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Endgame. [PV: YOSETTA CYR-RANCOURT]

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    id17.03.17 17:47
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      A MESSAGE OF REJECTION SENT FROM ABOVE
      NO FLAGS, NO HOLY BOOKS
      I'LL BE IN HELL WITH THE MISUNDERSTOOD

      ARE WE PERFECT MISTAKES, OR ALMIGHTY FUCK UPS ?


      « Mais frappe, bordel ! »

      Je ne me sens pas totalement dans mon assiette aujourd'hui. Il est dix heures trente et mon entraînement au Lion's Claw Club a débuté depuis huit heures. Pourtant, je suis bien échauffée et bien hydratée. Je ne manque de rien pour me donner à fond en tant que nouvelle championne de Liberty Town. C'est juste que le cœur n'y est pas : supposons donc au final que je suis véritablement une meta-humaine. Qu'est-ce que cela signifie ? Beaucoup trop de choses à mon goût. Depuis quand le suis-je, pourquoi je le suis, et quelles sont vraiment mes capacités. Et si seulement il ne s'agissait que de quelques questions personnelles, ce serait peut-être plus simple. Mais tout ceci engendre beaucoup d'autres remises en question, car désormais, je ne me vois que comme une tricheuse. J'aime me battre loyalement et j'aime la compétition, mais le fait d'être potentiellement une sorte de mutante n'arrange en rien mon fair-play.  Je ne mérite ni mon titre de championne, ni les autres titres obtenus lors de plus petits tournois. Je ne mérite même pas d'affronter qui que ce soit. Et si je mettais toute ma force dans mes mouvements dès maintenant, qu'est-ce qui pourrai se passer ? Jusqu'où je pourrai blesser quelqu'un ? Est-ce que je suis susceptible de perdre le contrôle, et de tout simplement tuer mon entraîneur ? Harry est quelqu'un de beaucoup trop important pour moi. Je ne veux pas que mes mystérieux « pouvoirs » l'impacte.
      … Alors, je donne le minimum. Il le remarque et essaye de me pousser à bout en m'envoyant valser par-ci par-là du tatami. Il m'envoie des coups de plus en plus puissants, comme d'habitude. Il espère que la douleur me corrige et me stimule. Je sais ce qu'il pense, je le comprends vite. Il pense fermement que je suis cet être-là ; un truc bizarre que je ne saurai saisir. Il recourt à une prise de soumission et me relève brusquement par les bretelles de mon haut. Mes pieds cherchent le sol ; sa force physique est grande et je ne suis qu'un poids plume. Il me repose lourdement au sol et me frappe au visage avec un puissant crochet. Je réussis à l'intercepter et à bloquer son bras.

      « Tu fous quoi, là ? »

      Il saisit ma nuque, enroule son bras autour et me fait basculer au-dessus de lui pour me refaire goûter le sol. Je réussis à retomber sur les pieds mais face à une prise comme ça, je ne peux rien faire d'autre. Il me lâche et me laisse m'écrouler, puis me relever. Il reprend légèrement ses distances en position d'Heïan Yodan. Un kata qu'il utilise fréquemment et qu'il maîtrise totalement.

      « J'peux pas, Harry... »
      « Quoi, « j'peux pas » ? Bien sûr que tu l'peux ! »

      Malheureusement pour lui, je connais très bien le timing de son coup. Depuis peu, je réussis à le parer mais pas encore à briser sa position. Même si ma poigne est peu ferme, j'en profite pour le repousser en arrière en poussant son sternum avec mon pieds, et ce avec cette détente qui me caractérise si bien.

      « Tu comptes t'amuser ou te battre ? »


      « Tu piges pas, Harry... »

      « Écoute moi bien, Lyn Olsen... ! Depuis deux semaines, t'es inscrite sur un palmarès. Les médias sportifs font tes éloges et les éloges du club. Ils s'arrachent tous un moindre mot sur tes techniques et sur tes ressentis. Ici, on a toujours eu qu'un seul champion, et c'est moi. C'est la première fois qu'un de mes poulains à l'audace d'encaisser mes coups et de supporter ma foutue pédagogie des vieux temps. Alors c'est pas le moment de jouer ta diva. A ce compte-là, postule à la WWE pour faire ta bimbo en bikini rose, mais surtout, ne m'agace pas avec tes conneries ! Je t'ai entraînée pour quoi, sinon ? Pour que maintenant, tu te mettes à détaler et à te faire rétamer ?! Bats-toi !! »

      Il m'en met plein la face et fonce vers moi. Je sais où il veut en venir, et ça marche. Il me met en colère et il frappe là où ça fait mal. Ses insinuations me font grincer des dents. Je ne supporte ni les remarques machistes, ni qu'on me traite de lâche. Le sang bouillonne et mes poings se ferment d'eux-même. Ma mâchoire se crispe et mes trapèzes répondent électriquement à une succession de spasmes. Je devine aussi que le crochet du droit qu'il est entrain de préparer pourrait au mieux me mettre KO, et au pire me rompre la nuque. Il sort les grands moyens et je sais qu'il est capable d'aller jusqu'au bout. Il l'a déjà fait sans des fois prendre en compte les blessures qu'il pourrait engendrer. Au moment de l'affrontement, je perce son offensive en bondissant rapidement vers lui. Collée à lui, son crochet ne peut pas me toucher mais moi, je le peux. Dans la colère, je ne fais rien d'esthétique : je plaque mes deux mains contre sa poitrine et le pousse de toute mes forces en criant. Et là, l'effet escompté éclate : il vole loin; jusqu'au bout du tatami alors que l'on s'y trouvait au milieu. Cette fois, preuve est faite : je suis une méta-humaine. Impossible pour n'importe qui de repousser quelqu'un avec tant de force. Surtout lorsqu'il s'agit d'un afro-américain d'un mètre quatre vingt huit solide comme le marbre. Il se relève étonné mais avec un léger sourire en coin mais moi, je m'effondre. Je fonds en larme et je frappe le tatami. Mes phalanges devraient se fracturer mais non : la forme de mes poings est solidement inscrite sur la surface.

      « Fuck ! Fuck-fuck-fuck ! Je le savais ! Je le savais, Harry ! J'suis... J'suis quoi ?!! »

      Je hurle et je crie comme une damnée. Heureusement que nous sommes seuls. Personne ne devrait voir ça. J'aurai de trop grands soucis par la suite. Harry n'est pas tactile mise à part quelques petites taquineries, je n'ai pas ce genre de relation amicale avec lui, mais là, il me serre dans ses bras et caresse mon crâne pour tenter de me calmer.

      « Je ne mérite pas cette victoire. Je ne mérite aucune victoire... ! » Sanglote-je, recroquevillée.

      « Mais ferme la... » Rétorque-t-il d'une voix râpeuse pour aussitôt reprendre : « Lyn Olsen, tu es certainement la plus méritante de toutes les combattantes que j'ai pu entraîner. Alors parce que t'es une meta-humaine, ça y est, plus rien n'a d'importance ? Sans ta persévérance, tu n'en serai pas là. Et si d'ailleurs ton pouvoir n'était que le symbole de tout ce parcours ? Et si tu le méritais, Lyn ? T'es une lionne, une battante, et ce club est à ton effigie. Ton tour de passe-passe ne t'as pas toujours sauvée. Des fois, tu étais livrée à toi-même, et maintenant, il est sans doute temps pour toi de devenir autre chose qu'une simple compétitrice. »

      « Et tu veux dire quoi par là ? J'suis censée faire quoi, avec ce truc parasitant ? J'me contrôle pas, Harry. J'suis pas foutue de contrôler ce truc. Ca vient, ça repart. Je ne sais ni comment, ni pourquoi. Est-ce que ça s'attrape ou est-ce qu'on naît avec ? C'est héréditaire ? »

      Il se blottit contre moi. Je respire un instant. Rien ne sert de s'emballer ; je pourrai encore faire une bourde. Je respire profondément et un peu de compagnie me fait du bien. Je m'agrippe à mon entraîneur. Je me sens fatiguée et faible ; mais c'est plus de l'apaisement, une retombée soudaine qui me laisse vide.

      « Tu sais, genre comme dans les japonaiseries. Le Chakra, le Ki le Reiatsu, tout ça. Tu crois que je peux tirer un laser en criant « kamehameha » ? »

      On rigole tous les deux, et il répond tendrement :

      « Je ne savais pas que tu aimais ces conneries. »
      « J'ai eue une enfance tranquille devant la télé, après l'école... »
      « Je pense pas que tu sois une Saiyan, non. Ou alors j'ai intérêt à courir le jour où tes cheveux deviennent dorés... t'aurais une coupe de merde, avec tout ces cheveux dressés... »

      Je le serre encore un peu plus fort contre moi. Il est toujours de bonne compagnie. Et c'est un colosse contre lequel n'importe quelle femme se sentirait bien.

      « … Sérieusement, je ne suis pas un spécialiste. J'en connais pas trop, des métas. Mais d'après ce que j'ai pu voir, j'crois que t'as en faite une sacré force et de sacrés réflexes. Et au lieu de voir ça comme une maladie, je trouve que c'est plutôt un privilège. On a déjà refait le monde toi et moi, en parlant des médias, de la société, tout ça. Les choses vont mal et moi j'crois qu'avec une poignée de gens comme toi, on pourrait faire des choses superbes. Imagine un pompier capable de braver les flammes, un chirurgien capable de voir à travers la peau, un secouriste capable d'insuffler un peu de sa vie en quelqu'un pour le réanimer... avec ce que tu sais faire, Lyn, tu pourrais toi aussi changer un peu les gens. Leur donner un peu d'espoir. »

      « J'suis pas une héroïne, Harry. Ok, le lycra me va bien, mais je n'ai rien de tout ça. Je ne l'ai pas voulu. Je suis une barmaid dévouée et une amoureuse des arts martiaux. »

      « Sauf que t'oublies la fois où t'as secourue une mémé qui a failli se faire écraser. La fois où t'as coller un pain dans la gueule d'un mec qui avait choper une demoiselle dans une ruelle, tout ça. La fois où t'as aidé une femme mariée à venir à bout de son mari violent. C'est pas être une héroïne, ça ? »

      « Non. Ca, c'est rendre service. Je suis juste Lyn, une nana comme une autre qui se serait bien passée de posséder des pouvoirs. Et ça voudrait dire quoi, ça ? Si les gens se mettaient à cracher du feu, à pouvoir lancer des lasers comme Son Goku... on vivrait dans une matrice où tout pourrait être réel ? Le Yéti, le Mothman, le dahu ? »

      « T'abuses... » Murmure-t-il en dissimulant un léger rire face à mes pitreries. Je tourne tout ça en dérision mais je n'en pense pas moins. « Pense ce que tu veux, après tout. Mais je sais que t'as quand même envie d'apprendre à maîtriser ce truc, rien que pour avoir la paix. »

      « Bah... ouais. Pas qu'un peu. Si ça se manifeste en public, je suis foutue. Je vois déjà les articles de presse : « La fille du mannequin Margaret Olsen est une méta-humaine ! » ; « La championne de MMA Lyn Olsen est une tricheuse. » Alors oui, rien que pour ça, je veux maîtriser ce pouvoir. Et puis merde, t'as raison. Je pourrai peut-être faire le bien autour de moi. Mais ce que je me demande, c'est si mon père est au courant. Ma mère n'est certainement pas une méta-humaine, mais peut-être que lui l'est. Une intelligence pareille, c'est pas donner à tous le monde. C'est l'un des meilleurs nerd au monde. Il me cache des choses, et cette fois, ça devient trop important... ».

      « Tu devrais lui parler. Il n'est pas fermé, non ? »
      « Non, au contraire. Je suis sûre qu'il fait ça pour mon bien. »

      Plongée dans mes souvenirs, je détourne un instant le regard vers les bancs proches des vestiaires. Je remarque une femme allant certainement vers la quarantaine. Une femme intimidante, un brin sinistre avec une classe de l'époque victorienne. Peut-être une journaliste excentrique mais quoi qu'il en soit, elle n'a rien à faire là. Cependant, elle a peut-être assisté à toute cette scène. En colère rien qu'en pensant aux conséquences que cela pourrait avoir sur ma vie, je me montre impulsive.

      « Si vous avez envie de cracher sur moi en balançant tout ce que vous avez entendu, ne vous gênez pas, mais vous ressortirez pas d'ici sans un coquard... »

      Je me détache d'Harry. Je n'irai pas plus loin aujourd'hui. Je lui rends ses gants avec une larme à l’œil. Ma carrière prend fin après plus de 11 ans d'entraînements et de combats. J'ai un nœud au cœur et j'ai presque envie de vomir. Je ne me sens pas bien et j'ai besoin de mon après-midi avant de servir au South Star. J'ai également certaines choses à faire, et ça ne me réjouit pas.

      « Merci pour tout, Harry. Si on te pose des questions, dis aux médias que j'ai atteint mon objectif, et que maintenant je me contente d'être prof, ce qui est presque vrai. Je reviendrai aux entraînements collectifs pour apprendre aux jeunes, mais j'arrête la compétition. Je continuerai de pratiquer, si ça peut m'aider... »

      Il me tape l'épaule et ébouriffe ma tignasse.

      « Merci à toi, championne. Te bile pas, je t'aiderai. »
      « J'en doute pas... »

      Il s'approche de mon oreille pour me murmurer quelque chose :

      « Et la femme un peu louche, sur le banc... à mon avis, c'est pas une journaliste. Elle n'a pas l'air d'être spécialement à taquet sur l'info. Fais gaffe à toi... »

      « Quoi... ? Mais... »
      « J'ai du flair, t'inquiètes. »

      Je quitte la salle d'entraînement pour me rendre à mon casier. Je me change rapidement et retrouve notre mystérieux visiteur. Une main dans la poche, l'autre tenant la bandoulière de mon sac, je n'ai pas spécialement envie de me montrer aimable envers quelqu'un que je ne connais pas et qui a peut-être tout entendu. Je considère le Lion's Claw Club comme une deuxième maison et à cette heure où je suis la seule à m'entraîner, je ne peux qu'être méfiante. Qui ça pourrait être ? Une amie de mes parents ? Une rédactrice en chef ? Une future adhérente aux cours de self défense ? Dans le doute, je vais tout de même essayer de me montrer accueillante, comme à mon habitude.

      « Désolée, Madame. L'adrénaline monte souvent un peu trop pendant les entraînements. Je peux faire quelque chose pour vous ? »




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        Le loup, le serpent.  Hel lui en parle, parfois.  Pas avec des mots, mais des sensations.  Des images dont Yosetta ne connaît rien, des sons qu’elle n’a jamais entendu auparavant.  Hel communique de manière mystérieuse, mais le sens de ses messages se font toujours savoir de manière instinctive.  Elle est discrète et calme, elle ne demande pas grand chose.  Tout ce qu’elle désire, c’est de retrouver ses frères.  Quand elle en fait part à Yosetta, ils n’ont pas l’air aussi vilains que les Eddas le prétendent.  Ainsi la femme, sans arrêter le cours de sa vie, les cherche pour sa déesse.  

        Quand, de son seul oeil, elle vu les traits d’une jeune championne de combat, Hel sembla avoir eu un sursaut.  Rien de plus.  Yosetta se sentit le besoin d’investiguer sur le sujet, sans savoir si elle se dirigeait dans la bonne direction.  Pour une femme aussi détachée, la borgne est drôlement dévouée.  Ses recherches n’eurent pas besoin d’être très longues, la jeune femme était une figure publique, une inspiration… une championne !  

        L’endroit où se rend Yosetta est dans un bon quartier.  Cependant, sans doute à cause de ses allures de femmes qui ne sait pas se salir, de dame frêle et délicate, elle semble soulever de nombreuses réticences.  Néanmoins, la borgne entre et on ne se sent pas le courage de l’arrêter.  

        Elle est silencieuse.  Lentement, elle prend place et attent.  Elle observe.  Il est remarquable de les voir se battre, là-bas.  Yosetta regarde autour d’elle et au creux de son esprit défilent les morts, les décès.  Certains auront encore la chance de donner des coups plus longtemps que d’autres !  

        L’homme, vaillant, finit par voler.  Yosetta les regarde se battre et n’a pas l’air surprise.  Les capacités incroyables de la jeune femme ne lui font pas plus d’effet qu’une piqûre de moustique inusité.  Et elle tombe.  Elle montre ses émotions.  Elle est réconfortée.  La directrice patiente, regarde avec subtilité l’heure sur son téléphone, au cas où.  Elle redresse le menton quand la jeune femme lui lance des paroles emplies de colère.  Yosetta laisse un sourcil se lever, elle affiche un air curieux.  À la mention du coquard, elle passe sa main sur l’oeil sans pupille qui constitue son visage.  

        La jeune championne quitte la salle et Yosetta n’a plus rien à y faire.  Le flair d’Harry est bon, l’étrange femme n’a l’air ni menaçante… ni bienveillante.  Un silhouette immobile au centre de la vie qui grouille.  La Directrice lui jette un coup d’oeil et tire le coin de la lèvre.  Une sorte de sourire… ou peu importe ce que cela veut dire.  

        “Je me nomme Yosetta, directrice de l’Institut Belltower, et je ne suis pas là pour vous cracher dessus.”

        Et si, à la voir, on l’imaginait parler avec un anglais impeccable et condescendants, ses mots sont, certes bien maîtrisés, mais ponctués d’un drôle d’accent.  Des syllabes marquées, des sons plus mâchés.  

        “C’est à propos de vos capacités.  Ces changements ont commencé à apparaître chez la plupart des méta-humains en janvier, si je ne me trompe pas.  Qu’en est-il de vous ?”

        Elle regarde la jeune battante de son oeil bleu.  Son ton est égal et franc.  Yosetta semble un peu réticente à s’étendre de long en large, mais pas suffisamment patiente pour tourner autour du pot pendant une dizaine de minutes.  Elle s’attend à, sans doute, de l’agressivité, peut être le coquard promis.  Bien que directe, la Directrice, très privée, limite le plus possible de mêler ses aventures avec le grand public.  Notamment avec l’Institut Belltower, dont les prouesses sont remarquées mais le reste…  
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        id21.03.17 18:28
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          “ Je me nomme Yosetta, directrice de l’Institut Belltower, et je ne suis pas là pour vous cracher dessus. ”

          Déjà trop d'informations dans une phrase. Un prénom pour une personne que je ne connais pas, qui s'avère être la directrice d'une institut dont je n'ai jamais entendu parler. Et ensuite, cette même personne dit ne pas en vouloir après moi. Tant mieux d'un côté, car j'aurai sans doute explosée face à une journaliste. Néanmoins, je ne reste pas dans le flou longtemps : l'Institut Belltower est sans doute un genre d'organisme peu commun s'intéressant aux gens comme moi. Ca ne me réjouit pas car j'ai un peu de mal à faire confiance au premier venu, et particulièrement lorsque celui-ci est au courant pour mes pouvoirs. J'expire un grand coup pour me recentrer un peu. Dans les arts martiaux, on parle souvent d'énergie mentale : celle qui nous permet de répondre plus positivement à une situation, de garder son sang-froid pour rester lucide. Un procédé qui sert autant en situation de combat que dans la vie de tous les jours.
          Je rouvre lentement les yeux et redresse la bandoulière de mon sac. Je ne sais toujours pas comment réagir. Yosetta ne paraît cependant pas malhonnête, bien qu'étrange avec son unique œil et son attitude plutôt froide. Mais si elle est directrice d'une sorte de centre pour méta-humains, elle doit certainement en être un. Cette idée me conforte un peu, et je compte donc répondre honnêtement à sa question. Mais j'ai également besoin d'en poser, et d'obtenir ce que je veux. Si il existe un moyen honnête de prendre le dessus sur mes pouvoirs, alors je ne peux que m'y résoudre.

          " Qu’en est-il de vous ? "


          " Depuis janvier ? Ça colle. C'est plus compliqué car je n'ai jamais eue de déclic. Ça vient, ça repart, mais ça ne préviens pas. Des fois, j'arrive à mieux observer : comme si j'arrivais à tout comprendre d'un mouvement, d'une action. Et en conséquence, ma force physique devient immense. Ça ne dure qu'un petit instant, avant que tout ne s'arrête. Des fois, je sors de cette phase avec un trou de mémoire. Comme après un état de transe. " Réponds-je normalement avant de croiser les bras pour poursuivre : " Et donc, vous êtes une directrice méta-humaine d'une sorte d'école pour méta-humains, ou quoi ? Si c'est ça, je n'ai qu'une seule envie : je veux piger ce qu'il se passe. Pourquoi tout d'un coup tout ça se manifeste. Je ne sais pas si c'est héréditaire ou si j'ai attrapé ce truc comme on attrape une maladie. Et dans le cas où vous êtes du genre à la faire à l'envers, alors autant tout vous le dire : j'ai beaucoup à perdre et je ne laisserai personne s'en prendre à ce que j'ai construis, ni à mon entourage. Méta-humaine ou pas, j'en a rien a carrer. Je collerai une baigne dont vous vous souviendrez. Dans le cas contraire, je suis heureuse de vous voir aujourd'hui car comme vous l'avez peut-être entendu, je suis contrainte d'arrêter les arts martiaux à cause de ma différence.  "

          Et si tant de choses me préoccupent en ce moment même, je ne peux pas m'opposer à un peu d'aide. Je suis vouée à un phénomène qui me surpasse et qui a l'air de surpasser tout mon entourage. A l'intérieur de moi dort un potentiel étrange qui apparemment, serait apparu chez d'autres depuis le mois de janvier. Est-ce que j'ai loupé le coche ? est-ce qu'au final, quelque chose de plus grande ampleur se prépare ? A ce moment-là, Harry n'aurait-il pas raison, finalement ? ne devrai-je pas devenir quelqu'un d'autre, et voir les choses en grand ? Toute ma vie je me suis battue contre des personnes des fois plus fortes que moi, je me suis durement entraînée pour prouver que j'étais capable de me frayer une place, de suivre ma propre voie. Alors aujourd'hui, peut-être que c'est l'occasion pour moi de passer un autre cap.

          " ... Mais dans l'autre cas, je vais vous écouter. J'ai besoin d'aide et j'ai besoin de réponses à une quantité folle de questions. Et il ne s'agit pas que de mes pouvoirs. Il s'agit de moi. "

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          id02.04.17 20:33
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            Quand Yosetta parlait de l’Institut Belltower avec, dans la même phrase, les méta-humains, associés les deux comme s’ils s’agissait d’une sorte de manoir où vivaient des enfants spéciaux était courant. Cela était amusant, car il s’agissait d’un établissement existant depuis plusieurs années. Cependant, il se faisait discret, les enfants différents, plus agités, n’avaient pas besoin qu’on les regarde de travers, qu’on les juge dans leur développement. Kaal voulait le meilleur pour ces gamins, et il se trouve qu’un autre groupe était dorénavant ciblé : les méta-humains.

            Quelle demoiselle aggressive. Yosetta commençait à bien l’imaginer au sein des autres petits enfants turbulents.

            “Ce que vous avez construit ne regarde que vous.” Répond la Directrice sur un ton ordinaire. “L’Institut Belltower a été créée par Advent Tech pour les enfants en difficulté et ce bien avant la découverte des méta-humains. Certains enfants sont pointés du doigt, dénigrés, en école régulière alors certains d’entre eux ont intégré nos classes.” Un très bref silence et la voix de la canadienne sembla avoir un petit sursaut. “Et je ne viens pas d’une organisation secrète qui kidnappe des petits enfants avec des pouvoirs pour les étudier comme des rats de laboratoire.” Cette théorie-là existait elle aussi.

            Yosetta laissa respirer la jeune fille. Évidemment, elle était trop vieille pour devenir une élève, pour être encadrée comme les autres enfants. Néanmoins, la directrice était venue rencontrer la demoiselle pour des raisons plus ou moins personnelles, parce que Hel le voulait. Ou autre contraire il s’agissait d’un avertissement et elle allait finir sa vie ruée de coups par la championne. Cependant, l’Institut pourrait bénéficier elle aussi d’une telle rencontre. De tout façon, Lyn l’avait dit : elle avait besoin d’aide.

            “Vous pourriez venir, de temps en temps. Rencontrer d’autres méta-humains, discuter avec des personnes qui vous ressemblent et sans doute explorer l’étendue de votre pouvoir.” Un petit sourire. “Et je crois que les enfants seraient ravis de rencontrer une personnalité comme vous, à laquelle ils pourraient s’identifier. Ça les inspirerait à s’accepter tels qu’ils sont et à accomplir de grandes choses.”

            Certains avaient besoin d’un petit coup de pouce, d’une battante comme Lyn pour les faire avancer. Si son entourage s’en doutait, Yosetta n’avait révélé ses pouvoirs qu’à une ou deux personnes. Être choisie par la mort n’était le don le mieux vu, contrairement à des réflexes surhumains qui était, de plus, beaucoup plus intéressant.

            “Si vous avez des questions, je répondrai au mieux de mes connaissances.”