La Terre, cœur de l’Univers, s'éveille au surnaturel… Janvier 2016, les méta-humains font leur apparition dans un fracas invraisemblable ; des hommes, des femmes, des enfants, personnes âgées à nourrissons, sont frappés par ce qu’on explique pas, des dons - ou une malédiction ? - qui les cataloguent comme des êtres à part entière, des faux humains, des méta-humains. Le monde entier est touché, nulle exception.

Nous sommes à LibertyTown, aux États-Unis, une ville aux grands enjeux, là où les méta-humains sont recensés en masse. Les médias s’y affolent, jouent des coudes pour avoir les derniers potins, les derniers événements marquants. Un jeu dans lequel tout le monde se plaît de participer, au point d’oublier la question essentielle à cette découverte : quel avenir pour ceux qui finiront par surpasser la race humaine ?

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Un check-up? Mais je vais bien ! [PV: Sig]

  • Derek Anderson
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      Le réveil sonna et me sortit des bras de Morphée. J'ouvris lentement les yeux, grognon: pourquoi j'avais mis un satané réveil? Je tendis le bras, faisant cesser cette alarme d'une simple impulsion sur un bouton. Je me tournais dans le lit, fixant à présent le plafond puis poussant un long soupire. Sérieusement, pourquoi j'avais mis un réveil si tôt? Il ne me semblait pas que j'avais du boulot aujourd'hui pourtant... Je me redressais dans le lit pour m'assoir, là j'attrapais mon téléphone, regardant mes sms puis mes mails. Non rien concernant Solomon, donc pas de boulot pour l'instant. Enfin, je me souvenais vaguement que je voulais tenter de garder un rythme, éviter de me lever tout le temps trop tard. Reste que c'était chiant... Pis j'avais passé la soirée dans un bar, boire quelques verres, discuter et draguer aussi. Bon d'accord, j'avais pas ramené de demoiselle et en prime je m'étais battu avec un type un peu trop éméché.

      Je sortis du lit, me dirigeant dans la salle à manger pour mettre la machine à café en route. Une fois fait, je pris la direction de la salle de bain pour me débarbouiller. Me passant le visage sous l'eau, je notais que je n'avais aucune contusion sur le visage suite à ma bagarre, ma belle petite gueule était intact: heureusement. Enfin je plaisante, je ne m'aime peut-être pas à ce point, mais quoi? J'suis plutôt pas mal dans mon genre, non? J'enfilais rapidement un jean et un débardeur pour revenir dans la salle à manger. Je mis la télévision et pris mon café pour me poser dans le canapé.

      Après un bon café clope du matin, restait l'étape finale de "la règle des trois C" mais l'idée de voir mon courrier me traversa, ce que je fis donc. Je pris les lettres tout en allant aux toilettes, cela me ferait de la lecture le temps d'évacuer mon transite intestinal. Quelques trucs de pubs, une lettre de mon propriétaire qui disait que des travaux allaient être effectués dans l’appartement et une lettre de l'hôpital. Donc... Les travaux! J'avais demandé un jacuzzi et un sous-sol avec un monte charge pour m'y rendre depuis chez moi. Le proprio avait d'abord rigolé, pensant que je plaisantais, puis j'avais sorti l'argent et là, il avait dit, enjoué qu'il ferait les travaux vu que j'y contribuais énormément. La lettre disait donc qu'ils attaqueraient dés aujourd'hui et qu'il serait mieux pour moi de dormir ailleurs quelques jours. Ok... Bon, restait donc l’hôtel ou demander si Abigail voudrait bien m'héberger quelques jours, ce à quoi je ne croyais pas trop.

      Et enfin, l'autre courrier, celui de l'hôpital, me demandant de passer une fois encore pour me faire passer des examens. Suite à mon coma de plusieurs mois: seize pour être exact, ils voulaient s'assurer que je n'avais rien, que tout allait bien. Mais oui, j'allais bien! C'était quoi... La septième fois qu'ils me demandaient de venir? Bon, j'allais faire un effort et m'y rendre, histoire qu'ils me foutent enfin la paix. Je pris donc mon paquet de tabac, mes clés puis ma veste en cuir type motard et je sortis de chez moi.

      Prenant les transports en communs pour m'y rendre, je pensais vaguement à ce qu'il m'était arrivé... Suite à un accident en Afghanistan, j'avais terminé dans le coma. Hormis quelques flash de souvenirs de temps à autres, je ne me souvenais pas trop de ce qu'il s'était passé. Des coups de feu, plusieurs explosions suite à des grenades puis plus rien. J'imagine que pour être resté si longtemps dans le coma, j'avais du morfler. Mais je n'en gardais aucune cicatrice, rien... Nada! Je m'étais réveillé il y a quelques mois, en parfaite forme, aussi intriguant que cela puisse paraitre et j'étais parti, pas sans de nombreuses questions des toubibs.

      Mais voilà, je me retrouvais devant l'entrée de l'hôpital Abraham et je me rendis à l'accueil pour demander à la petite dame derrière son bureau où je devais me rendre pour passer mon check-up, lui montrant le courrier que j'avais reçu. Je l'observais, une dame dans la fleur de l'âge qui semblait avoir une fascination pour les lapins en porcelaine: il y en avait au moins cinq sur son bureau. Je me demandais alors vaguement si elle faisait de la cuniculiculture? Vous savez l'élevage de lapins domestiques. Si ça ce trouve, chez elle, il y avait une armée de lapin dans des cages qu'elle adorait. Certaines femmes aiment les chats, celle-ci c'était les lapins. Enfin bref... Elle pianota sur son ordinateur avant de relever les yeux vers moi.


      Vous aviez eu plusieurs rappels apparemment. Et vous n'êtiez pas venu jusqu'à aujourd'hui. Des soucis? Des empêchements?
       

      Ouais, j'ai reçu un tas de lettres! Et en effet, j'étais un peu occupé dernièrement. Un tas de souci quoi... Mais me voilà!


      Je vois. Et vous venez soulager ce tas de souci et de lettres donc? Vous connaissez le paradoxe sorite? Ce n'est pas parce que vous en enlevez un qu'un tas n'est plus un tas.


      Elle me sortait quoi là? Genre c'était le moment et le lieux pour me faire la moral et un cours philosophique? Elle me demanda ensuite si j'avais consommé de l'alcool ou des stupéfiants dernièrement. Afin de montrer que j'étais moi aussi intelligent et pour déballer ma science, je lui rétorquais donc que j'étais abstème. J'avais dis ça en souriant, elle me jeta un regard par dessus ses lunettes sans vraiment y croire et m'indiqua finalement le lieux de mon rendez vous avec le médecin qui allait s'occuper de me faire passer mes examens.

      Je pris donc la direction qu'elle m'avait indiqué, elle était quand même un peu étrange cette secrétaire... Enfin, il faut de tout pour faire un monde j'imagine? Machinalement, alors que je marchais, je pensais à Abigail: je devrai l'appeler ou lui envoyer un sms pour lui dire que j'allais passer chez elle pour plusieurs jours. Enfin, je devais déjà retourner à mon appartement, je devais embarquer avant l'arrivée des ouvriers mon fusil, mes revolvers, mes couteaux de chasses ainsi que les quelques explosifs que j'avais... Si quelqu'un tombait malencontreusement sur ça, j'allais forcément avoir de sérieux problèmes. Vivement que j'ai un sous-sol bien à moi, ça sera plus simple pour y planquer mon matériel de travail. Quoi? Solomon exige que l'on possède certaines qualifications et il faut donc avoir les outils de travail adéquate nan?

      J'arrivais finalement devant la porte du docteur que je devais voir, ne voyant pas de salle d'attente ou autre. En même temps je n'avais pas vraiment cherché. Je me contentais donc de frapper à la porte.

    • Sigrún Andersen
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        Depuis son retour à l'hôpital, Sigrún n'avait pas arrêté. Elle avalait des cachetons de vitamines à en faire presque une overdose. Le problème avec les mutants ne faisait que s'amplifier ; enfin, "problème", c'est être mauvaise langue, il arrive juste chaque jour de nouveaux mutants démunis. La chef de service des urgences ne se plaignait pas, car sa vie professionnelle, bien que courte, avait toujours été ainsi : courir à droite et à gauche, sauter des repas, réconforter les patients, supporter les pleurs et les deuils. Elle ne se plaignait pas, non, car elle avait sous son aile de bons médecins et infirmières qui faisaient extraordinairement bien leur boulot : elle n'avait jamais à repasser derrière. De plus, elle avait de bonnes relations avec le personnel des autres services et, dans cette nouvelle ère que le réveil de Lazarus a engendrée, il arrivait que certains collègues de ces autres services viennent l'aider et inversement. C'était le cas aujourd'hui.

        Un ami lui avait justement demandé de le remplacer pour le check-up d'un ancien patient tombé dans le coma mais qui avait l'air d'avoir recouvré toutes ses capacités. Sigrún lui en devait une, mais c'est avec plaisir qu'elle accepta. Effectivement, elle soupçonnait là un mutant aux capacités exceptionnelles : on ne ressort pas d'un tel coma aussi vite et aussi facilement ! C'était sa première hypothèse, la seconde étant qu'il reste enfermé chez lui, sûrement encore infirme, ne pouvant pas se payer les soins exorbitants et qui expliquerait le fait qu'il ne soit pas venus aux nombreux rendez-vous. En tout les cas, la photo d'identité jointe ne laissait apparaître aucun signe de mutation.

        C'est pendant sa pause déjeuner alors qu'elle consulta son dossier. A chaque page, elle avalait une nouvelle gorgée de café. Le patient se révélait être un soldat rapatrié d'Afghanistan, Derek Anderson, , la cause de son coma aurait été l'impact d'une ou plusieurs déflagrations. Communiste dans l'âme, c'est avec grand respect qu'elle allait l'accueillir, ce valeureux soldat des Etats-Unis d’Amérique.

        Quelques heures plus tard, alors qu'elle était partie se chercher un ice tea au distributeur au bout du couloir, elle aperçut un homme frapper à sa porte. A son approche, elle le reconnut. Tout en lui tendant la main, elle lui adressait ces paroles :

        _Vous êtes Mr. Anderson, je suis le docteur... Andersen. Simples mais intéressants que sont les patronymes scandinaves, n'est-ce-pas ? Veuillez entrer s'il-vous-plaît.

        Sigrún rentra en oubliant la politesse qui consiste à faire rentrer l'invité d'abord. Elle montra de la main les deux fauteuils qui se trouvaient devant son bureau en lui indiquant tout aussi verbalement qu'il pouvait s'asseoir -Quelle drôle de forme de politesse d'ailleurs, proposer de s'asseoir : dans ces conditions, c'est presque une injonction plutôt qu'autre chose- puis elle alla chercher le dossier de Derek qu'elle avait posé sur le dessus d'une commode. Malgré l'accident qui l'avait plongé dans le coma, il n'affichait aucune cicatrice, il était comme sur la photo ! C'était fortement étrange et cela intriguait la médecin au plus haut point.

        _Doooonc... Vous êtes Derek Andersen, vous étiez plongé dans un coma de 16 mois, puis vous remarchez miraculeusement depuis la nouvelle année comme si de rien était ? Vous sauriez me confier votre secret pour le jour où je tomberai dans le coma de fatigue ? [Elle rit brièvement.] Bon... plus sérieusement : où étiez-vous pendant ces six derniers mois, j'ai cru comprendre que vous avez manqué plusieurs rendez-vous ici ... ?

        Tout en le regardant avec insistance, elle s'asseyait sur son nouveau siège qui se trouvait être un simple tabouret, les fauteuils étant désormais inconfortable pour sa mutation angélique.

      • Derek Anderson
        Esprit Libre
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          J'avais donc frappé à la porte mais aucune réponse. Genre je m'étais trompé de porte? J'avais mal écouté les indications de la nana de l'accueil? Non je ne crois pas. Enfin j'espère pas. Et je ne suis pas si nul normalement. Rassurez moi... C'est alors qu'une femme s'approcha de moi: cheveux blonds, bien coiffée, plutôt jolie. Elle avait de beaux yeux bleus et des lèvres sensuelles, en tout cas moi je les trouvais sensuelles. Elle me tendit la main pour me saluer, supposant que j'étais bien monsieur Anderson et elle se présenta comme étant le docteur Andersen. Et ben, nos noms se ressemblent. Elle fit justement une blague, je crois, là dessus. Comme quoi les patronymes scandinaves étaient simples mais intéressant. Je me contentai alors d'un simple sourire en guise de réponse. Elle m'invita alors à entrer. Je la suivais, l'odeur de son café m'emplissait les narines et cette fois, j'avais envie d'en boire un aussi! Reste que... J'étais dans la merde. Je n'étais pas revenu à l'hosto dans le but qu'on évite de découvrir que je récupère vite, que je ne suis pas qui je prétend être. Et m'y voilà... Devant une femme en plus. Quiconque me connait un peu pourrait vous dire que devant un sourire charmeur, un petit ou gros décolleté et je ne suis plus le même homme. Adieu l'ancien militaire au sang froid, le tueur professionnel et bonjour à monsieur fleur de peau, au prince charmant stupide et niais.

          Je devais à tout prix me tirer d'ici! Trouver une excuse pour partir. Dire que je ne me sentais pas bien et aller au docteur par exemple. Mais je suis trop con! JE SUIS à l'hôpital et face à un docteur, cette excuse serait la plus débile du monde! Dire que je dois aller à mon boulot? Oui, pourquoi pas. Faudrait que mon téléphone sonne pour ça. Je devais envoyé un message à Abi pour lui dire que j'étais dans une situation de merde. Pendant ce temps, le docteur m'indiquait de m'assoir dans un des deux fauteuils présents dans son bureau, ce que je fis tranquillement. J'essayais de paraitre le plus décontracté possible tout en sortant mon cellulaire pour ce sms d'urgence que je devais envoyer. Elle prit mon dossier qu'elle observa rapidement, nul doute qu'elle l'avait déjà lu et que j'étais un sujet intéressant à ses yeux: un type qui sort d'un long coma et semble en pleine forme, qui se casse le plus vite possible de l'hôpital ensuite.


          Doooonc... Vous êtes Derek Andersen, vous étiez plongé dans un coma de 16 mois, puis vous remarchez miraculeusement depuis la nouvelle année comme si de rien était ? Vous sauriez me confier votre secret pour le jour où je tomberai dans le coma de fatigue ?
           

          Ce à quoi elle rigola, apparemment cela semblait être dit pour m'amuser, me détendre. M'ouvrir afin que je parle quoi. Mais elle voulait que je dise quoi: "me suis réveillé et ça allait bien. Me souviens pas du reste madame, j'étais dans le coma comme vous venez de le dire." Mais elle ne s'arrêta pas là, elle enchaina rapidement sur autre chose.


          Bon... plus sérieusement : où étiez-vous pendant ces six derniers mois, j'ai cru comprendre que vous avez manqué plusieurs rendez-vous ici ... ?


          Je joignais mes mains, contempla rapidement son bureau tout en réfléchissant à quoi dire. Mon regard se posa sur mon jean délavé et un peu usé puis sur ma chemise. J'avais un peu un look grunge, voir de bucheron... J'aurai peut-être du faire un effort avant de venir. Mais... A quoi je pensais? A être plus présentable pour tenter de la draguer puis de l'inviter à boire un verre? Et merde, je passais en mode love! Pourquoi étais-je ainsi dés que je voyais une femme? Problème post-traumatique suite à l'armée, le fait de ne pas avoir vu de femmes pendant un long moment? Je devrai lui en parler mais elle n'était pas psychologue, malheureusement...


          Et bien, je suis sorti de mon coma puis de l'hôpital avec l'intention de rattraper le temps perdu. J'ai donc profité de cette seconde chance pour m'amuser, faire la fête. Ensuite j'ai dégoté un travail plutôt prenant et je m'y suis consacré. Enfin, je m'y consacre toujours!


          Je tentais un vague sourire pour montré que cela m'amusait également même si en vrai, j'étais pas mal tendu. Je faisais tourner mon portable dans ma main, cherchant un prétexte ou le moyen d'écrire mon sms en douce. Et je n'avais pas menti, depuis mon réveil, je m'éclatais souvent: je profitais à fond pour faire la fête. J'aimais bien aller dans les bars ou les pubs, boire pas mal de bière, draguer des nanas. Bon, je prenais souvent des vestes mais ça restait amusant. Ce qui l'était moins, c'était ma capacité à assimiler et éliminer trop vite l'alcool... Ouais, je n'avais pas simplement totalement récupéré de mes blessures suite à mon coma, j'en étais sorti changé. Mon corps semblait capable de récupérer, de cicatriser beaucoup plus vite, ce qui était le cas également pour l'alcool. Je n'avais pas essayé la drogue, mais j'étais persuadé que ce serait pareil. Durant tout ça, j'avais réussi à écrire un petit "help" à Abigail sur mon téléphone. Sûr qu'avec ça, elle parviendrait à m'aider... Quel con je fais... Pour le boulot, je n'avais pas menti, j'avais rejoins le truc de Abi justement, son idée de créer une entité virtuel capable de répondre à tout type de demande. On pouvait trouver les services de Solomon sur un site, mais c'était compliqué de le trouver, moi-même, sans l'aide d'Abi, je ne l'aurai jamais trouvé. Enfin, une fois dessus, on pouvait demander ce qu'on voulait tant qu'on y mettait le prix. Voler des informations confidentiels à une entreprise, tuer un avocat ou un flic. Protéger la femme d'un type qui a eu des soucis avec des dealers, pirater une banque. Enfin tout était possible quoi. Abigail ou moi nous chargions de réaliser les demandes, on cherchait également d'autres personnes capable d'aider à rendre Solomon incroyable, nous permettant ainsi de diversifier encore plus les possibilités. Car actuellement, je me chargeais de tuer, intimider ou protéger pendant qu'elle se chargeait de tout ce qui était informatiquement possible. Reste que je me voyais mal parler de ça au docteur Andersen... En fait, je ne pouvais quasiment rien lui raconter sur moi sans me griller... Faire dans l’illégalité, les trucs louches et être spécial, n'aidaient pas vraiment à se confier à son médecin dirait-on. Je savais que venir était une mauvaise idée.


          Sinon... Je ne me souviens pas de l'accident. J'étais en Irak et... Je sais pas, une explosion, une fusillade peut-être. C'est le trou noir. Je me souviens avoir entendu la voix d'une femme plus tard, celle d'une amie à moi qui me parlait. Cela m'a donné envie de me réveiller, de bouger. Et je me suis accroché à cette pensée. Plus tard, j'ignore combien de temps après: je me suis réveillé en pleine forme.


          Il y avait du vrai et du faux dans tout ceci. Déjà, je n'avais jamais mis les pieds en Irak. Pour l'accident, il est vrai que je ne m'en souviens pas, mais un vague souvenir d'odeur de poudre ainsi des bruits assourdissants... J'ignore ce qu'il s'était passé ce jour là en Afghanistan mais j'en avais pris pour mon matricule. Et j'étais persuadé que Higins, mon supérieur y était pour quelque chose. Ce que je ne pouvais pas non plus dire à mon docteur. Pour la petite histoire avec Abigail, je me souviens juste avoir entendu sa voix, mais aussi une douleur, comme un pincement ou une tape sur le bras. Et je crois que ma capacité à récupéré incroyablement vite s'est déclenché en réponse à cette petite douleur, comme si elle était dormante jusque là. Quelques heures après, j'avais rouvert les yeux: en pleine forme. S'en était suivit des questions comme celle que me posait le docteur Andersen: c'était quoi mon secret?

        • Sigrún Andersen
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            _Et bien, je suis sorti de mon coma puis de l'hôpital avec l'intention de rattraper le temps perdu. J'ai donc profité de cette seconde chance pour m'amuser, faire la fête. Ensuite j'ai dégoté un travail plutôt prenant et je m'y suis consacré. Enfin, je m'y consacre toujours! Sinon... Je ne me souviens pas de l'accident. J'étais en Irak et... Je sais pas, une explosion, une fusillade peut-être. C'est le trou noir. Je me souviens avoir entendu la voix d'une femme plus tard, celle d'une amie à moi qui me parlait. Cela m'a donné envie de me réveiller, de bouger. Et je me suis accroché à cette pensée. Plus tard, j'ignore combien de temps après: je me suis réveillé en pleine forme.

            Avant de répondre à ses questions, Derek avait l'air angoissé. Son regard oscillant de droite à gauche, il ne savait pas où regarder tandis que ses mains jonglaient avec son téléphone. Pour sûr, ce n'était pas de l'arrogance que de jouer avec, car il aurait sinon simplement envoyé bouler la médecin. Il y avait autre chose, de l'anxiété. Sigrún avait bien remarqué qu'il était un peu charmé, mais, pas par ses ailes et ceci l'intriguait au plus haut point. Il est vrai, sans se vanter, qu'elle savait que son physique avait attiré de nombreux patients et elle rangeait Derek dans la catégorie des timides. En tout les cas, elle se réjouissait qu'il ne fasse pas de remarque sur ses ailes ou qu'il essaie de les tripoter.

            _Tout d'abord, vous devez savoir que je ne vais pas vous réprimander, même si il faut avouer que c'est enquiquinant pour nous, de bloquer un rendez-vous pour un patient alors que de nombreux autres ont besoin d'aide, eux aussi.

            Elle fixa Derek du regard intensément, comme pour faire la maman qui, contrairement à ses dires, vous reproche tout de même quoi que ce soit que vous ayez fait. Après ce court instant, elle inspira profondément et referma le dossier devant elle.

            _Biiien, nous allons alo/

            Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'une infirmière pénétra son bureau sans frapper. Cette dernière déposa un dossier sur la commode près de la porte, puis repartit sans même fermer la porte correctement.

            _Mais pour qui elle se prend ?! Elle est nouvelle ou quoi ?!

            Sigrún se leva en furie et se dirigea en petite foulée vers la porte qu'elle ouvrit violemment. Sur le seuil de la porte, elle pencha la tête pour s'exclamer dans le couloir. Elle enguirlanda la jeune infirmière et une fois celle-ci remise à sa place, la médecin referma la porte, mais cette fois-ci à clé pour ne pas être dérangé. Une fois cela, elle rangea les clé dans sa poche. Les poches des blouses de médecin sont parfois tellement grande, large et profonde qu'on peut y rentrer l'avant bras ! L'inconvénient est qu'on y perd très vite tout ce qu'on y a fourré ! Il faut farfouiller quelques secondes avant de mettre la main sur quoique ce soit.

            _Non, mais je vous jure, certains pensent que mon bureau est un moulin... Très bien, venez vous asseoir sur le lit.

            Sigrún pointa du doigt le brancard contre le mur. De l'autre main, elle saisissait des gants stériles. Très vite, elle était équipée et fit rouler un chariot roulant au côté du lit. Sur celui-ci se trouvait tout le nécessaire pour effectuer des prises de sang.

            _Très bien, nous allons effectuer une prise de sang. En effet, nombreuses personnes sortant du coma ne savent plus gérer leur quotidien, comme l'alimentation. Si vous avez réussi à retrouver une vie normale, tout devrait bien se passer, mais nous devons contrôler vos carences. Pendant ce temps, parlez-moi de votre nouvelle vie. Faîtes vous des crises d'angoisses ?



            Cette question n'était pas posée au hasard. En effet, il est très récurrent chez les soldats rapatriés comme Anderson qu'ils présentent des syndromes post-traumatiques qui leur rendent la vie dure et qui font obstacle à leur réintégration et réinsertion sociale.

          • Derek Anderson
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              Comme Abigail aimait me le rappeler souvent: j'étais lent d'esprit. Genre presque un idiot à l'écouter. Bon, je ne brillais pas par les études que j'avais fais. Je n'étais pas terrible en mathématiques, ni en sciences, quoique je savais les bases en électricité ou en chimie pour faire une bombe artisanale à retardement. Pas si con n'est-ce pas? Reste que Abigail avait raison: j'étais parfois lent à la détente. Enfin je vous explique, après mon petit discours, elle prit le temps de réfléchir pour me répondre, jusque là: rien de méchant. Elle disait juste qu'elle ne me fera pas la moral comme ne pas me réprimander. Mais tout dans son comportement laissant penser qu'elle voulait que j'ai des remords, qu'elle espérait qu'en me disant tout ceci, je m'en veuille. Genre j'ai une conscience et elle me rappelle que j'ai mal agis. Bon, j'avoue que non: je m'en foutais. J'étais pas venu, j'avais pas envie de venir et maintenant que j'étais là, je voulais juste me tirer.

              Et donc pourquoi étais-je long à la détente? L'explication arriva quand elle embraya sur ce que nous allions faire. Allait-elle me proposer une batterie de test? Un rendez-vous dans un grand restaurant? Des analyses d'urine? Une prise de sang? Mystère. Car une infirmière entra dans la pièce comme si de rien n'était, balança un dossier sur la commode pour repartir. Même moi, j'en venais à respecter cette parfaite inconnue pour sa preuve flagrante de manque de tact et de gêne. Mais le docteur Andersen n'était pas de mon avis. Celle-ci se leva, se dirigea vers la porte pour passer un savon à l'infirmière. Et c'est là! Oui mesdames et messieurs, amis lecteurs que je réalisais du truc totalement énorme et hallucinant sur cette bonne femme. En plus d'être blonde, jolie et plutôt à mon gout, elle avait un truc en plus. Un truc, qu'aucune autre femme n'avait, enfin je crois. Reste que si d'autres l'ont, elles doivent pas être nombreuses. Ce qu'elle avait? Une putain de paire d'ailes dans le dos!!! De grandes ailes, comme si c'était un ange. Comment n'avais-je pas vu ça plus tôt? Hallucination ou réalité? Je me remémorais ma matinée, avais-je confondu le café avec la bouteille de whisky? M'avait-on drogué? Plus je réfléchissais sur cette idée d'hallucination due à la drogue ou à l'alcool et plus j'en venais à la même conclusion. Cette femme avait bel et bien des ailes. Bah oui, mon métabolisme éliminant très rapidement les effets de l'alcool ou la drogue, je n'avais donc pas de visions ou alors j'avais vraiment pris un truc super fort. Donc, c'était un ange? Mon docteur était une ange! Mon ange gardien? Quoique... Derek t'emballes pas et reste concentrés.

              L'ange avait donc crié sur son employé, était revenu dans le bureau qu'elle ferma à clé. Surement pour plus d'intimité. Elle allait me faire le coup de retirer sa blouse blanche? Genre on allait jouer un vieux film porno bien cliché? Ou c'était pour éviter une autre entrée non prévue? Surement la dernière option mais mon esprit imaginait malgré tout la blonde retirant sa blouse et laissant voir son magnifique décolleté avec la phrase classique du: "il fait chaud ici ou c'est moi?". Elle se contenta de mettre les clés dans sa poche et de dire qu'on prenait son bureau pour un moulin, ce qui me fit sourire. Ensuite, là on en revenait à mon imagination débordante! Elle me proposait de la rejoindre sur le lit. Mais je me repris tout de suite, corrigeant ce que j'avais cru entendre avec ce qu'elle avait dit. Je me levais donc du siège pour aller m'assoir sur le brancard. Elle prit des gants stérilisés et une fois de plus mon imagination fit le boulot, je me voyais déjà subir une fouille anale, sauf que c'était pas une flic. Je poussais un long soupire, pensant alors que je devais surement souffrir un peu de stresse, ou que me trouver dans un hôpital avec le risque qu'on découvre que je ne suis pas qui je prétend être ou qu'on remarque les capacités de mon métabolisme, ne me réussissait pas trop.


              Très bien, nous allons effectuer une prise de sang. En effet, nombreuses personnes sortant du coma ne savent plus gérer leur quotidien, comme l'alimentation. Si vous avez réussi à retrouver une vie normale, tout devrait bien se passer, mais nous devons contrôler vos carences. Pendant ce temps, parlez-moi de votre nouvelle vie. Faîtes vous des crises d'angoisses ?
               

              Des crises d'angoisses? Je vois, on en venait à ma réinsertion dans le monde normal. Savoir si je me croyais encore à la guerre, à tirer sur des gens ou non. Que pouvais-je lui dire? Que je bossais comme tueur à gage? Que j'étais parfois payer pour tabasser des gens ou en protéger d'autres? Il est vrai qu'à part la guerre, le combat et la violence, je ne savais pas faire grand chose. Mais je le vivais bien. Je crois? Bon, hormis l'idée que mon ancien lieutenant me retrouve et me cherche des embrouilles pour ce que je sais, j'avais pas vraiment d'angoisses. Et encore, il pouvait me pourrir la vie, mais me tuer, là permettez moi d'émettre un doute. Reste que la blonde allait me faire une prise de sang et qu'elle découvrirait tôt ou tard que je suis pas normal! Trouver une excuse? Réussir à m'en aller? Sauf qu'elle avait fermé la porte à clé... J'étais dans la merde... Et Abigail qui ne répondait pas à mon sms! Je la retenais celle la à ne jamais être là quand j'ai besoin d'elle! Quoique je suis chié. Elle m'a sorti de l'hôpital où j'étais, m'a fait changer d'identité. Ouais, je devais apprendre à me débrouiller tout seul.


              Je crois que ma nouvelle vie me conviens. Plus l’inquiétude d'être attaqué à tout moment. Plus à suivre les ordres d'un supérieur en permanence. Le droit à un peu d'intimité, de solitude. C'est plutôt agréable. Après... Avoir vécu la guerre, je pense que ça vous marque. Ce que je pourrais dire sur la guerre? La guerre ne meurt jamais. Malgré tout, je me souviens encore parfaitement du champs de bataille, je me réveille parfois la nuit en pensant qu'on est attaqué.


              Je lâchais un rire nerveux, passant ma main derrière ma tête pour me gratter. Forcément, j'avais bougé le bras qu'elle voulait piquer, faisant ainsi reculer un peu plus le moment fatidique. Comment pouvais-je sincèrement me sortir de là? L'implorer de ne pas me piquer ne fonctionnerait surement pas. Lui dire que j'avais la phobie des piqures? C'était envisageable oui...


              Après, j'ai un boulot plutôt plaisant et prenant. Ce qui me permet de me concentrer sur de nouvelles choses, de me changer les idées. Tout ça pour dire que mise à part quelques petits coups de stresse plutôt rare: je n'angoisse pas spécialement. Sauf quand... Sauf quand on veut me faire une piqure ou une prise de sang. Oui, désolé, c'est un peu embarrassant de vous dire ça mais... Avec les vaccins et les piqures à répétitions qu'on m'a fait à l'armée, les journées cloués au lit qui ont suivit... Je dois bien avouer que j'appréhende énormément dés qu'on doit me piquer. Il serait possible d'éviter ça s'il vous plait? Pour ma défense, sachez que je mange très bien et que je me porte vraiment comme un charme! Je pourrai vous le prouver en vous invitant à diner si vous voulez?


              Je lui fis un large sourire, essayant d'être charmeur et convaincant. Ok, technique de secours enclenchée! Jouer la carte du mec sensible qui se confie et qui avoue sa peur pour essayer de l'amadouer puis jouer le mec lourd qui lui file rencard alors qu'elle est en plein boulot. Avec un peu de chance, elle allait me trouver pathétique, refuser mon invitation et avoir pitié de moi et oublier de me faire cette prise de sang. Tenter de l'embrasser pour vraiment la choquer et s'assurer qu'elle recule? Ou me contenter d'un regard déplacé? Franchement... Comment en étais-je arrivé là? J'essayais vraiment de passer pour un imbécile, douillet afin d'éviter une prise de sang. Alors que j'aurai simplement pu faire comme d'habitude et ignorer la convocation pour savoir si j'allais bien. Mais non, il avait fallu que je décide de venir en pensant que j'arriverai à éviter toute sorte d'examen et qu'on me foute enfin la paix. Gros nigaud que j'étais...
            • Sigrún Andersen
              Bienfaitrice
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              id28.12.16 16:38
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                Coma Derek Explosifs Jacuzzi Remplacement Consultations Check-up Las Retour Abraham Chaos Hôpital Nouvelle vie Débordée Patients Contrôle



                _Je crois que ma nouvelle vie me conviens. Plus l’inquiétude d'être attaqué à tout moment. Plus à suivre les ordres d'un supérieur en permanence. Le droit à un peu d'intimité, de solitude. C'est plutôt agréable.

                _Mhm... Je suis tout à fait d'accord ! Moi-même n'étant pas réellement sous les ordres de quiconque, j'adore quand même avoir ma solitude et du calme le soir en rentrant du travail.

                Sigrún avait vissé la seringue avant de se rendre compte qu'elle avait oublié l'alcool pour imbiber la peau du jeune homme. Par chance, elle a toujours un flacon du produit désinfectant dans son bureau. Alors qu'elle avait la tête dans le tiroir, elle entendait le patient faire une sorte de révélation.

                _Après... Avoir vécu la guerre, je pense que ça vous marque. Ce que je pourrais dire sur la guerre? La guerre ne meurt jamais. Malgré tout, je me souviens encore parfaitement du champs de bataille, je me réveille parfois la nuit en pensant qu'on est attaqué.

                Elle commençait tout juste à établir son portrait psychologique : Derek était le type de personne à relativiser, mais il n'arrivait apparemment pas à avoir un avis fixe. Par là il faut entendre qu'il n'arrive pas à ne plus se préoccuper de telle ou telle chose. Sigrún se surprit à penser cela, quelle arrogance et manque de tolérance que de juger un soldat dans ce contexte qu'est le sien, elle n'avait jamais vécu ça et ne pouvait pas comprendre.

                _Avez-vous pensé à consulter un psychologue ? Je veux dire, ce n'est pas très grave entre nous, c'est la nature qui veut ces cauchemars, mais peut-être qu'un spécialiste pourrait vous aider à éliminer entièrement ces mauvais souvenirs.

                Alors qu'elle l'invitait bêtement et certainement vainement à consulter un autre médecin -ce qu'il n'avait pas l'air d'apprécier si l'on en croyait ses rendez-vous manqués-, elle s'approchait de lui avec l'élastique qu'il faut entourer autour du biceps. Derek esquiva le procédé en allant se gratter le derrière du crâne, témoignant alors ainsi sa mal-aisance. Sigrún tordit sa bouche d'un air un peu saoulé qu'elle essayait de camoufler.

                _Après, j'ai un boulot plutôt plaisant et prenant. Ce qui me permet de me concentrer sur de nouvelles choses, de me changer les idées. Tout ça pour dire que mise à part quelques petits coups de stresse plutôt rare: je n'angoisse pas spécialement. Sauf quand... Sauf quand on veut me faire une piqûre ou une prise de sang. Oui, désolé, c'est un peu embarrassant de vous dire ça mais... Avec les vaccins et les piqûres à répétitions qu'on m'a fait à l'armée, les journées cloués au lit qui ont suivit... Je dois bien avouer que j'appréhende énormément dés qu'on doit me piquer. Il serait possible d'éviter ça s'il vous plait? Pour ma défense, sachez que je mange très bien et que je me porte vraiment comme un charme! Je pourrai vous le prouver en vous invitant à dîner si vous voulez?

                Sigrún restait plantée devant lui, le regardant exaspérée même si au fond d'elle elle le trouvait joli garçon. Personnellement, elle ne pensait pas qu'il aurait besoin d'un quelconque suivi. Après tout, il avait réussi à se réintégrer et tôt ou tard, ses cauchemars allaient cesser. Sa mine agacée se transforma rapidement en un gigantesque sourire et elle s'adonnait alors à passer l'élastique autour de son bras.

                _Roh, un soldat américain ne peut pas avoir peur d'une petite aiguille comme celle-ci !


              • Derek Anderson
                Esprit Libre
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                  Le docteur avouait qu'elle aimait aussi la solitude et le calme quand elle rentrait chez elle le soir. Voyez vous ça? Une belle femme comme elle qui vit seule? Moi qui aurais pensé qu'elle devait avoir quelqu'un dans sa vie, peut-être même mariée. Mais non, du coup ça renforçait un peu mon idée de la draguer pour tenter d'éviter cette fichue prise de sang. Elle me conseillait également de voir un psychologue pour m'aider à oublier les souvenirs de la guerre. Mouais... J'avoue que c'était une partie de moi et de mon passé que je ne comptais pas oublier. Certes, je n'ai pas fais que des choses nobles, je n'étais pas le preux soldat qui sauve la veuve et l'orpheline, mais cela a forgé l'homme que je suis à présent. J'ai appris à me battre, à me fier à mon instinct. A torturer des gens si cela était nécessaire. Comme supporter la douleur ou la peur. Je n'irai pas pourtant jusqu'à dire que la guerre me manque, mais l'adrénaline occasionnée par le champs de bataille, ça, ça me manquait un peu.

                  S'en était suivit ma tirade pour esquiver la piqure ainsi que ma proposition de l'inviter à diner. D'abord, elle sembla exaspérée ce qui n'envisageait rien de bon. J'aurai du être plus bourru, manquer d'avantage de tact en disant qu'elle me faisait de l'effet et me déstabilisais un peu. Enfin, reste qu'elle se mit à faire un grand sourire et ce n'était pas suite à la vision d'un diner romantique avec moi mais plutôt pour me manipuler. Elle me parla comme si j'étais un gosse pour m'amadouer tout en vantant le fait que j'étais un ancien militaire et que je ne pouvais pas avoir peur d'une si petite aiguille. Entre nous, ça aurait été un mec qui m'aurait dit ça, je lui aurai dis d'aller se faire voir et que je refusais la prise de sang. Prétextant que cela avait un trop fort impact psychologique, que cela me remémorait trop mes années en Afghanistan, enfin en Irak pour me couvrir sur la vérité. Mais là... C'était une femme. Blonde, jolie, avec un sourire ravageur. Que pouvais-je faire? Je ne me voyais qu'accepter de me faire piquer, d'imaginer ensuite que l'on découvre que je suis un méta-humain et qu'on m'enferme pour m'étudier, espérant utiliser mon patrimoine génétique pour guérir du cancer, du Sida ou pour créer des soldats plus performants. Adieu la liberté, adieu les soirées dans les pubs à boire, à draguer... Adieu Solomon et les missions qui me donnaient le sentiment d'être vivant, de sentir cette adrénaline que j'adore. Adieu également à Abigail qui s'était pourtant donner tant de mal pour me sortir de la merde dans laquelle je m'étais fourré... En parlant d'elle, elle disait souvent que dés que j'étais face à une paire de seins, je perdais mes moyens. Elle avait tellement raison. La preuve, dans ma situation, je ne me voyais pas refuser et j'étais sur le point de jouer le dur à cuire pour impressionner cette toubib qui n'en avait pourtant strictement rien à faire hormis de vouloir faire son travail.

                  Elle passa donc l'élastique autour de mon bras, fit le garrot et s'approcha finalement avec sa seringue. Je poussais un soupire en la regardant passer le coton pour désinfecter la surface de mon épiderme. Je me retins de sourire en pensant que je ne risquais pas d'attraper une infection, mais la pensée de savoir que dans un avenir proche, le docteur Andersen aussi saurait ce détail qu'elle trouverait forcément très intéressant. Pouvais-je trouver un moyen de m'en sortir? Probablement pas. Et c'est ainsi, pendant qu'elle prélevait déjà une seconde fiole de sang que j'en vins à tenter de discuter avec elle. Plus pour occuper mon esprit sur les éventuelles choses horribles que mon avenir me réservait suite à ce prélèvement.


                  Sans vouloir paraitre offensant ou peut-être est-ce trop personnel mais... Je me demandais si c'était facile pour vous de vivre en tant que méta-humain? Enfin je veux dire: les regards des autres peuvent parfois être fatiguant ou oppressant non? Mais vu que vous ne semblez pas vouloir le cacher, allant jusqu'à l'afficher clairement, j'imagine que vous êtes fière de ce que vous êtes? Ou juste que vous l'assumez car vous ne pouvez justement pas le cacher? Personnellement... Si c'était mon cas... Je préfèrerai que cela reste cacher.


                  Peut-être qu'elle n'apprécierait pas ce que je venais de dire. Trouvant cela trop personnel. J'espérais toutefois que quand elle aura analyser mon sang, qu'elle saura que je suis comme elle, plus ou moins. Qu'elle se souvienne de mon envie que ça ne s'ébruite pas, que ma différence reste un secret. Mais je n'y croyais pas vraiment... Elle terminait donc la prise de sang, c'était la cinquième fioles qu'elle venait de prélever. Alors qu'elle me demandait de tenir le coton pendant qu'elle prenait un bout de scotch pour faire un pansement, je sentais déjà le picotement s'estomper me disant que la plaie, aussi petite soit elle, était déjà en train de se résorber. D'ici quelques minutes maximum, mon bras n'aurait même plus la marque de cette prise de sang alors que le monde, ou en tout ça ce docteur, allait découvrir la vérité sur moi. Et maintenant? Une prise de tension? Allait-elle écouter mon rythme cardiaque?


                  Et ça sera tout ? Ou vous voulez m'examiner ? Reste que... Si jamais la solitude et la tranquillité vous lasse un soir. Sachez que mon offre tiendra surement encore.



                  -----------------------------

                  derek
                • Sigrún Andersen
                  Bienfaitrice
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                    Coma Derek Explosifs Jacuzzi Remplacement Consultations Check-up  Las Retour Abraham Chaos Hôpital Nouvelle vie Débordée Patients Contrôle



                    Le vétéran avait parlé maintenant pendant toute la prise de sang. Sigrún l'avait laissé parler, dévoilant ainsi sa nervosité et tout un tas de choses. Elle s'étonna du personnage : pour un soldat, il était incroyablement bavard ! Heureusement qu'elle ne lui voulait rien de mal. Elle ne savait pas trop quoi penser, est-ce que sa beauté l'avait vraiment charmé ? Avait-il vraiment peur des aiguilles ? Ou alors était-ce simplement l'évocation de la guerre ou ce lieu qu'est l'hôpital qui rafraîchissait sa mémoire et lui faisait alors rappeler de mauvais souvenirs ? En tout les cas, il était angoissé, et il venait là de se trahir.

                    L'intérêt soudain au moment fatidique de la piqûre sur la mutation du médecin pour ensuite s'approprier le sujet et émettre, finalement, une sorte de compassion avait mis plus que la puce à l'oreille de Sigrún. Elle était désormais convaincue que son patient avait quelque chose à cacher. Encore plus nerveusement, il avait réitéré son invitation, comme si les précédentes fois n'avaient pas assez été clair, ou plutôt comme si il voulait de nouveau changer de sujet en ayant réalisé qu'il lui avait dévoilé un secret embarrassant.

                    _Bon, si vous voulez m'inviter, il va falloir être moins mystérieux que cela. C'est quoi votre pouvoir ? Un facteur de régénération amélioré, comme le super-héro là, comment s'appelle-t-il déjà ? [Elle regardait vers la plafond en claquant des doigts.] Deadpong... Deadpoe... Deadpool ! Oui Deadpool, c'est ça ! Votre sortie du coma miracle et votre faculté à recouvrir aussi vite vos facultés motrices sont également étranges, vous savez. Il faut pas avoir fait Saint-Cyr pour avoir la puce à l'oreille.

                    Sigrún se remémorait son amie d'enfance, Alice, qui adorait lire des comics. Un peu garçon manqué, elle passait chaque jour à la même boutique de comics pour trouver des "trésors" dans sa "mine d'or". Deadpool était l'un de ses héros préférés, car il brisait le quatrième mur. "Tu serais fière de moi !" Pensa-t-elle en affichant un large sourire.


                  • Derek Anderson
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                      Elle n'avait rien dit, me laissant ainsi parler tout le long de la prise de sang. Et avec tout ce que j'avais raconté, inutile de deviner que j'appréhendais. Si je me sortais de cette galère: juré, je m'entraine avec Abigail pour apprendre à ne plus être si influençable en présence féminine. C'était on ne peut plus chiant de ne jamais réussir à refuser quelque chose à une femme. On m'avait piqué de l'argent comme ça, on avait squatté mon logement sans jamais rien me verser: en nature ou en liquide. J'avais été si souvent été prit pour un con que je n'arrivais même pas à tenir les comptes. Reste qu'une fois le prélèvement de sang terminé, le docteur Andersen se décida à parler. Vu son ton, j'étais sûr d'une chose: je l'agaçais...


                      Bon, si vous voulez m'inviter, il va falloir être moins mystérieux que cela. C'est quoi votre pouvoir ? Un facteur de régénération amélioré, comme le super-héro là, comment s'appelle-t-il déjà ?
                       

                      Et voilà, elle me prenait pour un personnage de comics. Bientôt elle allait me demander si j'avais un squelette en adamantium aussi? Il était clair qu'elle s'en moquait bien de mon rendez vous, elle voulait juste savoir si j'étais ou non un méta-humain. Mais j'allais encore me faire berner et dire toute la vérité. Je pris cependant une longue inspiration pendant qu'elle fixait le plafond en cherchant le nom du héros qu'elle voulait me citer. Moi, je réfléchissais à une échappatoire tout en me convaincant que je pourrais m'en sortir. Ok, j'étais facile à berner par une femme, mais partir défaitiste ne m'aidera en rien. Me convaincre que je pouvais dire non, c'était à présent mon objectif. Dans tous les cas, après l'analyse sanguine, elle aurait sa réponse, quitte à être foutu, autant garder ma dignité. J'avais fais la guerre après tout! C'était pas une blonde avec une paire d'ailes dans le dos qui allait m'intimider. J'avais affronter des enrubannés armés de fusils d'assauts et de grenades, j'avais largement vu pire qu'une toubib en blouse blanche.


                      Deadpong... Deadpoe... Deadpool ! Oui Deadpool, c'est ça ! Votre sortie du coma miracle et votre faculté à recouvrir aussi vite vos facultés motrices sont également étranges, vous savez. Il faut pas avoir fait Saint-Cyr pour avoir la puce à l'oreille.
                       

                      Pour commencer: j'ignorais ce que pouvait être Saint-Cyr. Une grande ville quelque part aux États-Unis? Quoique le nom ne me semblait pas d'origine anglaise ni américaine. Surement un truc qui avait quelque chose à voir avec sa première blague sur les patronymes scandinaves. Ou peut-être pas. Bref passons! Elle me parlait d'un personnage de comics que je connaissais très peu. Enfant, j'avais surtout lu la ligue des justiciers ainsi que les X-Men. Donc quand je pensais à mon pouvoir: Wolverine me venait directement à l'esprit. Ainsi, il n'était pas le seul super-héro possédant ce pouvoir? Intéressant... Et donc, si j'avouais la vérité elle accepterait le diner? Mais bien sur. Je lui fis un simple sourire amusé et bondis en bas du brancard pour me tenir debout. Rebaissant ma manche sur mon bras.


                      Vous voulez la vérité? Je suis comme Doomsday. A chaque fois qu'on me tue, je reviens à la vie mais encore plus fort pour survivre à ce qui ma tué la dernière fois. Vous penserez à remercier l'infirmière qui a voulu m'achever par compassion au fait?


                      Je retournais vers le bureau pour prendre ma veste. Je lançais un rapide regard à la porte du bureau qu'elle avait fermé à clé. Ah oui, ce détail... Je lui demandais poliment pour partir ou j'enfonçais la porte pour montrer qu'elle m'avait gonflé? J'ignore si j'étais bon comédien, surement que non. Mais j'étais malgré tout irrité. Être venu ici avait été une grosse erreur, j'avais pensé pouvoir me débarrasser de ses fichues rappels, j'avais cru, encore une fois, pouvoir éviter de me faire embobiner par une femme. Et pendant un instant, j'ai même pensé qu'elle accepterait vraiment de diner avec moi, ce qui m'aurait changé de mon bar habituel, remplit de types patibulaires avec qui je termine la soirée à me bastonner. Cela m'aurait aussi changer de mes missions pour Solomon: devoir éliminer quelqu'un ou lui foutre la peur de sa vie. Depuis que j'avais découvert les magouilles de mon lieutenant en Afghanistan, il ne m'était arrivé que des emmerdes. La mise au trou pour insubordination, puis l'accident et ce putain de coma. Tout ça pour finalement ce réveiller dans cet hôpital de merde, dans cette ville inconnue et avec un pouvoir que je n'avais pas demandé et une nouvelle identité m'empêchant de revoir ma famille, mon ex-fiancée sous peine d'être en danger de mort... Enfin le danger était surtout pour eux vu que j'avais un putain de pouvoir me rendant quasiment increvable! J'aurai espéré que toute cette galère m'aurait changé, m'aurait endurcis, rendu plus fort du moins mentalement. Mais non, j'étais toujours le même crétin qu'avant l'armée. Le même idiot romantique et écervelé qui pense pouvoir faire ce qu'il veut sans qu'il ni ait de retombé. Sauf qu'il y en avait... Il y en avait tout le temps.


                      J'ai passé plus d'un an dans le coma, sans avoir le moindre souvenir de la raison qui m'y a mit. Enfin si, je crois savoir ce qui l'a déclenché, mais l'accident en soit: nada! Si j'étais un putain de méta-humain, j'aurai bien aimé ne pas avoir perdu un an de ma putain de vie!

                      Mais je comprend votre fascination pour mon cas, je comprend aussi celui pour les méta-humain. Déjà car vous en êtes une et car ça doit être un putain de bond en avant pour la science et la médecine! Mais avant de fantasmer qu'on est tous des héros de bandes dessinées, de comics ou encore de manga, y faudrait penser qu'on est humain: on a des sentiments!

                      Pourquoi je suis stressé à l'idée d'être ici? Pourquoi je voulais pas revenir après mon réveil? A peine suis-je sorti du coma, miraculeusement, qu'on m'a harcelé de questions, qu'on voulait m'ausculter de la tête aux pieds pour comprendre. Le trouble que j'ai ressenti en apprenant que j'avais perdu un an de ma vie? Mais tout le monde s'en foutait royalement!! J'étais un cas désespéré qu'on maintenait en vie par pitié puis je suis passé directement au rang de bête curieuse, de futur rat de laboratoire! Donc...

                      A moins que vous vouliez me conduire à ma cage pour m'y mettre. Vous auriez l'amabilité d'ouvrir cette porte pour que je parte ou je dois l'enfoncer pour donner d'autres raisons supplémentaire à votre conseil d'aller voir un psychologue?


                      J'ignorais si j'avais réussi à passer mon problème avec les femmes. Reste que j'avais réussi à ressortir toute la rancune et les remords que j'avais accumulé avant et après mon accident. Comme quoi, l'hôpital aura eut un effet bénéfique sur moi finalement. Et avec ce vidage de sac, la séance chez le psy n'est plus nécessaire. Je lançais donc un regard au docteur Andersen, désireux de savoir si elle allait me laisser sortir normalement ou si j'allais devoir lui montrer que je plaisantais pas sur mon envie de foutre le camps d'ici.




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                      derek
                    • Sigrún Andersen
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                        Coma Derek Explosifs Jacuzzi Remplacement Consultations Check-up  Las Retour Abraham Chaos Hôpital Nouvelle vie Débordée Patients Contrôle



                        Le patient se mit à s'énerver. Sigrún avait touché une corde sensible et était définitivement convaincue qu'il s'agissait bien d'un mutant. Il y avait anguille sous roche, mais pour l'heure le vétéran semblait s'énerver de plus en plus et son discours était passé de la drague que la médecin trouvait ma foi un peu rentre-dedans à l'homme hors de contrôle. C'est alors avec des mots rassurants qu'elle essaya de le calmer.

                        _Monsieur Anderson, écoutez-moi. Voyez-vous des caméras ici? [Elle farfouillait au fond de sa poche.]Non. Vous voyez des soldats? Non. [clés trouvés.] Est-ce que vous voyez une insigne militaire sur le devant de ma blouse ou sur les manches? Non. [Elle se dirige vers la porte et se mets à hausser la voix.] Vous voyez la paire d'ailes que j'ai dans le dos? [La porte est à présent ouverte; Sigrún pointe le bout du couloir.] Et vous voyez les mutants au bout du couloir, dans le hall des urgences qui attendant d'être soignés? Si non, je vous laisse aller vérifier. Est-ce que j'ai, ou ils ont l'air d'avoir été embarqués par l'armée?! Bien, je vous invite à reprendre rendez-vous dans deux semaines pour parler des résultats. [Elle tendait une main vers la sortie, comme pour lui indiquer, et l'autre pour lui serrer la main, tout ça en affichant un large sourire.]


                      • Derek Anderson
                        Esprit Libre
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                          Après les propos du docteur Andersen, je me sentis un peu... Con? Elle était clairement une méta-humaine et elle travaillait dans cet hôpital. Il était évident que ici, les métas étaient acceptés ou du moins tolérés. Je ne connaissais pas trop la mentalité de Alpha. Moi, je venais de Upsilon, quartier un peu oublié du reste de la ville, endroit parfait pour y disparaitre. Parfait également pour trouver un logement hors de prix avec un propriétaire qui posait pas de questions. Par contre avec les scientifiques et les militaires qui y trainaient, montrer qu'on était pas humain aurait été la pire erreur possible. De ce que je me souvenais, j'avais d'abord été transféré ici lors de mon coma, mais dés que j'ai montré des signes de réveil et d'un état physique stable, on en avait informé les scientifiques de Upsilon qui devaient venir me prendre en charge. C'est du moins le mail sur lequel Abigail était tombée. Difficile donc, de savoir à qui faire confiance maintenant.

                          Le docteur me demanda si elle portait un insigne militaire et si je voyais bien sa paire d'ailes dans son dos. Elle avait également ouvert la porte, montrant des gens plus loin. Disant alors que c'étaient des mutants qui attendent d'être soignés. Puis elle me proposait de revenir dans deux semaines pour parler des résultats. Elle m'indiquait la sortie et tendit l'autre main pour me saluer. Polie et professionnelle la nana, pensais-je alors que moi, j'avais vraiment réagis comme un gros con... Je poussais un soupire, levant les yeux au plafond avant d'avancer vers la sortie du bureau. J'étais qu'un bourrin de militaire avec encore des réactions paranoïaques à cause de la guerre dirait-on.


                          Désolé de ma réaction. Je sais juste de sources sûres que j'ai failli être embarqué par l'armée ou des scientifiques avant de quitter l'hôpital... La vie pour une méta comme vous est peut-être normale ici à Alpha, mais... Ce n'est pas le cas pour tous en fonction du quartier.


                          Je lui serrai alors la main en lui faisant un grand sourire. Me tournant ensuite pour sortir et quitter cet établissement. Bien que mon coup de stresse soit passé, rester ici ne m'inspirais pas. Trop de mauvais souvenirs, trop de risque qu'on me reconnaisse comme le mec sortant miraculeusement du coma. Qui sait, il y a peut-être des scientifiques militaires cachés dans le lot? Reste que je m'en voulais pour le docteur Andersen. Alors que je m'étais déjà éloigné de plusieurs pas, je fis volte-face pour retourner vers elle avant qu'elle referme la porte de son bureau.


                          On dit donc deux semaines pour que je vous présente des excuses potables? Et que vous réfléchissiez à ma proposition. D'ici là, je vais travailler sur mes excès d'humeur et voir un psy... Y a peut-être quelques traumatismes de la guerre qui trainent encore dans mon esprit.


                          Avais-je été convaincant ou amusant? Je ne saurais le dire. Mais j'avais affiché mon sourire le plus agréable et sincère pour finalement la saluer et partir. Je lançais un bref regard aux mutants qui attendaient qu'on viennent s'occuper d'eux. Ouais... Alpha ou cet établissement semblait ne pas se soucier de savoir si on est humain, méta ou je ne sais quoi d'autre... J'éviterai de mettre tout le monde dans le même lot à l'avenir. Bref, j'avais des travaux à faire chez moi et pas mal de trucs louches à planquer!

                          FIN


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                          derek