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Mais qu'est ce qu'on fou là ? ça caille ! [PV Kate Ikeld]

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  • Maryana Kovalevski
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      CIVIL - Esprit Libre
      Centre Commercial – Gamma. Début Février 2016

      Âme perdue dans les allées, soupirante. Déambulante. C’est qu’il était grand, ce centre commercial. Sans doute trop pour cette petite présence qui n’avait pas la moindre habitude concernant ce genre d’endroits. Billes des profondeurs marines lassées, observant les rangées de magasins à perte de vue. Suffoquant, comme endroit. Ou plutôt, sans doute y avait-il trop de monde à son gout. Et encore cette question mentale, à se demander ce qu’elle fichait là, maudissant les deux hommes pour cette inactivité certaine. L’impression d’avoir été bernée, aussi. Parce que cette liste tenue entre deux doigts fins s’avérait d’une longueur déconcertante. Surtout la liste du plus jeune, en fait.

      Perles finalement levées en direction de ce ciel de ferrailles, en un presque roulement. Tu manques pas d’air, sale gosse. Une envie de rire à cette remarque personnelle, mais pas trop non plus. Parce que ce papier aussi long qu’un manche à balais allait très certainement lui faire passer des heures dans cet endroit bondé. Bondé de ces silhouettes se ressemblant toutes les unes les autres, comme formatées, réalisées à partir d’un même modèle. Un train-train qui avait ses travers, paraissait-il. Ne restaient pour les différencier que la couleur des tissus qu’ils portaient. Ça, et ces voix de tons et de timbres différents. Mais était-ce d’une importance quelconque ? Pas vraiment. Pas pour elle, en tout cas. Parce qu’elle n’était pas là pour traîner, cette jeune femme parmi tant d’autres, ni même pour se faire des fréquentations.

      Haussement d’épaule, et déjà les pas reprenaient d’un rythme lent en direction de l’un des emplacements, se demandant ce que l’enfant comptait bien lui faire acheter dans ce kiosque. Une demande au vendeur, simple, comportant la politesse minimum à avoir ainsi que le nom de l’article. Une barbe s’en allant alors, afin de récupérer l’article, très probablement. Quelques minutes à attendre, longues minutes à observer les alentours distraitement, jusqu’à ce que celui-ci ne revienne, sourire aux lèvres.

      « Qui l’eût cru, qu’une jeune femme me demande ce genre d’articles un jour. Mais bon, il en faut pour tous les goûts vous me direz !! ».

      Un rire, amusé. Probablement teinté d’une légère moquerie, également. Puis cette incompréhension de la part de la capuchée. Qu’est c’qu’il m’veut l’vieux encore ? Des prunelles se posant sur ledit article, après quelques instants passés à tenter de détecter le moindre indice chez l’homme, après quelques secondes à prononcer mentalement tous les mots d’oiseaux pouvant lui venir en tête sur le moment. Une tête se décomposant finalement, à la découverte de la couverture plus qu’éloquente. Couleur de peau passant de l’opalin au carmin en quelques fractions de secondes, avant que ce geste de recul ne fasse comprendre à la fois la gêne procurée et la surprise.

      « C’est quoi c’truc encore ? Gardez-le, j’en veux pas. Sans façon ».

      Et déjà la jeune femme aux mèches enflammées quittait l’endroit sans demander son reste. Putain Alex, j’vais t’buter p’tit con. Attends que j’rentre et tu vas voir c’que tu vas prendre ! Humour sale que celui du jeune garçon. Décidément, plus le temps passait, plus celui-ci semblait tenir de celui qui était autrefois un père. Tout dépendait pour qui, ceci-dit. Mais, dans tous les cas, cela devenait préoccupant.

      Ainsi, les emplettes continuaient par une arrivée dans les rayons de vêtements pour hommes. Se remettant de ses émotions, la rouquine avançait doucement, cherchant du regard quelques bouts de tissus pour cet étranger logeant actuellement dans son antre. Un inconnu qui n’en était plus réellement un, d’ailleurs. Sourire naissant dans un coin, repensant à leur première réelle discussion, à cette sensation de complémentarité qu’elle avait pu ressentir lors de ces railleries partagées. La sensation d’être entière, pour une fois. Étirement des lippes disparaissant lorsqu’un vigile arriva, lui intimant de retirer la capuche de sa tête.

      « Oui m’sieu l’chef… » Répondit-elle alors dans un souffle ennuyé, faisant comprendre par la même occasion qu’il dérangeait.

      Ralerie non retenue, et un hochement de tête lui signifiant qu’elle pouvait repartir. Vraiment, quel était l’intérêt de s’énerver pour cela, elle avait bien fait ce qui avait été demandé pourtant non ? Et ce, quand bien même le ton et le sous-entendu n’y était pas. Qu’importe : le geste, lui, avait été fait. Haussement d’épaule, avant de reprendre sa route pour finalement s’arrêter dans un rayon particulier. Vêtements simples, mais ne connaissant pas les goûts, peut-être était-ce le mieux. Ainsi, cette petite main prit possession de l’un d’entre eux, tandis qu’une tête se pencha légèrement sur la gauche, pensive. Était-ce la bonne taille, au moins ? Deuxième main rejoignant alors la première, afin d’étendre l’objet pour voir si cela lui paraissait satisfaisant. Sitôt fait, sitôt reposé au profit d’autres semblant mieux convenir.

      Passage en caisse rapide, préférant ne pas traîner un instant de plus, et finalement, la vue de ce petit toit quelques mètres plus loin, proposant quelques boissons. Perles dérivant à la recherche d’un endroit pour s’asseoir et, une fois cela fait, une prise de commande.

      « Un café bien serré, merci »

      Oui, parce qu’elle en avait bien besoin, de ce contenu-là. Et ce, quand bien même le gout n’était pas forcément toujours au rendez-vous. Une attente, là encore. Puis un gobelet finalement servi, lui permettant d’aller se poser sur ce banc précédemment remarqué. Une Mary d’ores et déjà affalée sur celui-ci, fatiguée de cette escapade non terminée dans les galeries du centre commercial.

      « Rien à foutre, la prochaine fois : ils y vont tout seuls comme des grands ».

      Ou, à défaut, ils viendront avec elle. Parce qu’au-delà de la lassitude, la Russe n’était pas bien grande, ni même bien costaude. Ainsi, se posait le problème suivant : Si le nombre de sacs grandit, ça risque d’être coton pour rentrer. C’bien ma veine bordel.

    • Kate Ikeld
      Chef brigadier - Croisé
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        Mais qu'est-ce qu'on fou là ?
        ça caille !


        Centre Commercial – Gamma. Début Février 2016

        Une nouvelle journée commença, cette lueur émanant de la fenêtre à la droite de mon lit me réveilla.
        Quelle heure est-il ?
        L’intensité de la lumière portait à croire qu’il était tôt. Je ne voulais pas vraiment me lever tôt aujourd’hui, pour une fois que je suis en repos.
        Roh, j’arrive pas à me rendormir !
        Un coup à droite, un coup à gauche, un coup sur le dos, je ne trouvais pas une seule position pour espérer une grâce mat’. Après multiples essais en vain, je pris mon courage à deux mains et je me positionne alors sur le côté de mon lit, assise. Mon regard porta vers l’horloge numérique aux écritures rouge, posée sur ma table de chevet. En effet, il était tôt, 7h du matin.

        « Bordel… »

        Ma main gauche se glissa de l’autre côté de mon lit, vide.

        « Mmmh, il est peut-être déjà levé…. »Soupirais-je

        Je me dirige alors vers la cuisine, marchant comme un zombie. Mon seul objectif était la cafetière, tout ce qui se passait autour de moi restait trouble. Je n’étais pas encore éveillé, encore entre le rêve et la réalité. Sans m’en rendre compte, je m’étais servi un café. Une petite fumée sortait de cette tasse, devant moi, indiquait que ce dernier était encore très chaud. N’étant pas encore bien réveillée, je pris alors une grande gorgée.

        « Ah bordel c’est chaud ! Je me suis brûlée, quelle conne ! » criais-je

        Un petit ricanement résonna dans mon oreille, ce dernier venait de derrière. Je me suis alors retourné en direction de celui-ci.

        « Oh bonjour Éric, tu es matinal » dis-je en tirant la langue, souffrant de douleur

        La seule réponse d’Éric fut un sourire. Je me retourne alors vers mon café, souffle dessus tout en tournant ce dernier avec la cuillère espérant qu’il refroidisse.
        Je me demande ce que je vais faire aujourd’hui, il est tôt, je ne vais pas rester ici à rien faire…
        Éric, m’interpella dans mes pensées
        « Tu es bien pensive ce matin Kate, tu devrais sortir un peu aujourd’hui, tu es en repos je te rappelle ! Certains ont de la chance ! » dit-il énergiquement.

        Il a raison, cela me ferait du bien de sortir, je pense que je vais faire ce que les filles devraient faire, du shopping !
        Je haussai la tête pour faire comprendre mon accord. Puis retourna dans ma salle de bain me préparer.
        Douche, lissage, maquillage, tout ce qu’une femme doit faire pour être belle. Stéréotype à la con…
        J’étais enfin prête pour partir au centre commercial de Gamma.

        Arrivée sur place, devant cet immense édifice, ma première réaction était un idiot Ouah.
        Bref, c’est la première fois que je vais dans ce centre commercial, on m’en avait parlé plus tôt.
        Je me dirige alors dans ce grand hall, donnant sur un ensemble de petits commerces. Je fais alors le tour de cet assortiment presque infini de boutiques. Mon attention porta sur l’un d’eux, un petit magasin de prêt-à-porter. Je pénètre alors à l’intérieure et fait le tour des rayons lorsque je tombe sur cette femme, ayant des cheveux écarlates, sa chevelure.
        Oh mon dieu, comment est-ce possible d’avoir un rouge comme cela ! On dirait un rubis bordel !
        Je lâche alors mon regard un instant, pour regarder un haut que je trouvais plutôt jolie, qui était à ma taille. Lorsque ma vision retourne vers l’emplacement de la femme, cette dernière n’était plus là.
        Je file alors vite en caisse, payer ce haut que je venais de découvrir.
        Il faut que je la trouve, faut que je sache si c’est naturel ou pas, ça me trotte dans la tête !
        Je fais alors le tour de la zone, recherchant cette chevelure écarlate lorsque ma vision remarqua cette couleur sur un banc, tout proche de là où était la boutique.
        Je m’approche alors doucement vers elle, mais mon pied se prend dans un câble électrique qui alimentait un outil qu’un ouvrier utilisait pour réparer un élément de décoration de cette zone.

        « Aie ! » Criais-je

        Mon regard, plein de haine se porta vers l’ouvrier

        « Faites attention ! Balisez la zone imbécile ! » Rugis-je

        L’ouvrier s’excuse prétextant que c’est la faute du stagiaire qui n’a pas mis le balisage, je me fous de ces excuses non voulues, maintenant j’ai perdu toute crédibilité pour accoster cette rousse.
        Bref, je dois quand même aller voir cette fille.
        Il ne reste que quelques mètres entre moi et cette pierre précieuse, je m’approche de plus en plus d’elle mais ma cheville me fait mal à cause de cette idiote chute. La seule chose que je voulais maintenant c’est m’asseoir, ce que je fais.
        Je suis qu’à quelques centimètres de cette femme, assise à côté de moi

        « C’est tellement plus simple d’accuser un stagiaire » soupirais-je.

        Je me tourne alors en direction de cette magnifique chevelure.

        « Vous ne trouvez pas ? »

      • Maryana Kovalevski
        CIVIL - Esprit Libre
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          Une jeune femme ainsi posée sur ce banc, fixant de ces perles absentes les magasins, presque ignare. Parce qu’elle ne connaissait pas la taille de cet inconnu, bien qu’il n’en soit plus réellement un désormais. C’est bête, sans doute aurait-il été préférable de prendre quelques instants ce matin, afin de poser la question : cela aurait évité toute cette perte de temps pour choisir tant un modèle paraissant convenable, tant un tissu à la bonne longueur et largeur. Haussement d’épaules, constatant par la même occasion qu’il était toujours présent dans son antre, cet hispanique. Ce n’était pas particulièrement grave en soi. Seulement, la rouquine s’étonnait elle-même, à laisser les choses telles qu’elles étaient depuis cette rencontre des plus surprenante. Triplement surprenante, d’ailleurs. D’une part parce qu’elle n’était pas vraiment du genre à laisser quelqu’un pénétrer chez elle de la sorte, cette Russe, quand bien même le courant semblait passer entre ces deux-là. Egalement parce qu’elle s’était arrêtée ce jour-là, au lieu de laisser cet homme cribler de balle aux conséquences de ses actes oubliés. Mais aussi plus simplement parce que l’homme était chez elle depuis un bon moment, et que cela ne semblait pas la déranger le moins du monde. Étrange sensation, que celle de pouvoir être qui l’on est sans se soucier du reste. Excepté pour ces quelques mèches carmines, dont il semblait avoir perçu certains effets. Néfaste petite chose.

          Pensées dissimulées, visage pensif. Jusqu’à ce qu’un bruit n’attire son attention, un peu plus loin de là. Grimace naissante sur ces traits, à l’entente de ce cri. Prunelles des fonds marins se portant alors sur cette femme aux fils de jais, observant ainsi la scène distraitement. Elle a bien d’la chance celle-là, d’être brune. Moins d’problèmes, plus passe-partout. Tout bénéf quoi … Un câble électrique, qui n’était vraisemblablement pas à sa place. Ou alors la brunette qui n’sait pas vraiment regarder ou elle va. Le souci étant qu’effectivement, la zone aurait dû être balisée. Hochement de tête, approbateur.  Une honte, de laisser un tel objet à de tels incompétents, dirait-elle sans doute. Excuses alors envolées, celles d’un homme prétextant la faute d’un autre. Banalités affligeantes. Le propre de l’espèce humaine, de reporter la faute sur un autre. Des responsabilités non assumées, aux conséquences parfois lourdes.

          Billes se mouvant alors sur le côté, cherchant une autre chose à regarder. Une chose autre que ce spectacle affligeant. Petit papier toujours en main, Maryana y jeta finalement un œil brièvement. Parce qu’il y avait sans doute encore bien des produits à prendre. Parce qu’elle avait envie d’envoyer valser ce vulgaire bout de feuille griffonné. Puis ce fait, attirant définitivement ses yeux faiblement plissés par l’agacement succinct. Une chose manquait à l’appel, dans tout ce qui était écrit là. Ben voyons. Tu penses à des magazines pornos, par contre, pour tes médocs y’a plus personne hein ? Sal’té. Très étonnant, cette mention absente. Un enfant qui n’avait visiblement que faire de sa propre condition, qui préférait tenter de jouer les grands et forts. Tout cela parce qu’il voyait cette montagne à l’appartement. Quel exemple !  Soupir silencieux, ou peut-être pas tant que cela. Qu’il mime l’oubli, s’il n’y avait que cela pour l’enchanter. Elle, se souviendrait à sa place. Et surtout elle, l’obligerait au rappel. C’était son job, après tout, ça aussi. Le boulot ingrat de sœur aînée.

          Puis cette inconnue aux yeux sombres finit par s’asseoir non loin de sa position, pestant une énième fois contre ce travailleur aux sens des responsabilités plus que douteux. Une énième fois, pensait-elle, car la Kovalevski n’avait pas suivi la conversation pour un sou, et était par conséquent bien incapable d’affirmer s’il y avait eu une suite à cette insulte sommaire.

          « Fectivement. Surtout quand on sait que le stagiaire est sous la responsabilité de l’homme qui l’emploi. Mais bon, faut pas trop en demander à ceux qui n’savent même pas manier d’appareils correctement. Pauvre machine, d’être à la main d’un tel incapable… »

          Un regard alors appuyé sur cet homme désagréable, un peu plus loin. Mais surtout, des paroles prononcées suffisamment fort dans les décibels pour qu’elles puissent parvenir jusqu’à lui. Regards mauvais échangés, et ce fin étirement des lippes qui s’invitaient désormais. Discret, mais bien et bel présent. Rage tant qu’tu veux mon grand, y’a qu’la vérité qui fait mal ! Fin, presque. Des billes finissant leur course sur le côté, fixant cette jeune femme aux mèches ombrées. Parce qu’il n’était pas le seul en faute, malgré tout. Torts partagés, comme dans tout problème. Une chose bien facilement indiquée aux autres, bien moins lorsque cela nous touche directement. Elle le savait pertinemment, Mary. Et elle en jouait. Enfin, presque…

          « Mais c’est également la faute d’la jeunette qui n’regardait pas où elle allait, n’est-ce pas ? »

          Une voix plus faible, cette fois, le but n’étant pas d’afficher cette inconnue plus qu’elle ne l’avait fait par ses propres moyens, en s’étalant presque quelques minutes plus tôt. Une reprise de formulation, également. Aussi, un corps se mettant un peu plus sur le côté, comme pour laisser davantage de place et ce, quand bien même place il y avait déjà. Geste accompagné par celui de cette main, récupérant les lanières de quelques sacs afin de les déplacer également. Juste comme ça. Puis un frisson parcourant tout d’abord l’échine, jusqu’à parvenir au reste du corps. Brève sensation. Et malgré tout, ces quelques poils blonds déjà dressés sur les bras.

          « Tsh. C’est qu’il fait froid en c’moment, si j’avais su : j’serais restée au chaud, tiens. »

          Au chaud. Façon de parler. Parce que l’appartement n’avait rien d’une fournaise, bien au contraire. Sommaire habitation, pour un chauffage tout aussi sommaire. Et après, on se demandait pourquoi ce cher Alexey tombait régulièrement malade. Force était d’avouer que la localisation n’aidait que très peu, n’étant peu adaptée à la guérison.

          « Bref. Et donc, pas trop d’casse m'dame-j'-regarde-pas-où-j'-vais ? »

          Un sourire, non dissimulé cette fois. Intéressant petit surnom qu’elle avait trouvé, le temps de quelques instants. Le temps qu’elle ne se décide du meilleur moment pour quitter la scène. Mais pas tout de suite. Pas encore. Car pour l’instant, la rouquine avait d’autres projets. Un projet nommé « boutade ».
        • Kate Ikeld
          Chef brigadier - Croisé
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            Centre Commercial – Gamma. Début Février 2016

            « Fectivement. Surtout quand on sait que le stagiaire est sous la responsabilité de l’homme qui l’emploi. Mais bon, faut pas trop en demander à ceux qui n’savent même pas manier d’appareils correctement. Pauvre machine, d’être à la main d’un tel incapable… »  

            Elle a raison la rouquine, sur le moment, j’aurais dû prendre en compte que le stagiaire est sous la responsabilité de cet idiot… Bref, sur le coup, la seule chose que je voulais, c’est le gronder !
            Je regarde alors cette femme fixer longuement cet ouvrier, pour lui faire comprendre que c’était bien visé.
            Une femme de caractère, j’aime ça ! C’est de plus en plus rare de nos jours, elle me plaît de plus en plus cette fille aux cheveux rouge !
            Je remarque que la femme, assise à côté de moi, me fixa, avec ses yeux bleus me plongeant dans un très vaste océan de souvenirs et de vécus.

            « Mais c’est également la faute d’la jeunette qui n’regardait pas où elle allait, n’est-ce pas ? »

            A cet instant, mon cerveau analysa seulement sa voix, sans prêter attention à ce que la femme disait, le son émanant de sa bouche était pur, j’étais surpris qu’une femme puisse avoir à la fois une belle chevelure et une si belle voix. Quelques dixièmes de secondes s’écoulèrent avant que je comprenne ce que la femme venait de dire.
            Euh… Je suis un peu obligée d’admettre que c’est vrai, je devrais vraiment faire un peu plus attention où je vais quand je marche, mais bordel, on est dans un centre commercial gigantesque, les ouvriers devraient faire un peu plus attention.
            Je ne savais pas quoi répondre à la femme, je ne pouvais pas la gronder elle aussi, pas après ce qu’elle venait de dire concernant cet homme. Elle n’y est pour rien, mais c’est assez blessant ce qu’elle venait de soupirer.

            « Mouais »

            Ce fut la seule réponse que je trouvais adapté à la situation, pour pas que cette dernière s’aggrave. Je sais d’avance que je perds une grande crédibilité avec cette simple réponse, mais je n’en ai rien à foutre, je l’ai déjà égaré lors de ma chute majestueuse.
            La femme à côté de moi se décala un peu plus, attrapant les lanières de son sac
            Lui ai-je fait peur ? Pourtant, je n’ai pas un visage si méchant que ça. Je sais que je peux avoir un regard très perçant à cause de mon poste, mais j’essaie toutefois de faire de mon mieux pour que cela ne se reflète pas dans ma vie de tous les jours.
            Mon regard, attristé par la réaction de la femme tomba pour regarder les mains de cette dernière, espérant de comprendre l’état d’esprit de celle-ci grâce à ma connaissance de la gestuelle. Quand tout à coups des frissons commencèrent à se créer sur la peau claire de cette rouquine.

            « Tsh. C’est qu’il fait froid en c’moment, si j’avais su : j’serais restée au chaud, tiens. »

            Un sourire se forma sur mon visage, cette femme avait froid, mais grâce à ma veste, je ne pouvais ressentir la même chose qu’elle, puis avec les entraînements que j’ai eu sous des rafales glaciales m’a permis de résister à ce dernier. Je commençais à avoir pitié de cette fille gelée, mais bon, elle est assez grande pour se vêtir comme il faut en hiver.

            « Bref. Et donc, pas trop d’casse m'dame-j'-regarde-pas-où-j'-vais ? »

            Quelques secondes de discussion et cette personne aux cheveux rubis me donnent déjà un surnom, c’est amusant comme situation, un sourire plus marqué que celui d’avant s’échappe de ma figure. Je passe alors rapidement un regard sur mes jambes, restant un peu plus de temps sur mes chevilles, les faisant bouger pour vérifier si une douleur découlait de ces dernières. Rien ne se passa.
            Je dirige alors ma tête en direction de cette femme, pendant son parcours, je me rends compte qu’il fallait attendre qu’on me pose cette question pour que je contrôle si j’allais bien, c’est grave quand même.

            « Non, je suis encore entière, je crois, madame aux cheveux rubis » soupirais-je

            Il fallait que je trouve un surnom pour cette personne, pour qu’on soit à armes égales, cela n’aurait pas été amusant sinon. A vrai dire, je n’aime pas tellement le surnom qu’elle vient de me donner, cela me rend un peu idiote sur les bords ce qui ne me reflète pas du tout. Il faut absolument qu’elle me trouve un autre surnom.
            « Sinon moi, c’est Kate. » dis-je d’une voix amusante
            Perspicace, rien de mieux que mon prénom pour éviter tout problème.

          • Maryana Kovalevski
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              Quelques remarques fusantes d’un côté comme de l’autre. Parce que s’il y avait bien une chose de certaine : c’était que les torts étaient très probablement partagés. Comme cela était le cas lors d’un conflit, d’un échange désastreux, et tout autre problème pouvant s’y rapporter. Une chose dont la jeune rousse avait parfaitement connaissance, mais qu’elle n’appliquait pas forcément à la lettre non plus. Parce qu’il était difficile, de voir ses propres erreurs. Bien plus que de percevoir celles des autres, sautant davantage au visage. Question de recul, sans doute. Mais pas que. Une voix qui ne pouvait s’empêcher de faire sortir ces quelques mots de cette bouche. Parce qu’il était question de machine, sans doute. Mais également parce qu’il était tout bonnement insupportable de voir ce tel rejet de la responsabilité dans la sphère professionnelle. Ça, et l’incompétence plus que certaine de cet homme. Quelque part, elle n’avait pas la langue dans sa poche, la petite Russe. Principalement lorsqu’elle estimait cela nécessaire.

              Une paire de billes bleutées se fixant alors dans les siennes, profondément. Pas suffisamment pour percevoir l’âme, ceci-dit. Car Maryana n’avait que faire de la couleur de l’âme des autres. Ce qu’elles reflétaient, également. Tout cela ne restait qu’un retour simple des choses : si l’un prenait, l’autre aussi. Une attente patiente, jusqu’à ce que cet unique mot ne ressorte. « Mouais ».  Rien à redire, si ce n’était que l’espèce humaine était bien désespérante, à s’enfoncer dans ses travers. Bien entendu, l’Informaticienne s’incluait elle-aussi dans le lot : Elle était humaine malgré tout. Physiquement, tout du moins.

              Une rouquine se déplaçant de peu, emportant ses quelques sacs avec elle d’un passage de main. Non pas une fuite, ni même un départ précipité. Des mouvements neutres, comme à son habitude. Tout du moins tant que la jeune Kovalevski ne s’énervait pas. Juste une manœuvre réalisée afin que la brunette ait la place de s’installer plus confortablement. Ça, et qu’elle ne la colle pas trop, également. Force était d’avouer que si la jeune Mary n’était pas contre le contact en lui-même, il n’en demeurait pas moins le désir de conserver cette bulle d’espace vital intacte. Chacun son air, en somme. Une pensée que certains interpréteraient plus que certainement de travers. Et pourtant, il n’y avait là aucun lien quant à une possible histoire de lignée, de richesse, ou tout autre connerie du genre. Parce qu’elle était bien loin de cette vie-là, Maryana. A vrai dire, probablement ne l’avait-elle jamais connue.

              Frisson parcourant la peau, s’immisçant jusque dans les poils. Une remarque également lancée au gré du vent, ignorée par cette femme aux billes semblables aux siennes. Soupir silencieux, le temps de constater cet étirement des lippes chez l’autre. Un sourire qu’elle ne saurait interpréter, car il y avait bien des origines différentes à un tel geste facial. Elle manque pas d’air celle-là. Pas qu’j’aime pas ça hein. Mais là, maintenant, tout de suite, sa tête m’revient pas. Changement de sujet, tandis que cette main passait du sac à son bras, le frottant légèrement.

              Une question, doublée d’une petite raillerie. Du parfait Maryana, en somme. Puis ces prunelles observant là où l’autre regardait : c’est-à-dire vers ces deux petites chevilles qui bougeaient alors, tel une vérification de matériel. Une réponse ne tardant alors pas à arriver. Une réponse à faire tourner ce blanc visage au rouge. C’pas vrai ça…Qu’est ce qu’ils ont tous avec mes cheveux bordel ! Lueur perdue dans le regard, des traits se fermant pour ainsi dire brusquement. Parce que ces quelques mots sonnaient comme un amer rappel au passé révolu. Ou plutôt, qu’elle croyait révolu. Car là était la différence, entre croire et faits avérés. Maryana, elle, se situait entre les deux. Et ce, quand bien même elle ne l’avouerait point.

              Quelques doigts partirent alors en direction d’une mèche carmine, découvrant par la même occasion que la capuche n’avait pas été remise sur sa tête. Pourtant, elle avait dans sa mémoire cette image indiquant une remise en service du tissu. Banale illusion. Claquement de langue, inaudible, tandis que la jeune femme donnait désormais son nom. Kate. Pas d’autres informations.

              « Mary. Un souci avec la couleur de mes cheveux peut-être ? ».

              Pas de Maryana, ni même de Kovalevski : Juste Mary. Une main ainsi tendue pour de plus amples salutations, quand bien même cet air plus strict ne s’effaçait pas de ce visage opalin. Une simple remarque, visant à comprendre tout d’abord l’origine de cet intérêt pour ces mèches de feu. Parce que si elles rappelaient les rubis à cette presque inconnue, ce n’était pas vraiment la première chose qui venait en tête de la Russe.

              « Et donc, plutôt matinale la miss-Kate-qui-n’regarde-pas-où-elle-va. Une envie soudaine de faire les emplettes, ou juste celle de changer un peu d’air ? »

              Pas que cela l’intéressait réellement, mais histoire de faire un minimum de conversation. Au moins le temps de cette pause improvisée. Quelques mots, avant que ce gobelet de café ne parvienne à ces lippes entrouvertes. Une gorgée, puis une seconde. Rien de tel pour se réchauffer, momentanément en tout cas. Et pourtant, quelque chose dérangeait dans ce gout. Non pas qu’il était mauvais, mais ce n’était pas réellement la sensation que procurait généralement ce genre de boissons. Mine de dégoût, partiellement dissimulée derrière ce bout de carton arrondi.

              « L’est bizarre lui... ».

              Aucune précision verbale. Lui. Le café. Mais en y repensant, tout était étrange dans ces lieux. A commencer par la présence de cette âme : la sienne.

            • Kate Ikeld
              Chef brigadier - Croisé
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              id15.08.17 16:37
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                Mais qu'est-ce qu'on fou là ?
                ça caille !


                Centre Commercial – Gamma. Début Février 2016

                « Mary. Un souci avec la couleur de mes cheveux peut-être ? »

                Mary, un prénom plutôt habituel, ce qui ne me surprend pas tant que cela. Cependant, sur le coup, ce prénom me rappelle le Bloody Mary, un cocktail assez spécial à base de vodka et de tomate. Ce petit rapprochement me fait ricaner à cause du rouge de la tomate et de celui de ses cheveux. Un rapprochement que j’aurais pu éviter de faire au vu de la réaction de la rouquine à côté de moi suite à ma parole concernant ses cheveux.

                Je la comprends, c’est sûr que, cette femme, a dû recevoir beaucoup de moquerie lors de son enfance. On sait tous que les jeunes, sont toujours friands de plaisanteries. Et cela encore plus quand c’est pour une personne qui a quelque chose qui n’est pas courant, en l’occurrence, la couleur des cheveux. Il est vrai à dire que les jeunes, ne font pas vraiment attention à ce qu’ils disent, sans se soucier de la gravité de leurs paroles et sans se préoccuper des conséquences de ces dernières.


                Ce qui est sûr, c’est que maintenant, ses démons de jeunesses doivent regretter leurs actes passés. Cette femme est devenue magnifique, une chevelure, certes inhabituelle, mais d’une beauté sans égale. La nuance de rouge dans ses cheveux était juste bien dosée, un peintre n’aurait pu imaginer cette couleur.

                Il fallait que je réponde à cette femme, pour ne pas la faire croire que je suis comme ces enfants se moquant sans cesses de sa couleur de cheveux.

                « Oh non ! Tout le contraire, je les trouve juste absolument magnifique, j’en suis jalouse ... »

                C’est vrai, je suis jalouse de sa teinture, j’en ai marre d’avoir une chevelure banale. Il y a bien trop de blondes et de brunes sur Terre et pas assez de rousses. Mais bon, je n’y peux rien si Dame Nature a décidé que je fasse parti de la majorité des gens… Cela m’ennuie, d’être banale, je voudrais tellement être une personne anormale, me démarquer de la population, mais je ne peux malheureusement rien y faire. Je suis qu’une humaine.


                « Et donc, plutôt matinale la miss-Kate-qui-n’regarde-pas-où-elle-va. Une envie soudaine de faire les emplettes, ou juste celle de changer un peu d’air ? »

                La tonalité de la voix de Mary laissait à croire que c’était qu’une discussion formelle. Elle ne voulait pas vraiment connaître la réponse, mais bon, c’est ce que ferais un bon citoyen. Une personne normale.

                « Je viens me changer les idées, ça fait du bien de sortir un peu de son train-train habituel… Métro-Boulot-Dodo, vous connaissez ? »

                Changer d’air, il est clair que cela fait du bien, je faisais exactement les mêmes choses depuis mon retour à la base. M’entrainer, m’entrainer et m’entrainer. La répétition me lasse, je voulais faire quelque chose d’autre, c’est pour cela que je suis venue. Eric avait raison, ça me fait du bien de me balader, rencontrer des personnes, une chose que je devrais faire lorsque j’ai une journée de repos.

                « Et vous ? »

                Il fallait que je retourne la question, ce que ferait une personne normale, mais comme pour Mary, la réponse ne m’était pas importante, tout comme elle, cela reste une discussion formelle.








              • Maryana Kovalevski
                CIVIL - Esprit Libre
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                id26.08.17 9:25
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                  CIVIL - Esprit Libre

                  Oui. Parce que, concrètement, la jeune femme commençait à saturer de ces remarques constantes ne concernant que ces mèches originellement rougeâtres. Des fils qui avaient beau être roux sur le papier, mais n’en gardait pas moins cette allure de coquelicot. Un tout disposé d’un naturel déconcertant et, en cela, nombreux étaient ceux qui jouaient de la moquerie. Qu’importe qu’elles eussent été prononcées à des fins d’amusement, de blessure ou encore de taquinerie : le résultat n’en demeurait pas moins identique. Et, au-delà de toute cela : Maryana en était venu à haïr cette couleur, bien assez tôt dans sa vie d’être humain. Chacun pouvait bien y voir l’interprétation qu’il souhaitait, elle se chargerait bien assez tôt de faire regretter amèrement certains comportements. Parce qu’elle n’était plus là même aujourd’hui. Même prénom, même chevelure, même visage. Cependant, la ressemblance avec l’ancienne enfant Kovalevski s’arrêtait là désormais.

                  Un ricanement parvenu à ces oreilles, tel que cela fût le cas à l’époque. Aussitôt, un soupir agacé s’échappa des fines lèvres rougies par la température qui n’était, semble-t-il, pas à leur gout. Marre-toi la gourdasse : continue et j’vais pas te louper. Parce que l’origine et les sentiments véhiculés parfois maladroitement par le rire, ne changeait assurément pas énormément le jugement de la jeune femme aux trop nombreux sacs. En somme, le pseudo-chasseur s’attaquait au mauvais pseudo-gibier. Des rôles qui ne tarderaient pas à s’inverser, si l’envie venait à l’informaticienne. Puis ce furent des paroles en extrême contradiction avec les signaux avant-coureur, remettant les paroles, chaque son dans leur propre contexte.

                  « Eh ben. J’avoue ne pas savoir si t’es sérieuse ou si tu te fous juste de ma gueule à vrai dire »

                  Et j’ose espérer pour toi que la première option est la bonne. Haussement d’épaule survenant alors, dans cette réplique renvoyée. Une bien neutre petite Mary, tout du moins en surface. Car l’agacement et les piques dissimulées étaient bien présentes dans son esprit, à défaut de l’être dans les sons. La seule chose perceptible de cet échange n’était que ce ton légèrement haut. Non pas hautain. Juste haut. Parce que cette langue était sans doute une langue à ton, n’est-ce pas ? Ou alors était-ce celle de sa naissance… C’est qu’elle perdait le fil, la rouquine, avec les années.

                  « M’enfin. A choisir, j’préfère largement des cheveux comme les tiens. Le type pie est bien plus agréable à la vue. »

                  Une comparaison qui n’était pas choisie au hasard. Une comparaison qui évoquait effectivement une couleur de jais, à première vue. Et très certainement était-ce là, la seule chose qui était donnée de voir à ces gens : la vision d’une jeune Russe aux expressions non conventionnelles. Et ce n’était pas particulièrement faux, en soi. Seulement, il semblerait que les mots n’étaient pas issus de cette manie-là, cette fois-ci. Parce que la pie, c’était un peu ce à quoi lui faisait penser cette étrangère aux sombres mèches : une gamine bavarde. Sans doute trop pour la rouquine, d’ailleurs.

                  Puis cette question lancée de la sorte, plus pour la forme que par intérêt. Il s’agissait là de faire un semblant de conversation, afin d’éviter les possibles blancs pesant. Cela, mais également le temps d’agrandir un peu cette pause qu’elle estimait amplement méritée. Parce qu’il y avait ce petit frère qui dormait paisiblement, tandis que l’ainée parcourait les magasins afin de trouver chaque objet de cette maudite liste. Une réponse qui ne tarda guère. Une réponse pour ainsi dire bateau, et ce retour de questionnement.

                  « Assez, oui. Disons que mes taffs font partis de ceux qui ne connaissent pas réellement l’mot vacances. Mais c’est pas vraiment le genre d’endroit qui va me changer les idées, le centre commercial, contrairement à toi. »

                  Ou alors faut que j’trouve mon bonheur en pièces pour mon ordinateur. Et là, c’est le portefeuille  qui prend. Un travail qui ne connaissait pas de vacances. Une affirmation à la fois vraie, mais empreinte d’une certaine fausseté. Parce que l’occupation de l’informaticien dépendait de ses compétences en la matière, mais également de la renommée qu’il pouvait avoir dans le milieu. Malheureusement, Maryana faisait partie de cette maigre catégorie qui s’était démarquée tôt par les aptitudes informatiques. Deux facettes de l’emploi : La connecté, et la réalité. Ainsi, les demandes pour des élaborations ou modifications de logiciels n’étaient pas tant à craindre dans leur nombre que dans la taille même du projet. Qu’importe, au final. Car même si la jeune femme s’en plaignait parfois, de ces délais trop courts, la participation à tout cela ne pouvait être que bénéfique. Quant à la réalité, il s’agissait davantage de réparations ou d’améliorations d’objets électroniques, quels qu’ils soient.

                  « C’est plutôt qu’on m’a collée à la corvée course. »

                  Collée : c’était le mot. Parce que, par défaut, il n’y avait personne d’autre, pour y aller à sa place. Un frère à la santé fragile, dont elle n’aurait certainement pas accepté la sortie à la vue des températures. Et ce malgré le fait que bon nombre de noms d’oiseaux avaient défilés intérieurement durant les dernières heures. De l’autre côté, il y avait cet inconnu qui n’en était plus réellement un. Voilà déjà plusieurs semaines qu’il demeurait dans son antre, mais les circonstances faisaient qu’elle ne pouvait sciemment pas le laisser déambuler seul dans un centre commercial bondé. Car ne restait pour seul repère que cette mémoire défaillante, et cette fichue liste.

                  « Et donc, elle fait quoi comme taff la jeunette, pour avoir besoin de se changer les idées dans un endroit typé centre commercial ? »

                  Sans attendre une quelconque réponse, Maryana se leva afin de retourner brièvement vers la maisonnette qui offrait différentes boissons. Chaudes, froides, tempérées. Toujours pas de froides, non. Pas vu le sale temps qui se profilait à l’horizon. Pas question de choper la mort à son tour. Une commande alors passée, celle de deux cafés. L’un bien serré, l’autre comportant du lait. Puis les pas reprirent leur route vers ce banc, quelques minutes plus tard.

                  « Tiens. J’sais pas c’que tu prends d’habitude, mais ça caille. Alors c’est mieux que rien ». Fin, j'suppose.

                  Simplement dit, un gobelet brûlant tendue vers cette autre. Sans artifice ni sous-entendu. Ne restait là que les paroles d’une Russe n’ayant plus l’habitude des températures hivernales. Parce qu’elle avait quitté son territoire depuis bien longtemps déjà, cette fillette. Sans doute s’y habituerait-elle de nouveau, un jour. Mais le temps passé à travailler sans cesse dans cette pièce close avait fait son œuvre. Celui-ci, et celui des années marquant peu à peu la peau de fatigue et de rides futures.
                • Kate Ikeld
                  Chef brigadier - Croisé
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                    Mais qu'est-ce qu'on fou là ?
                    ça caille !


                    Centre Commercial – Gamma. Début Février 2016


                    « Eh ben. J’avoue ne pas savoir si t’es sérieuse ou si tu te fous juste de ma gueule à vrai dire »

                    Voilà la réponse de cette femme, assise à mes côtés. Il est clair que sa couleur de cheveux ne lui plaît pas. Aurais-je eu raison sur le fait que sa jeunesse n’a pas était si simple que cela ?
                    Je ne savais pas quoi lui répondre, par peur que la situation dégénère. Je n’étais pas venue ici pour chercher des conflits. J’en subis assez comme cela dans mon boulot.
                    Je restais alors, à la regarder, sans laisser ressortir une seule émotion de mon regard.

                    « M’enfin. À choisir, j’préfère largement des cheveux comme les tiens. Le type pie est bien plus agréable à la vue. »

                    Pie ? Sur le coup, je ne comprenais pas pourquoi elle venait de dire cela. Est-ce une comparaison à l’oiseau ?
                    Je me mets à me poser des questions concernant cette comparaison. La pie est un oiseau aux couleurs sombres, serait-ce la raison de sa comparaison ?
                    Je m’arrête alors à cette déduction, ne voulant pas chercher beaucoup plus loin.

                    « Ils sont un peu trop basiques, je trouve… »

                    La femme proche de moi répondit alors à ma question concernant le train-train habituel.

                    « Assez, oui. Disons que mes taffs font partis de ceux qui ne connaissent pas réellement l’mot vacances. Mais c’est pas vraiment le genre d’endroit qui va me changer les idées, le centre commercial, contrairement à toi. »

                    Ses tafs ? Elle doit avoir du courage pour effectuer plusieurs boulots en même temps. Après, si ce sont que des petits boulots, c’est certainement plus facile.
                    Moi par exemple, il m’est impossible de faire un autre boulot, celui-là me prend tout mon temps…
                    Zéro vacance a proprement parlé, tout comme elle. Je dispose tout de même de vacances, mais je dois rester disponible en cas de problèmes, je ne peux me permettre de partir en voyage pour le moment… L’escouade ne dispose malheureusement pas d’éléments pouvant me remplacer pendant un certain laps de temps.
                    C’est bien d’être indispensable, mais ça a ses inconvénients.
                    Toutefois, je dispose d’une journée de repos après chaque mission, mais tout comme les vacances, je dois être disponible… Un cercle vicieux n’empêche…

                    « C’est plutôt qu’on m’a collée à la corvée course. »

                    Corvée de course… On dirait limite que c’est sexiste et vieillot… La femme fait les courses alors que les autres se reposent. Il est clair que plus tard, lorsque j’aurais ma propre famille, ça ne se passera pas comme cela. Puis, je n’ai pas trop le temps non plus pour cela…

                    « Et donc, elle fait quoi comme taff la jeunette, pour avoir besoin de se changer les idées dans un endroit typé centre commercial ? »

                    La rouquine se leva avant même que je puisse répondre à sa question, se dirigeant vers le vendeur de boissons.
                    J’ai l’impression de parler dans le vent depuis tout à l’heure…
                    Je regarde alors autour de moi, la foule de gens se promenant dans le centre commercial, sans vraiment porter attention à leurs visages. Puis la femme aux cheveux ardents se redirige vers moi avec deux gobelets avec une fumée émanant de ces derniers.
                    Bonne initiative !

                    « Tiens. J’sais pas c’que tu prends d’habitude, mais ça caille. Alors c’est mieux que rien »

                    Je regarde alors les deux gobelets de haut, pour vérifier la couleur de la substance à l’intérieur de ces derniers. Je remarque qu’il y en a un plus foncé que l’autre.

                    « Oh, c’est super gentil, j’ai une préférence pour ce qui est corsé. »

                    J’attrape alors le gobelet contenant le café serré tout en lui souriant pour la remercier.

                    « Au fait, pour répondre à ta question avant que tu partes, je suis Lieutenant dans l’US Navy. Donc, oui, ce genre d’endroit me change les idées.»

                    Je prends alors une gorgée de café puis regarde droit dans les yeux Mary.

                    « Et toi ?»






                  • Maryana Kovalevski
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                      C’est qu’elle ne mâchait pas toujours ses mots, cette rouquine infernale. Possiblement était-ce le cas dans la sphère professionnel, mais cela n’en demeurait pas moins d’un extrême relatif. Il s’agissait davantage de tenter de piquer un peu moins, quand bien même l’envie persistait. Irrésistible tentation, tiraillant l’esprit. Ainsi, une question cruciale s’imposait d’elle-même : Fallait-il s’écraser devant ceux qui permettait la survie, devant les soi-disant puissants de ce monde ? Maryana faisait partie de ces gens pensant qu’il était préférable de rester soi-même, dans une certaine mesure. Parce qu’elle n’était pas du genre à faire des efforts monstres de ce côté-là, d’être autre chose qu’elle-même. Car il le savait pertinemment, ce petit bout de femme : Il n’y avait rien de pire que de faire semblant d’être une autre. Expérience oblige, parait-il. Tant est si bien qu’elle préférait grandement s’adonner à d’autres compétences, apprises à ses propres dépens. Manipulation, mensonge ; deux notions qui s’accordaient particulièrement bien. Complémentarité complexe. Une âme ne servant ni le bien, ni le mal. Seulement ses intérêts personnels et, en tapinois, ceux de cette silhouette tremblant le soir, cachée au fond des draps. Sans tambour ni trompette, tel une ombre dont on ne soupçonnerait guère l’existence. Le tout était que l’entité n’entre pas dans ce moule sociétal d’une absurdité déconcertante. Qu’elle ne devienne pas une simple poupée de chiffon, tel une marionnette que l’on poserait sur le bord d’une armoire. Décoration approximative, vivant dans l’errance d’une rassurance enchantée.

                      Silencieusement, les prunelles cobalt fixaient celles de cette inconnue. Présent similaire. Similaire et morne. Car rien ne filtrait de ces différents airs que l’une et l’autre se donnaient. Neutralité à tout épreuve. Une rencontre qui n’apportait guère plus qu’un semblant d’occupation. Rien de plus qu’un faible changement, faisant remonter peu à peu cette nature taquine à l’allure parfois piquante. Loisir momentané, incessamment oublié. Les traces d’une présence qui s’effacera bien assez vite, lorsqu’elles se seront quittées. Une fois ce banc délesté de leur corps. Rayer de la mémoire active, jusqu’à ce qu’elle ne revienne sur le devant de la scène. Un jour…

                      Paroles concernant le basique de cette couleur de jais, accueilli avec un simple haussement d’épaule. Il n’y avait nul mot, nul geste à ajouter. Car il s’avérait certain que les deux femmes n’avaient strictement rien en commun dans leur façon d’aborder les choses. L’une estimait les couleurs voyantes, tandis que la seconde considérait davantage la sobriété.  Si j’pouvais, j’te les refilerais bien tiens. Nul terrain d’entente. Ainsi, sans doute valait-il mieux passer à autre chose. Pour l’une, comme pour l’autre. Et, conséquemment à cela, l’échange relatif au train-train quotidien débuta. Sans intérêt, simples banalités. Tant est si bien que Maryana se leva, retournant à la cabane à café. Quelques minutes d’absences, c’était ce qu’il lui fallait pour récupérer un brin de son espace privé. Sa bulle. Une demande, deux gobelets. Et là voici soupirante, prenant de nouveau la direction du banc. Patiente petite Russe.

                      Un contenant tendu, passant d’une main à une autre. Pas celui qu’elle espérait, malheureusement. Car si les deux femmes n’avaient pas les mêmes gouts en matière de crinières, elles avaient au moins le mérite de l’avoir pour les remontants liquides. A son grand dam, d’ailleurs. Grimace apparente, prête à faire une remarque. T’es pas gênée toi dis donc. Parce que le café serré, il aurait dû être pour elle. Voilà tout.

                      « Si j’avais su, j’aurais pris deux serrés. »

                      Façon de lui faire comprendre la chose, tout en restant étrangement mesurée. Un haussement d’épaule finit alors par se manifester. Tant pis, c’était que du café. Pas la peine d’en faire une maladie.

                      « Ouais, pas d’quoi. »

                      Parce qu’elle n’était pas totalement inhumaine, Maryana. Pas encore. Hélas, cela ne saurait tarder. Ne restait qu’à laisser le temps faire son œuvre, jusqu’à ce que l’humanité d’un corps, d’une âme, soit finalement réduit au néant. Un sourire ainsi rendu, bien qu’amer. Puis quelques secondes furent prises, le temps que ce poignet ne se resserre brièvement autour du plastique, parvenant jusqu’à ses lèvres. Nouvelle grimace, à l’écoulement du contenu dans le fond de sa gorge. Y’a vraiment des gens qu’aiment ça ? Berk. Des gorgées supplémentaires, autant rapides que forcées. Sensation trop peu agréable au palais ; autant en finir rapidement. Hochement de tête, approbatif. Pensif. Ainsi, la sombre gamine était une militaire. Sans doute les quelques efforts réalisés durant cette conversation finissaient par porter leurs fruits. Maigre récolte. Sommaire, même. Une révélation à double tranchant. Un secret à conserver, coute que coute.

                      « Attends, j’reviens »

                      Mots lancés dans une énième grimace, tandis que les doigts jouaient amèrement avec les rebords du gobelet. Vraiment, il devenait nécessaire de prendre autre chose. Et ce, quand bien même restait-il un fond dans le verre. Tant pis. Rebelote, un corps s’éloignant, commandant une troisième boisson. La sensation d’un éternel recommencement, d’un cycle vicieux. Simple impression. Puis un retour vers le lieutenant. Un pas franc, comme à son habitude, bien que lent. Presque frissonnant.

                      « Tsh. Vraiment pas fait pour ces températures-là ! Viv’ment que ça r’monte un peu, tout ça. Bref, oui. Marrant, j’imaginais pas vraiment une gosse être lieutenant. Ceci-dit, j’comprends mieux que tu puisses trouver un centre commercial reposant. Ça fait longtemps que t’es là-dedans ? » Simple curiosité. « D’mon côté, c’est plutôt la fibre technologique. La réparation de machine défectueuse, vérifier que tout soit en ordre. Ça, et tout ce qui est logiciel. Ça passe autant par la modification que par la création. »

                      Un soupir, silencieux. En réalité, la jeune femme s’accommodait bien de ses emplois cumulés, même si cela signifiait courir partout à longueur de journée. Malgré les raleries, il n’en restait pas moins que cela allait plutôt bien avec l’hyperactive qu’elle était.

                      « On pourrait croire que c’est pas grand-chose. Qu’y’a pas mal de vacances. Mais en fait non. Le cerveau est sans cesse en train de bosser. Analyser. Analyser. Réparer. Analyser. Analyser. Création. Test. Correction. Etc. etc. Les gens appellent souvent à la dernière minute, en se disant que c’est pas bien grave. Et les délais de créations sont plus que serrés. Si bien qu’on finit par prendre le pli, à croire qu’on est soi-même une machine. Et on oublie bien vite qu'une machine n'est pas immortelle.»

                      A force d’entendre que ce type d’emploi n’est pas si prenant que cela. Qu’ils pourraient faire plus qu’ils ne le font déjà. En vouloir toujours plus encore. La cupidité des hommes.

                      « Jusqu’à c' que le corps ne cède. »

                      Jusqu’à parvenir au stade de la corde raide.

                      « Mais bon, j’imagine que c’est un peu la même chose chez vous nan ? Malgré les différences ».

                      Bavarde petite Maryana. Jeune femme retournant finalement au silence, quelques instants. Le temps de profiter de la chaleur de ce liquide noirâtre. Le temps de porter enfin le gobelet à ses lèvres, cherchant à éliminer le goût du lait. Imbuvable ressource sortant de cette immense bestiole. Cette horrible vachette.
                    • Kate Ikeld
                      Chef brigadier - Croisé
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                        Mais qu'est-ce qu'on fou là ?
                        ça caille !


                        Centre Commercial – Gamma. Début Février 2016


                        « Si j’avais su, j’aurais pris deux serrés»

                        Bon, je n’ai pas fait le bon choix. Mais c’est le risque lorsqu’on propose deux choses différents à quelqu’un, on a une chance sur deux qu’il prenne l’élément qu’on préfère. regarder les personnes aux alentours, sans vraiment m’attentionner.

                        Je remarque que la rouquine n’apprécie pas vraiment son gobelet, je me sens un peu mal à l’aise d’avoir pris ce qu’elle préfère, mais bon, je comprends un peu sa réaction, l’autre café avait l’air trop faible… Ce n’était pas un vrai café !
                        « « Attends, j’reviens »»
                        J’ai compris, elle va forcément se chercher un vrai café !
                        J’attends alors cette femme, partie chercher son breuvage, faisant ce que j’avais fait avant : regarder les personnes aux alentours, sans vraiment m’attentionner.
                        Puis, la rousse revient, sans même me laisser respirer elle reprit la conversation.
                        « On pourrait croire que c’est pas grand-chose. Qu’y’a pas mal de vacances. Mais en fait non. Le cerveau est sans cesse en train de bosser. Analyser. Analyser. Réparer. Analyser. Analyser. Création. Test. Correction. Etc. etc. Les gens appellent souvent à la dernière minute, en se disant que c’est pas bien grave. Et les délais de créations sont plus que serrés. Si bien qu’on finit par prendre le pli, à croire qu’on est soi-même une machine. Et on oublie bien vite qu'une machine n'est pas immortelle.»
                        Son boulot à l’air vraiment prenant, il doit lui bouffer tout son temps vu comment elle le décrit… Mais c’est vrai que chaque travail a ses avantages et ses défauts, il faut juste faire quelque chose qu’on aime.
                        « Jusqu’à c' que le corps ne cède. »
                        Cette dernière phrase me marque. Il est vrai qu’un boulot peut devenir très difficile à gérer mais jusqu’à que le corps cède ? C’est peut-être trop fort comme mot pour dire ce qu’elle voulait dire… Il est vrai que le mien n’est pas facile, entre les entraînements intenses, qui te défoncent niveau physique et certaines missions qui te détruisent le moral… Mais bon, j’aime mon boulot et il n’y a pas que des mauvaises choses dans celui-ci.
                        « Mais bon, j’imagine que c’est un peu la même chose chez vous nan ? Malgré les différences ».

                        « Pareil pour moi, sauf que moi, c’est l'entraînement physique qui peut être très compliqué, malgré mon expérience. Idem niveau psychologique pour certaines choses que j’ai pu voir »
                        Puis je baisse la tête
                        « ou faire…»dis-je en murmurant
                        Je relève alors ma tête, la dirigeant vers Mary.
                        « Mais bon, j’aime mon boulot. C’est comme si j’étais née pour être dans cette armée, pour mon job…»



                      • Maryana Kovalevski
                        CIVIL - Esprit Libre
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                          C’était pile ou face. Malheureusement, les deux femmes semblaient avoir les mêmes goûts en matière de café. Rien de bien surprenant, dans les faits. Parce que cette chose qu’elle avait dû boire par la force des choses n’était rien d’autre une fade flotte laiteuse. En somme, rien de bien intéressant à se mettre sous la dent, si bien que cette grimace en disait probablement long sur cette haine de la liquide douceur. Un fond bien rapidement délaissé d’ailleurs, trouvant pour seul réconfort le fond de cette poubelle qui traînait non loin de là. En ce même temps, des pas se dirigeant d’ores et déjà vers la cabane proposant toujours plus de boissons, en commandant une nouvelle. Une seule, cette fois. Juste pour elle, pour cette amertume qui n’avait guère pu satisfaire ses papilles.

                          Un retour se faisant aussitôt, reprenant par la même occasion la conversation où elle l’avait laissée. Parce que si certains - rares - sujets n’étaient point intéressants pour la jeune femme aux mèches enflammées, il devenait bien ardu de l’arrêter lorsque la thématique de la technologie était abordée. Effacer ces stéréotypes notés à la craie sur un tableau noir; tâches pouvant parfois prendre cette apparence répétitives qu’elle désignait si bien, cette Russe d’origine. Néanmoins, tout n’était pas coloré d’encre dans cette profession. En effet, l’analyse poussait à l’apprentissage, en un sens, à la progression. Il y avait également l’aspect créatif qui entrait en compte, bien que restreint par les multiples demandes déraisonnables de clients - parfois péteux, force était de l’avouer -. En définitive, tout n’était qu’une question de point de vu. Cela, mais également d’intérêt à la progression. Une avancée qui n’était en rien sociale, mais davantage sur le plan intellectuel. Une manière comme une autre d’apprendre à vivre par soi-même, aussi étrange que puisse être la comparaison. Logique difficilement abordable.

                          Tout en parlant, la jeune Maryana observait distraitement les réactions du soldat. Un métier qui n’était probablement pas aussi épuisant que le sien, mais qui n’en demeurait pas moins usant à sa manière. Parce que les machines, ça fatigue pas, paraît-il. Hélas, cette affirmation était bel et bien erronée. Car même ses êtres faits de ferrailles pouvaient se rompre sous le surmenage. Et beaucoup se trompait sur la réalité de la sphère travail lié à cette branche-ci. En cela, certainement était-il juste d’affirmer que chaque domaine, chaque emploi altérait d’une manière ou d’une autre la santé de l’homme.

                          Des paroles ainsi prononcées, qui semblaient sensiblement confirmer ces quelques fils de pensées. Une difficulté qui n’était pas tant sur le plan physique que psychique. Et il ne suffit que cet abaissement de menton pour comprendre à quel point la réalité était une chose redoutable.

                          « J’imagine qu’on a pas toujours le choix, avec des supérieurs. Faut suivre les ordres, qu’on soit pour ou contre. Un peu comme une machine, en soi. Ca ressemble un peu, quelque part; l’un qu’on prend pour une machine parce qu’informatique, l’autre en oubliant les sentiments et opinions. J’aime aussi beaucoup mon job, hein, tâter d’la machine, d’créer des choses qui peuvent servir. Et j’suis reconnaissante d’avoir le taf que j’ai. C’est enrichissant. C’juste que, parfois, j’me demande si la vie s’foutrait pas un peu d’notre gueule, tu vois ? Ou juste les gens qui sont au d’sus d’nous. J’sais pas trop. »

                          Un silence durant un instant, juste le temps que ce gobelet parvienne jusqu’à ces lippes entrouvertes, faisant glisser le sombre liquide jusque dans la gorge.

                          « Juste que, des fois, j’me dis qu’y’a des trucs qui tournent pas rond. »

                          Haussement d’épaule. Sans doute aurait-elle pu demander ce qui était à l’origine de ce mouvement de tête oscillant brièvement vers le bas, survenu quelques instants plus tôt. Ce qu'étaient ces choses qu’elle aurait vu ou fait. Mais en soi, cela ne concernait pas la rouquine d’informaticienne plus que ça. Et probablement trouverait-elle un meilleur moment pour laisser la question s’échapper des entrailles. Si tant est que cela l’intéresse réellement.

                        • Kate Ikeld
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                            Centre Commercial – Gamma. Début Février 2016


                            « J’imagine qu’on a pas toujours le choix, avec des supérieurs. Faut suivre les ordres, qu’on soit pour ou contre. Un peu comme une machine, en soi. Ca ressemble un peu, quelque part; l’un qu’on prend pour une machine parce qu’informatique, l’autre en oubliant les sentiments et opinions. J’aime aussi beaucoup mon job, hein, tâter d’la machine, d’créer des choses qui peuvent servir. Et j’suis reconnaissante d’avoir le taf que j’ai. C’est enrichissant. C’juste que, parfois, j’me demande si la vie s’foutrait pas un peu d’notre gueule, tu vois ? Ou juste les gens qui sont au d’sus d’nous. J’sais pas trop. »

                            Il est vrai que je suis obligé de suivre les ordres de mes supérieurs, mais de là à nous comparer à des machines, c’est un peu stéréotypé, je trouve.
                            Puis, je suis un peu différente de mes frères d’armes, étant chef de brigade, j’ai le droit de donner mon opinion, ce n’est pas considéré comme une insubordination grâce à ce poste que j’occupe.

                            Ensuite, mes sentiments rentrent en jeu quand je suis sur une mission ou qu’on me donne un ordre.
                            Je n’effectuerais pas une mission ou un ordre si celui-ci est contre nature. On ne peut pas me dire de tuer un enfant par exemple, je serais contre cette demande.
                            Malgré que l’EGIDE est une escouade mal vue d’une partie de la population, nous avons pour but d’être considéré comme des humains, pas comme de simples machines de guerre. Nous avons quand même un cœur derrière notre équipement militaire.

                            Se foutre de notre gueule ?
                            Elle a raison sur le fait que nos supérieurs peuvent se foutre de notre gueule, surtout que moi, je sais vraiment ce à quoi servent ces puces intradermiques.
                            La possibilité de bloquer nos pouvoirs, car ils ont peur de nous, de ce qu’on est capable de faire.
                            Mais, je comprends le point de vue des humains là-dessus. Il est normal qu’ils doivent avoir un moyen de dissuasion sur nous, si on dérape.
                            On ne donne pas une confiance totale à une personne qu’on ne connaît pas, surtout si cette dernière peut avoir des chances de se retourner contre eux et principalement si elle est beaucoup plus forte qu’eux.
                            C’est une façon de se protéger de nous en fait.

                            « Je comprends ce que tu veux dire, mais tu ne peux pas comparer des militaires à des machines. Certes, nous obéissons à des ordres, mais nous sommes des humains, nous avons un libre-arbitre. En tout cas pour moi, je ne pourrais pas exécuter n’importe quel ordre. »

                            Tout en regardant cette rouquine, mon poing se serra, par haine de la connaissance de certains buts de ma hiérarchie.

                            « Puis, ce n'est pas faux ce que tu dis sur les supérieurs. Certains se foutent littéralement de notre gueule, de par leurs paroles que par leurs actes »


                            « Juste que, des fois, j’me dis qu’y’a des trucs qui tournent pas rond. »
                            Si seulement elle le savait…
                            Bien sûr qu’il y a des choses qui tournent pas rond pour ceux qui sont pas au courant de ce qui se prépare, que ce soit dans l’ Egide ou alors au Gouvernement.
                            Une armée de méta humain avec une puce pour protéger la ville. C’est le but officiel de mon escouade, mais je sais très bien qu’il y a un hic derrière tout ça. Ils doivent préparer quelque chose de gros, mais, je ne suis pas encore au courant de cela.

                            « Oh, il y a une quantité innombrable de choses qui ne tournent pas rond depuis quelque temps… Que ce soit avec mon point de vue de civil ou même avec celui de militaire. »

                            Je baisse la tête, indiquant que je connais beaucoup plus de choses qu’un humain lambda.

                            « Surtout celui de militaire en fait. »


                          • Maryana Kovalevski
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                              CIVIL - Esprit Libre
                              Une remise en question avait ainsi été réalisée. Sans doute n’était-ce pas de ces mots à prononcer en présence d’un militaire, et ce quand bien même les remarques demeuraient davantage dissimulées par d’autres paroles. Comme noyées dans un ensemble, des sous-entendus. Fallait-il encore les percevoir et, si la rouquine en croyait cette suite venue d’on ne sait où, le soldat n’avait strictement rien remarqué. Force était d’avouer que ce n’était pas plus mal. Car si l’informaticienne était du genre grande gueule, il ne fallait pour autant pas perdre de vue que les conséquences que cela pourrait potentiellement apporté. C’était le risque, lorsque l’on dévoilait son avis. Dans cette ville, comme partout. « La vie se fou d’notre gueule ». Très exactement ce qu’elle pensait, la jeune Kovalevski, bien que la limitation ne s’arrêtait nullement à « la vie ». Tout cela n’était qu’un terme général, cachant derrière cette globalité une multitude d’autres mots.

                              Malgré tout, la jeune femme semblait interloquée par ces quelques mots, comme si une réflexion se faisait à l’intérieur. Bien entendu, tout cela n’était que pure hypothèse. Mais sans doute Maryana aurait-elle eu ce genre de réactions, si de telles paroles auraient été prononcées en sa présence. Ou, peut-être pas, en fait. En somme, une possibilité difficile de ranger dans une autre case que « probable ». Tout dépendait. Parce qu’elle n’était pas dotée du même caractère que la brune – en tout cas le supposait-elle – d’une part. Aussi, certainement l’expérience différait. Ça et d’autres choses.

                              Ainsi, un regard fût porté vers le gobelet, où quelques doigts jouaient doucement avec le rebord en un supposé carton. Un simple automatisme pour occuper ces mains à qui la sensation des touches du clavier s’enfonçant au contact manquait déjà. Toujours. Heureusement qu’elle avait la bouche prise d’ailleurs, Maryana. Parce que ces histoires de libre-arbitre, d’humains, tout ça c’était que des conneries. Des belles paroles, ah ça oui. Tu m’feras pas croire qu’tu risquerais ta place comme ça. Improbable.

                              « Tu m’ferais croire que tu risquerais ta place à désobéir à un ordre d’un supérieur, t’es quand même gonflée ma grande. Franch’ment, vu les répercutions qu’il doit y avoir derrière, tu m’excuseras d’remettre ta bonne foi de gentille fille en doute, hein, mais j’te vois pas trop prendre le risque. See’. » Une autre gorgée. « Bien sûr que vous êtes des machines. En tout cas pour vos boss, vous en êtes. C’est certain. Y’a rien qu’à voir comment les gens s’comportent, tu verras, c’est assez parlant. Et parfois complèt’ment aberrant. Mais bon, c’est les joies du taf, tu m’diras. Chacun fait son choix, porte sa putain d’croix et doit faire avec. »

                              Une langue passée sur les lèvres ; c’en était terminé de cette savoureuse boisson. Dommage. La jeune femme se leva alors un instant, regagnant la poubelle afin d’y jeter le cadavre de contenant, avant de se planter finalement devant la brunette. Debout sur ses jambes, récupérant tout d’abord ses paquets du bout des doigts, puis devenant immobile, droite devant elle.

                              « Et donc, tu trouves que des choses ne vont pas, et tu y restes quand même ? Enfin, tu fais c’que tu veux, hein. Mais c’est un peu maso tu trouves pas ? J’veux dire, si tu penses que ce que tu vois n’est pas normal, c’est que ça va contre tes principes quelque part, non ? Alors pourquoi t’y restes ? » Un soupir, avant d’enchaîner. « Bon, j’commence à geler là. On bouge ? J’dois passer à la pharmacie, et dans une boutique d’info pour changer ma carte graphique. Puis y’a un nouveau processeur qui est sorti y’a pas longtemps, j’aimerais bien m’le prendre aussi ».

                              Enfin, ça dépendra du prix.
                            • Kate Ikeld
                              Chef brigadier - Croisé
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                                Mais qu'est-ce qu'on fou là ?
                                ça caille !


                                Centre Commercial – Gamma. Début Février 2016


                                « Tu m’ferais croire que tu risquerais ta place à désobéir à un ordre d’un supérieur, t’es quand même gonflée ma grande. Franch’ment, vu les répercutions qu’il doit y avoir derrière, tu m’excuseras d’remettre ta bonne foi de gentille fille en doute, hein, mais j’te vois pas trop prendre le risque. See’. »
                                Les paroles franches de la rouquine commençaient à m’énerver, d’où elle peut me parler comme cela ? J’ai juste répondu à ses paroles, ce n’était que des paroles en l’air, plus ou moins certes, mais elle n’a pas à me parler sur ce ton.
                                Je commençais à froncer les sourcils, indiquant à cette russe qu’il y a des choses qu’il faut dire et d’autres qu’il ne faut pas dire.
                                Ce n’est pas de ma faute si en ce moment les décisions de mes supérieurs peuvent être un peu mal fondées et puis, ce n’est pas parce que je suis militaire que je n’ai pas le droit de dire ce que je pense. Mais, mon poste me permet aussi d’exprimer ces pensées sans forcément me faire taper sur les doigts. Bref, je parle à une civile, elle ne peut pas comprendre ce que je ressens de son point de vue. Il faut être militaire pour comprendre cela.
                                « Bien sûr que vous êtes des machines. En tout cas pour vos boss, vous en êtes. C’est certain. Y’a rien qu’à voir comment les gens s’comportent, tu verras, c’est assez parlant. Et parfois complèt’ment aberrant. Mais bon, c’est les joies du taf, tu m’diras. Chacun fait son choix, porte sa putain d’croix et doit faire avec. »
                                Son blabla est plus ou moins fondé, il est normal de son point de vue de croire que nous sommes des machines pour nos supérieurs, de simples armes de guerres mais je suis dans l’Egide car j’ai une capacité à répondre à mes supérieurs et donner mon point de vue à chaque fois qu’ils décident quelque chose. Puis officiellement, je n’ai qu’un supérieur : le commandant de l’Egide, un humain à la tête d’une armée de super soldat qui peuvent se révolter à n’importe quel moment. Mais, ceux qui feront cela le regretterons très vite…
                                « Je n’ai jamais dit que je désobéirais à un ordre de mes supérieurs, cependant, mon poste me permet de donner mon avis sur leurs décisions et ça c’est super ! Car je peux à des fois leur faire changer d’avis, ils savent rester à l’écoute d’un point de vue différent de le leur. » répondis-je un peu sèchement à cette rouquine « Puis, le fait d’avoir un mot à dire fait que je ne suis pas qu’une simple machines pour mes supérieurs. Une machine n’a pas de conscience et de réflexions… »  

                                « Et donc, tu trouves que des choses ne vont pas, et tu y restes quand même ? Enfin, tu fais c’que tu veux, hein. Mais c’est un peu maso tu trouves pas ? J’veux dire, si tu penses que ce que tu vois n’est pas normal, c’est que ça va contre tes principes quelque part, non ? Alors pourquoi t’y restes ? »
                                Des choses qui ne vont pas ? Elle ne sait certainement pas ce qui se passe dans son dos, le gouvernement et les organisations se foutent sur la gueule en longueur de journée, à se demander qui va survivre à la grande guerre qui doit se préparer en cachette. Mais je ne suis pas assez importante aux yeux du gouvernement pour être tenue au courant de ce genre de décisions de haut rang. Mais de là à dire que c’est maso de rester à mon poste en doutant de ce qui se passe, c’est un peu rapide comme conclusion. Je reste car je veux faire partie de ces personnes qui vont changer le monde, j’ai l’impression d’être née pour cela. Après, est-ce que j’ai choisi le camp du vainqueur, j’en ai aucune idée. Je sais juste que je vais me battre pour mes valeurs jusqu’à mon dernier souffle.
                                « Je ne dirais pas que c’est contre mes principes ce qui se passe en ce moment, c’est juste que je n’aurais pas forcément réagi de la sorte aux événements récents. Après, je n’ai pas l’expérience que peuvent avoir mes supérieurs, leur vision du monde est différente de la mienne car j’ai une vision jeune et eux non. Cependant, je pense qu’ils devraient réfléchir un peu plus sur ce qu’ils veulent faire car ça risque de péter un jour où l’autre. »
                                Rah la colère qui grandi à l’intérieur de moi me fait un peu trop parler, je devrais arrêter de balancer ce genre de paroles à n’importe qui. Je ne connais pas assez cette femme pour pouvoir débattre de la sorte avec elle

                                « Bon, j’commence à geler là. On bouge ? J’dois passer à la pharmacie, et dans une boutique d’info pour changer ma carte graphique. Puis y’a un nouveau processeur qui est sorti y’a pas longtemps, j’aimerais bien m’le prendre aussi ».  
                                Il est vrai qu’il fait assez froid dans ce centre commercial, à croire que le système de chaufferie n’est pas très bien opérationnel. Puis, s’il est aussi bien foutu que cet homme qui avait laissé son matériel au sol, on n’est pas prêt d’avoir du chaud dans ce bâtiment. Mais, le peu de couverture qu’à cette rouquine favorise aussi le fait qu’elle a froid.
                                « Tu veux donc que je te suive ? A vrai dire, je n’ai rien d’autres à faire… »
                                Oh, puis, ça fera passer le temps de rester avec elle. Si je n’aurais pas rencontrer cette femme, en ce moment je crois bien que je serais dans un bus pour rentrer à la maison.


                              • Maryana Kovalevski
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                                  Des paroles ainsi balancées, les unes après les autres, tel un boulet de canon. Car la jeune femme n’appréciait guère d’être prise pour une idiote, à devoir écouter les dires hypocrites, utopiques mais davantage teintés de mensonges de la militaire. La sensation qu’on tentait de lui bourrer le crâne, ou alors de nier la réalité. Dans tous les cas, elle n’allait pas dans la dentelle, Maryana. Et probablement n’allait-elle pas non plus brosser la brunette dans le sens du poil. Parce qu’elle éprouvait ce semblant de plaisir, de satisfaction alors même que ses billes bleutées toisaient les réactions de son interlocuteur. Des sourcils se fronçant alors, un message perçu mais pour autant pas relevé. Car, à part peut-être prendre une réprimande sur un comportement, il n’y avait là rien qui pourrait l’incriminer de quoi que ce soit. Tout cela n’était qu’une conversation, une divergence d’opinion. Rien d’autre, officiellement tout du moins. Et qu’importe que cela n’était pas l’une des choses à dire à quelqu’un de cette profession ; Qu’importe, La Russe était tel une pierre brute. Brute, mais pour autant pas stupide. Assurément.

                                  Une expérience de la société moderne qui lui intimait tous ces sons dévoilés. Car l’organisation sociétale était telle que le plus fort dominait le plus faible. Un supérieur ordonnant à l’employé. Employé qui n’avait qu’à acquiescer et suivre, sous peine d’être réprimandé. Une réprimande qui différait en fonction de la nature de l’obligation, de la position et de bien d’autres faits. Alors oui, La Kovalevski était certaine de ce qu’elle avançait. Et qu’importe ce que pourrait bien ajouter la militaire afin de noyer le poisson, rien de changerait ce fait. Le plus intéressant, dans tout cela, c’était que la brunette semblait se contredire d’une seconde à l’autre. Hélas, celle-ci conversait avec une Russe au tempérament parfois aussi flambant que ces quelques mèches colorées.

                                  « Très bien. Donc il y a quelques minutes, tu disais qu’tu n’pourrais pas exécuter n’importe quel ordre venant d’un supérieur, en raison d’une soi-disant notion de libre arbitre, et parce que t’avais constaté que les choses tournaient pas rond. Et là, maintenant. Et là, maintenant, tu me sors que tu n’désobéirais pas à un ordre ?  Waouh, cette cohérence de propos »

                                  Un claquement de langue, tandis que des claquements de mains résonnaient alors un bref instant. Vraiment, plus la conversation avançait, plus cette femme semblait se perdre dans ses propres tentatives d’explications. Tsh. Elle y croit vraiment au moins, à toutes ces conneries qu’elle débite à la seconde ?

                                  « Bien, admettons. Ta position t’permet de donner ton avis et eux, ils font semblant d’écouter en hochant la tête pour qu’tu leur foute la paix. Soyons honnêtement deux p’tites minutes : ils ont déjà changé d’avis sous prétexte que t’avais un peu levé la voix ? » Un soupir, s’échappant doucement des lèvres. Exaspérée petite Maryana. « C’est bien beau d’avoir son mot à dire, mais faut-il encore qu’il soit écouté. Etre une machine, ça n’se limite pas à ne pas avoir de conscience et de réflexions. C’est juste une des définitions les plus basiques, celle qui rassure. Mais être une machine, c’est aussi être incapable de faire changer les choses. Entre autres ».

                                  Une courte pause, une respiration reprise en un clignement de paupière. Kate semblait tourner autour du pot, à ne pas dire clairement les choses, usant de manières détournées pour dire une chose et son inverse. Et bon dieu, que ça pouvait l’agacer, la rouquine.

                                  « Si t’estimes qu’ils devraient réfléchir un peu plus, et que t’aurais pas réagi de la même manière c’est que, quelque part, leur façon de faire ne te convient pas plus que ça. Donc, que ça va un peu contre tes principes, quand même. Hm ? » Une pause, courte. « Tu sais, y’a un truc qui serait bien, c’est que t’arrêtes de tourner autour du pot comme tu l’fais, à dire une chose et son contraire quelques minutes plus tard. Si ça te dérange, dis-le. Si tu trouves pas ça normal, manifeste toi. Crie un bon coup, ça soulage ‘parait. Et ça évite de s’faire bouffer par les loups. Parce que t’as p’t’être l’impression d’être écoutée, d’avoir ton mot à dire, d’être du type prédateur par-delà ta position. Mais en vérité, t’es plus la proie, gamine. Sache- le. » Souffle discret. « Tu fais c’que tu veux. Si tu veux v’nir, tu viens. Si tu veux pas, tu viens pas. »

                                  Dernier regard, avant qu’elle ne prenne la direction de la pharmacie, située à quelques mètres de là. Silencieuse petite Mary, qui poursuivait sa route jusqu’à parvenir jusqu’au vendeur. Une main tendue, un papier plié entre les doigts, après quelques brefs mots de politesses. Un regard inquisiteur et, après quelques secondes passées à observer attentivement la note, un hochement de tête. Un corps repartant aussitôt fouiller dans la réserve afin de préparer la commande, sans doute. Puis, quelques minutes plus tard, un paquet donné en échange de quelques billets.

                                  « Faites attention mademoiselle, dites à votre médecin d’écrire un peu mieux la prochaine fois. C’est illisible, et ça pourrait ne pas passer dans certaines pharmacies »

                                  « Ce sera fait, passez une bonne journée. »

                                  Et déjà s’éloignait-elle de là, prenant la direction du bâtiment spécialisé en informatique, un soupir inaudible, mais soulagé. Heureusement qu’il a pas posé trop d’questions c’lui là, ça aurait pu être dérangeant… Désormais, ne restait que son propre achat à faire.

                                  « Bon, plus que mon processeur. »

                                  Des perles marines virant de bord un instant, sans pour autant que la tête ne bouge. Alors, elle était toujours là, la petite brunette ?

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