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The Cell [Solo]

  • Derek Anderson
    Brigadier - Esprit Libre
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    id22.10.17 18:10
    (6)Volonté : 273Messages : 224$US : 180Xp : 3Force : 5Résilience : 2Agilité : 1Réflexes : 1Spiritualité : 2Astuce : noneBadges :
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      Brigadier - Esprit Libre


      Combien de temps s'était-il écoulé depuis cette affaire d'extra-terrestre? Je ne saurai le dire... Cette histoire me semblait incroyablement lointaine mais proche en même temps. Ce que j'avais vécu depuis? Une grenade balancée par les militaires, mon corps qui s'écroule suite à la fatigue et un réveil dans une cellule sombre et humide. Pire encore, j'étais à poil. Aucune notion du temps, juste un repas de temps en temps et une musique horrible qu'on me mettait en boucle, surement pour me briser mentalement. Et... PUTAIN ça marchait un peu trop bien à mon gout! A chaque fois, la musique se lançait pour me réveiller, me rappeler ma captivité, me dire que l'heure du repas: un sandwich dégueulasse, arrivait.



      Dés que j'entendais cette musique, ma tête heurtait le mur au rythme de la chanson. J'avais envie de me fendre le crâne pour répandre ma cervelle et ne plus l'entendre. J'hurlais également pour espérer qu'on m'entende et qu'on ait pitié de moi, qu'on coupe cette musique composée par Satan ou je ne sais qui de psychologiquement dérangé. Quand la trappe de la porte s'ouvrait, qu'on balançait ma bouffe, je beuglais des noms d'oiseaux, des choses que je n'aurais jamais oser dire devant ma petite maman. Mais ça ne changeait rien... C'était une sorte d'enfer, une spirale sans fin pour me rendre fou. Soit je dormais, soit je tournais en rond en chantant la musique qu'ils me forçaient à entendre. Parfois, la porte s'ouvrait, on me projetait au mur en utilisant une puissante lance incendie, c'était le jour du nettoyage comme mes tortionnaires aimaient le dire.

      J'avais aussi régulièrement droit à une visite musclée. Plusieurs soldats entraient, me rouaient de coups de façon gratuite pour finalement claquer la porte et me laisser sur le sol me plaignant de la douleur. Certes je m'en remettais vite, mon corps se rétablissant facilement mais psychologiquement, c'était difficile voir même horrible.

      Si je devrais dire le temps qu'il s'est écoulé, je pense que je dirais plusieurs semaines, voir plusieurs mois. C'était incroyablement long de rester à ne rien faire, d'attendre le repas, d'écouter encore et encore cette putain de musique. Un jour, ma cellule s'illumina, ce qui m'aveugla et me déstabilisa. La porte s'ouvrit, plusieurs personnes entrèrent pour me passer à tabac. On continua de me rouer de coups alors que j'étais en boule sur le sol. Finalement, on me traina hors de la cellule pour m'amener ailleurs. M'attachant sur une table tout droit sortie d'un film d'horreur. Plusieurs types autour de moi, habillés comme des chirurgiens commencèrent à me piquer, me brancher à une machine. Là, une douleur comme jamais j'en avais connu traversa tout mon corps.

      Ils firent ainsi des expériences sur moi durant des heures. Tester ma résistance à la douleur, observant mon pouvoir pour cicatriser. Me refilant des drogues pour voir comment mon organisme les combattait. J'en revenais presque à regretter la musique et l'obscurité... Il me semblait que de temps en temps, les toubibs qui s'occupaient de moi -enfin si on peut dire occuper- tournaient. J'imagine qu'à force de me faire souffrir, ils devaient se reposer. Moi aussi d'ailleurs.

      On me plongea dans un bac d'eau glacée, puis me déposant sur une plaque bouillante. Ma peau cloquait et fondait sur l'acier chauffé à blanc, collant petit à petit à l'acier. Le pire, ce n'était pas la douleur: c'était l'odeur. S'en suivit un autre passage dans l'eau glacée. Et ceci dura des heures encore avant qu'on me balance de nouveau dans ma cellule. A partir de là, plus de musique, plus de sandwich, juste un petit plateau repas avec de la bouillis et un fruit. Petit réconfort après ces expériences traumatisantes...
    • Derek Anderson
      Brigadier - Esprit Libre
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      id23.10.17 20:44
      (6)Volonté : 273Messages : 224$US : 180Xp : 3Force : 5Résilience : 2Agilité : 1Réflexes : 1Spiritualité : 2Astuce : noneBadges :
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        Brigadier - Esprit Libre


        L'isolement et la solitude, la table de torture, les bains glacées ou les plaques chauffantes. Ces cycles s'enchainèrent ainsi pendant un long moment. J'en étais presque à oublier mon nom, mon âge, ni même pourquoi j'étais là. Je tenais malgré tout car les scientifiques me questionnaient, essayant je crois de me lobotomiser ou me programmer autrement. Ce qui en fait, était un échec: la psychologie inversée, avec moi, ça avait toujours fait ses preuves. Comme avec les gosses: il suffit d'interdire un truc pour que le gamin le fasse. Et j'étais pareil, quand on me demandait comment je m'appelais, je répondais Derek Anderson. Et là vous allez me dire: normal, tu t'appelles comme ça. Mais non, eux, ils connaissaient ma véritable identité et voulait que je la reprenne. Sauf que... L'ancien moi, était mort en Afghanistan et c'était Derek qui était sortit du coma. Enfin, je crois? Je ne sais plus... Peut-être que l'ancien moi, n'a jamais existé? Peut-être qu'ils m'ont fait croire tout ceci?

        Vous l'aurez compris, avec ce que je vivais, tout était compliqué dans ma tête. En plus, c'est pas comme si on m'avait justement enfoncé des trucs dans le crâne pour je ne sais quelle expérience. Quand mes réponses se firent moins virulentes, quand ils ont estimé que j'avais craqué, ils m'enchainèrent à une chaise. Me fixant la tête face à un écran où des images défilèrent. Propagande américaine, les allemands sont les méchants, les russes des truands, le capitalisme l'emportera... Les humains sont importants, les gens ont besoin de protection contre les metahs. Les metahs sont dangereux et doivent être contrôlés. Parfois je lâchais un commentaire, espérant faire un peu d'humour mais je n'étais même pas sûr que quelqu'un m'écoutait ou me regardait.

        Et les jours passèrent... Plusieurs heures en cellule, quelques unes devant l'écran, de longs moment de tortures. Cela devint presque monotone, la douleur était presque toujours omniprésente, je faisais avec: mon pouvoir quasiment toujours actif ce que me fatiguais pas mal, surtout mentalement. Je tentais de garder espoir, espérant voir Abigail avec des personnes compétentes débarquer pour me libérer. Mais rien. Personne. J'en vins presque à la détester, elle qui se vantait d'être une as en informatique, elle ne m'avait pas retrouvé. Avait-elle seulement essayé? Ce qui fait qu'au fond de moi, je ne l'oubliais pas: gardant une frustration, une colère envers elle. Ce qui en soit, m'aidait à supporter tout cet enfer.

        Parfois, alors que j'étais allongé dans ma cellule et qu'on me laissait tranquille, je repensais à la nuit mouvementée que j'avais eu avec une infirmière ou médecin, j'avais un trou. Seule et unique relation depuis mon réveil. Et si ça aussi, ils me l'avaient fait croire? Et si Cait et cette nuit n'avaient jamais existé? Je passais mes doigts sur ma gorge, me rappelant m'être enfoncé un stylo à cet endroit. Pourquoi les scientifiques auraient fait la scène ainsi? Après, il est vrai que le reste de la soirée: le bar, les quelques verres puis direction rapidement à un hôtel... Ouais c'était allé vite. Mais c'était plausible, non? J'avais envie de sortir d'ici, déjà pour m'échapper mais aussi pour m'assurer qu'elle existait, que je n'avais pas fantasmé cette histoire, ni qu'on me l'avait implanté. Par contre, j'avais des souvenirs de la guerre du Golf... Des passages horribles. Puis je me retrouvais en Afghanistan avec Higins. Des mines, une explosion et du sang. Je me voyais écouter des discours de Hitler, espérant parvenir à le tuer dans son sommeil: on m'avait envoyé en Allemagne pour le tuer. Idem, j'avais participer à éliminer Lénine, mais échouer à tuer Staline. Une seule chose m'intriguait: je n'étais pas un héros pour avoir fait tout ça? Alors pourquoi je subissais tout ceci? Et j'avais quel âge en fait?

        Installé à un moment sur la chaise, à observer l'écran et des passages historiques importants, mettant bien évidemment l'Amérique en avant. La lumière s'alluma, l'écran s’éteignant en même temps. Un scientifique entra dans la pièce, les mains dans le dos et marchant autour de moi, en silence. Il se figea devant moi, me tournant le dos.

        "Sujet numéro 23DA87. Quel est votre nom?
        -Slade Walker. Né en Pennsylvanie.
        -Vos hauts faits?
        -début de carrière militaire, envoyé en Afghanistan. Médaille d'honneur, sauvetage de plusieurs compagnons lors d'une attaque ennemis. Participation à plusieurs missions commandos. Protection du président. Assassinat de membres soviétiques.
        -Vos désirs?
        -Protéger l'humanité. Faire respecter l'ordre et la loi. Contenir les métas rebelles.
        -Et pour ce faire, qu'êtes vous prêt à faire?
        -Tuer si nécessaire.
        -A qui avez vous jurez votre fidélité?
        -Aux États-Unis d'Amérique. Et à ma petite maman... J'ignore aussi si je dois rester fidèle à ma petite doctoresse, mais vu qu'il y a que vous... Je pense pas copuler dans l'immédiat. Sauf si c'est votre technique de drague. Dans ce cas là...
        -Taisez vous!
        -Elle est nulle. Et le délire SM c'est vraiment pas mon genre.
        -VOUS ! N'ÊTES ! QU'UN ! ÉCHEC !!"

        Ses postillons s'écrasèrent sur mon visage. Et je dois bien avouer que c'était encore plus douloureux et humiliant que ce que j'avais vécu jusque là. Il me colla ensuite une gifle, douce caresse comparé aux restes mais promesse d'un avenir sombre et douloureux. Peut-être même qu'il allait obliger à ce qu'on me remette la musique. Pitié... Pas la musique. Tout sauf ça! Plusieurs hommes entrèrent pour me détacher de ma chaise, me rouer de coups, surement pour le plaisir avant de me trainer jusqu'à ma cellule. Retour au point de départ... La prochaine fois, je réciterai par cœur ce qu'on veut que je dise. Plus de blagues douteuses, plus d'ironies ni d'humour déplacé. Promis...