents pointues sans yeux ni orbites, sur un crâne lisse à moitié chauve. "Qu'est ce que c'est que cette merde putréfiée ?" Dis-je, en m'adressant ouvertement au monstre volant.

        Sans prendre en compte ma remarque, la créature reprend : "- IL veut te voir à l'œuvre : ta mission sur Terre n'est pas terminée ! Héhé !"
        - Dans quoi tu veux m'embarquer ? Avant ça, j'ai des questions ! J'suis où ? En enfer ? Il fallait être Mormon ou Témoin de Jéhovah pour ne pas y aller ?"
        Tentant de saisir la créature en vol, mes mains brûlent aussitôt. "ARGHHHHHHHHHH" la douleur est vive, insoutenable, mais étrangement bien différente de celle que j'attendais. J'ai l'impression, au lieu de sentir une brûlure, que des milliers de rasoirs s'enfoncent dans la paume de ma main. "Tu ne peux pas encore me toucher ! Héhé ! Pas comme ça ! Haha ! Tu dois accepter qui tu es devenu ! Huhu !" Cette petite merde voletait à droite, gauche, parlant en énigmes au point de me faire péter les plombs.
        "- J'suis dev'nu quoi ? J'dois signer quoi pour revivre ? Accouche ! Je me frotte les mains, me souvenant de la violente douleur ressentie : impossible de l'écraser dans ma paume. Le monstre reprend, sans jamais vraiment répondre :
        - Tu dois accepter qui tu es devenu ! Huhu ! Et tu dois accepter ça ! Haha ! en écartant ses petites mains dodues et crochues, il laisse se former un portail au sol, laissant des mains coupées sortir d'un sol de flammes crépitantes. Les mains se meuvent sans corps, portées par une énergie macabre qui me laisse horrifié. Je note cependant, par delà le choc et la surprise, que les mains portent une paire de gants noirs, intacts même après être sorti d'un sol enflammé. Les mains gantées s'approchent de moi, avant d'être soufflées et soudainement réduites en cendres, ne laissant que les gants négligemment abandonnés sur le sol.
        - Ça tu l'as déjà dit, bordel !
        Je les ramasse, les regarde sous toutes les coutures comme si cela pouvait m'aider à comprendre ce qu'ils pouvaient m'apporter. Je les enfile, mais bien évidemment, rien ne se passe. C'était ça, le contrat ?
        - C'est quoi cette merde ?

        La créature s'approche de moi, sans me laisser le temps d'en finir avec mes questions. Pire encore, elle me pousse soudainement en arrière, me laissant tomber dans un abîme sans fond qui avait semblé uniquement s'ouvrir pour me dévorer. Je tente de me retenir, mais tout se dérobe sous mes pieds, me laissant sombrer.



        Ma chute dure une éternité, le temps se dilatant et perdant toute matière. Je vois les couches de l'enfer se dessiner dans mon voyage funeste, observant des parois de chair devenir des visages plaintifs, des bras semblant tenter de s'arracher à leur triste sort : tous ces corps de damnés condamnés à n'être qu'une partie infâme d'un organisme éternel. Mon dieu : c'était ça qui m'attendais si je perdais la vie ? Il fallait que je m'accroche.

        Mais au milieu du néant, plus rien ne semblait pouvoir me rapprocher du Salut.












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          l'Enfer







          Ma chute est longue, dans un tunnel où les voix des suppliants ne savaient se taire. L'écho des cris, de l'agonie, et ces visages s’élevant dans un tumulte chaotique me frappait d'un effroi inimaginable. Puis un sol se forme, sans même que je ne chute. Un sol de béton salit par la poussière, un ciel orangé par les flammes de la guerre. Dans une symphonie de violence, des frappes aériennes rythment en tambours de guerre la destruction semée par les munitions au graviton de canons lourds, bouleversant le sol meurtrit de la ville et oblitérant toute forme d'existence sur leur passage. Le ciel est peu à peu chargé de nuages toxiques, denses, noirs. La suie s'élève de charniers innombrables, formés dans la hâte à même le sol d'une ville méconnaissable, et au loin souffle la tempête de la bataille.

          Où étais-je ?

          Je regarde mes mains, comme poussé par l'impérieux désir de confirmer ma propre existence dans un décor aussi loin du réel : l'enfer que j'avais vu avant était un cauchemar, mais cette scène était si réaliste que ma vision de mon identité même, de moi moi ontologique, en était ébranlée. Mais à la place de mes mains, des flammes enveloppent un squelette, pourtant capable de se mouvoir sans avoir besoin de muscles, de sang ou de tendons, et d'appréhender des objets sans avoir besoin de chair. Je trouve un smartphone dans ma poche, laissant l'écran me servir de miroir. Aucun doute, je rêve encore : mon visage est celui d'un squelette, enveloppé de flammes qui pourtant ne consument pas mes vêtements, ne chauffent pas mon crâne.

          Qu'étais-je devenu ?

          Quand vous rêvez, il suffit que la question se pose, "je rêve ?" pour que la réponse devienne une évidence manifeste. Pourtant, ici, tout semblait encore réel. Le temps, la matière, ma pensée. Pas de nébuleuse imprécise, de raccourcis improbables. Tout était là, devant moi.


          Les bâtiments de LibertyTown sont en cendres : je reconnais le cadavre de la tour Kingston. Il n'y a plus de police, de gangs, ou de préoccupations quotidiennes minables. Il n'y avait plus que la vie et la mort, alors que mes yeux se posent sur un ange, arme à la main, descendant du ciel pour prendre la mienne. Elle venait à moi, bras tendu, ailes déployées alors que derrière elle, d'autres silhouettes ignoraient la gravité et l'accompagnaient dans un bourdonnement furieux.

          Dans le tumulte des flammes, je vois naitre des luttes : l'armée tir à l'arme automatique en salves interminables sur une femme impossible à saisir, évitant les balles comme si elles ne pouvaient toucher son corps. Une autre femme au teint cendré bondit, de façon prodigieuse, et atterrit sur un tank qu'elle ouvrit de ses propres mains, alors qu'un homme à mes côtés entourait les siennes de magie pour faire s'ouvrir un trou noir engloutissant un autre char tout entier.

          C'était un merveilleux épilogue. Oh oui : l'humanité allait être en proie au chaos et à la désolation qu'elle avait elle même causé. Ma place, dans tout ça ? Je me tourne, et ne peut m'empêcher de sourire : derrière moi, une armée d'êtres difformes, de mutants, de démons, de métahumains. Tous lèvent le poing, acclamant leur champion dans un hourra galvanisant... Et me voilà, instinctivement poussé par une adrénaline dévorante, levant le poing en l'air et déchainant aussitôt une armée frénétique qui vint s'abattre sur les restes de la ville à genoux.

          Tous méta-humains, acceptant leur vraie nature et leur vraie forme : plus aucun d'entre nous n'avait besoin de se cacher. Mais ... Je n'avais rien à faire parmi eux. A part Vicious, nous étions tous humains : pourquoi ce sentiment d'appartenance devenait si fort ? Si évident ? Peu importe, au fond : j'avais rejoins les rangs des élus, et enfin trouvé ma place dans ce monde.

          Toujours galvanisé par la foule, j'entends une voix féminine m'extirpant de cette vision surréaliste, et me rapprochant d'une forme de conscience : "Si j'en parle, j'vais me faire virer" ?

          Soudain, le silence. Écran noir. Vision obscure.

          Je sens pourtant mon âme s'élever, vibrante plus encore. Des frissons me parcourent les doigts. C'est ça, l'élévation de l'âme ? L'appel du paradis ? Je vois mon esprit traverser l'espace, le temps, avant de retourner dans mon corps à genoux...

          Dans un appartement.

          Oh...
          Douce Révélation.









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