Metro, l'Apocalypse à vos portes : Forum RPGCHRONOSREP[SOLO] L'heure de la vengeance commence 5kv4
Amélioration du contenu graphique

29.05.2017 | Découvrez les dernières améliorations graphiques du design !

Recrutement & Animation

10.06.2017 | Lazarus passe à la vitesse supérieure !

Recensement & Prépa V3

29.07.2017 | Préparez-vous à de gros changements...

Version 3.0 en ligne !

03.09.2017 | Récapitulatif des changements et feedbacks des joueurs

Du mouvement dans les rangs

03.09.2017 | Changements dans le staff

Boutique & Races 3.0

16.10.2017 | Elles sont enfin là :)

test
test

[SOLO] L'heure de la vengeance commence

  • Roxanne Buchanan
    CIVIL - Juge
    (0)13/5000000none
    id23.08.17 19:14
    (0)Volonté : 13Messages : /$US : 5Xp : 0Force : 0Résilience : 0Agilité : 0Réflexes : 0Spiritualité : 0Astuce : noneBadges :
    (0)13/5000000none
    Roxanne Buchanan
    (0)13/5000000none
      CIVIL - Juge
      Chapitre 1 : Les nouvelles tombent


      La journée était plutôt tranquille aujourd’hui. Autant dire que travailler dans un complexe cinématographique un vendredi à 15h n’avait aucun intérêt. Il y passait à peine trois films dans la journée, et les salles étaient pour la plupart à moitié vide. D’un autre côté, elle pouvait être payée à ne rien faire. Cela la tenait occupé, lui évité de penser ou même de trainer dans son appartement miteux du secteur deuzio, dans le quartier béta. De plus, elle faisait partie des plus expérimentés dans son travail, puisqu’elle y travaillait depuis ses 15 ou 16 ans. Roxanne ne pouvait pas réellement se plaindre de cet emploi. Il lui permettait de se payer un toit, et de lui changer les esprits.

      Et dieu sait qu’elle avait besoin de se changer les esprits aujourd’hui. Le 7 décembre. Aujourd’hui, cela faisait exactement neuf mois que le drame avait eu lieu. Dix mois. C’est assez long en soit, mais beaucoup trop court pour oublier les images gravées dans son esprit. Beaucoup trop court pour passer à autre chose, ou même y songer. C’est ce jour que tout avait basculé. Après de longues semaines de flottement, il avait fallu trouver un moyen pour continuer à vivre. Et tout lui avait paru si compliqué : l’enquête de la police, qui ne lui laissé pas une minute de repos, la vente de la maison, les assurances, le testament... Pire… L’enterrement de sa famille au complet… Tout lui était tombé dessus du jour au lendemain. Elle qui pensait que les choses commençaient à s’améliorer.

      Son appartement lui rappelait qu’elle était seule, et qu’elle avait du mal à survivre ainsi. L’université lui rappelait tout ce que ses parents avaient sacrifié pour qu’elle intègre son école d’art. Mais le travail, lui, n’avait absolument pas changé. Bien qu’en y réfléchissant, la seule chose ayant réellement changé était sa personnalité. De jeune fille forte, indépendante et souriante, elle était passée à femme solitaire, méfiante et froide.

      Perdu dans les ténèbres de ses pensées, elle se regardait dans le miroir face à elle. Son reflet lui renvoyé son regard vide. Ses yeux bleutés, auparavant si pétillants, semblaient vitreux. Ses fines lèvres, auparavant si souriantes, étaient pincé en une moue lui donnant un air réservé. Et la cicatrice sur son œil gauche ne lui donnait pas du tout un air chaleureux. Elle attacha ses longs cheveux roux en un chignon et passa son visage sous l’eau.

      *Reprends-toi Roxy ! Pense à autre chose maintenant !* se réprimanda-t-elle en pensée.

      A contrecœur, elle retourna vers le hall d’accueil du cinéma. Son travail du jour consistait à servir les pop-corn, et vérifier les tickets que présentaient les clients. Autant dire qu’elle avait le temps de se tourner les pouces. Elle retourna s’asseoir derrière son comptoir, et piocha dans le bac à popcorn pour s’en servir un petit. Après tout, elle avait le droit de s’accorder un petit plaisir !

      Roxanne aperçu un groupe de trois jeunes gens entrer dans le cinéma. Elle roula les yeux au ciel, posa son paquet de popcorn à peine entamé et transforma sa moue râleuse en un sourire resplendissant.

      - Bonjour et bienvenue au complexe cinématographique de l’Espace Amadeus. En quoi puis-je vous être utile ? Dit-elle sur un ton enthousiaste.

      Une chose est sure, Roxanne avait, en l’espace de neuf mois, appris à jouer la comédie. Avoir l’air heureux alors que l’on mourrait intérieurement. Paraître normale et sain mentalement alors que l’on sombre petit à petit dans les ténèbres. Elle connaissait bien tout cela désormais. Elle servit la bande de gamins, assez désagréables pour que cela soit signalé, en pop-corn, les remercia et repris ses propres sucreries.

      Elle fut rapidement sortie de ses pensées. A nouveau. Elle ne pourrait donc jamais être un peu tranquille ? Son téléphone portable sonnait. Elle le sortit de sa poche et l’observa un moment avant de réaliser de qui provenait l’appel. Sans une seconde d’hésitation, elle délaissa son poste et fila à l’extérieur.

      - Allo ? dit-elle d’une voix empressée, en décrochant le téléphone.
    • Roxanne Buchanan
      CIVIL - Juge
      (0)13/5000000none
      id23.08.17 21:33
      (0)Volonté : 13Messages : /$US : 5Xp : 0Force : 0Résilience : 0Agilité : 0Réflexes : 0Spiritualité : 0Astuce : noneBadges :
      (0)13/5000000none
      Roxanne Buchanan
      (0)13/5000000none
        CIVIL - Juge
        Chapitre 2 : Cette vengeance, je l’accomplirais moi-même.


        Elle écoutait attentivement les propos de la personne au bout du fil. Un policier. Des nouvelles sur l’enquête quant à la mort de sa famille. Une affaire classée comme non élucidée. Le visage de Roxanne se décomposé au fur et à mesure des paroles du policier. Elle avait du mal à comprendre ce qu’il était en train de se passer. Elle jeta un coup d’œil à l’intérieur du complexe cinématographique pour se rendre compte que des clients attendaient face à son comptoir. Elle secoua la tête pour se reconcentrer sur les informations qu’elle recevait. Lorsque la personne de l’autre côté du fil raccrocha, il fallut quelques minutes à Roxanne pour se ressaisir.

        La rousse ne comprenait plus rien. Son monde s’effondrait. Tout ce qui lui laissait de l’espoir en ce monde disparaissait en un seul appel. Affaire classée non élucidée. ET ON LE LUI ANNONCAIT PAR TELEPHONE ? Des larmes coulèrent sur ses joues. Ne connaîtrait-elle donc jamais le meurtrier de William ? Ne saurait-elle donc jamais ce qu’avaient fait ses parents pour mériter un tel sort ? N’aurait-elle jamais les réponses à ses questions ? Elle ne demandait qu’une chose : la vérité.

        S’essuyant le visage de la main d’un revers de la manche, elle entra dans le cinéma pour reprendre son poste. Sans un bruit, sans une parole, et sans un sourire, elle servit les clients impatients qui se tenaient devant elle. Elle ne pouvait plus faire sembler. Elle ne pouvait plus sourire, comme si tout allait bien. La seule chose qui lui permettait de sortir du lit le matin était l’espoir d’un jour connaître la vérité. Pourrait-elle passer à autre chose, sans cette dernière ?

        Les minutes passaient, l’après-midi filait comme un éclair, et Roxanne passait par tous les stades émotionnels possibles. Après l’incompréhension et la tristesse qui était survenu en premier lieu, elle avait vu une petite phase de déni. Ce moment où elle refusait de croire aux nouvelles qu’on venait de lui annoncer était le plus paisible de la journée. Mais cette étape fut également, et malheureusement pour Roxanne, la plus courte. Très vite survint une phase de colère totale. Elle était entrée dans une rage que jamais elle n’aurait cru avoir un jour. Elle ne se souciait plus de ses clients, plus de la politesse, même plus de ce qui l’entourait. Elle n’avait qu’une seule envie : tuer l’enfoiré qui lui avait fait subir cette horreur et s’en prendre aux policiers incapables de faire leur taf !

        Vint finalement le stade de la paranoïa. Toutes les personnes qu’elle rencontrait : au travail, à l’Université, dans les rues, aux restaurants… Comment pouvait-elle être sûre que chacune de ces personnes étaient humaines et ne faisait pas partie de ses monstres. Statistiquement, il était plus que possible que certaines de ses connaissances en fasse partie. Des méta-humains. Et si le meurtrier de ses parents était l’un d’entre eux ? Pourrait-elle faire quoi que ce soit face à lui ? Roxanne se mit à soupçonner chaque personne qu’elle croisait : clients, collègues, et même les passants qu’elle pouvait apercevoir dans la rue.

        La journée touchait à sa fin, et Roxanne était désormais dans un état pitoyable. Elle était éreintée par ses changements d’humeur de la journée, et n’osait pas imaginer ce qu’allait être sa soirée, une fois rentrée dans son appartement miteux. C’est alors qu’elle passa à une nouvelle phase.

        *Pourquoi devrais-je rester assise chez moi à ne rien faire ? En sachant pertinemment que rien de plus ne sera fait ?*

        C’est la pensée qui lui traversa l’esprit au moment où elle prenait la route en direction du quartier Béta. Toute sa vision des choses changea dès lors.

        *Cette vengeance, je l’accomplirais moi-même*