La Terre, cœur de l’Univers, s'éveille au surnaturel… Janvier 2016, les méta-humains font leur apparition dans un fracas invraisemblable ; des hommes, des femmes, des enfants, personnes âgées à nourrissons, sont frappés par ce qu’on explique pas, des dons - ou une malédiction ? - qui les cataloguent comme des êtres à part entière, des faux humains, des méta-humains. Le monde entier est touché, nulle exception.

Nous sommes à LibertyTown, aux États-Unis, une ville aux grands enjeux, là où les méta-humains sont recensés en masse. Les médias s’y affolent, jouent des coudes pour avoir les derniers potins, les derniers événements marquants. Un jeu dans lequel tout le monde se plaît de participer, au point d’oublier la question essentielle à cette découverte : quel avenir pour ceux qui finiront par surpasser la race humaine ?

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[FlashBack] Faire disparaitre la vérité [PV: Cait]

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  • Derek Anderson
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      15 Aout - 22h30
      Hôpital Abraham



      La journée avait été longue... Et chaude. Une journée d'été où la chaleur et la pollution sont si présentent qu'on sent dans l'air ce poids, cette sensation poisseuse si peu agréable. Je n'avais rien fais de particulier, rien de spécial. Attendant que les heures passent en espérant un éventuel contrat, une mission pour venir briser cette monotonie. Installé dans mon canapé, j'avais regardé la télévision jusqu'à en devenir dingue. Jusqu'à avoir envie d'exploser l'écran. M'étais alors revenu en tête ce rendez vous, cet entretien avec le docteur Andersen. Cette femme, enfin cette méta possédant des ailes qui m'avait prélevé du sang pour faire un check up de ma santé. Je n'avais eu aucun retour, aucun appel, rien. Combien de temps avant qu'elle ne prenne conscience de mon état ? Qu'elle veuille d'avantage de sang pour d'autres analyses ou des tests. Enfin j'ignorais si cela pouvait ce voir dans mon sang, mais cela me semblait évident. Quoi donc ? Que j'étais également un mutant...



      C'est donc en ayant ressassé tout ça que je m'étais mis en route pour Alpha. Direction l'hôpital. Mon objectif était simple: forcer le bureau du docteur, fouiller ses dossiers, son ordinateur pour voir ce qu'elle avait sur moi. Je n'avais pas envie de devenir le rat de laboratoire qui aura servit au remède du cancer, du SIDA ou à je ne sais quoi d'autre encore.



      Habillé d'un imper noir, ma veste en kevlar en dessous et mon pantalon cargo. J'étais entré par la porte des urgences, me glissant rapidement dans un couloir pour prendre un escalier. Ne prenant pas la peine d'allumer la lumière, inutile d'attirer l'attention... Pendant que je montais les marches, j'enfilais ma cagoule noir, mettant par dessus mes lunettes. Je n'étais pas ici en tant que Solomon, mais j'avais besoin d'anonymat. Si je trouvais ce que je cherchais, je devrais également détruire d'autres informations, pour ne pas éveiller les soupçons. J'arrivais à la porte du premier étage, l'entrouvrant pour jeter un regard dans le couloir... Deux infirmières déambulaient avec du matériel dans les bras, d'un pas pressé elles s'éloignèrent. Je passais alors la porte, m'engouffrant dans le couloir pour me rendre dans un coin menant surement à un débarras ou des toilettes. Me creusant vaguement la tête pour me souvenir du chemin, retrouver le bureau, échafauder l'itinéraire le plus rapide et le plus discret possible. Finalement, la cagoule était de trop: si on me voyait, c'était la panique, la débandade assurée. Soupirant alors que je m'adossais au mur, je la retirai rapidement. La glissant avec les lunettes dans la poche de mon imper. Je n'avais pris aucune arme: je n'étais pas là pour blesser qui que ce soit. Je pris une longue inspiration pour finalement me mettre en mouvement. Avançant d'un pas assuré vers le bureau de la femme ailé. Espérant qu'elle ne soit pas là à une heure aussi tardive.



      Je croisais une ou deux infirmières, les saluant d'un hochement de tête naturel, faisant mine que j'étais ici dans mon droit. Et celles-ci ne se préoccupèrent pas de moi, surement avaient-elles du travail et pas le temps ni l'envie de s'occuper de moi. Ou elles comptaient appeler la sécurité en douce ? J'arrivais devant le bureau, posant ma main sur la poignée: fermée. Un regard à droite, puis à gauche. D'un grand coup d'épaule je forçais la porte, entrant rapidement en refermant comme je le pouvais la porte. Que je vins bloqué avec la chaise présente dans la pièce. Bon... Par où commencer ?








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      derek
  • Caithleen Miller
    Rebelle
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      C’était une journée d’été classique aux urgences de l’hôpital Abraham. Le lot habituel d’imbéciles venus pour un ongle incarné, quelques accidents de barbecue et les fractures de vacances, et l’arrivage habituel de personnes âgées déshydratées par une chaleur caniculaire. Caithleen était plutôt en forme même si sa garde était déjà bien avancée. Mais le flux de patients était bien géré, la clim fonctionnait correctement, et elle avait même eu le temps pour une pause déjeuner ce midi. Sa blouse était encore intégralement blanche, et ses cheveux disciplinés dans une tresse pas trop en désordre.

      Le service bénéficiait même d’un léger creux en cette fin d’après midi. Les urgences réelles avaient été traitées, des patients étaient en train d’être stabilisés et d’autres d’être réorientés dans les services appropriés ou chez eux. Elle n’avait même pas été tentée d’avoir recours à son pouvoir, c’était dire si la journée s’était bien passée! La jeune femme avait fini ses prescriptions, et pouvait même bénéficier d’un moment de calme dans son bureau. Elle achevait de rédiger divers comptes rendus et courriers médicaux à l’attention des collègues qui allaient récupérer ses patients dans leurs services respectifs.

      Depuis sa porte, toujours entrouverte lorsqu’elle occupait son bureau, elle entendait les vas et viens dans les couloirs. Le trottinement affairé des infirmières et aides soignantes, le pas parfois plus indolent des médecins, le claquement des talons d’une secrétaire.

      Et puis, soudain, un bruit sortant de l’ordinaire la fit sursauter. Le son d’un choc violent accompagné d’un craquement, puis d’une porte refermée à la hâte. Pas de cris ni de lutte, rien qui n’indique un quelconque acte de violence dans le service. Déjà à demi levée de son siège, Caithleen quitta son bureau, aux aguets.

      - J’me disais aussi... Cette journée se passe trop bien pour être vraie...

      Avec un soupir, elle sortit dans le couloir, et se dirigea quelques pas plus loin vers l’origine du bruit. Elle voyait mal pourquoi quelqu’un voudrait entrer par effraction dans le bureau de sa cheffe, mais aussi étrange soit-il, le bruit lui semblait bien être venu de par là... Et l’état de la porte le lui confirma. Oh, quelqu’un passant en hâte dans le couloir sans y prêter attention n’y aurait vu que du feu, mais elle même remarqua clairement que la serrure de la porte avait pris une claque. Prenant une grande inspiration, Caithleen posa sa main sur la poignée, et tenta de l’action brusquement, rencontrant un obstacle l’empêchant de l’ouvrir.

      - Bon, ben vu que la porte est niquée de toute façon.

      Prenant du recul et profitant qu’elle soit déjà bien fragilisée, la jeun femme embouti la porte d’un coup d’épaule, envoyant valdinguer la chaise avec fracas. Sur la défensive, elle se figea en découvrant l’intrus, le dévisageant sans aménité. Elle se tenait légèrement en retrait, sur le qui-vive.

      - Je peux savoir ce que vous foutez ici ?
    • Derek Anderson
      Esprit Libre
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        15 Aout - 22h30
        Hôpital Abraham



        J'ouvrais un tiroir, cherchant de la paperasse, des dossiers, des fiches de patients. Si elle avait déjà analysé mon sang, elle devait avoir mon dossier sous la main car il devrait être intéressant. J'avais également envisagé l'option qu'elle ait ramené le dossier chez elle pour éviter que quelqu'un ne le trouve. Ou encore: elle en avait déjà informé la direction, des scientifiques ou quiconque que cela pourrait intéresser. Mais cette dernière option ne me semblait pas être vraie, du moins pas encore. Sinon on serait déjà venu tambouriner à la porte de mon appartement. Rien d'intéressant... Du moins dans ce tiroir. Je commençais à fouiller le suivant quand j'entendis quelqu'un s'énerver sur la porte du bureau. Et merde !



        J'enfilais à la hâte ma cagoule, remettant mes lunettes. Tournant le dos à la porte. Je devais trouver un indice, quelque chose qui me dirait où chercher. La chaise vola alors et la porte s'ouvrit. Et j'entendis alors la voix de l'intrus: celle d'une femme. Ce qui me surpris un tant soit peu: costaud la nana. Celle-ci me demandait ce que je foutais ici, d'une voix autoritaire. Je sorti mes mains du tiroir où il ni avait de toute façon rien d'intéressant. Me redressant alors. J'avais le choix: lui répondre, ou la coller avec force au mur pour lui soutirer des informations. Enfin, je n'étais pas spécialement connu pour mon coté social, j'étais plutôt du genre à faire la second option, aller jusqu'à planter un couteau dans une cuisse pour poser des questions. Machinalement, je pris un stylo qui trainait sur le bureau...



        J'étais venu voir l'heure de mon prochain rendez-vous...
        Vous pouvez peut-être me renseigner ?



        Je me retournais alors rapidement, franchissant la distance entre elle et moi. Levant le bras, utilisant mon avant bras pour lui coller sur la gorge et la plaquer au mur avec force. De mon autre main, je la menaçais avec le stylo juste devant un œil. Honnêtement, je n'aimais pas trop l'idée d'en être arrivé là mais avais-je vraiment d'autres options ? Je me retrouvais donc à menacer une jeune femme, plutôt mignonne qui plus est, avec un stylo... Un peu comique comme situation, mais en même temps, j'espérais que ce coup de pression suffirait à l'intimider. Que je n'en sois pas contrains à devoir vraiment lui soutirer des informations par la force.



        Les dossiers des patients du docteur Andersen...
        Où sont-ils rangés ?







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        derek
      • Caithleen Miller
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          La jeune femme laissa son regard parcourir le bureau derrière l’intrus. Ce dernier semblait à la recherche de quelque chose, et avait déjà dans un court laps de temps entrepris de mettre à sac les placards et tiroirs de la pièce. Des formulaires papiers et divers dossiers patients jonchaient le sol et le bureau.

          Quant à l’homme occupant déjà les lieux... Il ne s’était visiblement pas retrouvé là par les mystères du hasard, perdu dans les couloirs de l’hôpital. La cagoule masquant son visage, surmontée de lunettes noires pour obscurcir ses yeux n’inspiraient absolument pas la confiance, et n’indiquaient absolument pas qu’il soit là de façon tout à fait légale. Il cessa de farfouiller dans les tiroirs pour lui faire face. Sa question lui fit hausser un sourcil. Il se foutait sa gueule ou quoi... Et qu’est-ce qu’il foutait avec ce...

          - Bordel de...

          Caithleen était plutôt vive, mais la vitesse de cet individu la pris par surprise, et elle eut à peine le temps d’esquisser un mouvement de recul qu’il était déjà sur elle, la plaquant contre le mur d’un bras contre sa gorge, et la menaçant avec le fameux stylo. On ne pouvait pas dire que ce soit une arme très effrayant, mais l’avoir à quelques centimètres de son œil faisait nettement changer la perspective.

          Mais la jeune femme n’en était pas à son premier coup concernant les tentatives d’agression sur sa personnes, et honnêtement, cet homme n’était pas beaucoup plus effrayant qu’un pochtron armé d’un cutter. Quelques années d’exercice avaient déjà mis ses nerfs et son sang froid à rude épreuve, aussi, elle ne broncha pas lorsqu’il formula enfin sa requête.

          - Tout est informatisé, ici.

          ... Ducon. Elle ne l’avait pas dit, mais son ton le laissait clairement entendre. Enfin, à quelle époque vivait-il? A part quelques exceptions qui n’avaient pas encore été numérisées, tous les courriers, prescriptions, résultats d’imageries et de bilans étaient maintenant sur informatique.

          Il n’avait même pas pris la peine d’immobiliser ses mains, se contentant de simplement l’intimider. Comme beaucoup d’autre, il semblait s’être laissé berner par les apparences. Certes, Caithleen était une femme, et pas très grande en plus de cela. Mais elle avait depuis longtemps appris à se défendre.

          D’une main ferme, elle attrapa le poignet de son adversaire pour lui imprimer un mouvement de torsion, tandis que son genou remonta pour emboutir son abdomen -et elle avait été gentille en ne visant pas plus bas- d’un geste brusque.

          Ensuite, elle ne fit pas dans la dentelle, profitant de son effet de surprise. Prenant son élan, elle se jeta littéralement sur son assaillant pour le plaquer au sol, s’asseyant à califourchon sur lui de façon à l’immobiliser plus au moins au sol, au moins porur quelques instants...

          - Bon. Du coup, je peux savoir ce que vous voulez au docteur Andersen?

          Elle aurait tout simplement pu crier ou appeler de son téléphone la sécurité, mais une certaine curiosité la tiraillait. Qu’avait donc fait sa collègue pour avoir ce genre de visite...?
        • Derek Anderson
          Esprit Libre
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            15 Aout - 22h30
            Hôpital Abraham



            Inutile... Voilà ce qu'elle me fit penser. Si j'étais là, à chercher, ce n'était pas pour qu'on me dise des évidences. Je sais que tout était informatisé. Mais déjà, l'informatique, ce n'était pas mon truc... Mais surtout, j'avais espéré que le docteur ne l'est pas informatisé. Pourquoi? Car ça serait plus difficile de faire disparaitre le dossier, il faudrait remonter toutes les possibilités, toutes les adresses mails qui auraient pu le recevoir. Et si c'était sur le réseau de l'hôpital... C'était déjà trop tard. Il faudrait que j'en parle à Abby, mais comme d'habitude, elle me demanderait un service ou de l'argent. Mademoiselle, se disant mon amie, aimait quand même rendre service contre quelque chose en retour. Ce qui n'était pas trop mon truc: quand elle me demandait de l'aide, j'étais suffisamment con pour dire oui sans contrepartie et me faisant baiser le coup suivant. Bref ! J'allais répondre à la donzelle en face de moi quand elle me surprit: elle m'attrapa le poignet, me colla un coup de genou dans le ventre avant de m'envoyer au sol. Putain la tigresse ! C'est qu'elle est farouche celle-ci ! L'instant suivant, elle me sautait dessus à califourchon sur le torse pour m'immobiliser.



            On en venait alors à inverser nos rôles: moi en victime. Elle en: la personne qui pose les questions. Elle me demanda donc ce que je voulais au docteur Andersen. Ce qui me fis sourire, j'en ris même sur le coup. Me faire avoir comme ça, par une nana, c'était un peu pathétique. Quoique... Je ne suis pas si macho. Et elle semblait avoir de bonnes bases en combat, j'ai simplement manqué de vigilance... J'dois me faire vieux. Ou croire que cette fichue cagoule inspire un peu trop la peur ou le respect.



            Rien de spécial.
            Comme je le disais: je voulais savoir la date de ma prochaine visite...
            Officielle ?



            Pour l'instant, je me contentais de la laisser en situation de force. Ou du moins le croire. Pis avouons le: avoir une nana plutôt bien gaulée sur soit... C'est plaisant hein ? Et ça faisait longtemps que j'étais seul, surement que ma solitude, mon manque d'affection, jouaient sur le fait de ne pas plus que ça me défendre. Quoi ? Vous me jugez ? D'accord. Prenez juste en compte: service militaire, guerre et deux ans de comas. Je crois que je ne saurais même plus dire ce à quoi ressemble le plaisir de la chaire... Enfin voilà. Le stylo avait volé, je l'avais lâché dans ma chute. J'aurai du prendre un couteau, un truc plus intimidant. Mais bon, esquinté ce petit brin de fille aurait été du gâchis. Cela me fit penser à Angela, je lui avais tiré dessus suite à une mission et on avait finalement sympathisé. Mais toutes, n'étaient pas comme elle. Heureusement d'ailleurs.



            Plus sérieusement...
            Elle a un dossier en particulier qui m'intéresse. Et ça m'étonnerai qu'il soit informatisé.
            Du moins cela ne m'aiderait pas s'il est sur le réseau.



            Là sans prévenir, je mis un coup de bassin pour la désarçonner. D'un geste rapide, ma main attrapa son épaule et je la fis basculer sur le coté. Me retrouvant quasiment allongé sur elle, mon bras sur sa gorge, l'autre lui tenant un bras. Son autre bras ? Vu sa position, il était dans son dos avec mon poids sur son corps, elle n'allait pas le bouger, pas sans se faire mal en tout cas. C'était amusant comme situation: enfin, je n'avais pas trouvé ce que je voulais, mais je m'amusais. C'était déjà mieux que rien...



            On va donc partir du principe qu'il n'est pas informatisé.
            Une idée d'où il pourrait être ? Ou je dois directement aller chez elle ?
            Vous auriez un avis sur le sujet ou on continue à se trémousser l'un contre l'autre sans oser avouer cette pulsion bestiale qui nous anime ?



            Machinalement et en le sachant pertinemment, je relâchais légèrement mon emprise sur elle. Pour la laisser parler sans l'écraser de tout mon poids. Lui faire croire aussi que je la sous estimais et qu'elle pouvait retourner la situation. Mais en vrai: c'était surtout pour voir si elle tenterait encore un truc, ça me plaisait cette connerie.







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            derek
          • Caithleen Miller
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              L’effet de surprise semblait avoir plus que joué en sa faveur, songea-t-elle en sentait la surprise stupéfier un instant son adversaire au sol. Bien. Caithleen n’avait aucune honte à jouer de ses atouts et plus particulièrement de son apparente fragilité. Ceux qui connaissaient son caractère revêche ne s’y laissaient plus prendre, ce qui n’était pas le cas de son adversaire. Enfin, jusqu’à maintenant.

              Il se payait de sa tête, totalement, constata-t-elle en sentant son rire la secouer.

              - Pour ça, le Docteur Andersen a une secrétaire.

              Nullement consciente du genre de pensées qui traversaient l’esprit de son adversaire, la jeune femme trouvait cela curieux qu’il prenne la situation aussi sereinement et ne tente pas plus que cela de se défendre. Et cette fixation sur ce dossier qu’il cherchait... Était-ce son propose dossier? Dans ce cas, qu’avait fait sa collègue comme examens qui puisse le mettre dans cet état? Et pourquoi ne lui avait-elle pas communiqué les résultats ?

              - Eh, ce dossier...

              Caithleen n’eut pas le temps de terminer sa phrase que le haut et le bas s’inversèrent brusquement. Avec un cliquetis, le contenu d’un des poches de sa veste se déversa au sol. Quelques stylos, une paire de ciseaux, son téléphone et un calepin, entre autres. Totalement immobilisée dans une position pour le moins tendancieuse, elle haussa un sourcil.

              - J’adore me rouler par terre en compagnie d’inconnus dans le bureau de ma cheffe. Mais les cagoules et le SM, c’est pas tellement mon truc.

              Elle était bien trop orgueilleuse pour appeler qui que ce soit à l’aide. Et ce mec lui tapait sur les nerfs, aussi. Elle avait l’impression qu’il s’amusait, qu’il jouait avec elle, et cela lui déplaisait au plus haut point. Mais elle ne pouvait nier que l’adrénaline courant dans ses veines n’était pas désagréable...

              Son bas coincé dans son dos lui faisait mal, aussi, dès qu’il relacha un peu la pression, elle se cambra pour se dégager et se saisir de la paire de ciseaux gisant au sol non loin. Elle en pointa aussitôt les lames sur la gorge de l’homme masqué.

              - Et si vous enleviez la cagoule? J’aime les confidences sur l’oreiller. Et j’aimerai bien savoir pourquoi ce dossier vous intéresse tant? C’est le votre peut être? Vous avez des choses à cacher à ce point...?

              Dans sa tête, les hypothèses se déroulaient, l’une après l’autre. Caithleen savait que sa cheffe était une méta, cette dernière ne s’en cachait pas. Avait-elle fait des recherches sur d’autres métas? Cet individu était-il concerné? Car elle voyait mal quel autre genre de données pouvait être aussi sensibles par les temps qui courraient...
            • Derek Anderson
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                15 Aout - 22h30
                Hôpital Abraham



                Ah oui la secrétaire ! J'aurai du y penser et directement l'agresser à la sortie du boulot. J'ai été trop con! Mais non Derek, la secrétaire aurait été inutile et en plus, de mémoire, elle était bien moins mignonne que mademoiselle karatéka avec qui tu te trémousses depuis cinq minutes sur le sol de ce bureau. Oui, parfois, j'aimais bien me parler à moi même, cela me permettait de réfléchir, de prendre du recule sur la situation. J'avais pris cette habitude depuis mon réveil, peut-être un effet secondaire du coma? J'en sais trop rien. Et ce n'est pas le moment pour ça mon gars.



                Elle répondait ensuite qu'elle adorait se rouler sur le sol du bureau mais la cagoule et le SM, ce n'était pas trop son délire. Dommage... J'ai toujours aimé l'odeur du cuir. Enfin pour le kevlar, là j'avoue ça sent rien et ce n'est pas si agréable que ça sur la peau. Reste qu'elle avait senti la pression se faire moins forte. Elle en dégagea son bras, je pensais qu'elle allait encore me faire faire un roulé boulé. Mais non, là j'étais déçu: elle me menaçait avec une paire de ciseaux. Sérieusement ? On discute, on se tripote et là d'un coup, un tel manque de respect ! Moi au moins, je ne lui avais pas encore passé les mains sur le corps quand j'avais pointé un stylo vers son œil. Je n'avais pas encore commencé à discuter poliment avec. Quel manque de savoir vivre... Sérieusement, dans quel monde vit-on ?



                S'en suivit, encore des questions, avec un ton qui se voulait menaçant. Non pitié, j'ai peur et blabla, ne me tuer pas et blablabla. Elle voulait donc que j'enlève ma cagoule ? Et savoir si c'était mon dossier et ce que j'avais à cacher... J'avais bien aimé sa réflexion sur les confidences sur l'oreiller cela dit.



                J'enlève la cagoule et on passe donc aux confidences ?
                Moins farouche que je l'aurai cru finalement...
                Bon et bien, qui se déshabille en premier ?



                Je lui saisis alors sa main qui tenait les ciseaux si proche de ma gorge. Serrant fermement son poignet pour qu'elle ne bouge pas, que la pointe reste collée à ma peau malgré le tissus de la cagoule. Si elle voulait me faire peur, elle devrait le faire avec conviction: autant lui montrer comment faire non ? Elle avait des couilles la petite donzelle, elle me plaisait bien.



                C'est peut-être le mien de dossier oui...
                Et je n'ai pas envie d'être ajouté à une éventuelle liste des animaux du cirque.
                Est-ce trop demandé de vouloir être tranquille ?
                Sinon. Quand on menace quelqu'un.
                Il faut être sûr de pouvoir aller jusqu'au bout.



                Sans attendre de réponse. Je forçais sur le poignet de la demoiselle, l'obligeant à enfoncer les ciseaux dans ma gorge. Poussant un jurons suite à la douleur, je lui fis lâcher et jeter les ciseaux hors de moi et sur le sol. Mon sang dégoulinant à travers le tissus et la chaire déchirée. Le souffle un peu saccadé par la douleur et l'adrénaline.



                Bon...
                J'avais la voix un peu cassé.
                Maintenant que plus rien ne nous déconcentre pour les confessions sur l'oreiller... Pourrais-je au moins savoir le nom de... Celle qui m'a menacé et agressé ?
                La douleur à la gorge m'obligeant à reprendre mon souffle plus souvent que je ne l'aurais voulu. C'est pour la note de frais une fois que je sortirai des urgences... Et éventuellement pour la plainte que je pourrais déposer.



                Sur ces mots, je me mis à rire. Content de ma blague. Je lâchais alors l'infirmière, doctoresse ou aide soignante, je n'en savais trop rien. Je roulais sur le sol, terminant sur le dos, toujours en me tordant de rire tout en m'étouffant un peu avec mon sang. D'une main, je relevais en partie ma cagoule jusque sur mon nez. Laissant voir mon menton, mon sourire amusé et la plaie sanglante sur la gorge.







                -----------------------------

                derek
              • Caithleen Miller
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                  Pour lui, tout cela ne semblait n’être qu’un jeu, une source de défi et d’amusement. Pour elle... Elle n’en savait trop rien. Elle avait conscience de trop souvent rechercher l’adrénaline pour son propre bien, mais le fait que cet individu puisse avoir accès à d’autres dossiers que le sien la dérangeait franchement. Et puis, il ne semblait pas simplement vouloir avoir accès à son dossier, mais surtout le faire disparaître.

                  - Vous d’ab...

                  Ne lui laissant pas finir son injonction lui intimant de se déshabiller en premier et éventuellement d’aller se faire foutre, il s’empara de son poignet d’une main ferme. Ses doigts n’avaient aucun mal à en faire le tour pour enserrer les os fins et lui faire maintenir la lame de l’outil contre sa propre gorge. Caithleen se figea, consciente que ce qui n’avait été qu’un jeu pour lui prenait une toute autre tournure.

                  Sa remarque la conforta dans l’hypothèse qu’elle avait esquissé. Des animaux de cirque... indéniablement, c’était une façon de voir les méta-humain. Des bêtes de foire suscitant à la fois frayeur et curiosité. Des monstres tout juste bons à figurer dans un freak’s show ou à être étudiés. Quelque part, ses paroles crues éveillaient en elle un écho. Elle qui s’était arrangée avec une infirmière complice pour falsifier les résultats des derniers bilans sanguins nécessaires à son exercice en hôpital, de façon à ce que personne n’ait accès à son sang. Elle qui aurait bien aimé ne pas être une mutante et ne jamais avoir à se poser la question de si elle devait ou non se servir de son espèce de pouvoir. Et ne jamais culpabiliser de ne pas l’avoir fait.

                  - Tu...

                  Mais elle n’eut pas le temps de formuler sa pensée qu’il resserra son emprise sur sa main, attirant avec une force inexorable la pointe des ciseaux vers sa propre gorge. Avec un gémissement sous l’effort, elle s’échina à résister, mais la différence entre leurs forces n’étaient pas en sa faveur. Horrifiée, elle observa la pointe métallique s’enfoncer à travers la peau dans la trachée. Puis d’une secousse il lui fit lâcher prise, et avec un tintement l’outil vint ricocher plus loin sur le sol.

                  Figée par la stupeur, elle ne réagit pas tout de suite à ses paroles acerbes, tressaillant alors que le sang de son adversaire s’écoulait, tombant de sa gorge à la sienne jusqu’à ce qu’il ne la libère après avoir proféré un flot de conneries.

                  - Bordel, des tarés j’en ai vu, mais dans ta catégorie tu te défends!

                  Lui criant ces mots, elle lui avait de nouveau bondit dessus, plaquant ses mains sur sa gorge ensanglantée. Bien que l’envie ne lui en manquait pas, elle ne cherchait pas à l’étrangler, bien au contraire. Elle tentait de rafistoler celui qui avait décidé de se faire une petite trachéo maison. Elle se crispa comme à chaque fois qu’elle utilisait son pouvoir, toujours aussi dérangée par la sensation désagréable qui l’envahissait dans ses moments là. Mais lorsqu’elle retira finalement ses doigts désormais tâchés de sang, il ne subsistait plus qu’une plaie quasi-refermée, les chairs rosées déjà presque cicatrisées.

                  Avec un soupir, elle le lâcha, consternée par cet homme, arrachant la cagoule au passage pour lui coller son badge sous le nez.

                  - Là! Mon nom! T’es vraiment con dans ton genre! Le but d’une menace, c’est de faire cracher le morceau à une personne, pas de l’égorger à moitié!

                  Si il essaie de porter plainte, je m’arrange pour le faire interner, songea-t-elle avec férocité.
                • Derek Anderson
                  Esprit Libre
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                    15 Aout - 22h30
                    Hôpital Abraham



                    Sa réaction fut de m'insulter, me traiter de taré. En même temps, s'auto-mutiler c'était le bon plan pour passer pour un fou. Elle me sautait déjà de nouveau dessus. Allé ma belle, avoue que ça te plait d'être sur moi. Et t'en fais pas pour ça, dans quelques minutes... Hein ? Elle colla sa main à ma gorge, se crispa et je sentis une vague de chaleur et un picotement. Ma blessure s'estompait. Encore plus vite que d'habitude, ce qui en soit, est impressionnant.



                    Ainsi, elle était également une méta ? Un pouvoir similaire au mien, mais capable d'agir sur les autres. Ce que moi, je ne peux pas faire... Mon pouvoir se limite uniquement à ma personne. Je souriais bêtement. Jusqu'à ce que... Qu'elle m'arrache ma cagoule et me montrer son badge: Caithleen  Miller. Sans les lunettes et la cagoule, c'était plus facile de lire et de le voir ouais. Je posais ma tête sur le sol, sentant le poids de son corps sur le mien.



                    T'as cru c'était facile dans cette obscurité de lire ce fichu badge ?
                    Par contre...
                    On a un nouveau problème.



                    Je l'observais dans les yeux, un peu désolé pour elle. Elle avait vu mon visage, si elle pouvait y mettre un nom, j'étais dans la merde. Clairement. Je posais mollement ma main sur sa cuisse, affichant un petit sourire amusé.



                    En quoi ça t'avance de connaitre mon visage ?
                    Histoire de pouvoir dire à ta chef à quoi je ressemble ?
                    Qu'elle comprenne bien que je cache quelque chose ?
                    Et sinon... Ouais: merci ?
                    Pour le soin d'une experte.
                    Toi aussi tu exhibe ton pouvoir comme Andersen ou plutôt comme moi,
                    à vouloir le garder secret ?







                    -----------------------------

                    derek
                  • Caithleen Miller
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                      Elle était à bout de souffle, bien que toujours tenue en alerte, tendue comme un arc par l’adrénaline qui déferlait toujours dans ses veines. Mais cette fois ci, son adversaire ne semblait plus vouloir se débattre, peut être un peu stupéfait par ce qui venait de se passer. La blessure avait beau s’être refermée, le sang tachant les vêtements des deux protagonistes et les mains de Caithleen attestaient qu’elle avait bien été réelle.

                      La jeune femme soupira, et amorça le mouvement de porter une main à son visage pour se frotter les yeux, avant de se souvenir que dans l’état de ses mains, ce n’était pas vraiment une bonne idée, loin de là. Elle se contenta simplement de croiser les bras -tant pis pour sa blouse- en dévisageant l’homme sur lequel elle était assise à califourchon.

                      Elle le laissa poser une main sur sa cuisse -au point où ils en étaient, hein... - trop occupée à l’écouter. Comment ça, un problème? Depuis qu’ils s’étaient tombé dessus, ils avaient un problème!

                      - Quoi, je voulais voir ta tronche, c’est tout. Je suppose que maintenant tu vas devoir m’éliminer, tout ça ?

                      Et puis elle préférait pouvoir regarder les gens dans les yeux, et pas au travers d’un masque. Cela la gênait, la perturbait de ne pas voir le visage de quelqu’un à qui elle s’adressait. Cela la mettait mal à l’aise.

                      - Lâche moi avec ma cheffe, j’aimerai surtout savoir ce qu’elle a foutu avec toi pour en arriver là.

                      La curiosité qui ne l’abandonnait jamais vraiment reprenait le dessus, et elle se demandait bien quel genre de méta était cet homme. Il ne l’avait pas vraiment avoué ni montré, mais elle en était désormais sûre. Et s’il était persuadé que Andersen avait un dossier sur lui, c’est qu’elle devait au moins lui avoir fait un prélèvement sanguin pour qu’il flippe à ce point.

                      - Quand on ne s’égorge pas devant moi, je suis plutôt du genre discrète. Contrairement à Andersen, mon pouvoir se dissimule facilement. J’évite de m’en servir, j’ai pas envie que ça s’ébruite.  

                      Andersen n’avait pas vraiment le luxe de cacher sa... particularité, songea Caithleen. Elle au moins n’était pas affublée d’une paire d’ailes dans le dos, ce qui lui facilitait la tâche. Bien sûr que parfois elle utilisait son don, mais en cachette, quand elle était sûre que personne n’allait s’en rendre compte. Elle n’était pas vraiment certaines des conséquences si sa hiérarchie s’en apercevait...

                      Elle posa un regard pensif sur l’intrus, sans pour autant bouger de là. Qu’est-ce qu’il allaient bien pouvoir faire, maintenant ?
                    • Derek Anderson
                      Esprit Libre
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                        15 Aout - 22h30
                        Hôpital Abraham



                        Je souriais, bêtement: elle se moquait royalement de ma main posée sur sa cuisse. Alors coquine, on accepte l'invitation? Bon plus sérieusement... Elle disait qu'elle voulait voir ma tronche et que maintenant, j'allais devoir la tuer. J'me demandais si elle disait ça sérieusement ou avec humour. Personnellement, j'étais d'avis de lui provoquer un trou de mémoire, mais, je ne savais pas trop comment m'y prendre. Pourtant Derek, c'est simple: un bon coup sur le crâne, ou plusieurs devraient réussir à cet effet, non? Elle enchaina de lui foutre la paix avec sa patronne et qu'elle aimerait bien savoir ce qu'elle avait bien put me faire. Ce à quoi je haussais les épaules en souriant, encore. Oui, j'aimais sourire. Et cette situation était amusante: j'étais venu faire disparaitre des preuves et voilà que je m'amusais à la bagarre avec une infirmière ou une toubib. Bon, c'était plutôt de la lutte qui n'avait rien de glamour ni de sensuel mais c'était marrant. Surtout qu'elle pensait me dominer, ce qui l'était encore plus.



                        Mademoiselle Miller enchaina en disant qu'elle restait discrète sur son pouvoir, sauf quand quelqu'un s'égorgeait devant elle. C'est vrai que ça doit pas être si fréquent que ça. Et qu'elle allait, comme sa supérieur, me proposer tôt ou tard d'aller voir un psy. En tout cas, tout comme moi, elle ne voulait pas que ça s'ébruite.



                        Je te dirai bien que oui... Que je dois te tuer.
                        Mais je suis pas de service aujourd'hui. Donc pas d'ordre, ni d'objectif particulier.
                        Faisant donc les règles, je peux choisir de t'épargner... A voir.



                        Ma main glissa de sa cuisse pour remonter lentement sur sa hanche, laissant juste le bouts des doigts effleurer la jeune femme. Sensuel? Doux? Non, juste taquin.



                        Et donc, tu n'as jamais vu quelqu'un ne pas craindre pour sa vie? Ni ne pas être effrayé par la douleur?
                        Pour ta supérieur... Elle a une analyse sanguine que j'aimerai bien voir disparaitre.



                        Sans prévenir, je l'a fis basculer sur le coté en poussant sur mes hanches et mes jambes. Ma main qui jouait sur sa hanche servit à la faire pivoter rapidement. Avec force mais sans la moindre brutalité, je la collais au sol sur le dos pour me retrouver sur elle. Hey moi aussi j'aime être au dessus ma poulette! Et la vue est sympa d'ici, on s'y croirait presque.

                        Bon... On va dire qu'elle l'a fait analyser.
                        Elle a surement apprit pour moi.
                        Mais n'ayant reçu ni mail, ni appel, ni visite de l'armée vivant pas loin...
                        Elle doit garder ça quelque part et en attendre quelque chose.
                        Si ça ne serait pas trop demander ma chère Caithleen -c'bien ça?- tu aurais l'adresse de Anderson?
                        Ensuite, je te paye un verre et on recommence à zéro?
                        Je m'en voudrais qu'on reste en mauvais terme car on est, je crois, les deux des bonnes personnes qui pourraient très bien s'entendre, non?



                        Je tentais le regard larmoyant et le visage inspirant la pitié et l'appel à l'aide. Même si je savais que c'était surement d'avantage comique voir ridicule qu'autre chose. Reste que ma proposition du verre était là pour détendre l'atmosphère et je n'étais pas totalement contre l'idée de prendre un peu de bon temps... Faut dire qu'à part glander ou faire des missions pour Solomon, j'avais pas vraiment de hobby ou de personne avec qui passer de bons moments.






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                        derek
                      • Caithleen Miller
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                          Son opposant continuait de sourire, comme si tout ceci n’était au final qu’une vaste blague, une simple plaisanterie. Il n’avait pas l’air très inquiet quant à la suite des événements, rien ne semblait vraiment l’atteindre.

                          - M’épargner? C’est vraiment trop de gentillesse, vraiment.

                          Pour le coup, elle n’arrivait pas trop à déterminer s’il rentrait simplement dans son jeu pour plaisanter, ou s’il avait véritablement envisagé cette solution. Plus cet homme parlait, moins elle comprenait vraiment les choses. Comme pour son histoire de ne pas être de service aujourd’hui... De service pour quoi, aux ordres de qui?

                          Prenant ses aises, il fit dériver la main qu’il avait négligemment posé sur sa cuisse jusqu’à sa hanche, lui faisant lever un sourcil circonspect. Alors qu’elle amorçait un geste pour chasser cette main intrépide, elle fut de nouveau renversée au sol, étouffant un léger cri de surprise. De nouveau dominée, elle fronça les sourcils avec un claquement de langue agacé, croisant les bras devant sa poitrine d’un air revêche. Au moins, elle commençait à avoir des réponses. Un analyse sanguine donc.

                          - Mais t’es con ou quoi? La base c’est de jamais faire ces examens, sauf si t’as moyen de les faire falsifier.

                          Sérieusement, s’il avait conscience d’être un méta, pourquoi il avait fait cette prise de sang alors? Évidemment qu’il y avait un risque qu’un médecin un peu trop curieux y découvre des choses! Médusée, elle secoua la tête d’un air navré. Avec un peu de chance pour lui, Andersen avait analysé le prélèvement sanguin de façon discrète, et était la seule en possession des résultats. Sinon... Et bien n’importe qui ayant accès au serveur du labo de bio pouvait les voir. Mais elle avait dans l’idée que si Andersen avait eu une idée sur le statut de méta de cet homme, elle avait pris ses précautions.

                          Avec un soupir, la jeune femme considéra la proposition de son opposant, avant de secouer la tête.

                          - Non, je te donne pas son adresse.

                          Déjà, elle ne la connaissait pas, mais ça, il n’était pas obligé de le savoir. Et puis elle ne tenait pas à ce que sa chef de service se retrouve avec un espèce de taré à sa porte.

                          - Mais j’ai une contre proposition. Bouge de là, paie moi un verre, et peut être que je te donne son numéro de téléphone. Et arrête de faire cette tête, c’est ridicule.

                          Cela lui paraissait être un compromis acceptable, et Andersen pourrait au pire bloquer le numéro de l’importun s’il se révélait trop pénible.

                          - Alors?
                        • Derek Anderson
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                            15 Aout - 22h30
                            Hôpital Abraham



                            Carrément ? Cette fille ne manquait pas de surprise ! Déjà, elle hésitait pas à me traiter de con alors que j'étais potentiellement dangereux et vu mon comportement: cinglé. Mais non, aucun souci, elle se lâchait et me parlait normalement. Au moins, elle n'était pas facile à intimider, ce qui était amusant. Enfin coté social, je suis pas doué... C'est ce à quoi je pensais qu'elle dit qu'elle ne me filerait pas l'adresse de sa supérieur. Et avec un bras cassé, peut-être changerais-tu d'avis ? Suis-je vraiment obligé d'aller jusque là..? J'en sais rien, une part de moi me dit qu'elle est cool et que je pourrai peut-être m'en faire une alliée, l'autre part était plutôt en train de se dire que j'étais dans la merde. Que Andersen avait déjà fait les analyses. Qu'il serait donc plus simple d’assommer Miller et de me barrer. Changer de nom, encore. Nan, trop compliqué, trop chiant. Retrouver l'ange et lui faire comprendre de ne pas en parler: oui, c'était le plus simple.



                            Et quand je disais que Caithleen ne manquait pas de surprises. Elle me proposait carrément de lui payer un verre, qu'on discute et peut-être qu'elle me filerait le numéro de Andersen. Mouais. Et une fois que je te libère, tu appelles finalement la sécurité ? Putain Derek, elle pue cette histoire ! Pourquoi tu es retourné à l'hosto ? Pourquoi tu as pas ignoré cet énième rappel ? Car tu avais vu plusieurs fois des infirmiers toquer à ta porte? Et alors !



                            Cas particulier et miraculeux.
                            Les rappels pour que je repasse commençaient à être nombreux...
                            Si je venais pas, ils auraient fini par envoyer quelqu'un.
                            Et j'aimerai, autant que possible, ne pas attirer l'attention.



                            Je poussais alors un soupire, libérant ma prise sur la jeune femme. Me relevant lentement pour me mettre debout tout en l'observant. Encore une décision de merde, jusqu'à quand je comptais en faire ? Jusqu'à ce qu'il soit trop tard ? Enfin, au point où j'en étais, ce n'était pas elle, ni la sécurité, qui me poserait souci. Sortir d'ici n'était en soi pas bien compliqué et j'avais de la ressources. Je croisais alors les bras, m'adossant au mur, juste à coté de la porte.



                            Mes projets pour la soirée étant...
                            Compromis ?
                            Je veux bien qu'on boive un verre.
                            Ou tu préfère appeler la sécurité ce coup-ci ?
                            L'un comme l'autre... Aucun ne me gêne.
                            Même si l'un me semble plus agréable, évidemment.







                            -----------------------------

                            derek
                          • Caithleen Miller
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                              Calmement allongée et sol et maintenue par son adversaire, Caithleen patientait en attendant sa réponse. Elle voyait se jouer le dilemme dans ses yeux alors qu’il semblait chercher la meilleure échappatoire à cette situation délicate.

                              A vrai dire, jouer carte sur table avec la jeune femme restait en général la meilleure solution. Elle était assez sensible à la franchise, et son interlocuteur ne lui paraissait pas foncièrement mauvais. Peut être simplement paniqué par la situation dans laquelle ils s’était fourré.

                              Sa réponse lui fit lever un sourcil, une étincelle de doute s’allumant dans son esprit. Serait-il ce fameux cas de rémission après un coma de plusieurs années qui avait fait bruit dans tout l’hôpital à un moment. Ce militaire blessé rapatrié ensuite ou elle ne savait plus quoi? Dissimulant ses soupçons elle haussa les épaules.

                              - Peut être, mais au final, personne n’aurait pu t’obliger à passer ces tests. Droit du patient, tout ça tout ça.

                              Rémission miracle ou pas, il avait encore le droit de faire ce qu’il voulait. Certes, l’hôpital avait pu être très insistant quant à ce check up, et cela aurait peut être attiré l’attention sur lui, mais il n’avait au final aucune obligation de s’y rendre! Mais elle n’allait pas enfoncer le couteau dans la plaie alors qu’il semblait finalement avoir décidé de la lâcher et de se relever. En l’imitant, Caithleen se dirigea vers le lavabo qui occupait un coin de la pièce pour laver ses mains du sang du jeune homme, considérant le ton narquois de ce dernier avec un grognement de mauvaise humeur.

                              - Me tente pas, la journée a vraiment été longue...

                              Et si elle appelait la sécurité maintenant, elle allait devoir expliquer pourquoi elle ne l’avait pas fait, et pourquoi elle avait cru bon de tenter de maitriser l’intrus seule et encore d’autres questions sans fin. Quitte à rentrer chez elle à l’aube, autant que ce soit après avoir bu quelques verres...

                              - Ah... J’ai vraiment besoin d’un verre.

                              Considérant la poignée malmenée du bureau de la cheffe de service, elle entrouvrit la porte pour jeter un oeil dans le couloir. Il était désert, et dépourvu de caméras de sécurité. Personne ne saurait ce qui était arrivé à cette porte.

                              - Aller, on bouge. Il faut que je me change.

                              Et qu’il aie une bonne discussion. Le tout autour d’un verre et aussi de quelque chose à manger, et le plus tôt serait le mieux, songea-t-elle en se dirigeant comme si de rien n’était vers son vestiaire, faisant signe à son inconnu de la suivre l’air de rien.
                            • Derek Anderson
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                                15 Aout - 22h30
                                Hôpital Abraham



                                Son histoire sur les droits du patient ne me convainquait pas vraiment. Recevoir tant de courrier, des mails, des appels. On voulait vraiment des réponses sur mon cas et cela avait presque viré aux harcèlements. Bon peut-être pas, mais on s'en approchait petit à petit. Et j'avais pensé pouvoir éviter la prise de sang... Je m'étais bercé d'illusions quoi. Reste que j'avais toujours moyen de m'en sortir: suffisait d'éliminer tout ceux au courant de cette affaire. D'accord, cela ne me plaisait pas trop, mais s'il fallait en arriver là, je pourrais le faire. Des remords, des états d'âmes? Un peu, surement. J'ai fais la guerre, tuer pour ne pas se faire tuer, j'ai connu ça. C'est presque pareil. Reste qu'elle me sortait de ne pas la tenter à appeler la sécurité, sa journée avait été longue. Dommage, je me serai bien défoulé sur quelques agents de sécurité. Mais ok, c'est mieux de passer du temps en... Charmante compagnie ?



                                Cait ouvrit la porte, regardant dans le couloir en disant qu'elle avait besoin d'un verre, puis qu'on bougeait de là et qu'elle devait se changer. Je la suivais donc d'un pas serein, sans trop regarder autour de moi. Ayant bien évidemment prit soin de ramasser ma cagoule: inutile d'abandonner d'autres preuves dans ce bâtiment de malheur. Nous arrivâmes finalement dans le vestiaire. J'entrais également. Pas que je comptais la mater pendant qu'elle se change mais... Bon dieu, le coup de cette feinte est vieille comme le monde quoi. Elle fait genre d'aller aux toilettes ou de se changer et là elle déguerpit ! Parano ? Non, un peu... Peut-être. Juste je préférais éviter les embrouilles et les coups fourrés. Sait-on jamais. Je croisais les bras, m'adossant à un casier tout en regardant la porte que nous venions d'emprunter. La laissant ainsi se changer sans l'observer, tout en restant non loin d'elle, juste au cas où...



                                Je sais me tenir,
                                je vérifie juste que personne ne vienne.
                                Ni que tu décides que c'est le moment de te sauver...
                                Ou d'appeler finalement quelqu'un.
                                Désolé, simple précaution hein ?







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                                derek
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