La Terre, cœur de l’Univers, s'éveille au surnaturel… Janvier 2016, les méta-humains font leur apparition dans un fracas invraisemblable ; des hommes, des femmes, des enfants, personnes âgées à nourrissons, sont frappés par ce qu’on explique pas, des dons - ou une malédiction ? - qui les cataloguent comme des êtres à part entière, des faux humains, des méta-humains. Le monde entier est touché, nulle exception.

Nous sommes à LibertyTown, aux États-Unis, une ville aux grands enjeux, là où les méta-humains sont recensés en masse. Les médias s’y affolent, jouent des coudes pour avoir les derniers potins, les derniers événements marquants. Un jeu dans lequel tout le monde se plaît de participer, au point d’oublier la question essentielle à cette découverte : quel avenir pour ceux qui finiront par surpasser la race humaine ?

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CHRONOSREP

Au premier son, on ne prend la caille

  • Will Donegal
    Esprit Libre
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      Un œil complètement fermé, le ventre replié de douleur et la démarche boiteuse, Will se traina hors de la ruelle d'où il s'était fait tabasser un peu plus tôt. Ce soir, un goût de fer s'ajouta à l'amertume du quotidien alors que le quadra crachait une gerbe de sang sur le trottoir, non sans laisser échapper une dent. Il leur aurait bien mis une belle raclée si : l'un d'entre eux ne s'était pas avéré être la réincarnation de Bruce Lee, il n'avait pas autant bu ou il n'avait pas été aussi vieux pour ces conneries. Fidèle à la mauvaise foi des perdants, il préféra le second argument comme seul fautif de sa défaite.

      De son œil encore valide, Will aperçut une pancarte accrochée au lampadaire le plus proche. Une affiche de "Barnum & Bailey Circus" qui se déroba dès lors qu'il tenta de s'y appuyer. Lui qui n'avait jamais apprécié les cirques, il s'engageait vers l'art des culbutes. Le boiteux ordonna à ses jambes de rattraper, tant bien que mal, le haut de son corps déjà bien engagé vers l'avant, mais rien n'y fit. Il avançait irrémédiablement sur la route, le nez toujours un peu plus proche du bitume.

      Les phares d'une voiture. Le hurlement des pneus sur l'asphalte. "La fatalité n'est qu'une pute", pensa-t-il. Son esprit se heurtait à l'évidence d'une énième calamité, tandis que le reste de son corps se heurta au pare-choc d'une chevrolet.
      * * * * *

      Il se réveilla sur un lit d'hôpital, une pince à l'index et un tuyau dans le bras. L'infirmière devant lui semblait griffonnait quelque chose sur son dossier médicale.

      - "Qu'est-ce c'est c'cocktail ?" Lui demanda-t-il, tout en agitant le tuyau qui le reliait à une poche suspendue.



    • Eveleen Callahan
      Indécis
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        JUILLET 2016 - 19h45
        SERVICE DES URGENCES


        Son service avait pris des airs de ballet. Des personnages qui se déplacent, se croisent, se frôlent à l’unisson. Tout cela formait un tumulte à la fois chaotique mais d’un équilibre à toute épreuve. Etrange. Et Eve était là, dans ce grand tout, noyée dans la multitude, voguant d’un box à un autre, dispensant tantôt des soins, posant tantôt, au cours d’entretiens bien brefs, des questions. Malgré dix longues heures de travail accumulées, elle ne semblait pas réellement fatiguée. Peut-être un peu débraillée tout au plus, quelques mèches de cheveux rebelles longeant son visage à la mine concentrée. A peine le temps de s’asseoir que le médecin lui signale une perf’ à poser. C’est reparti !


        En se faufilant près du lit, elle reconnait l’homme qui y est allongé, elle l’a aperçu quand les ambulanciers l’ont amené, ya pas si longtemps de ça.


        Il a dû en mettre des gens en colère, pour finir dans un état pareil le bougre.


        Elle se penche quelques secondes sur son dossier d’admission, les résultats des quelques examens rapides et la prescription du médecin. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, et d’une main gantée experte, la perfusion est préparée, posée, contrôlée. Ah, le goût du travail bien fait...


        (!) Tiens.


        Après examen rapproché, le pansement au niveau de l’arcade de l’œil tuméfié a pas un faciès hyper avenant. Elle se saisit à nouveau du dossier et dégaine son plus beau quatre-couleurs.


        Bon, déjà, noter que la perf a été posée à..mh… 19h50.. ok. Et je rajoute le protocole pansem…


        Qu'est-ce c'est c'cocktail ?


        D'abord étonnée, elle relève la tête pour considérer le nouveau venu. Enfin, le nouveau sorti-du-brouillard dans son cas. Elle prend une moue étonnée et désigne le pochon avec son stylo.

         

        Mh ? Oh ça ? Trois fois rien, c'est pour vous éviter le syndrome gueule-de-bois et atténuer un peu la douleur de tout ce… bazar. – De la main, elle désigne d’un geste diffus son interlocuteur tout entier. Comment vous vous sentez monsieur… Donegal ? Pas de nausées, de vertiges ?


        Elle finit rapidement de griffonner sur le dossier qu'elle tenait toujours contre elle, puis s'en débarrasse en le remettant à sa place. Une de ses mains chasse une mèche de cheveux, tandis qu'elle se rapproche du lit et, par extension, du monsieur Donegal en question. Elle sourit.


        Laissez moi deviner... faut voir la tête de l'autre gars c'est ça ? Elle marque une pause tout en pointant le pansement du menton. Va falloir que je jette un œil à ce qui se passe là dessous. Vous permettez ?


         
         


      • Will Donegal
        Esprit Libre
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          Tout juste émergeait-il, qu'il se retrouvait noyé sous les questions. De son seul œil valide, il tenta d'apercevoir le badge de ce raz de marée à lunettes, en vain. Un passe blanc aux tâches floutées fut l'unique image qu'il distingua, avant qu'une nouvelle vague d'interrogation ne s'abatte sur lui.

          - "Vous permettez ?"

          - "Non !" Avenant, charmant, ton habituel du rustre solitaire. "Allez pas croire que n'importe qui peut me tripoter les mirettes.". Il appuya sur le côté du lit pour redresser son dossier, lequel se hissa d'un petit vrombissement mécanique, lente agonie d'un moteur en fin de vie. " Bon dieu qui sont lents ces engins... ." Souffla-t-il.

          Ainsi en position assise, il parcourut rapidement la pièce de son regard brumeux. Sur sa gauche, le placard entre-ouvert laissait apparaître ses affaires accrochées à un cintre. Le reste de la chambre n'était que blancheur aseptisée et vide décoratif. Cela avait le mérite de dénoter avec sa propre chambre, où cohabitaient nourriture périmée, linge sale, et formes de vie jusqu'alors non identifiées.

          "Dites-moi plutôt comment vous vous appelez." Bien que l'intonation ne s'y prêta pas, le phrase se voulait être une demande dans l'esprit de Will. De quoi transformer le n'importe qui en quelqu'un.


        • Eveleen Callahan
          Indécis
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            JUILLET 2016 - 19h55
            SERVICE DES URGENCES


            Dans une précipitation qui n’avait rien à envier à sa spontanéité naturelle, Eve prit conscience de l’état de conscience dans lequel se trouvait encore son interlocuteur. Peu fière de la prolixité de son précédent discours, elle rengaina son dynamisme trop bruyant au profit d’une posture plus pondérée. Elle jaugea le solide gaillard du coin de l’œil lorsqu’il pesta contre la lenteur avérée du lit mécanique. Elle ne put retenir un léger sourire.


            On peut dire qu’il a un certain bagou celui-là.


            Et c’était pas déplaisant en fait, pour finir une journée si mouvementée. Une journée "usine" comme elle les appelait. Yen a parfois, ça arrive. Les patients avaient succédé à d’autres anonymes, à une vitesse telle que par moment, discuter - ou « Faire du social » si vous préférez - s’avérait une tâche ridiculement hors d’atteinte. C'était pourtant une des choses qu'elle préférait dans son travail, les gens.


            Dites-moi plutôt comment vous vous appelez.


            C'était un bougonnement mâtiné d’une sorte d’autorité. Pourtant ce drôle de personnage ne lui était pas antipathique. Au contraire, l’anamnèse du bougre tendait même plutôt à se faire désirer par la curiosité de la demoiselle. Loin de se formaliser du ton renfrogné qu’il avait employé, elle pencha la tête sur le côté avant de lui répondre, ravalant un sourire amusé - mais complaisant :


            Eveleen Callahan m’sieur. Elle marqua une pause. J’suis infirmière, et.. c'est l’hôpital Abraham là.


            Si son parler trahissait ses origines populaires, sa voix inspirait pourtant une certaine douceur. Elle le fixait calmement, dans l’expectative bienveillante d’une attitude plus coopératrice. Cette courte attente lui fit brièvement prendre conscience de l’engramme douloureux qu’avait laissé ses heures de travail sur son corps.


             


          • Will Donegal
            Esprit Libre
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            id18.12.16 9:37
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              S'il avait hérité d'une forme de chauvinisme quant à ses origines, Will se serait réjouit du patronyme irlandais de l'infirmière. Au lieu de cela, il se contenta de mémoriser son nom et remplit sa part de leur marché tacite, en relevant le pansement de son œil bouffi.

              - "Combien d'temps avant que ça n'désenfle, d'après vous, Eveleen ?" Il ne s'en inquiétait pas spécialement. Seulement, distinguer les indices lui demanderait un certain temps d'adaptation si seul son œil droit subsistait.

              Tandis qu'elle l'auscultait, il entendit une notification vibrer dans la poche de son manteau. "Vous pourriez m'apporter mon téléphone ?" Lui demanda-t-il, presque sur le ton de la confidence, "dans la poche intérieur d'ma veste. Si ce sont des infos sur mon affaire en cours, j'aimerais en prendre connaissance au plus tôt." Durant un bref instant, on aurait pu jurer voir apparaître un début de sourire sur le visage du quadra. Un mirage, aussitôt dissipé.

              Il s'agissait là d'un moyen détourné pour faire sa pub, bonne ou mauvaise au vue de ses blessures. Et puis, une infirmière avec un accent de rue ne pouvait complètement ignorait les jeux qui se déroulaient quotidiennement dans certains quartiers. Peut-être en avait-elle déjà été victime ?


            • Eveleen Callahan
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                JUILLET 2016 - 20h02
                SERVICE DES URGENCES


                Combien d'temps avant que ça n'désenfle, d'après vous, Eveleen ?


                Elle prit quelques secondes pour observer ce qui s’tramait derrière ce pansement. Une légère moue passa sur son visage, il n’y avait rien d’alarmant mais il fallait le changer. Sur l’adaptable adjacent, elle alla se saisir de ce dont elle avait besoin, en même temps qu’elle lui répondait :


                Oh mmmh je dirais… une journée ou deux, tout au plus, pour y voir quelque chose. Faudra juste garder cette plaie propre une fois sorti d’ici.


                Les contusions reçues plus tôt dans la journée avaient fendue la peau en un endroit, mais rien de vraiment grave. Ca n’avait même pas nécessité de points de suture. D’un geste habile et assuré, la chair abîmée est nettoyée et pansée. Quelque chose interrompit le maigre silence qui les enveloppait alors.


                Vous pourriez m'apporter mon téléphone ? …dans la poche intérieure d'ma veste. Si ce sont des infos sur mon affaire en cours, j'aimerais en prendre connaissance au plus tôt


                Mh, acquiesce-t-elle, avenante, en prenant la direction de l’armoire.  Votre.. affaire ? lance-t-elle sur le ton de la conversation.


                La veste de l’intéressé est suspendue à la carcasse d’un cintre défiguré. Elle en tâtonne le tissu à l’aveugle pour distinguer l’endroit de l’envers, et, suivant les indications évoquées quelques secondes plus tôt, elle met la main sur la poche en question. Elle y faufile maladroitement la main, jusqu’à ce que ses doigts effleurent la surface froide de l’appareil. Elle parvient non sans mal à l’extirper de la poche, en faisant tomber au passage une petite feuille cartonnée.


                C’est qu.. Détective privé ?


                C’est ce qui était imprimé à l’encre sur la face visible, avec des coordonnées. Une carte de visite ? Elle se fit la remarque à elle-même alors qu’elle la ramassait, c’était bien le premier qu’elle rencontrait de sa vie. Alors que cette information traversait plus encore ses synapses et que son inconscient devait se trouver envahi de questionnements, elle tendit le téléphone qu’elle était allée chercher sans perdre plus de temps. Dans un sourire tant gêné que curieux, elle indiqua la carte qu’elle tenait entre deux doigts.


                Eh, stylée vot’ carte.


                Son regard devint quelque peu penseur, cette information avait créé une sorte d’écho, fragile, presque inaudible, quelque part en elle. Pas sur de vouloir en saisir les réelles nuances, elle attendait tout même la réaction de l’homme amoché en face d’elle, mue d’une curiosité bien tangible.


                 


              • Will Donegal
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                id09.01.17 20:02
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                  À force de remuer la merde des gens, Will ne pouvait éviter toutes les éclaboussures. Autant dire que garder la plaie propre s'avérerait compliqué pour le quadra... .

                  - "Mh. Un coup de pouce pour un ancien ami." Rebondit-il à l'interrogation de l'infirmière. "Mais autant dire que pour l'instant, les seuls bénéfices que j'en tire sont incrustés sur mon visage." Il balaya l'air de la main devant ses yeux pour appuyer l'évidence.

                  Lorsqu'il récupéra le téléphone, un "merci" ténu quitta ses lèvres, poussé par un sourire satisfait alors qu'il parcourait le message reçu. L'affaire avançait, et le fait d'avoir piqué le téléphone de l'un des agresseurs y était surement pour quelque chose. Ici résidait l'un des avantages d'être un détective mandataire non assermenté. Le bien se pliait au bon vouloir de Will, sans obligation envers la loi, du moins pas autant que du temps où il enquêtait avec une plaque au ceinturon.

                  -" Intéressée ?" Lâcha-t-il à Eveleen, alors qu'elle lui parlait de sa carte. "Je peux fonctionner sous contrat avec obligation de résultat pour tout premier mandat. Ca vous assurera une qualité de service et, comme son nom l'indique, un résultat." Sa langue semblait bien moins liée dès lors qu'un peu d'argent se faisait sentir. "Les quartiers de Beta sont bavards à qui les écoute. Mais vous devez surement déjà le savoir." Façon plus ou moins subtile d'indiquer qu'il avait noté ses origines.

                  Spoiler:
                   


                • Eveleen Callahan
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                    JUILLET 2016 - 20h05
                    SERVICE DES URGENCES


                    Mh. Un coup de pouce pour un ancien ami. Mais autant dire que pour l'instant, les seuls bénéfices que j'en tire sont incrustés sur mon visage.


                    La jeune femme esquissa un sourire entendu.


                    Intéressée ?


                     

                    Peut-être par excès de naïveté ou simplement à cause de la fatigue, elle ne s’était pas attendue à se faire démarcher aussi frontalement. Son regard se posa de nouveau sur le feuillet cartonné qu’elle avait encore entre les doigts. Alors que la question était suspendue au silence de quelques brèves secondes, son cœur sembla bondir si fort à l’intérieur de sa cage thoracique qu’elle eut peur de partir à la renverse. Était-elle intéressée ? Le déni, sous couvert de la raison, était catégorique à ce sujet : non, elle ne l’était pas. Et... elle n’était même pas certaine d’avoir les moyens de se payer les services d’un professionnel de toute manière. Et puis ça coûte combien un pro ? Pourtant, elle pensa à ces économies qu'elle avait de côté.



                    Je peux fonctionner sous contrat avec obligation de résultat pour tout premier mandat. Ça vous assurera une qualité de service et, comme son nom l'indique, un résultat.



                    Elle l’avait entendu parler sans réellement l’écouter. Le sens des mots dans l’écho lointain de sa voix se soustrayait à sa vue. Seule subsistait cette unique question, qui semblait se répercuter sans douceur contre la paroi de sa boîte crânienne : Intéressée ? Une petite voix murmurait férocement que c'était peut-être bien le cas. Elle pouvait au moins s'octroyer le luxe d’y réfléchir. Indécise, elle sembla tout d’abord refréner une réponse trop spontanée, inspirant tout en refermant une bouche trop prompte à son goût. Elle revêtit de nouveau un sourire, et lui répondit en lâchant prise - sans néanmoins relever les yeux vers lui :


                       

                    Euh.. j’sais pas, pt’être bien oui. Au pire, j'ai de quoi vous contacter maintenant - elle désigna la carte de visite du menton


                       

                    Elle glissa cette dernière dans une des poches de sa blouse. Elle retrouvait une lucidité d’esprit normale, elle avait finit de se perdre en introspection pour l’instant. Elle prendrait le temps d’y penser plus tard. Et elle sentait déjà qu’elle aurait besoin de l’aide d’une bonne dose d’alcool. Ouais, visiblement c'était un sujet plus sensible que prévu.


                       

                    Les quartiers de Beta sont bavards à qui les écoute. Mais vous devez surement déjà le savoir.


                    Oh, euh... ouais, c'est vrai.


                       

                    Elle avait répondu avec une pointe d'interrogation dans le regard. Elle avait aussi conscience qu’il valait mieux être discret lorsque l'on tendait volontairement l’oreille, là-bas. Elle se fit le constat intérieur qu’elle devait d’ailleurs s’y rendre dans quelques jours et qu’il lui restait une montagne de paperasse à remplir pour l'asso.


                     


                  • Will Donegal
                    Esprit Libre
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                      Il plaqua l'écran du téléphone sur son chevet, avec le sentiment, un peu flou, que l'aparté s'était anormalement étirée. Appuyant sur le côté de son lit, il actionna le moteur de son dossier pour s'allonger à nouveau dans un énième grincement, dans une énième agonie mécanique.

                      -" Toujours aussi lents vos pieux... " Et lui, toujours aussi râleur. Il se serait empressé de sortir sa carte de fidélité, tamponnée de ses passages successifs et de plus en plus fréquents à l'hôpital Abraham, pour justifier d'un avis de consommateur avisé, presque arrogant.

                      L'idée lui arracha finalement un petit hoquet amusé. Il s'imaginait n'ajouter qu'une seule étoile sur une application, suivie d'un commentaire acide "Lit sans confort, repas (si on peut appeler cette bouillie repas...) totalement insipide", le tout ponctué par des points d'exclamation à en rompre son clavier. Il enviait presque ceux dont c'était le passe-temps.

                      Et doucement, sans même s'en apercevoir, sa paupière encore valide s'affaissa pour le plonger dans les méandres éphémères et illusoires de son esprit. Pas d'au revoir, ni d'à bientôt, il s'était endormi, là, au milieu d'une pensée. Il laissait enfin l'infirmière finir son travail, à l'abris des remarques bougonnes d'un quadra fatigué, tant physiquement que moralement, ainsi que des propositions de contrat d'un détective rouillé et alcoolique.

                      Will représentait le cliché personnifié d'un être en perdition, ne nécessitant qu'une simple détonation, un simple déclencheur pour redevenir celui qu'il fut. Ou au contraire, sombrer pour toujours dans la boue et la noirceur de LT.