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Leave Together [HANNIBAL]

  • Anya V. Kovrov
    CIVIL - Indécis
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      CIVIL - Indécis

      Leave Together



      Une magnifique opportunité s'était offerte à moi, faire une courte représentation de magie à un gala pour lever des fonds d'une campagne politique, et pas n'importe laquelle celle d'Hannibal Von Jäggerjack au mandat de Gouverneur de LibertyTown. Autant dire qu'il y aura du beau monde lors de cette soirée pas comme les autres.
      L'organisateur de cet évènement m'avait demandé de venir six heures en avance, heureusement que l'émolument pour mon art était à la hauteur des nombreux dérangements qui m'attendaient par la suite. Fouille minutieuse de tous mes accessoires, de mes vêtements comme si j'allais cacher un fusil à lunette dans mes bas en nylon, et remplir une fiche sur ma personne – apparemment, cela servait aux services de sécurité. Une fois cette partie faite, je devais expliquer avec de nombreux détails quels tours je comptais réaliser ce soir, tout en indiquant la durée. Mon Dieu que cela était long, très long. Mais une fois tout ceci fait, je devais attendre dans la pièce que l'on m'avait allouée ce soir, et cette attente me paraissait durer une éternité.

      Je m'ennuyais à mourir dans ma petite pièce, j'étais prête depuis deux heures. Ma coiffure était faite, mon maquillage était nickel, et ma tenue – un tailleur noir accompagné de bas en nylon avec des cuissardes, d'une chemise blanche ainsi que des gants blancs, et d'un chapeau haut de forme – était enfilée. Le miracle arrivait enfin quand quelqu'un venait frapper à ma porte. C'est à vous, m'avait-il dit, et je le suivais promptement.
      J'arrivais sur scène sous les applaudissements. J'admirais la salle qui était très belle, très noble, il y avait de nombreuses tables rondes richement décorées où étaient installés des hommes en costume de gala, quant aux femmes la grande majorité était en robe de soirée. Sacré public ce soir Anya, tu n'as pas intérêt à te louper. Effectivement, il y avait plus que du beau monde. Les ballons aux couleurs du drapeau américain attiraient mon regard, c'était très chouette comme idée. Néanmoins, il fallait que j'arrête de regarder cette salle, et rentrer dans mon personnage, car j'étais engagée pour cela. « Bonsoir, Mesdames et Messieurs ! Je suis Anya Vlasta Kovrov. » Lançais-je avec prestance à cette assemblée d'individus de la haute. « Ce soir, pour vous faire patienter avant le grand discours de celle pour laquelle nous sommes ici, je vais vous faire ouvrir grands vos yeux avec mes tours. » Il n'y avait plus qu'à lancer le court show, mes minutes m'étaient précieuses puisque l'organisateur avait tout chronométré au centième près.

      A peine sur scène, je descendais déjà de cette dernière pour me diriger vers l'une des tables les plus proches. « J'aurais besoin du portefeuille d'un de ces messieurs. Ne vous inquiétez pas, rien ne vous sera dérobé. » Un homme me tendait son porte-monnaie, je le montrais à la vue de tous, et dès que j'ouvrais ce dernier, des flammes apparaissaient et dansaient devant mon visage. Aussitôt, je le refermais. « Monsieur, possède un bien des plus flamboyants, je vous le rends tout de suite. » Quelques pas vers ma droite, je me tenais devant une nouvelle table. « Madame, quelle est votre carte préférée ainsi que sa couleur ? » La mondaine m'annonçait un huit de trèfle. « Un huit de trèfle, très bien. Cette carte se trouve sous votre assiette. » La femme soulevait son assiette, et trouvait justement un huit de trèfle. La salle commençait à pousser des petits bruits d'étonnement et d'acclamation. De la prestidigitation ou bien un peu de pouvoir de méta-humain ? « Vous pouvez la garder. » Disais-je avec un grand sourire. Deux autres petits tours s'enchaînaient, l'un avait permis de faire disparaître de l'eau d'un verre, et l'autre avait fait apparaître une colombe depuis mon haut de forme pour ensuite la faire revenir d'où elle venait.
      Les quatre petits tours d'échauffement étaient exécutés, je pouvais passer au plus gros, et l'un de mes préférés. « Je vais avoir besoin d'un volontaire ! Levez-vos mains si vous désirez m'aider. » Ma voix était des plus charmeuses. Je choisissais un homme d'une quarantaine d'années, je lui donnais mon bras et tous les deux nous allions nous diriger vers la scène où se trouvait maintenant une grande malle rouge et or avec mon nom gravé en lettre capital. Je sortais de ma manche un foulard noir opaque, puis de l'autre un lien autobloquant.

      Le final pouvait commencer. Je tendais ces deux objets à mon assistant éphémère du jour qui semblait étonner des accessoires que je lui confiais. « Votre rôle est très simple. Vous allez m'attacher les mains dans le dos, puis me bander les yeux. Une fois ceci fait, je vous demanderai de m'aider à rentrer dans la malle et vous fermerez cette dernière avec le cadenas que vous trouverez ci-dessus. » L'individu s'exécutait. « Oh ! Monsieur ne veut pas que je m'enfuis on dirait. » Une fois dans la malle, j'entendis cette dernière se refermer. A toi de jouer ma grande. « Maintenant, pouvez-vous frapper trois fois avec vigueur sur le dessus de la malle tout en disant abracadabra. » Le quadragénaire, frappait une fois, puis deux fois et enfin trois fois tout en répétant la formule magique. Soudain, la malle se dépliait en six, et elle était vide. La salle était bluffée par mon tour.
      Les applaudissements retentissaient dans ce merveilleux endroit, j'en profitais, car cela était tellement bon. C'était mon moment à moi, rien qu'à moi. « N'ayez aucune crainte, je suis toujours des vôtres. » Je me retrouvais à l'opposer de la scène, mes liens étaient défaits, et mon bandage retiré. Je retournais sur scène pour m'adresser une dernière fois à cette assistance toute particulière. « Tout d'abord, on applaudit Monsieur. Merci beaucoup pour votre attention à tous et à toutes. Je vous souhaite une excellente soirée. » Mes dernières paroles dans la Tour Kaballe. 

      Le spectacle était terminé. Trop court à mon goût, mais ce n’était pas ma soirée après tout. Je quittais donc ce charmant public avec une dernière révérence, direction maintenant ma petite loge. Je m’asseyais dans l’unique siège de la pièce à regarder le plafond. C’est que je serais bien restée là-bas moi. Pas pour continuer mes tours, mais ne serait-ce que pour côtoyer tout ce beau monde, je ne serais peut-être plus amenée à revenir à un meeting ou un gala pour lever des fonds d’une campagne politique ! Me disais-je à moi-même.
      Je décidais de braver l’interdit, et de me faire plaisir. Normalement, je devais partir une fois ma représentation terminée, mais apparemment personne ne s’occupait de moi dans le secteur. Discrètement, je quittais ma pseudo loge d’artiste pour retourner dans l’immense salle où la soirée se déroulait. En moins de trois minutes, je me retrouvais à l’ opposer de la scène, et personne ne faisait attention à moi. Je devais être arrivée au bon moment, puisque seul le pupitre était illuminé par un projecteur, tout le reste était plongé d’une semi-obscurité. Je cherchais rapidement du regard une place vide à une table. Il y en avait une, entre deux hommes. Ces messieurs n’allaient pas me refuser de m’assoir en leur compagnie. « Re-bonsoir, très chers. » Disais-je tout en m’asseyant. Maintenant, il n’y avait plus qu’à attendre le reste du déroulement de la soirée, et je ne savais pas ce qui allait se passer. J’étais impatiente.
    • Hannibal V. J. Powell
      GouverneurHannibal
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        GouverneurHannibal

           
        LEAVE TOGETHER
        Sortir ensemble. Sortir de ce cercle vicieux, de ce début de siècle affolant pour d'autres buts, d'autres préoccupations que ceux du siècle dernier.  Il y a tant à faire et si peu de temps pour le faire. Peur au ventre, appréhension, doute, il n'y a plus de place pour tout ça et pourtant. Ça te colle à la peau, tu n'y peux rien. Hannibal la grande, la belle, la future gouverneure, n'est qu'en réalité en oisillon tombé trop tôt du nid.

        Au début c'était juste le trac, gorge nouée et sueurs avant de serrer de trop nombreuses mains, prendre les devants, faire bonne figure et montrer un implacable sourire. Être intimidant ne veut pas dire ne pas être intimidé. Tu as beau être de sang-froid, le stress te plie en deux. Depuis qu'ils sont , c'est pire. Vomissements, malaise, tremblement, poitrine douloureuse. C'est de la terreur qui s'installe en toi à quelques secondes de ton grand show. Il n'y a plus d'impératrice, de tueuse, d'Hannibal Von Jäggerjack devant les marches de l'estrade. Il y a juste... Cette humaine, cette jeune femme frêle, enceinte, apeurée, postée là par dépit et non par choix. Tu n'y peux rien.

        Chaque fois que tu dois parler au peuple, tu sens le regard de Cain se poser sur ta nuque, ce lourd poids pesant sur ta conscience, lui qui désapprouve ta politique anti-méta et tente plus que quiconque d'adoucir tes tendances extrémistes. Vos discussions se brisent, s'entrechoquent, finissent souvent par des hurlements ─ et pas forcément ceux auxquels l'on s'attend. Tu as beau vouloir être quelqu'un de bien tu n'en restes pas moins un monstre, couverte de sang, un bon millier de cadavres sous les pieds, provoquant la fin de certaine lignée, le chagrin et la haine dans les cœurs des familles esseulées. Et tu espères qu'ils t'apprécient ? Les pupilles qui portent la mort et la destruction, quel genre de femme es-tu pour régner sur LibertyTown ?

        Marches montées, devant le pupitre, micro allumé, le silence fut aussitôt que ton regard se posa sur l'assemblée. J'aimerai avant tout.. Avant toute chose remercier notre merveilleuse magicienne, Anya, qui a occupé l'espace le temps que je trouve la force de monter sur cette estrade ! La salle rigole, commence à se détendre. Réputée pour ton sérieux mais surtout pour ta capacité d'auto-dérision, n'est pas imprévisible une petite blague entre deux arguments de choc. J'aimerai ensuite remercier chacun d'entre vous d'être ici plutôt qu'ailleurs. Nous sommes à un tournant de notre histoire et vous l'avez compris. Les méta-humains ne sont plus une rumeur ou une lubie des plus croyants, ils existent. Vivre ensemble est essentiel, sortir de ce cercle vicieux qui nous détruit tous, l'est encore plus. La foule s'agite, nombreuses messes basses... Peu étonnant, la plupart sont humains et ne supportent pas même la vue d'un méta ─ mais se branlent devant un spectacle de magie. Logique humaine. Mesdames et messieurs, j'entends très bien vos peurs. Je porte les mêmes en mon cœur. Les deux mains posées sur ton ventre, tu penses à eux, à tes deux merveilles qui vont pousser leurs premiers cris d'ici quelques mois, fouler une terre salis par les grands projets maléfiques de certains, tiraillés par la volonté pacifiste naïve d'autres... Et les dessins sûrement tragiques de leurs parents. Pardonnez-moi, s'il vous plait. Nous ne devons pas stigmatiser les méta-humains, notre but, ce que je souhaite, c'est de trouver un terrain d'entente, qui respecte les volontés de chacun tout en s'adaptant à son prochain. C'est un grand projet, qui ne s'imposera pas en quelques mois mais bien en années.
        Si nous, humain, nous ne faisons pas en sorte d'apaiser les tensions, des organisations extrêmes telles que Genesis et l'ETA ne cesseront de naître pour terrifier et détruire notre ville.
        Une pause, la foule est happée par ton discours, c'est impressionnant. Ayez confiance, toute chose a un début mais aussi une fin. Nous trouverons toujours un point d'entente, même si il se trouve être éphémère. La paix est finalement un combat permanent menée par des personnes capables de se sacrifier pour les siens. J'en serai honorée en tant que futur Gouverneur de LibertyTown. La foule applaudie, ne cesse et tu finis par quitter l'estrade sous les applaudissements, peut-être un peu hypocrites pour certains, mais une bonne partie semble sincère.

        Quelques minutes après avoir lancé ton discours, tu te retrouves finalement dans la grande salle de bal avec tout le monde, habillée d'une robe noire, serrée, en dentelle, de quoi faire ressortir la pâleur ta peau, ta longue chevelure blonde et tes yeux gris. En plus d’accaparer l'attention par ton talent d'oratrice, tu le fais par ta beauté naturelle. Tout un art, inimitable. Valsant entre les corps, saluant certains de loin, d'autres avec un échange cordial, tu cherchais la perle de cette soirée : Anya. La jeune femme devait entendre tes remerciements de vive voix, espérant qu'elle soit encore dans la salle et que les gardes ne l'aient pas trop bousculé vers la sortie. Que serait une magicienne sans ressource ? Tandis que tu te retournais, ton corps heurta un autre, et d'une habile manière tu le retins, avec force et souplesse, pour qu'il ne s'échoue pas sur le sol. On sentait là une expérience militaire assidûment menée. Excusez-moi, je ne voulais pas... Oh, Anya, c'est vous! Un sourire, puis un air gêné, leur corps encore proches, elle décida de prendre un bon mètre de recul pour la laisser respirer après l'avoir remise debout. Pardonnez mes manières de militaire, j'ai tendance à ne pas mesurer ma force.

      • Anya V. Kovrov
        CIVIL - Indécis
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          Des remerciements, mes chevilles allaient commencer à gonfler. J'aurais aimé qu'elle dise « prestidigitatrice » plutôt que « magicienne », mais je ne lui en tiendrais pas rigueur, et puis j'étais sûre et certaine qu'elle aurait oublié qu'elle m'avait remercié. Néanmoins, je gardais précieusement dans un coin de ma tête le « merveilleuse », je pourrais m'enorgueillir que la future Gouverneur de LibertyTown m'avait qualifié ainsi. Certes, cette dernière n'avait pas encore le poste, mais les sondages là donnait gagnante, et les sondages étaient toujours vrais. Espérons qu'ils ne se soient pas trompés pour la jeune femme sur l'estrade.
          Comme tous les individus ici présents – eux avaient payé pour venir, moi j'étais payée pour faire mon petit numéro ; j'écoutais attentivement le discours de la blonde. J'osais un sourcil pour essayer de tout suivre, la politique ce n'était clairement pas mon point fort. D'ailleurs, cela ne m'avait jamais réellement intéressé, mais maintenant j'étais un peu obligée de la suivre à cause de ma nouvelle condition, celle d'être une méta-humaine qui d'autant plus n'était pas recensée par la Loi Turenne. Cette loi était abjecte, néanmoins celle qui se nommait Hannibal Von Jäggerjack désirait qu'humains et méta-humains vivent ensemble. Beau projet à mettre en place, je lui souhaitais de le réussir même si je n'y croyais pas une seule seconde. L'homme vivait sur cette planète depuis des milliers d'années, il s'était toujours fait la guerre à lui-même. Eh Anya, elle s'appelle Hannibal ! Hannibal comme le psychopathe dans le film. Je ne savais pas que ce prénom pouvait être féminin.

          Le discours était terminé. Déjà ! Je croyais que les exercices oraux de ce genre duraient bien plus longtemps. Je suivais le mouvement de foule, qui applaudissait la jeune femme. Une fois les applaudissements terminés, tout le monde commençait à se lever pour se diriger vers la salle de bal. Je n'étais pas vraiment apprêtée pour un bal de la haute, des bas nylon à la place d'un pantalon cela faisait un peu tâche. Si on me faisait une remarque son mon habillement, je pouvais prétexter qu'il s'agissait de mon habit de travail.
          La salle était splendide. Vraiment magnifique, c'était un lieu éblouissant. J'étais ravie d'avoir fait ma « gratteuse », car comme je me l'étais dit plus tôt cette opportunité ne se représenterait pas deux fois, à part si je faisais preuve d'un peu de forcing. Un serveur arrivait avec un plateau de champagne et me proposait une petite coupe. Je ne refusais pas, et j'attrapais l'un des réceptacles. Un homme vint m'accoster. Je lui souriais. Soit charmante, on ne sait jamais il est peut-être propriétaire d'une salle de spectacle. Ce dernier me complimentait sur ma personne. Je vais me faire draguer ou plutôt j'étais en train de me faire draguer, mais je devais le laisser continuer tout en le remerciant de ces si jolis compliments. Voilà pourquoi je n'aimais pas ce genre de soirée, trop mondaine, trop élitiste, car mettre un râteau à ce genre d'individus pouvaient briser une carrière en pleine essor.

          Qu'était-il en train de se passer ! Un choc, quelqu'un venait de me rentrer dedans. Je perdais mon équilibre, mais j'étais retenue par une aide extérieure. Je n'avais même pas eu le temps de dire quoique ce soit, qu'une voix se faisait entendre tout près de moi. Elle me connaissait, et cette voix ne me semblait pas inconnue. Très vite, je reconnaissais la personne qui venait de me rattraper à l'instant. Cette même personne était également celle qui m'avait bousculée. Hannibal Von Jäggerjack. Elle semblait gêner par ce léger incident qui venait de se produire. N'empêche, j'étais très étonnée que cette jeune femme – plus petite que moi ; avait de un réussi à me faire perdre mon équilibre sans pour autant m'avoir foncé dedans comme un buffle, et de deux de m'avoir rattrapé avec une sacrée poigne. Elle avait de la force ! La blonde était militaire, et avait encore des restes. Je comprenais mieux maintenant cette poigne ferme. « Ce n'est pas grave, madame. » Lui disais-je avec un sourire, car mine de rien elle venait de me débarrasser du lourdaud qui me draguait.
          Je remarquais sa très jolie robe noire avec de la dentelle. J'étais jalouse, avec ma veste de costume, mon chemisier blanc, mes bas nylon, mes cuissardes et mon chapeau haut de forme. Sa robe était très près du corps, soulignant un léger ventre arrondi. Était-elle enceinte ? Ses bras étaient maigres, ses clavicules ressortaient, les traits de son visage étaient fins, il y avait des chances qu'elle soit enceinte et non un peu grosse. « Félicitations. » Je pointais avec ma main recouverte d'un gant blanc le ventre de la jeune femme.

          Il était temps de se faire mousser un peu par la future Gouverneur – oui je faisais toujours confiance aux sondages. Je levais les deux bras en l'air – je m'étais débarrassée au préalable de mon verre de champagne ; et fermais les poings pendant un court instant, et quelques secondes plus tard, je faisais apparaître une carte dans chacune de mes mains. Je lui tendais les deux cartes. « Le Roi de cœur et la Dame de cœur sont des cartes qui ont pour symbole l'amour. Si c'est un garçon il sera le roi de votre cœur et si c'est une fille, elle sera la reine de votre cœur. » Oui, les nourrissons me rendait niant-niant, leurs petites bouilles me donnaient envie de les croquer et de les couvrir de bisous toute la journée. De plus, j'étais sûre et certaine d'être la seule personne à pouvoir faire ce geste envers la blonde. Elle avait dit que j'étais merveilleuse après tout. Tes chevilles Anya, fait attention à tes chevilles !
          « J'aurais aimé pouvoir faire disparaitre un tigre avant votre discours, mais votre service de sécurité n'était pas très excité par cette idée. » Une petite blague qui cachait un réel désir de pouvoir effectuer un tel tour. Il fallait beaucoup de moyens pour faire cela, déjà se procurer le tigre, le dresser, le nourrir, le loger. Cela coûtait énormément d'argent, peut-être que dans dix ans je serais connue sur toute la côte pour être la prestidigitatrice qui faisait disparaitre les tigres sur scène ? « J'ai un défaut majeur, je parle beaucoup, ça doit venir de ma famille maternelle ukrainienne. Là-bas les femmes Kovrov sont réputées pour beaucoup parler. »
        • Hannibal V. J. Powell
          GouverneurHannibal
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            LEAVE TOGETHER
            Une certaine pudeur se dégage de cette jeune femme, tiraillée entre l'envie de créer le spectacle, attirer l'attention partout ailleurs que sur elle, tout en essayant d'exister, de s'affirmer. La beauté naturelle de cette fleur provoque de la convoitise, de la jalousie et un élan insoupçonné de tendresse. Tout en elle semble s'accorder, que ce soit physiquement ou mentalement. Un sourire ravi orne ton visage pourtant d'habitude fermé, cette fois-ci on peut y déceler beaucoup de bienveillance. J'aurai donc un roi et une dame de cœur pour combler le mien alors. Un petit rire malicieux s'échappe d'entre tes lèvres. Les deux mains sur ton ventre, tu contemples la poussée. Wolfgang aurait du avoir onze ans cette année... Lui aussi aurait pu avoir un roi et une dame pour combler son cœur, la chance d'être un grand-frère aimant, habité par l'envie et le désir d'un futur meilleur pour eux. Les choses auraient été bien différentes, si il avait été là. Peut-être que tu aurais eu des jours paisibles loin d'ici, loin de tous ses tracas, en Allemagne, dans un des nombreux manoir de ton père à prendre tout le temps pour éduquer avec principe ton fils et le faire grandir vers la voie qu'il aurait choisi lui-même. Personne ne saura jamais ce qu'il en aurait été. Mais la pensée m'habite. Et bien, juste pour voir vos prochaines prestations, je veux bien vous offrir un tigre. Seule condition : qu'il soit bien traité. Hannibal mère des félins, titre qui t'irait à merveilles. Je tiens au respect des animaux, ça m'importe beaucoup trop. Une main qui se tend pour qu'elle la serre, comme pour signer un marché entre vous deux. Anya fera un grand bon dans sa carrière avec ça, puis elle se rappellera de toi comme quelqu'un d'agréable, de bon. Pourtant, tout n'est qu'apparence.

            La foule s'avance vers la scène pour entendre l'orchestre, lancer nombreuses danses de tout genre, occupant ces hypocrites à fric profiter de leur soirée pour étaler leur richesse qui n'importe que eux même ─ toi, aussi dans le fond, mais l'argent tes déjà dans tes poches. L'Allemagne me manque... L'air, l'odeur des plats de ma grand-mère, nos grands jardins, les gens et la langue. Je ne sais même pas si je serai capable de parler encore allemand. L'Ukraine ne vous manque pas ? Tout tes plus beaux souvenirs sont là-bas, ton enfance, tes rêves, tes espoirs... Tu rendrais tout pour retourner en enfance et corriger toutes tes erreurs, recommencer, différemment. Faire pardonner mes péchés. Ne plus vivre dans la souffrance, retrouver l'innocence, l'indifférence.
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