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  • Akseli Andersen
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      CIVIL - Dominateur
      La colère qu'il était parvenu à contenir à l'hôpital le faisait bouillonner. Aveuglé, il conduisit le plus inconsciemment du monde, slalomant entre les voitures, ignorant les limitations de vitesse et grillant autant de feux oranges que possible. Il ne savait pas encore où il voulait aller pour calmer ses nerfs, mais ce qui était certain était qu'il roulait en direction de Gamma. Il y avait là bas tout ce qu'il avait toujours aimé : la foule, le spectacle, le jeu. Il voulait se fondre dans ce tissus complexe de relations, en faire partie pour pouvoir en tirer quelques ficelles. Il n'aspirait pas à être le grand manitou ; juste a avoir suffisamment de contrôle pour se faire plaisir -et un peu d'argent par la même occasion.
       Il ne voulait pas rentrer chez lui immédiatement, et après avoir erré un moment il se dirigea vers Japtown. Cela ne l'éloignait pas trop de son appartement, et il pourrait s'offrir un bon repas pour réfléchir calmement à ce qu'il s'était passé. A vrai dire, il avait été pris au dépourvu et avait agit stupidement. Il aurait presque pu remercier Sigrún et sa gifle qui lui avaient remis les idées en place et donné le bon sens de partir.
       Tandis qu'il s'asseyait à la table d'un restaurant zen et zieutait distraitement le menu, il songea que c'était bien la première fois depuis cinq ans qu'il s'était présenté sous les traits d'Akseli Andersen. Maintenant qu'il y songeait, ça avait été une mauvaise idée de lui avoir parler. Il aurait dû s'éclipser et rester dans l'ombre, comme il l'avait toujours fait quand son identité menaçait d'être découverte. Pourquoi avait-il fallu qu'il aille faire l'intéressant?
       Il songea un instant à donner sa démission le lendemain même. Sa soeur avait vu son uniforme et pourrait donc retrouver son lieu de travail. Mais après tout rien ne pressait, elle était débordée à l'hôpital et ne lui courrait pas  après de si tôt. Si elle lui courait après.
       Pour le moment, il comptait savourer l'assortiment de sushi et maki que la charmante serveuse asiatique lui apportait avec un grand sourire. Il se muni habillement des baguettes à sa disposition et commença son repas en se remémorant les paroles de Sigrún.
       "Livreur de pizza, tiens? Tu gagnes bien ta vie, j'espère?
       Malheureusement, pas aussi bien qu'il le voulait. Et il ne resterait pas livreur bien longtemps, juste le temps de se constituer un petit réseau et de trouver mieux à faire. Ce ne serait sûrement pas difficile, dans ce quartier.
       Il n'abandonnait cependant pas l'idée d'en savoir plus sur les méta-humains, même si Advent-Tech ou l'hôpital lui étaient inaccessibles pour le moment. Il trouverait bien d'autres moyens d'arriver à ses fins. Les méta-humains étaient légion à Gamma, et en traînant dans les bons endroits il pourrait en rencontrer.
       "Un petit tour dans les bars branchés du quartier semble s'imposer ce soir."
       Il acheva donc son repas tranquillement, songeant qu'il lui faudrait une tenue appropriée pour sortir. Alors que la serveuse venait débarrasser son couvert et lui demander s'il ne manquait de rien, il en profita pour lui demander où il pourrait trouver de quoi s'habiller.
       - Je ne peux vraiment pas sortir comme ça ce soir, dit-il en désignant sa tenue de livreur, et je n'ai pas franchement mieux à me mettre chez moi. Vous avez l'air d'être quelqu'un qui a du goût, je suis prêt à vous accorder une confiance aveugle.
       La jeune fille sourit et lui indiqua différents magasins dans le secteur. Quelques compliments et plaisanteries plus tard, il réussit finalement à obtenir son numéro. Elle semblait renseignée sur Japtown et pourrait lui être utile comme guide à l'occasion. Peut être même qu'elle accepterait de venir avec lui, ce soir. Et au pire, il pourrait toujours avoir droit à quelques spécialités japonaises à l'occasion.
       Quand il sortit enfin du restaurant, le soleil étincelant lui fit plisser les yeux. Cela faisait un moment qu'il était à l'intérieur, où il avait fini par s'accoutumer à l'ambiance tamisée. Cette atmosphère zen avait néanmoins eu l'air de marcher, toute la colère qu'il avait pu ressentir s'était envolée et il en avait presque totalement oublié sa soeur.
       Le temps était vraiment magnifique, et il mourrait à présent d'envie de faire une séance de shopping à Japtown avant de rentrer prendre une bonne douche chez lui en vue de sa petite soirée.
    • Sigrún Andersen
      Genesis - Juge
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        Genesis - Juge
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        Pendant un long moment, Sigrún pensait qu'elle avait été repéré et que son frère se jouait d'elle. En effet, il errait dans les rues de LibertyTown sur son vespa et il faisait parfois le tour de certains blocks... L'ange profitait de son errance et du sens de l'orientation absent de son frère pour s'entraîner à voler : elle s'amusait à prendre appui sur les façade ou les vitres des gratte-ciels pour s'élancer de nouveau. C'était plus fatiguant que de planer simplement, mais elle ne voulait pas avoir à gainer son corps pendant trop longtemps lors de ses ascensions. Ici l'effort était donc régulier et allait pouvoir durer plus longtemps.

        Peu à peu, ils arrivèrent dans Japtown et Sigrún s'en réjouissait : les guirlandes et ornements asiatiques de ce quartier aux rues plus étroites allaient parfaitement la camoufler. Alors que Akseli posait son véhicule sur sa béquille, la médecin se posa sur un toit. Elle était essoufflée mais se réconfortait. "Enfin arrivés ?..."

        Akseli rentra dans un restaurant japonais au grand dam de Sigrún, qui pensait être arrivée au terme de cette course. Malheureusement, son frère mangea sur place. La médecin aurait préféré qu'il prenne à emporter mais le sort en décida autrement, alors elle en profita pour appeler sa mère. Elle avait réussi à avoir le numéro direct de sa chambre grâce à son statut de médecin, d'habitude il faut passer par la secrétaire.

        Comme d'habitude, elle ne fut pas reconnu par sa mère. Enfin, sa mère savait qui elle était mais elle pensait qu'elle était l'un de ses médecins et non sa fille. Elle appréciait toutefois sa compagnie et était très joyeuse d'entendre parler de son fils Akseli. Sigrún avait ressenti le besoin de lui en parler pour savoir quoi faire. Sa mère le manda tandis que sa fille lui expliquait que cela allait être compliquée. Elle dut raccrocher lorsque sa mère commença à avoir une crise de démence et qu'elle se mit à crier.

        Blasée, Sigrún contempla son fond d'écran avant de remettre son téléphone dans sa poche de jeans. Juan avait réussi à piquer son téléphone en cachette et avait changé le fond d'écran d'accueil. Il trouvait ça hilarant d'y mettre un démon enflammé. "Incorrigible..."

        Assis la tête contre les genoux, ses ailes formaient un cocon protecteur autour d'elle et leur couleur blanche renvoyait le soleil. C'était instinctivement qu'elle avait adopté cette position, mais c'est consciemment qu'elle y resta, le soleil tapait fort. Soudainement, son frère sortit du restaurant : Sigrún pouvait lire à son attitude qu'il avait l'air comme "requinqué". Il fit genre de s'étendre et regarda vers le ciel, dans sa direction. Rapidement, elle se coucha au sol, espérant que ce dernier ne l'ait pas remarqué. Quelques secondes plus tard, elle rampait en direction du bord du bâtiment, est-ce que les guirlandes et le soleil l'avaient camouflée ?

      • Akseli Andersen
        CIVIL - Dominateur
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          Le soleil était éblouissant, et avant de commencer sa petite balade Akseli posa ses lunettes de soleil sur son nez. Il décida de faire ses achats à pied ; après tout les magasins n'étaient pas très loin et il n'avait vraiment que ça à faire.
           Il dû faire de nombreux essayages, mais il fini par trouver son bonheur . En se dévisageant dans la glace de la cabine, il se dit à voix haute :
           - Ce soir, tu seras celui à qui tout le monde a envie de parler.
           Convaincu par ses propos, il passa à la caisse. L'addition était assez salée, et cela lui donna un vilain rappel : il n'était que livreur de pizza. Sigrún ne devait pas se faire ce genre de commentaire quand elle allait faire du shopping avec ses copines. Il chassa cette réflexion de son esprit. Sa soeur était déjà loin derrière.

           Avant de retourner à son appartement, il alla ramener le scooter à son patron tel le gentil petit employé qu'il était.
           - Votre mère va bien, j'espère? demanda-t-il en récupérant l'engin.
           Akseli fut perdu une fraction de seconde à l'évocation de sa génitrice - pour la deuxième fois de la journée - avant de se rappeler le mensonge dont il avait usé pour obtenir le scooter.
           - Je suis sûr que ça ira, il semblerait qu'un ange veille sur elle...
           Sur ces mots, il prit le chemin de son petit appartement. En quelques minutes il serait chez lui et pourrait enfin choisir sa destination du soir. Le casino le tentait beaucoup, mais il n'avait pas suffisamment d'argent à parier pour prétendre passer pour un des leurs. Un bar ou cabaret réputé ferait sans doute l'affaire. En en trouvant un dans Japtown, il pourrait même inviter la serveuse à l'accompagner et à lui présenter ses amis. Il est toujours plus facile de s'intégrer quand on a quelqu'un pour nous y aider.
           Cependant rien ne pressait, il pourrait la contacter après s'être posé un petit moment. Il arrivait enfin à sa porte et sorti sa clef. Dans un mouvement presque instinctif, il regarda autour de lui. C'était plus ou moins devenu un réflexe, mais cette fois-ci il scruta la rue plus intensément qu'à l'accoutumée. Personne ne semblait faire attention à lui.
           Il enfonça la clef dans la serrure, ouvrit le verrou.
        • Sigrún Andersen
          Genesis - Juge
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            Quelques secondes plus tard, la tête encapuchonnée de Sigrún dépassa du toit. Aux premiers abords, Akseli avait disparu, mais pas son scooter. La médecin garda tout son sang-froid et observa à gauche puis à droite avant de trouver son frère, marchant de manière snobante à son goût. La médecin commençait à se demander ce qu'elle faisait ici, à se prendre pour une détective privée, n'aurait-elle pas pu simplement lui demander où il habite en réagissant un peu plus tôt, avant qu'il ne passe la porte ?

            Sigrún avait eu le temps de récupérer de l'effort précédent. Elle avait ressenti une sensation de faim en s'imaginant Akseli déguster de bon sushis, mais elle était habituée à sauter des repas : un blessé par balle n'attends pas la fin de la pause-déjeuner pour se faire soigner. L'ailée se sentait par moment aussi légère qu'une plume depuis sa mutation. Les radios qu'elle avait effectuées indiquaient que ses os étaient désormais creux et cela la rendait indéniablement plus légère, mais, à part lors de son retour à l'hôpital, toutes les fois où elle s'envolait ou se posait au sol, elle avait l'impression d'être comme soutenue par un harnais.

            La détective avait à présent la conscience tranquille et démarra au pas de course pour ne pas qu'Akseli ne la sème. Par dessus la première ruelle qu'elle eut à sauter, elle effectua un simple bond aidée de ses ailes et dans son élan, elle fit un salto avant pour traverser la deuxième ruelle. "Encore cette sensation de légèreté..." pensa-t-elle alors qu'elle se réceptionna en douceur.

            Une jambe sur le rebord du bâtiment qui faisait l'angle de la rue, elle reprit son souffle. Elle avait parcouru plusieurs dizaines de mètres et se trouvait à présent confronté à un boulevard : elle allait devoir voler pour atteindre l'autre bord. A sa droite était accroché un dragon asiatique qui faisait office de devanture pour un restaurant coréen. Ca devait être le seul du quartier japonais... Eux-aussi connaisse les rivalités entre voisins, en Asie. Même si les néons de celui-ci était éteints, Sigrún était intriguée.

            _Ah si moi aussi je pouvais voler sans ailes... [Son ingratitude lui fit secouer la tête.] Ces ailes d'anges sont sympathiques, mais je ne passe pas inaperçue... Et j'te raconte pas comment elles me rendent maladroite !

            La semaine avait été exténuante et Sigrún se surprit à parler à l'enseigne avant de se reconcentrer sur son objectif : Akseli. Ce dernier rentra dans un magasin de vêtement.

            _Ok, c'est maintenant ou jamais !

            Elle recula de quelques pas, puis s'élança. La hauteur à laquelle elle sauta relevait presque du surnaturelle, et, en quelques battements d'ailes, se retrouva sur le bâtiment d'en face. Sa traversée fût accompagnée de quelques exclamations venant d'en bas, mais celle qui retentit le plus fit sourire Sigrún : "Woah ! Regardez ! un Ange !"

            Dans la culture danoise dans laquelle elle avait baignée toute son enfance, ce qui s'apparentait le plus aux anges, c'était les valkyries, mais elles n'ont pas du tout le même rôle que celui qu'on attribue aux anges messagers de la bible. Si elle avait à choisir un pseudo, comme tous les super-héros de comics qu'elle avait lu adolescente, c'est cette métaphore, "Valkyrie", qu'elle aurait bien évidemment choisie. Cette pensée la fit sourire de rechef, car c'est presque ce qu'elle était : au lieu de venir aux soldats morts sur le champ de bataille, c'étaient eux qui venaient à elle aux urgences, et, au lieu de décider qui avait accès au Valhala, elle décidait en quelque sorte qui devait attendre avant de rejoindre les cieux.

            Au bout d'un certain temps perdue à songer sur ses responsabilités, Sigrún commençait fortement à s'emmerder. Elle sortit son téléphone pour trouver quoi faire. Après avoir allumé des applications pour les réteindre presque aussitôt, elle pressa l'icône de jeu. "Wonder zoo... Mmh non merci... Snake... Mouais... Tetris... Bon allez !"

            En attendant que les formes géométriques descendent le long de l'écran, elle jetait des coups d'oeil en direction du magasin pour guetter la sortie d'Akseli. Ce dernier semblait mettre plus de temps qu'une fille à faire du shopping, c'était la conclusion à laquelle Sigrún arrivait, ou était-ce son impatience qui troublait son jugement ? Quelques dizaines de minutes après que l'espionne n'ait rerangée son téléphone, son frère sorta du magasin, avec deux poches de fringues.

            _Bon Akseli, tu t'es acheté un Kimono ou quoi? Tu vas pas me faire croire que tu fais du Taekwondo ?

            Le petit frère retourna à son scooter. Sigrún brûlait d'envie de descendre et de s'excuser pour lui en remettre une derrière. Ses règles allaient arriver, et elle était plutôt sur les nerfs. Elle le suivit jusqu'à la pizzeria où il travaille. Là-bas il rendit son scooter. Il avait l'air de bien s'entendre avec son chef, ce dernier avait même l'air sympathique. Sigrún se nota l'adresse dans un mémo de son téléphone portable au cas où elle aimerait poser des questions aux chefs à propos d'Akseli plus tard, ou si elle demanderait tout simplement à se faire livrer une pizza à la résidence où se trouvait leur mère, dans l'espoir que ce soit Akseli qui livre.

            _Maintenant que tes emplettes sont finis, Akseli, tu te diriges forcément dans ton repaire...

            Pas manqué, le jeune homme se tenait devant une porte. Il regarda à droite et à gauche comme si il avait peur d'être suivi avant de sortir ses clés de maison de sa poche. Son appartement semblait se situer au dessus d'un bar. L'immeuble paraissait ridicule à côté des deux autres qui l'entourait, c'était le seul qui ne comportait qu'un étage. Le fait qu'il habite au dessus d'un bar n'étonnait pas Sigrún, c'était totalement le type de mec à habiter au dessus d'un tel lieu. La jeune femme remarqua que la fenêtre de son balcon était légèrement ouverte. Rapidement, elle plana jusqu'à celle-ci. Akseli n'avait pas encore fini de monter les escaliers qu'elle s'assit confortablement sur le repose pied d'un fauteuil modeste. Elle prit par la suite rapidement un magazine au hasard sur la table basse devant elle. Alors que son frère tournait la clef dans le verrou de la prote d'entrée, elle ouvrit le magazine à une page au hasard, afin de se donner un air prétextant qu'elle était arrivée il y a déjà un bon moment de cela.


          • Akseli Andersen
            CIVIL - Dominateur
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              CIVIL - Dominateur
              Akseli failli laisser tomber ses clefs quand il passa le pas de la porte de son appartement. Sigrún se trouvait là, à feuilleter un magasine dans son salon - qui lui servait également de chambre, il fallait l'avouer. Sa présence semblait si incongrue dans cet endroit. Ses grandes ailes étaient repliées dans son dos et ses longs cheveux blonds encadraient son visage pâle, mettant en valeur ses yeux bleus si semblables à ceux de son frère.
               Heureusement, s'il laissait traîner un certain nombre de choses, les documents et objets qui pourraient s'avérer compromettants - comme une fausse plaque de police - étaient soigneusement rangés. Une petite pile de vaisselle s'entassait dans l'évier, et sur la table basse gisait la boite à moitié vide de la pizza qu'il avait ramenée la veille. Un peu de linge traînait sur une chaise, et ses draps étaient légèrement froissés. Non, vraiment, son appartement avait l'air tout ce qu'il y a de plus banal pour un jeune homme de 23 ans et il s'en félicita intérieurement.
               La colère fut le premier sentiment qui s'empara de lui : la seule personne connaissant sa véritable identité avait également réussi à trouver son adresse, et il n'aimait pas vraiment ça. Pouvoir être retrouvé lui donnait un sentiment d'insécurité qu'il avait jusque là plutôt réussi à éviter. Cependant, il refoula tout cela et, tout en fermant lentement la porte et en posant les clefs sur une commode, il réfléchi en un éclair à la situation.
               Sigrún ne lui voulait sans doute aucun mal - du moins il l'espérait - et c'était certainement son âme charitable qui l'avait menée jusque là. Peut être que, finalement, les paroles d'Akseli l'avait touchée et qu'elle s'était décidée à porter de l'intérêt à son petit frère. Encore une fois, il aurait vraiment mieux fait de la fermer!
               De plus, le pouvoir de sa soeur l'intriguait au plus haut point, et elle semblait fréquenter tous les jours des dizaines de mutants qui affluaient à l'hôpital. Si une personne pouvait lui donner des informations concrètes, c'était bien la chef du service des urgences de l'hôpital le plus réputé de Liberty Town.
               Il décida donc de ne pas la chasser à grands cris et opta pour un soupire résigné. La regardant droit dans les yeux, il demanda :
               - Est-ce que je devrais remettre mon casque en vue d'une autre attaque surprise?
               Il lança la poche de vêtements sur le lit et avança vers la petite kitchenette qui se trouvait en face de la porte. Attrapant la cafetière, il y plaça un filtre neuf et y mis quatre bonnes cuillères de café en poudre. Il prépara également deux tasses : sa soeur avait sans doute beaucoup à lui dire puisqu'elle était venue jusqu'ici, et on discute toujours mieux autour d'un bon café.
            • Sigrún Andersen
              Genesis - Juge
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                Genesis - Juge
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                _Est-ce que je devrais remettre mon casque en vue d'une autre attaque surprise?

                _Toujours ce ton arrogant, n'est-ce-pas ? Va donc faire un café, j'en ai bien besoin.

                Akseli était déjà en route pour faire du café. Même si sa cafetière ne payait pas de mine, Sigrún se réjouissait d'avance et elle sentait déjà les sensations du café en elle. Quelle foutu saloperie, la caféine, ça vous rend accro si vite...

                Sigrún se rendit compte qu'elle tenait un magazine pornographique entre les mains. Toutefois, elle se sentait chanceuse d'être tombé sur un article traitant du préservatif dans l'industrie porno qui n'affichait donc pas de femmes dénudées. Elle jeta alors aussitôt le livre sur la table basse où elle l'avait trouvé pour regarder le sol d'un air indigné. Les jambes croisées et les bras tendu, qui l'aidaient à maintenir son dos droit, elle reprit :

                _Alors, t'as réussi à laver ton linge sale tout seul ? Tu as réussi à cuisiner autre chose que des conserves ?

                Sans plus attendre de réponse à ses sarcasmes, elle aborda le sujet de leur mère :

                _Maman ne me reconnaît plus. [Sa voix ne trahissait pas sa tristesse, mais le court silence, oui.] Cependant, elle me parle souvent de toi. Puisqu'elle a perdu la notion du temps, elle ne s'est pas encore rendu compte des années qui sont passés. Tu viens la voir quand ? Tu sais où elle est au moins ? je peux t'y emmener, si tu veux.

                Sigrún fixait son frère du regard.


              • Akseli Andersen
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                  CIVIL - Dominateur
                  Alors que dans un élan de bonne volonté, Akseli avait pris la décision d'offrir à boire à sa soeur, cette dernière lui offrit des sarcasmes. S'en suivie un discours visant visiblement à attendrir le jeune garçon qui, depuis longtemps, avait décidé de ne pas se laisser guider par ses sentiments. D'après lui, c'était le meilleur moyen de souffrir.
                   " Maman ne me reconnait plus."
                  Malgré son ton assuré, Akseli se doutait bien que cela lui faisait mal bien plus qu'elle ne voudrait l'admettre. Pour sa part, il se réjouit de cette nouvelle. C'était ce qu'on pouvait appeler l'ironie du sort ; alors que sa mère avait pratiquement dédié toute son attention à sa chère soeur dans leur enfance, voilà qu'elle l'avait oubliée et n'avait d'yeux que pour son fils ingrat qui s'était enfuit. Il imagina avec un sourire en coin, tourné vers le café qui tombait goutte par goutte, la vieille femme parlant sans cesse au docteur Andersen de son fils Akseli. Cependant, il se demandait bien ce qu'elle pouvait trouver à dire sur lui.
                   - Eh oui, j'ai appris à me débrouiller tout seul, dit-il en se tournant vers sa soeur. Enfin, ça n'a pas été très nouveau, ce n'est pas comme si j'avais été dorloté toute mon enfance.
                  Il remarqua le magasine que Sigrún avait précipitamment rejeté sur la table. Une onde d'amusement mêlée de satisfaction le parcouru : au moins sa soeur avait fini par se sentir mal à l'aise. De plus, elle s'était trahie. Il ne l'imaginait pas parcourir les photos pour adultes pour passer le temps en attendant son frère, elle n'était donc pas arrivée depuis aussi longtemps qu'elle avait voulu le faire croire. Son numéro venait de tomber à l'eau.
                   - Moi aussi j'ai une question pour toi : pourquoi est-ce que j'irai m'occuper d'une femme qui n'a jamais fait attention à moi? Ou non! Mieux! Qu'est-ce que ça fait de voir que malgré tous tes efforts pour être une fille modèle, c'est moi et pas toi que notre mère réclame?
                  L'odeur du café envahissait peu à peu la pièce tandis que la chaleur de l'après midi d'été entrait à travers la fenêtre ouverte par laquelle Sigrún était entrée.
                • Sigrún Andersen
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                    _Je ne suis pas sûr de qui tu parles lorsque tu évoques la fille modèle ? A-t-on une soeur commune ? Je n'ai jamais rien fait que d'être respectueuse envers nos parents, tu sais, ceux sans qui tu ne serais pas venu au monde. Tu es juste jaloux parce que j'ai réussi et pas toi, si tu veux mon avis.

                    Sigrún marqua une courte pause le temps de checker l'heure sur son téléphone.

                    _Tu sais, moi, j'ai passé de nombreuses heures à me renseigner sur la maladie de maman. Son cas est des plus banals. Je n'y peux rien, ce n'est pas ma faute, ni la tienne, ni celle de papa même. La nature l'a fait ainsi, comme elle m'a fait avec ses ailes. [Elle pencha la tête en arrière tout en étendant ses ailes.]

                    La jeune femme regardait de nouveau en direction de son frère.

                    _Je sais pas si tu es au courant, mais si tu rendais visite à maman, ça lui permettrait de recouvrer des parties de sa mémoire. Mais peut-être te fallait-il un doctorat en médecine pour faire cette recherche google ?

                    Au fur et à mesure que ses sarcasmes pleuvaient, elle se demandait si prendre un café serait la bonne solution. Même si le ton de sa voix restait naturel et calme, elle bouillait intérieurement et en dézippa d'ailleurs son gilet.

                  • Akseli Andersen
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                      CIVIL - Dominateur
                      "Tu es juste jaloux parce que j'ai réussi et pas toi, si tu veux mon avis.

                      Akseli ne put s'empêcher de rire en entendant cela. Si elle savait tout ce qu'il avait appris et accompli ces cinq dernières années... Il n'était peut être pas diplômé, avec un emploi stable et une relation fixe, mais il s'estimait plus que satisfait de la vie qu'il était parvenu à se bâtir seul. Pour rien au monde il ne souhaiterait revenir en arrière. A présent qu'il était à Liberty Town, il pouvait recommencer son jeu à zéro. Cependant, la situation n'avait jamais été aussi excitante : tous ces mutants, tous ces pouvoirs, tous les enjeux que cela impliquait et ce qu'il pourrait en tirer. Il ne savait pas encore ce qu'il comptait faire exactement, il lui fallait d'avantage d'informations. Il se mit à songer à la virée qu'il avait prévu et se dit qu'il devrait bientôt contacter la serveuse - Yoko - s'il voulait avoir une chance de la convaincre de sortir avec lui ce soir.

                      Sa soeur continuait à le prendre de haut et cela avait fini par l'amuser. Il ne voulait pas dépenser son énergie à se chamailler avec elle, d'autant plus que, qui sait? elle pourrait lui être utile. Cependant, lorsqu'elle se pavana à nouveau avec ses magnifiques ailes, il fut pris d'une envie aussi subite que fugace de les lui arracher. Il se demanda si elle le faisait exprès.

                      Le café était finalement prêt et il en servit deux tasses pleines tandis que Sigrún achevait de parler.  Il les prit toutes les deux et les posa avec un sourire sur la table basse devant laquelle sa soeur s'était installée.

                      - Je vais être honnête avec toi, Sigrún, je n'ai jamais eu d'affection pour cette femme, ou alors je ne m'en souviens pas. Je n'ai pas eu besoin d'elle pour réussir, et je ne pense pas qu'elle ait besoin de moi. En plus, tu me demandes de venir lui rendre visite pour l'aider à se souvenir ; à se souvenir de quoi, je te prie? Que ses enfants n'ont jamais pu jouer ensemble sans finir par s'engueuler? Que papa a souffert de longs mois d'un cancer incurable? Qu'il est mort? Que je suis parti après ça? Toi qui a l'air de ne vouloir que son bonheur, est-ce que tu crois vraiment que ça la rendrait heureuse que je l'aide à se rappeler?

                      Le jeune homme s'assit dans un vieux fauteuil moelleux et pris une rasade de café chaud. Du jus de chaussette, comme prévu. Il espérait que Sigrún apprécierait.
                    • Sigrún Andersen
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                        Akseli s'esclaffa avant de servir les deux tasses de café. Sigrún le regarda, impassible et son regard trahissant l'attente d'une réponse, ou plutôt l'inverse, la façon dont elle le regardait laissait au second abord croire qu'elle espérait avoir eu le dernier mot.

                        Le jeune homme arriva calmement au niveau de la table basse. Il faut l'avouer, la médecin avait peur qu'il lui renverse le café à la figure, mais elle était persuadée qu'il ne ferait pas preuve d'autant de violence ; En fait, elle pense qu'il est une victime au fond de lui, qui a besoin de faire le beau pour compenser son manque de confiance. Sa soeur savait pertinemment que son rictus l'aidait à ne pas perdre la face.

                        _Je vais être honnête avec toi, Sigrún, je n'ai jamais eu d'affection pour cette femme, ou alors je ne m'en souviens pas. Je n'ai pas eu besoin d'elle pour réussir, et je ne pense pas qu'elle ait besoin de moi. En plus, tu me demandes de venir lui rendre visite pour l'aider à se souvenir ; à se souvenir de quoi, je te prie? Que ses enfants n'ont jamais pu jouer ensemble sans finir par s'engueuler? Que papa a souffert de longs mois d'un cancer incurable? Qu'il est mort? Que je suis parti après ça? Toi qui a l'air de ne vouloir que son bonheur, est-ce que tu crois vraiment que ça la rendrait heureuse que je l'aide à se rappeler?

                        A peine eut-il commencé à lui répondre qu'elle leva les yeux en l'air. Elle attendait tant de lui et, finalement, il la décevait encore une fois. Ne voulant pas montrer de quelconque marque de respect de son côté vis-à-vis de leur mère, elle jugea qu'elle n'avait pas elle non plus à lui en offrir et c'est ainsi qu'elle consulta son téléphone qui venait de biper à l'instant au lieu de l'écouter. Une notification facebook sans importance était à l'origine de ce bip, il s'agissait plus exactement encore d'un ami virtuel qui lui demandait de l'aide sur un jeu débile auquel elle ne jouait même pas. Elle se redirigea sur la page facebook de la personne en question et le supprima de ses contacts. "Mais d'où je le connais, en fait ?" De temps à autre, elle regardait Akseli, histoire qu'il ne se vexe pas suite à son désintérêt soudain. D'une traite, elle but sa tasse. Le café était aussi dégueulasse que dans les machines à café de l'hôpital, si bien que Sigrún se demanda même si il n'y avait pas versé du sel ou si il était tout simplement un médiocre barristo. C'est sans broncher donc qu'elle avala ce jus de chaussette avant de s'étirer de nouveau, tout en lâchant un bâillement. Elle voyait quelques étoiles, mais elle savait que le café allait l'aider à repartir.

                        Doucement, elle se leva. Son service allait bientôt reprendre et elle avait mieux à faire que d'écouter le discours puéril de son frère : une tonne de paperasse l'attendait sur son bureau. Elle se dirigeait vers la fenêtre sans se rendre compte de ce qui l'entourait. Entourer était le mot exact, car, autour d'elle lévitait lentement quelques objets vers le plafond. Le pied sur le rebord de la fenêtre, elle salua son frère sans se retourner puis s'élança dans les airs comme propulsée. Elle ne le remarquait pas encore, mais elle avait la capacité d'influer sur la gravité et c'est comme cela qu'elle bondissait plus haut que raisonnablement lors de ses envols.

                        Dans l'appartement, magazines, tasses, mouchoirs usés, le repose-pied et même le fauteuil lévitaient vers le plafond. Jusqu'à quelle distance devait-elle s'éloigner pour que son pouvoir cesse ?

                      • Akseli Andersen
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                        id22.12.16 15:01
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                          Sigrún avait décidé de ne pas répondre et de l'ignorer. Il ne put s'empêcher de se dire que ce comportement ressemblait à celui d'un enfant. Pire, elle avait sorti son téléphone alors qu'il venait de bipper et on aurait dit une ado colérique. Et c'est moi l'irresponsable... Aussi risible que lui semblait cette réaction, il décida de ne pas en tenir compte. Qu'elle refuse de lui parler ne l'empêcherait pas de dormir, il n'était pas revenu à Liberty Town pour renouer des liens avec sa famille.

                          La femme ailée fini par se lever et se diriger vers la fenêtre. Bien sûr, elle ne peut pas simplement prendre la porte. Cependant, alors qu'elle s'approchait de la sortie, tout autour d'elle se levaient les objets et meubles qui jadis occupaient le sol. Il se crispa d'abord sur son fauteuil, inquiet de ce qui pouvait arriver. Au bout de quelques secondes, il compris que c'était Sigrún qui faisait ça. Surement un des pouvoirs qui allait de pair avec ses ailes. Il se crispa plus encore, d'agacement cette fois tandis que sa soeur s'envolait au loin. Au bout d'un instant, tous les objets retombèrent ce qui ficha un bazar pas possible.

                          Akseli était toujours assis, les doigts serrés autour de l'anse de sa tasse. Il respira profondément, tout en se promettant qu'il ne ferait plus un pas vers sa soeur. Après avoir chassé l'agacement qui s'était emparé de lui, et avoir constaté les dégâts qu'avait causé Sigrún, le jeune homme se leva pour jeter son café dans l'évier. Il s'appliqua à en faire à nouveau, qui serait excellent cette fois ci. Pendant qu'il coulait, il sorti son téléphone et sélectionna Yoko dans ses contacts. Un court instant de réflexion et ses doigts commencèrent à taper son message. Il souri en voyant s'afficher sur l'écran le nom d'emprunt qu'il avait choisi pour elle : Bruce. La serveuse répondit au bout de quelques minutes, alors qu'Akseli achevait de se servir une tasse de bon café.

                           BRUCE : J'ai fini par trouver une tenue qui me
                          semble convenir pour ce soir. Peut être que tu
                          pourrais m'accompagner pour voir le fruit de tes
                          précieux conseils.


                          YOKO: Salut Bruce! Je dois avoir une robe pas
                          trop mal qui se ferait un plaisir d'accompagner ton
                          nouveau costume.

                          BRUCE : Je suis sûr qu'elle sera parfaite. Est-ce qu'elle
                          connaîtrait un endroit où nous pourrions passer une bonne
                          soirée?


                          YOKO : Tu es vraiment nouveau toi ;) Izakawa Same
                          devrait te plaire, je t'y attends pour 22h

                          BRUCE : Toujours de bons conseils. A ce soir alors!

                          Akseli dégusta son café tout en tapant une recherche à propos ce bar Izakawa Same. C'était un bar animé, Beta y passait parfois quelques soirées. Cela promettait de donner une soirée intéressante.
                        • Akseli Andersen
                          CIVIL - Dominateur
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                          id23.12.16 0:36
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                            Akseli se jeta un dernier coup d'oeil dans le miroir fendu de sa salle de bain. La tenue pour laquelle il avait opté lui donnait un air élégant et décontracté à la fois. Il portait une fine chemise de lin rouge vif dont il avait laissé quelques boutons ouverts et un pantalon noir et léger. Il avait achevé le tout avec des chaussures en tissus sombre. Pour tout accessoire, il avait opté pour une montre discrète qu'il avait volée bien des années auparavant - il ne savait même plus à qui d'ailleurs. Ses cheveux blonds étaient peignés vers l'arrière avec un faux effet négligé.

                            - Bruce Abagwayne, dit-il à son reflet. Vous allez faire votre effet ce soir.

                            Il n'avait pas de veste à mettre pour sortir, et ce malgré l'insistance de l'homme qui lui avait vendu le reste du costume. "Un homme distingué ne sort pas sans une veste de costume, monsieur! avait-il affirmé d'un ton commerçant. Akseli avait fini par lui dire qu'étant donné la température estivale il suerait comme un phoque dans une veste et qu'il ne voyait pas ce qu'il y avait de distingué à sentir le phacochère. Etre désagréable ne vous donne peut être pas le luxe d'avoir des amis, mais ça vous permet à coup sûr d'avoir la paix.

                            L'autre pièce de son appartement était rangée et propre. Il avait pris le temps de faire le ménage après le départ chaotique de sa soeur - qui sait où Yoko passerait la nuit? Quelques documents insignifiants traînaient encore sur la table basse ainsi qu'une tasse à demi vide, et l'autre chemise qu'il s'était achetée l'après midi même - bleu nuit, celle-ci - et avec laquelle il avait hésité gisait négligemment sur le dossier de son fauteuil. Cela donnait un air bien plus naturel au lieu. Personne, à part les psychopathes et les militaires, ne tient sa chambre parfaitement rangée. C'est donc sur cette pensée satisfaisante qu'il se mit en route, imprégné de l'ambiance mouvementée qui régnait dans le bar au dessus duquel il vivait, ainsi que dans le reste de Japtown pendant l'été.

                            La façade du Izakawa Same présentait une fausse porte de temple japonais encadrée de deux lampions rouges et surmontée d'un immense requin d'un kitsch outrancier. Il y avait l'air d'y avoir du monde à l'intérieur. La porte de ce sanctuaire de la débauche vomissait buveurs désireux de profiter d'une cigarette et musique électro. Bruce n'aperçut pas Yoko parmi toutes les personnes qui profitait de la terrasse aménagée, aussi décida-t-il d'entrer. Il avait raisonnablement pris dix minutes de retard et supposait que la jeune fille avait fini par aller prendre un verre. A l'intérieur du bar, la chaleur était étouffante. Il jeta un regard dans la salle et repéra rapidement la jeune serveuse assise à une table. A aucun moment il n'avait craint de ne pas la reconnaître - il avait la mémoire des visages - mais il devait avouer que la femme qui se trouvait là n'avait rien à voir avec l'employée de restaurant qu'il avait rencontrée ce matin. Elle portait une robe en soie noire et or moulante qui lui arrivait à mi-cuisse, légèrement fendue sur le côté gauche. Ses cheveux sombres et courts, coupé juste au milieu de sa nuque, avait pris une allure très sophistiquée et elle arborait de petites larmes d'or aux oreilles. Ses chaussures à talons hauts ainsi que le maquillage noir qui cernait ses yeux achevaient de lui donner un air de femme fatale. On peut dire qu'elle a sorti le grand jeu, je vais ressembler à un plouc à côté.

                            Malheureusement, il n'était pas le seul à avoir remarqué la beauté de la jeune asiatique. Un homme passablement ivre semblait déterminer à lui faire un tour de magie pour capter son attention. Elle le regardait avec dédain, son verre à la main.

                            - Ton ami fait de la magie, Yoko? dit Bruce en s'appuyant sur la chaise où elle était assise, la faisant sursauter. Voyons voir ça.

                            L'assurance du jeune homme sembla flancher un coup avant qu'il ne se reprenne et ne leur présente une boule zen dorée qu'il disait détenir de son arrière grand père, célèbre explorateur de l'Asie profonde. Il assura que, sous leurs yeux ébahis! il la ferait disparaître. Après l'avoir fait passer plusieurs fois d'une main à l'autre, il finit son tour par une geste douteux à l'occasion duquel il glissa maladroitement la boule dans sa manche. Même Yoko a dû le voir... Cependant, Bruce pris un air stupéfait et s'approcha du jeune homme.

                            - Comment tu as fait??

                            Il saisit ses mains et les observa avec un air benêt, les tournant et les retournant dans tous les sens comme pour comprendre le truc. Il finit par abandonner et enfouit ses mains au fond de ses poches en s'avachissant légèrement.

                            - Tu as beaucoup de talent, je pense que tu devrais montrer ce tour à tout le monde. Peut être même que le patron te laisserait faire un numéro dans son bar!

                            Même avec tout le sake qu'il avait ingurgité, le jeune homme comprit à merveille le message et s'en retourna comme il était venu. Bruce se tourna alors vers Yoko avec un sourire amusé. La jeune fille riait, les doigts délicatement placés devant ses lèvres écarlates. Il s'assit devant elle.

                            - J'ai bien cru que tu n'arriverais jamais, Bruce.

                            - Mais me voilà, dit-il en inclinant légèrement la tête. Et je t'ai même rapporté un cadeau.

                            Il plongea sa main dans la poche de son pantalon sous le regard sceptique de Yoko pour en extraire ce qu'il avait récupérer dans la manche du magicien en herbe.

                            - Une boule zen dorée, déclara-t-il en la faisant tournoyer dans ses longs doigts. Je la tiens de mon arrière grand père, un célèbre explorateur de l'Asie profonde. Je me suis dit que ça te ferait plaisir.

                            La jeune fille s'esclaffa avant de prendre le cadeau et de le glisser dans son sac à main. Elle proposa un verre à son rencart et ils commencèrent à discuter. Akseli dépeint pour elle l'image de Bruce Abagwayne, jeune homme tout à fait banal qui avait grandit à Epsilon avant de faire quelques voyages pour ses études d'informatique. De retour à Liberty Town depuis peu, il n'avait réussi qu'à décrocher un pauvre poste de livreur de pizza. Au bout d'une heure et de quelques bières, il connaissait quant à lui l'histoire de Yoko Hashimoto, jeune immigrée japonaise dont la famille était arrivée à Liberty Town près de vingt ans plus tôt, en quête du rêve américain. L'intégration avait été assez difficile, même si à Japtown elle se sentait un peu chez elle. Elle semblait tiraillée entre ses racines aux traditions séculaires et la liberté qu'offrait sa ville d'adoption et tous les changements qui pouvaient s'y passer, d'autant plus depuis que ces étranges pouvoirs et mutations étaient apparus. Akseli sauta sur l'occasion pour l'interroger plus en détail sur la question.

                            - Je pense que ce ne sont que de pauvres gens qui n'ont rien demandé à personne. Bien sûr, certains se serviront peut être de ces pouvoirs pour faire le mal, mais c'est la nature humaine : donnez un couteau à deux Hommes, l'un d'entre eux s'en servira pour couper une tranche de pain à son enfant tandis que l'autre s'en servira comme d'une arme.

                            Elle fit une pause pour achevée son verre.

                            - Je n'en ai jamais rencontré, conclu-t-elle.

                            - Moi non plus.

                            Il avait bien compris qu'elle avait mis un terme à la discussion. Qui sait, ils y reviendraient peut être plus tard. Cependant, après avoir commandé quelques sake chauds, il compris que la jeune fille avait bien d'autres choses à lui apprendre. Elle lui parla de son frère qui avait voulu aider ses parents à s'en sortir et payer des études pour sa soeur en commençant à dealer. Il s'était approché un peu trop près de Beta et de ses actions douteuses et avait fini en prison. Depuis, elle ne lui avait plus jamais reparler.

                            - Je suis désolé, dit-il en plongeant ses yeux dans les siens avant de détourner le regard. Je sais ce que c'est, que de ne pas s'entendre avec un membre de sa famille, je n'ai pas non plus de très bonnes relations avec ma soeur.

                            Faire preuve d’empathie la mettrait plus encore en confiance et elle pourrait lui en dire d'avantage. De plus, l'expérience lui avait appris qu'il faut toujours mettre un peu de vérité dans ses mensonges.

                            - J'ai l'impression que ces gangs sont une vraie plaie pour la ville...

                            Yoko secoua ses cheveux d'encre, un sourire aigre sur le visage.

                            - En vérité, c'est ironique, mais ce sont pratiquement eux qui l'ont bâtie. Liberty Town... une ville construite sur le crime et par le crime. Ce sont d'abord les Kerberos, un groupe d'irlandais, qui se sont occupés d'étendre la ville et de la faire prospérer. Ils font dans le trafic d'armes ; les colombiers sont arrivés peu de temps après avec leurs drogues. Ils ont mis beaucoup d'argent dans la ville, surtout pour développer Gamma...C'est surement pour ça que mon frère a si facilement réussi à être en contact avec eux. Ils tiennent la plupart des casinos, théâtres ou bars, dont celui-ci d'ailleurs.

                            Akseli ne put s'empêcher de trouver ça étrange que la jeune fille ai choisi de se rendre dans un bar  où elle pourrait croiser les anciens acolytes de son frère.

                            - Les russes sont là depuis moins longtemps, mais ils font bien plus de mal à cette ville que les deux autres gangs réunis, si tu veux mon avis.

                            Il ne put s'empêcher de jeter un coup d'oeil autour de lui. Il n'était pas de nature inquiète, mais il ne voulait pas que Yoko leur attire des problèmes en critiquant ouvertement les gangs qui, de toute évidence, tenaient Liberty Town. D'autant plus qu'elle avait un lien avec eux par le biais de son frère. Il décida qu'il était temps de passer à autre chose.

                            - Tu as l'air courageuse, et de n'avoir besoin de personne. J'aimerai avoir le quart de ton cran, ajouta Bruce en riant. Je t'avoue que je ne me sens pas toujours en sécurité quand je traîne la nuit.

                            - Pour m'éviter d'avoir peur, mon frère m'a appris à me défendre. Il devait savoir que ça finirait par mal tourner... Je peux te montrer quelques trucs, si tu veux?

                            Un sourire en coin passa sur le visage du blondinet.

                            - Et pourquoi pas maintenant? J'ai toujours voulu apprendre à tirer au pistolet.

                            C'est ainsi qu'ils finirent par quitter le bar moite et bruyant pour se rendre sur une petite place remplie de platanes. Yoko se planta devant Bruce pour lui montrer comment positionner ses jambes et ses bras pour que la balle file droit.

                            - Tu dois écarter les jambes, dit-elle, et garder le bras bien droit et gainé pour tirer.

                            Elle s'approcha de lui pour redresser légèrement son bras. Elle embaumait le parfum et l'alcool. Alors qu'elle lui disait de fixer l'horizon, elle colla une arme dans sa main, équipée d'un silencieux. Il prit un air surpris et hésitant, comme si il n'avait jamais tiré sur personne.

                            - Tu dois tenir la crosse fermement.

                            Il s'exécuta, et Yoko revint se placer contre lui pour l'aider à viser le tronc d'un arbre qui se trouvait au bout de la place. La balle fusa avec un bruit étouffé tandis que l'impact se répercutait le long de son bras jusque dans son épaule. Elle se ficha dans le bois avec un bruit mate.

                            - Wouha, dit Bruce en laissant pendre son bras, je n'aurais jamais pensé que je le toucherais. J'ai cru que j'allais tuer quelqu'un.

                            Yoko eu un rictus amusé. C'est à ce moment qu'il décida définitivement que son appartement aurait été rangé pour rien. Elle avait l'air sûre d'elle et désireuse de garder son indépendance. S'ils couchaient ensemble ce soir, elle ne donnerait sans doute plus jamais de nouvelles et il pourrait dire adieux à ses précieuses informations ainsi qu'à son frère de Delta.

                            - J'imagine que tu as beaucoup d'autres choses à m'apprendre, mais on pourrait remettre ça à une autre fois, qu'est ce que tu en dis?

                            Après une fraction de seconde, Yoko sourit et hocha la tête. Bruce la raccompagna sagement jusqu'à chez elle, discutant de tout et de rien, puis Akseli se mit en route pour une bonne nuit de sommeil.