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Un loup dans la bergerie

  • William Obermeyer
    CIVIL - Malfaisant
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      CIVIL - Malfaisant

      Il y avait comme une odeur forte dans cette pièce. Un truc qui t'attaque les nasaux puissance mille. C'était peut être celle du tabac froid, les mégots entassés dans le cendrier - qui débordait - devait certainement y être pour quelque chose. Mais, ce n'était pas que ça. Il y avait quelque chose qui flottait dans l'air et dont l'aspect putride de l'odeur donnait la nausée. Peut être les champignons qui poussent sur les murs, à cause de fuites multiples, humidité et je-ne-sais-quoi. A dire vrai, certains logements sociaux du quartier beta ne ressemblent à rien. Des taudis maudits, délabrés. Mais, cette odeur putride et néfaste ne provenait pas uniquement de ses deux sources là. On pouvait rajouter, par exemple, le cadavre de quelques animaux qui s'étaient battus dans la soirée. Les charognards n'allaient d'ailleurs pas tarder à festoyer !
      Il y avait également, une odeur de parfum féminin, de latex, de bières aillant terminés leurs routes sur le parquet "flottant", qui n'avait de parquet, et de flottant, que le nom. Une immondice couleur boisée, dont il était impossible de poser le pied sans que celui-ci reste collé pendant quelques micro-secondes, ajoutant à la scène, un petit "pouitch".

      Finalement, c'était peut être tout ses résidus qui devait donner cet odeur de malheur, de dégoût. C'en était de trop pour William. L'agenda aussi vide que ses bijoux de famille, le gaillard prit une douche, avant de prendre la direction d'un autre quartier. Moins répugnant. Plus sympathique. Histoire de "changer" un peu de zone. Aujourd'hui, il n'errait pas pour affaires. Il n'errait pas pour un contrat. Il errait uniquement dans le but de quitter un peu sa misère - même s'il l'aime du plus profond de son cœur - et visiter de nouveaux endroits. De toute façon, il n'avait rien d'autre à faire...

      ▬ Tiens.

      Il file un petit paquet de billets à cette nana, dans son pieu - qui était en fait un matelas à même le sol - pour la rémunérer afin de payer ses études. Non je rigole. Il lui payait la prestation d'être au lit avec elle, tout simplement.
      William et les relations affectueuses ? Une longue histoire. Mais pour faire simple, lui, dans le relationnel, ce qui lui plaît, c'est le sexe. Du coup, à par les filles de joies, il n'y avait rien d'autre qui le branchait. L'idée de perdre sa liberté, de perdre ce qu'il est, c'est juste impossible, irréel.

      "L'Atrium".

      Un drôle de nom pour un bar "branchouille" entre la cinquième et la dixième avenue, quartier Epsilon, place Europe. Mais bon. Faut dire la vérité, il n'y était entré que pour une seule et unique raison, enfin, deux.

      La première, c'était l'attroupement de nanas qui fumaient des clopes devant le bar, attendant sagement de terminer pour y retourner - il faut dire que les fumoirs de bars sont des endroits à éviter, sauf si vous êtes un animal.
      La seconde, c'est que ça semble assez distingué pour faire de bonnes rencontres. Il devait être vingt heures, il y avait probablement une soirée étudiants et autres académiciens, certainement des fils à papa. Bref. Que du bonheur !

      La différence entre les bars qu'il fréquentait d'habitude et celui-ci, c'est que les filles étaient réellement jolies - et non pas recouvertes de mascara et autres substances qu'elles abusaient pour se donner l'impression d'avoir été attaqué par un pot de peinture ambulant - mais également, que les types ne semblaient pas être armés jusqu'aux dents. Et il y avait même un billard, ou snooker, rayez la mention inutile.

      Obermeyer s'installe à une table, seul, et commande un double whisky sec.
      Cela y est.
      Le loup est dans la bergerie.
    • Krystopher J. Andrews
      CIVIL - Juge
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        CIVIL - Juge
        Il y a des jours où j'aimerais être moins réfléchis, j'aurais frappé cette merde jusqu'à ce qu'il perd conscience. D'ailleurs, je l'aurais peut-être fait si on ne m'en avait pas empêché, une part de moi était reconnaissant, mais d'un autre côté, j'aurais apprécié le voir à pied, couvert de sang. J'avais qu'une envie, c'était lui trancher la gorge et le regarder se noyer dans son sang. Je n'avais jamais essayé, je me demande si ma lame était assez tranchante, il est préférable que je l'ignore, cela pourrait me donner encore plus envie de me venger. Anthony Myer, je commençais vraiment à détester ce type, il m'avait en grippe depuis qu'il avait appris que j'étais un métah. J'ignore encore s'il me détestait par peur ou bien jalousie. Après tout, ce type n'est qu'une larve, alors que j'étais proche des Dieux anciens. Je devrais me calmer, je commence à penser comme ses abrutis qui font parfois la hune des journaux. Qui aurait cru que cette merde me frapperait dans un lieu public?

        Le mot d'ordre était de me calmer, peu importe la manière tant que j'oubliais cet incident. Je me dirigeais vers le bar, je ne savais pas quoi prendre, je voulais simplement que ce soit fort. Une légère douleur envahit ma mâchoire, j'étais tellement en colère que j'en avais oublié mon mal. Il faut savoir relativiser, il aurait pu savoir frapper. Au pire, j'aurais le visage en feu quelques heures. Un petit verre me ferait oublier le tout, il suffisait que je me décide. Un homme venait de commander un double whisky, l'idée était excellente, bien mieux qu'une bière.

        «whisky allongé pour ma part»

        Inutile de tomber dans le clicher : «La même chose s'il vous plaît», de toute manière, nos goûts divergeaient, je préférais mon alcool avec plus de saveurs. Malgré tout, l'homme était intéressant, principalement par son style décalé. La plupart des gens étaient étudiants et il ne semblait pas être l'un des notre. Cheveux court, mal rasé et carrure imposante, il aurait pu facilement avoir le rôle de videur. Je me demande si je pouvais l'envoyer tabassé Anthony, ça paraîtrait mieux si ce n'était pas moi qui l'attaquais. Et puis, j'aurais la possibilité de nier toute implication.

        «Dite moi, comment gère-t-on les abrutis qui cherchent la bataille?»

        La frustration est parfois un bon moyen de délier les langues. Normalement je me serais contenté de prendre mon verre et de partir. On ne pouvait pas dire qu'il était le type de personne avec qui je discutais. La seule raison pour laquelle je lui adressais la parole était sa proximité et surtout, je n'avais pas envie d'entendre de gentille parole. Je savais déjà que les gens n'étaient pas tous des merdes dans son genre, qu'on m'appréciait tel que j'étais et tout ce qu'on pouvait me dire. J'avais seulement envie d'entendre quelque chose de différent et non le baratin habituel.
      • William Obermeyer
        CIVIL - Malfaisant
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        id22.10.17 3:06
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          Alors, bien évidemment, il y avait des paramètres à prendre en compte avant de commencer à ronchonner quelque chose. C'était un soir de forte affluence, il y avait très peu de tables libres dont la sienne. Et il était seul sur une table à double banquette face-à-face qui pouvait contenir deux personnes sur chaque banquette. Question : Est-ce qu'il allait pouvoir être seul longtemps ? Réponse : Non. Alors bien évidemment, il l'avait presque un peu cherché en venant ici. Et de toute façon, qui irait sortir dans un bar à forte affluence pour rester seul ? L'idée en elle-même était saugrenue. Ouais. Saugrenue était le bon mot. Et surtout, ce qui était dérangeant, c'est que ce n'était pas une des déesses de la soirée qui était venu à sa table. Non. Un étudiant lambda. Enfin. Il n'avait d'étudiant, que la gueule en fait. Et William considérait qu'aujourd'hui, un jeune dans une soirée, c'était forcément un étudiant. Aussi simple que ça. Et, quant à la question "pourquoi lambda?" baaah... Tout simplement que comme la pléthore d'étudiants qu'il avait croisé, ce type noyait son whisky dans "allez-savoir-quelle-substance", qu'il avait une gueule typique du "pseudo-beau-gosse-qui-s'entretient-un-peu", tout ça tout ça quoi.

          Bon. Écoutons ce que le bonhomme avait à lui dire. Déjà, aucune formule de politesse. Et une question, comme ça, de but en blanc. Fallait être sacrément culotté pour y aller comme ça franco. Alors, histoire de jouer le jeu - et parce qu'il avait rien d'autre à faire de toute façon - il daigne lui répondre après avoir levé le verre face à lui. Avant tout, il racle sa gorge. Puis vint quelque mots, agrémentés par une voix douce, suave, rauque et étonnamment belle à la fois.

          ▬ Bah.. Il existe pas trente-six solutions. Écraser la vermine avant qu'elle ne t'écrase. Ou alors, faire profil-bas. On dit qu'une fois après avoir été écrasé, les nuisibles sont moins "nuisibles". Mais il existe aussi un adage qui dis que, c'est lorsqu'on qu'on remarque qu'un moustique viens de s'installer sur ses couilles qu'un homme reconnaît qu'on ne peux pas régler tout les problèmes par la violence. Après, il ne s'agit que de toi, et de l'abruti en question.

          Amen.

          Le gaillard attrape son verre et le bois d'une traite, puis fait signe à un quelconque membre de l'établissement pour en commander un second dans la foulée. Parce que oui. Un verre vide c'est bien, un verre plein c'est mieux. Son regard se balançait de gauche à droite, scrutant la salle pleine. Il n'était pas boucher, mais il pouvait affirmer qu'il y avait de beaux morceaux de viande dans ce coin de la place Europe. Peut être pas autant qu'à l'Aphrodia, certes, mais quand même, cela valait le détour.

          ▬ A mon tour. Pourquoi me poser cette question jeune homme ?
        • Krystopher J. Andrews
          CIVIL - Juge
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            CIVIL - Juge
            Il y a certaines personnes qui peuvent vous surprendre, je classerais ma nouvelle rencontre dans cette catégorie. Il avait répondu à ma question, d'une manière beaucoup plus étoffé que je m'étais entendus, malgré que je puisse être irritant. La réponse qu'on désire n'est pas toujours la meilleure. Je pourrais l'écraser, mais il répondrait. La violence engendre la violence, l'une des raisons pour laquelle j'avais l'habitude d'éviter les conflits, même si j'avais justement cette envie de l'écraser. Autre qu'alimenter ma frustration, ses mots avaient quelques choses d'envoutant. Tout est une question de perception, le thème nuisible était peut-être approprié, c'était probablement la manière dont me voyait Anthony. Souvent on tue un moustique non parce qu'il nous a piqué, mais parce qu'il pourrait nous piquer. De ce fait, il me détestait non parce que j'étais dangereux, mais que je pouvais l'être. Qui sait, la solution était peut-être de me battre avec lui pour lui montrer que je ne me laisserais pas faire ou bien, que je pouvais garder mon contrôle.

            Je prie une gorgée de ma boisson, profitant de cette sensation de brûlure qui traversait ma gorge. L'homme avait déjà terminé son verre, il ne profitait aucunement de son alcool, aussi bien prendre une bière ou un fort quelconque. Il ne semblait pas avoir passé une mauvaise journée. Était-il alcoolique? D'un autre côté, chaque personne est différente, si certains laissent transparaître leurs détresse, d'autres réussissent à garder un certain stoïsme. Bref, j'ignorais tout de lui et il était probable que cela reste ainsi, ce soir j'avais décidé d'être égoïste, je me foutais de son nom et pedigree. Je finirais mon verre, je retournerais voir mes "amis" et la soirée se terminerait sur une touche de frustration. Je croyais la discussion terminée et pourtant, il enrichirait: «Pourquoi me poser cette question jeune homme ? » J'ai été surpris qu'il me le demande, cela semblait évident. Pourquoi parler d'abrutis, si tout allait? J'avais l'impression que c'était sa manière de se venger, je l'avais irrité avec ma question, maintenant c'était son tour.

            «À votre avis, pourquoi on pose ce type de question? Un type m'a frappé simplement parce que je suis métah»

            Je déteste vraiment ce thème, il m'irrite au plus haut point et si on en trouvait un autre. Je suis supérieur? Différent? Non, c'est encore pire, franchement je ne vois pas quoi utilisé et de plus, je devrais me la fermer. Je ne tardais pas à prendre une autre gorgée, irrité par ma propre stupidité. Je n'avais jamais été le type de personne à cacher ma nature, à un moment, j'étais le métah de service, cependant je n'étais pas le type à le crier sur les toits. Il pouvait être un anti-métah et vouloir m'assassiner dès que je sortirais d'ici. Peu importe que l'Éta n'existent plus, la mentalité existe encore. Le problème avec la colère, c'est que les mots sont parfois plus rapides que la pensée, si j'avais le moindrement réfléchis, je serais parti dès que j'avais eu mon verre.
          • William Obermeyer
            CIVIL - Malfaisant
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              CIVIL - Malfaisant
              Ses yeux se baladaient, encore.
              L'espace d'un instant, il en avait presque oublié qu'il avait commandé un verre et que celui-ci daignait à arriver. Il en avait presque envie de chopper le barman par le col et de lui faire comprendre qu'au lieu de draguer le banc de lucioles qui était en face de lui, il avait d'autres choses à faire. Notamment de faire ce pour quoi on le payait à la fin du mois. Et oui, lucioles était le bon terme. Ce truc qui semble beau la nuit, et qui est si laid au petit matin. Fort heureusement, toutes n'étaient pas des lucioles, et ça, avec l'expérience, William arrivait à en décerner quelques-unes.

              Le verre arrivait enfin, et vu la lenteur du service - notamment parce qu'ils faisaient salle comble - aurait donné à d'autres personnes l'envie d'être plus sage au niveau de la consommation, et de savourer son verre. Pas William.

              ▬ Met-moi directement une bouteille sur la table. Fit-il en dégainant les billets.

              Chaque être humain pouvait être acheté d'une façon ou d'une autre, mais généralement, l'argent - aussi singulier soit-il - fonctionnait presque tout le temps. Le fait de lui avoir glissé un bon billet dans la poche de sa chemise fit que le préposé au service était allé de lui-même derrière le bar pour chercher la bouteille et l'emmener une poignée de secondes plus tard, sur la table. Aussi simple que ça.

              William rigole lorsque le type lui dit qu'on l'avait frappé parce qu'il était un métah.
              Ce genre d'histoire revenait de plus en plus souvent.

              ▬ Sachant qu'on vit dans un monde où on aurait pu te frapper parce que tu étais blanc, ou d'une religion quelconque, en quoi ça t'étonne vraiment ? Tout le monde aime le goût du sang,
              seulement peu de gens sont assez honnêtes pour se l'avouer.


              La bougre termine son verre et débouche la bouteille. Il se sert, et dépose ladite bouteille au milieu de la table, l'invitant à se resservir par la suite. De toutes les rencontres qu'il aurait pu faire ici, il faut dire que cette arrivée singulière du metah qui venait de se faire frapper à l'école - enfin, même s'il ne l'avait pas dit, William en avait déduit que c'était là où il faisait ses cours - changeait par rapport à ses habitudes. Généralement, c'était des types ivres qui venait à sa table, et ils y cherchaient la merde. Par chance, ils la trouvèrent à chaque fois en William. Ou alors, des filles avides d'argent qui usaient de charme pour s'offrir des coups à boire, promettant monts et merveilles contre un verre ou deux. Des lucioles. Rien qui n'intéressait un type de sa trempe. Généralement, il les faisait dégager. Mais aujourd'hui, c'était différent. C'était rare, ce genre de moments. Et puis ça lui passait le temps.

              ▬ Une question. Tu dis qu'un type t'a frappé pour ce que tu étais. Généralement, on dit "on s'est battu" pas, je me suis fais frappé. Enfin, sauf si tu lui a pas rendu les coups. Tu l'a bien frappé en retour ?
            • Krystopher J. Andrews
              CIVIL - Juge
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                CIVIL - Juge
                Il semblerait que j'aie raison pour son affinité avec l'alcool, il demanda la bouteille tout en glissant un joli billet au barman. Je sais que cette attitude était à la limite pestilentielle, mais je dois avouer l'apprécier, ironiquement par ce petit geste, il me rappelait un peu ma soeur. Je ne saurais dire le nombre de fois où Melody avait glissé un billet à cette attention. D'un certain sens il était poli, je me souviens d'une fois où ma soeur avait eu un commentaire déplacé : «Laisse la bouteille, j'vais me servir seul, t'es trop moche!» Je crois qu'il avait derrière ses mots une certaine jalousie, j'avais trouvé la barmaid plutôt mignonne. En fait c'était peut-être ça le problème, je l'avais trouvé mignonne. Bref, par ce comportement singulier, il m'avait amusé, c'était un peu comme si ma soeur avait souhaité me faire un clin d'oeil là où elle était.

                Chacun ses priorités, ce n'est que lorsqu'il reçut son trésor que l'homme ce préoccupa de mes propos. Par le ton utilisé ou bien ses paroles, j'avais cette impression qu'il me prenait pour un abrutis. D'un certain sens il avait peut-être raison, après tout je lui avais adressé la parole. Il me fit une pseudo morale sur le sens de la vie, le fait que le monde s'en prenne toujours à ceux qui sont différents. Comme si je l'ignorais, l'autre jour j'avais rencontré cette fille. Elle avait été attaquée simplement parce qu'elle était différente et cela c'était plutôt mal passé, pour ses agresseurs.

                «Je n'ai jamais dit être surpris»

                Je n'étais aucunement étonné, cela ne m'empêchait pas d'être irrité. Je sais parfaitement que la terre ne tourne pas toujours ronde, que la différence dérange. Je suppose que les apparences sont parfois trompeuses et que j'avais cette apparence un peu niaise. Je m'étais habitué à cette perception, il m'arrivait même de jouer le jeu. Cependant, il ne se contenterait pas de me questionner sur mon "étonnement", il allait un peu plus loin : «Tu l'a bien frappé en retour ? » Mouais, il me rappelle bien ma soeur, en moins féminin et avec une voix beaucoup moins douce. Il risquerait de ne pas comprendre mon point de vue ou même la situation dans son ensemble. Certaines personnes m'avaient retenue, signe qu'il ne voulait pas que je réagisse, il était préférable que je montre mon bon visage. Secondement, si j'avais réagi, soit on m'aurait foutus dehors, soit on aurait appelé la police.

                «Je suis encore ici, alors que l'autre s'est fait virer du bar... Je vous laisse deviner»

                Le bar était resté calme, on ne devait pas avoir alerté trop de monde, pourtant cela avait fait quelques bruits. Il y avait deux possibilités, soit il était arrivé après les évènements, soit il était suffisamment à l'écart pour ne pas en avoir entendu parlé. Je suppose que c'était mieux ainsi, il pourrait profiter de son alcool. D'ailleurs, je serais curieux de savoir combien il lui faudrait de verre pour que les effets ce fasse sentir. Il entamait son troisième verre alors que je terminais à peine le premier. Et encore, la quantité dans nos verres n'étaient pas la même. Deux whisky double terminé, un troisième en route, ainsi qu'une bouteille à peine entamé. Il avait beau supporté l'alcool, je ne suis pas certain qu'il terminerait sa soirée en grande forme.
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