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Le dernier sang [SOLO]

  • Kate Ikeld
    Chef brigadier - Croisé
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      Chef brigadier - Croisé
      Janvier 2016Le dernier sang
      Ce jour arriva enfin. Ma dernière mission avant que je sois rapatriée chez moi. Je devais rentrer depuis quelques temps mais les complications sur les terrains ont fait que mes supérieurs avaient besoin de mon escouade sur le front.
      Cette mission n’est pas des plus simple : Aller en plein dans la zone de conflit pour porter secours à des soldats qui sont en mauvaise posture. Bref, une mission de sauvetage.

      Mon escouade et moi étions déjà en scelle, armés jusqu’aux dents, cherchant qu’une seule chose : Finir cette mission sans accroc pour rentrer enfin chez nous. Surexcité, prêt à tout pour en finir avec cette mission, nous attendions avec impatience que ce véhicule dans lequel nous nous trouvions s’arrête et ouvre ses portes.

      Le chemin était long, interminable, nous nous regardions tous, sourire aux lèvres, savourant d’avance la victoire qui est de rentrer chez nous indemne suite à ces longues années. Lorsqu’un message radio arriva jusqu’à nous indiquant que la zone était infestée de soldat adverse. Nous pouvions entendre les coups de feu rugir autour de notre véhicule de guerre.

      « Tout le monde descend ! Protégez le véhicule, je n’ai pas envie de rentrer à pied » criais-je à mes subordonnées.

      Le véhicule s’arrêta, nous sortions tous du véhicule, un par un, attendant que le dernier indique que la zone est claire.
      Je regarde alors autour de moi, la vision que j’avais me choquait même plus, des ruines indiquant clairement que la guerre est passée par ici, des poutres de bois encore flamboyante suite à des explosions qui se sont passées juste avant que nous arrivions.

      Je regarde alors mon cartographe et lui demande si nous étions proche de nos frères d’armes, il m’indique alors sur sa tablette la position de nos troupes par rapport à ceux que nous devons secourir. Nous étions très proches, un kilomètre ou deux à vue de nez. Je pouvais entendre le bruit des armes à feu de ces derniers. Se battant contre nos ennemis.

      « Bon, nous devons suivre la mission ! »
      Je pointe alors mon doigt vers notre conducteur.
      « Toi ! Prend un soldat et protégez le véhicule, nous ne devrions pas être long ! Les autres, regardez bien autour de vous et avancez ! »

      © 2981 12289 0
    • Kate Ikeld
      Chef brigadier - Croisé
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        Chef brigadier - Croisé
        Janvier 2016Le dernier sang
        Nous voilà en train d’avancer, surveillant chaque recoin de notre champ de vision. Nous savions que nous pourrions être attaqué à tout moment. Ce sentiment d’insécurité, je l’ai tellement eu que le goût amer qu’il laissait en bouche au début s’est maintenant estompé. Une habitude pas très bonne…

        La ville dans laquelle nous avancions était dans un état lamentable, le paysage autour de nous n’avais pas changé depuis que nous avions quitté le véhicule, toujours ces bâtiments, consumés par la guerre, reflétant la bêtise humaine.
        Nous étions pas très loin de l’endroit où doit se trouver l’escouade que nous devons secourir, d’après la carte que nous disposons, ces derniers devraient être dans un fort assez sécurisé, ayant un mur d’enceinte et trois bâtiments à l’intérieur de celui-ci.

        Nous savions tous, sans le dire à haute voix que les chances pour que cette escouade soit encore vivante étaient très minces, mais nous ne perdions pas espoir de les retrouver sain et sauf. Mais plus nous nous rapprochions du Fort, plus les bâtiments étaient endommagés, consumant notre espoir à chaque bâtiment découvert.

        Après une heure ou deux de marche, nous pouvions voir au loin le fort, j’appelle alors mes troupes pour que nous nous cachions dans un bâtiment proche de nous pour préparer notre entrée dans cette zone. Comme par habitude, je donne des informations à mes hommes avec le cas le plus défavorable : Des ennemis dans l’enceinte ainsi que nos frères morts au combat.

        « Maintenant, vous êtes prêt, n’oubliez pas qu’il y a des chances que nous rentrions bredouille ! » dis-je à mes hommes.
        Nous vérifions une dernière fois notre armement, pour s’assurer d’être prêt en cas d’embuscade puis nous reprenions notre précédent itinéraire.

        Nous pénétrons dans l’enceinte du fort, c’était calme, j’avais déjà affecté des hommes auparavant à la découverte de l’enceinte et certain à la reconnaissance des trois bâtiments.
        Une des trois équipes affectées à la reconnaissance des bâtiments revient vers moi, leur expression de visage suffisait pour indiquer ce qu’ils avaient vu. L’un d’eux m’invite à le suivre pour que je vois de mes propres yeux leur vision.
        J’entre alors dans ce bâtiment, se trouvant des corps au sol, ceux des soldats de l’escouade que nous devions secourir et certains adversaires, le sol était rouge, le sang avait coulé à flot ici. Encore une vision de mort que j’avais devant les yeux.

        Je sors alors, déçue et triste de l’échec total de cette mission.
        Un des sergents de mon équipe s’avança vers moi, me demandant ce que nous devions faire.
        « Appelez l’hélicoptère, nous allons rendre les corps aux familles des défunts » soufflais-je d’un air triste.


        J’ai eu à peine le temps de finir ma phrase qu’un souffle me propulsa au sol, un ou deux mètres plus loin. Je n’entendais plus qu’un bourdonnement atroce prévenant de mes oreilles.
        Lorsque je levai la tête, je compris que nous venions juste de tomber dans une embuscade et qu’une grenade venait d’éclater à côté de moi.
        Toujours au sol, je tourne la tête dans la direction où se trouvait le sergent qui venait juste de me parler, mais il se trouvait qu’un corps démembré par le souffle de l’explosion. A croire que c’est malheureusement son corps qui me sauva.


        ©️ 2981 12289 0
      • Kate Ikeld
        Chef brigadier - Croisé
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          Chef brigadier - Croisé
          Janvier 2016Le dernier sang
          Un de mes soldats courra vers moi, criant quelque chose tout en me relevant. Mais je ne comprenais pas ce qu’il me disait, le bourdonnement dans mes oreilles ne cessait pas de me faire mal.
          Il me traina au sol, me faisant rentrer dans un des bâtiments de l’enceinte du fort.


          Un mur était à moitié détruit, je pouvais voir la silhouette de deux hommes se tenant proche du muret qu’il restait, pour tuer à vue nos ennemis.
          La pièce n’était pas très grande, mais je remarquais que tous mes hommes étaient présents.
          Tous ? Sauf le sergent qui venait d’exploser à côté de moi, me sauvant la vie à son insu, servant de bouclier humain.


          Mes hommes comprirent que j’étais encore sous le choc de la grenade, ils attendaient patiemment que je me remette de mes émotions. Sur le moment j’avais honte de moi. Je représente en temps normal une figure d’autorité et là j’étais faible. Mais ce n’était que temporaire, il fallait juste attendre que je retrouve mon sens de l’ouïe.

          Quelques secondes s’écoulèrent avant que je puisse récupérer une partie de mon sens d’écoute. Je pouvais enfin commencer à comprendre ce que me disait mes soldats.
          « Que devons-nous faire chef ? »
          Je me donne alors deux petites claques sur le visage pour me réveiller un petit peu et vérifier si je ne me trouve pas dans un mauvais rêve.
          Je me relève alors un peu, pointant du doigt un des soldats.
          « Toi, prend ta radio longue portée et demande un appui aérien, nous devons sortir de ce pétrin ! »
          Il exécuta alors mon ordre, je regarde alors les autres soldats.
          « Désolé mais, ce n’est pas un beau jour pour mourir ! Nous allons rentrer sain et sauf de ce bordel ! »
          Je m’avance alors près des deux soldats à couvert derrière le semblant de mur détruit, nous mettant un peu à découvert.
          « Vous deux, je paye une bière pour chaque connard tué dehors, ok ? »

          J’ai eu à peine eu le temps de finir ma phrase que j’entendis un coup de feu provenant de l’extérieur, l’homme le plus proche de moi venait juste de se prendre une balle en pleine tête. Le sang giclait de sa boîte crânienne suite au passage de la balle.
          Encore un tombé au combat sous mes ordres, j’ordonne alors à mes soldats de balancer des grenades à l’extérieur, espérant avoir des ennemis dans les explosions puis de se concentrer dans le fond du bâtiment, pour éviter d’être dans une ligne de mire extérieure.


          Nous étions tous là, pointant notre arme vers la seule entrée possible de ce bâtiment, priant chacun de notre côté, attendant l’arrivée de l’aviation.
          « Ici le capitaine du Pave Hawk III, nous sommes là » entendis-je à la radio.
          La lueur d’espoir que nous avions perdu est revenue. Nous savions que nous allons être enfin sauver et que nous nous apprêtions à rentrer chez nous. Puis je remarque quelque chose rebondir vers nous, c’était une autre grenade…



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        • Kate Ikeld
          Chef brigadier - Croisé
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            Chef brigadier - Croisé
            Janvier 2016Le dernier sang
            Les fragments de la grenade qui venait juste d’exploser proche de nous s’éparpillèrent dans tous les sens, tuant au passage une grande partie des soldats présents dans ce bâtiment avec moi. J’ai eu encore de la chance de survivre à cette dernière explosion. Seuls deux hommes et moi restions debout, les autres étaient au sol, pour la plupart mort ou alors en train de mourir.

            Nous n’avions plus le choix que de les laisser ici, nous ne pouvions plus rester dans ce bâtiment où la mort régnait et que la probabilité de recevoir une autre grenade grandissait. Je me précipite alors vers les cadavres de mes frères d’armes pour récupérer leurs plaques militaires accrochées à leur cou.


            Lorsque je détache les dernières plaques, je pouvais entendre l’hélicoptère arriver, utilisant une arme automatique pour abattre nos adversaires environnant, le bruit de cette arme résonnait dans l’enceinte du fort. Cela faisait un moment que je n’avais pas eu cette sensation, celle d’être en plein combat, repassant dans ma tête le peu de souvenir que j’avais de ma vie d’avant être dans l’armée.

            Au bout d’un moment, il n’y avait plus aucun bruit autour de nous, c’était le calme après la tempête. Je regardais les deux autres soldats avec moi, leur expression de visage en disait long sur leur état mental actuel. A peu près le même que le mien : détruit.
            J’espérais juste que c’était la dernière fois qu’un de mes hommes allait mourir à mes côtés. Je crois que je ne pourrais pas supporter une mort de plus.

            Le son de la voix du pilote de l’hélicoptère sorti de ma radio, indiquant qu’il avait sécurisé la zone, mais qu’il n’allait pas rester longtemps à basse altitude pour venir nous chercher. Qu’il allait se poser que quelques secondes pour qu’on puisse monter dans son engin.
            Nous nous préparions alors pour sortir et rejoindre l’hélicoptère. Ce dernier avait juste la place de se poser dans l’enceinte du fort.

            Le pilote indiqua alors qu’il entamait sa descente, nous courions alors en direction de l’endroit où il pouvait se poser, ne regardant que cette direction, pour éviter d’être distrait par l’environnement. Le seul bruit que je pouvais entendre est celui de l’hélicoptère. Il eut à peine le temps de se poser que nous étions déjà dans ce dernier.


            Lorsqu’il reprit de l’altitude, c’est qu’à ce moment là où je regardais autour de nous. Je pouvais voir seulement la fumée émanant du bâtiment où nous étions, là où l’explosion avait surgit. Encore une vision de guerre que j’avais devant moi. Je savais pourtant que ça allait être la dernière car à mon retour, j’allais rentrer enfin chez moi.

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          • Kate Ikeld
            Chef brigadier - Croisé
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              Janvier 2016Le dernier sang
              Le voyage était long… Très long pour rentrer à la base. Puis, ma vision du temps était faussée à cause de mon impatience à rentrer à la base. Je ne voulais plus poser le pied sur ce terrain désertique où que je venais de quitter.
              Je savais qu’il me restait encore de la paperasse avant de pouvoir rentrer. Puis il n’est que 14h, mon avion décolle seulement ce soir dans les alentours de 20h. Encore un autre voyage de longue durée m’attend…

              Je suis enfin arrivée, je crois que l’hélicoptère a eu à peine le temps d’atterrir que j’étais déjà sortie de cet engin, désireuse de prendre ma place derrière ce bureau qui m’avait un peu manqué lorsque j’étais sur le front. Je fonce alors droit vers cette chaise de bureau, sans faire attention à qui je croisais sur mon chemin.

              J’entre enfin dans cette salle, plutôt petite, je me sens à l’étroit à l’intérieur. À croire que le fait d’être restée longtemps dehors, j’ai pris un trait de caractère à aimer avoir de l’espace autour de moi. Je me positionne alors à côté de la table basse qui était positionnée à côté de la porte d’entrée, dévidant ce que j’avais sur moi : armes de services, munitions, etc… Lorsque je passe ma main dans un des compartiments de mon pantalon, vers mes genoux, je sentis les plaques d’identité des soldats mort au combat.

              J’attrape alors cette quantité innombrable de bout de métal et me dirige vers mon poste, d’un pas lourd, attristée de ce que j’ai pu voir aujourd’hui.
              Je m’assois sur cette chaise qui n’a fait que m’appeler depuis mon arrivée, larguant mon corps comme si je n’avais plus de force, lâchant un petit cri de bonheur.
              Je pose alors sur mon bureau les plaques, regardant un à un, les noms des soldats que j’ai pu voir mourir.
              « Oh, fait chier celui-là était mignon » dis-je en m’intéressant sur l’une d’entre elles.

              Suis-je sérieuse ? Dire ça d’un soldat ayant perdu la vie pour sa patrie. Je suis un peu hypocrite de sortir ce genre de phrase. Mais pourtant, je sais très bien que tous ces soldats vont me manquer et qu’il sera particulièrement difficile d’annoncer les mauvaises nouvelles à leurs parents. Ce n’est pas la première fois que je ferais ça, mais sur une quantité aussi élevée, si… Et je sais très bien que j’aurais du mal à supporter les larmes des mères entendant que leur enfant est mort au combat.

              Pendant ce moment de réflexion, une personne toqua à ma porte. Je l’invite à rentrer, ne sachant pas d’avance qui cela pourrait être, je n’attendais personne, surtout à une heure pareille. Mon avion est loin d’arriver.
              « Veuillez m’excuser Enseigne Ikeld »
              C’était l’un des deux hommes qui était rentrer avec moi de ce conflit sanguinaire.
              « Ou devrais-je dire Lieutenant Ikeld ? »
              Ah oui, j’avais oublié que j’allais être promise Lieutenant après cette mission.
              « Non Enseigne pour le moment, ce n’est pas encore officiel. Que veux-tu soldat ? »
              Il s’avança alors, refermant derrière lui ma porte, s’assurant que personne n’était présent dans le couloir. Il semblerait que cet homme ne veut que personne ne nous entende…
              « Voilà, je voudrais être sous vos ordres en rentrant à la base, vous savez quoi faire lors de conflits et j’ai bien aimé d’être un de vos subordonnés. Est-il possible que vous vous arrangiez avec vos supérieurs pour que cela puisse se produire ? »



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              Chef brigadier - Croisé
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                Janvier 2016Le dernier sang
                Les dernières paroles de cet homme me surprennent. Qu’est-ce que j’ai de si spécial pour qu’il me dise ce genre de chose ?
                Peut-être mes qualités de commandement que j’ai dû lutter pour obtenir ? Car ce n’est pas facile pour une femme de se faire obéir par des hommes dans l’armée, il faut leur montrer que nous sommes beaucoup plus forte qu’eux pour cela.
                Malgré que nous sachions tous que l’insubordination est passible de cour martiale, certaines « têtes brûlées » sont difficile à dompter.


                « Puis-je savoir pourquoi ? C’est assez inhabituel comme demande »
                L’homme avança d’un pas vers moi, faisant claquer ses talons et se redressant devant moi.
                « Vous êtes une femme comme je n’ai pas beaucoup vu dans ma vie, vous avez un caractère fort et vous savez vous imposer. Vous avez un sang-froid hors pair. Je veux rester sous vos ordres, car je sais que je pourrais aller loin dans ma carrière avec vous ! » dit-il en insistant sur sa dernière phrase.

                Ses compliments m’atteignent au plus haut point dans mon estime. Je me sentais rassurée d’avoir un subordonné pensant cela de moi, mais ce qu’il trouve chez moi est ce qu’il trouvera chez d’autres supérieurs. Nous devons tous avoir ces qualités pour prétendre à des postes de haut rang, mais, je ne me vois pas décevoir cet homme.
                « Très bien soldat, je vais essayer de faire ce que je peux pour que tu restes avec moi. »


                Je dois avouer que depuis que je suis à la tête d’escouades, je n’ai jamais eu de vrais retours de mes soldats concernant ma façon de faire ou d’être. Alors avoir un retour positif me motive encore plus à grimper les échelons. Puis, c’est bien parti pour car je vais monter en grade en rentrant à la base. Cela rend mon impatience encore plus grande.


                De plus, cet homme a un physique assez attrayant, bien plus grand que moi, il doit facilement dépasser le mètre quatre-vingt. Son T-shirt épouse les formes de ses muscles, ce qui le rend encore plus craquant, puis sa couleur de peau, café, était encore un plus sur ses qualités physiques.
                Suis-je en train de craquer pour cet homme ?
                Ne quittant pas une seule fois son corps de mon champ de vision, je me mise à rougir.

                « Vous allez bien ? » me demanda-t-il

                Je secoue alors ma tête pour reprendre mes esprits, il ne fallait pas que je baisse ma garde face à cet homme qui venait de me complimenter pour ma façon d’être.
                « Oui, oui, ne t’inquiète pas, j’étais un peu trop dans mes pensées. Mais, maintenant que j’y pense, je ne connais pas ton nom… »
                « Je suis le Major SMITH David »

                David, il fallait que je garde en tête le nom de ce gars, mais maintenant que j’y pense, cela fait encore plus bizarre de se faire complimenter par un major. Il n’est que d’un seul grade en dessous du mien.


                « Très bien, je suis désolée, mais j’ai pas mal de paperasse à faire… C’est chiant d’être un officier là-dessus. »
                Il comprit très vite qu’il fallait sortir, il me fait alors un salut militaire, je le regardais avec passion, pour lui faire comprendre qu’il m’intéressait. D’après la réaction sur son visage, il a dû comprendre mes intentions envers lui puis, il quitta la salle, sans rajouter un seul mot

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                  Janvier 2016Le dernier sang
                  Quelques temps s’écoulèrent entre le moment où le Major SMITH partit et maintenant, j’ai pu finir une grande partie des papiers que je devais remplir avant de devoir partir.
                  Des certificats attestant la mort des soldats au combat, ce genre de dossier qui est compliqué à remplir à cause des souvenirs des visages de ces hommes.
                  Je me souviens très bien de leur figure, j’analyse chacune d’elles lorsque je les vois pour une première fois, histoire de connaître mes hommes, de plus je scrute jusqu’au dernier recoin leur dossier, pour connaître cette fois-ci leur histoire, même si je sais qu’un tas de papier ne dit pas tout sur leur passé.

                  Il est 19h30, mon avion ne devrait pas tarder avant d’arriver. Je commence alors à préparer mes affaires, encore ce fichu sac militaire pesant une tonne. Je le pose devant la porte du bureau où je m’étais installée depuis mon retour de mission.


                  Ayant fini ce que je devais faire, je décide de sortir un peu pour prendre un dernier bol d’air provenant de cet enfer, je me dirige vers la cafétaria, à cette heure-là, c’est l’endroit le plus fréquenté de la base. C’était un bâtiment en dur, plutôt rectangulaire, sans vraiment de détails apparents, juste 4 faces lisses, avec quelques ouvertures en persiennes pour faire rentrer un minimum de lumière extérieure. Mais à cette heure-là, les volets étaient fermés, la nuit était déjà tombée depuis une trentaine de minutes. Il n’y avait que deux portes, sur largeurs du bâtiment, simple, blanche.

                  Je retrouve devant le bâtiment le Major Smith, il discutait avec l’autre soldat étant revenu avec nous de cette mission sanglante. Il me remarque aussi, me souriant.
                  Il salue l’homme qui était avec lui avant de s’avancer vers moi.

                  « Enseigne Ikeld, avez-vous déjà mangé ? »
                  Je hoche la tête pour lui faire comprendre que je venais spécialement ici pour cela.
                  « Très bien, puis-je manger avec vous ? »
                  « Mmmh, pourquoi pas… »

                  Nous entrons alors dans ce bâtiment, il y avait presque tous les hommes présents dans la base à l’intérieur, je remarque une table au loin libre, elle était assez éloignée des autres, idéale pour que nous mangions tranquillement. Je regarde alors le Major et pointant du doigt cette table pour lui indiquer que je voulais celle-ci. Puis, le temps qu’on se sert si quelqu’un la récupère, je suis l’une des plus gradée de ce bâtiment, j’utiliserais mon grade comme moyen de dissuasion. J’ai de la chance que les officiers, à partir du grade de Commandant mangent dans un autre bâtiment. Seuls les lieutenants sont au-dessus de moi ici, mais en rentrant, je n’ai pas vu de personne ayant ce grade.

                  Smith et moi sommes parti nous servir, notre dernier repas dans cette base, un simple steak frit, pour une fois que nous mangions quelque chose de bon, habituellement c’est de la simple purée avec un peu de viande. Un fois servis, nous nous dirigions vers cette table, il s’installa en face de moi.
                  « Bon appétit Enseigne Ikeld ».
                  Je lui retourne ses paroles, le remerciant. Mais, quelque chose me dérange, nous allions rentrer chez nous, après une période aussi longue sur le terrain, nous allions obtenir une permission de quelques mois, nous permettant d’être à moitié civil pendant ce laps de temps. Alors les formalités commencent à me déranger.
                  « Au faite, vu que nous allons rentrer chez nous et bénéficier d’une permission d’un certain temps, arrêtes avec les formalités, appelles moi Kate » lui dis-je tout en lui faisant un clin d’œil.
                  « Très bien Kate, où vas-tu aller lorsque tu vas rentrer ? »
                  « Je vais rentrer chez mes parents pour le moment, à LibertyTown, dans le Connecticut, nous vivons dans une base militaire et toi ? »
                  « Moi, je n’ai plus de famille à vrai dire… Mais j’y pense, tu as un parent militaire vu que tu vis dans une base ? »
                  « Effectivement, ma mère est Amirale, après, son intitulée de poste exacte j’en ai aucune idée, je n’ai pas eu beaucoup de nouvelle depuis que je suis partie il y a 6 ans maintenant, c’était une condition que nous nous étions mis d’accord avec mes parents »
                  « Une condition ? Pourquoi donc ? »
                  « Ayant une mère Amirale, avec ses contacts, j’ai pu intégrer directement, sans passer par la case d’entretien, les grandes écoles de l’US Navy, et ressortir ainsi rapidement avec des formations et accréditation qu’un engagé lambda n’aurait pu avoir seulement après plusieurs années de service. Un peu pistonnée en gros… Donc c’est pour cela que je vais devenir Lieutenant seulement à 23ans, sans avoir fait l’intégralité des grandes écoles. Et la condition était claire : Ne pas rentrer chez moi pendant ce temps puis, je n’ai pas eu vraiment le temps de rentrer... Toujours à me balader entre écoles et bases depuis mon intégration dans l’armée »
                  « Oh, je vois, tu es donc plus patriotique que la plupart des soldats ici présent pour décider de ne plus rentrer chez toi pendant 6 longues années… »
                  « En effet ».

                  Il est vrai que c’était un prix très cher à payer pour que je puisse bénéficier de la formation que j’ai eue. Ne pas rentrer chez soi pendant 6 années, je me demande comment ça a changé à la base depuis. Surtout que lors de mon départ, certains bâtiments étaient en rénovation et d’autres en extension…

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                • Kate Ikeld
                  Chef brigadier - Croisé
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                    Chef brigadier - Croisé
                    Janvier 2016Le dernier sang
                    Voilà maintenant quelques minutes que nous avions fini notre repas avec le Major Smith. Nous faisions que discuter autour de cette table, recouverte de nos plats terminés et couverts.
                    Un soldat s’avança vers nous, faisant un salut militaire avant de prendre la parole.

                    « Enseigne Ikeld, Major Smith, votre avion est arrivé, il partira dans moins de 15 minutes le temps de faire son plein, veuillez-vous présenter en face de ce dernier dans 10 minutes » dit-il avant de repartir se fondre dans la foule présente de la cafétéria.
                    Je commence à ranger mes couverts pour aller débarrasser ces derniers puis je me mets à regarder le Major Smith.
                    « Nous allons enfin rentrer de cet enfer » lui dis-je tout en lui souriant.
                    Je me lève, me dirigeant vers l’emplacement où nous devions mettre notre plateau pour que les cuisiniers nettoient nos couverts puis, me dirige vers la sortie, attendant le Major à l’extérieur.

                    Ce dernier arriva quelques secondes après moi, il me sourit et dans son regard, je pouvais comprendre ce qu’il pensait. Un bonheur sans égal était présent dans ses yeux, lui aussi était impatient de rentrer chez lui.
                    « Maintenant que j’y pense, tu ne m’as toujours pas dit où tu iras une fois rentrer, David… »
                    Il posa sa main sur son menton, signe de réflexion avant de dire quelque chose
                    « A vrai dire, je ne sais pas vraiment, on verra bien où l’armée va m’envoyer. »
                    Il ne sait même pas où il ira ? Je fus surprise de cette réponse. Normalement, c’est indiqué sur notre certificat de retour. Mais maintenant que j’y pense, il n’a plus de famille, donc plus de foyer où aller. Peut-être que l’armée lui affectera une maison lors de son arrivée, elle n’a pas dû être désignée pour le moment…
                    Je lui souris puis, repris ma route vers le bureau pour récupérer mes affaires et me diriger vers la piste de décollage, là où se trouve l’avion qui nous est destiné.

                    C’était un C-130 Hercules, je me sentais petite face à ce mastodonte d’environs 30m de long, sa porte arrière était déjà ouverte, se trouvant en face de cette dernière, le pilote ainsi que son copilote discutant de leur plan de vol.
                    Je m’avance alors vers eux et salut le pilote qui était plus haut gradé que moi.
                    « Bonsoir mon Commandant, prêt pour ce long courrier ? »
                    Il se mit à sourire tout en faisant un geste de la tête indiquant son accord.
                    Je me dirige donc dans la soute, de ce monstre, il y avait énormément de caisses déjà attachées via des sangles. Le long des parois, il y avait quelques sièges avec des harnais de sécurité. Il est clair que de base, c’est un avion de transport d’objets. Le nombre de places assises est très faible comparé à la capacité de la soute.

                    Sur un des sièges était déjà présent le Major, il m’invita à s’asseoir à côté de lui, ce que je fais sans hésiter.
                    « Dans quelques heures, tu vas pouvoir revoir tes parents Kate » me dit-il en souriant
                    « Oui, je suis impatiente de quitter ce merdier, j’ai vu trop de sang sur le terrain, j’espère juste que ceux que j’ai vu aujourd’hui étaient les derniers ».


                    Un espoir peut être futile, je sais très bien que plus tard, j’en reverrais d’autres. Je suis encore trop jeune pour qu’on me donne un poste de bureau, je serais amenée à faire d’autres interventions sur le terrain, mais cette fois-ci ça sera que sur le sol américain. Sauf si une guerre se déclenche. Bref, j’espère juste que, ce sang que j’ai vu couler lors de cette dernière mission, j’espère que ce sera le dernier sang.

                    ©️ 2981 12289 0
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