La Terre, cœur de l’Univers, s'éveille au surnaturel… Janvier 2016, les méta-humains font leur apparition dans un fracas invraisemblable ; des hommes, des femmes, des enfants, personnes âgées à nourrissons, sont frappés par ce qu’on explique pas, des dons - ou une malédiction ? - qui les cataloguent comme des êtres à part entière, des faux humains, des méta-humains. Le monde entier est touché, nulle exception.

Nous sommes à LibertyTown, aux États-Unis, une ville aux grands enjeux, là où les méta-humains sont recensés en masse. Les médias s’y affolent, jouent des coudes pour avoir les derniers potins, les derniers événements marquants. Un jeu dans lequel tout le monde se plaît de participer, au point d’oublier la question essentielle à cette découverte : quel avenir pour ceux qui finiront par surpasser la race humaine ?

Lire la suite...
Actualités récentes
10/06 : Recrutement & Animation ─ www
30/05 : Amélioration du contenu graphique ─ www
29/05 : Système de succès opérationnel ─ www
Activité du forum
8 mois d'existence
Plus de 100 membres actifs
94 topics RP & 732 réponses RP

LE STAFF
LES PRÉDÉFINIS
LES AMIS

CHRONOSREP

[Théorie de l'évolution]

  • Sigrún Andersen
    Bienfaitrice
    (5)118+01229518202538382525none
    id04.04.17 22:42
    (5)Volonté : 118Messages : +0Réputation : 12295$US : 18Xp : 20Force : 25Résilience : 38Agilité : 38Réflexes : 25Spiritualité : 25Astuce : noneBadges :
    avatar
    (5)118+01229518202538382525none




      22 septembre, la température s'adoucit un peu plus chaque jour et une légère brise apporte quelques nuages fins depuis la mer. Cela fait une semaine et demi maintenant que les attentats à LibertyTown ont eu lieu, mais cela fait surtout autant de temps de congés pour le docteur Andersen. Effectivement, cette dernière a mal supporté les actes terroristes. D'abord paniquée par le ciel qui manquait de lui tomber sur la tête, la femme ailée avait été prise de folie en voyant sa collègue choir à cause du coup de poignard qui venait de lui être asséné; les personnes alentours avait du l'éloigner du criminel et après ce qui semblait être une brève crise d'hystérie, Sigrún s'envola au loin.

      La ville, à côté, semblait peu à peu avoir repris un rythme timide. Rien d'affolant à vrai dire, il est plutôt normal d'éviter les lieux publics après de tels événements. Sigrún ne semblait pas du même avis. Depuis le 11 septembre, elle passait plus de temps dehors que chez elle. La jeune femme avait besoin d'air frais, de se changer les idées. C'est alors que tous les matins elle avalait son petit-déjeuner aussi rapidement que sa bouche le lui permettait et se préparait un casse-croûte en vitesse avant de s'envoler par le balcon.

      Sa première destination était toujours la même: le centre où sa mère est en pension. Tous les matins, Sigrún se postait alors sur l'immeuble d'en face telle une gargouille et songeait, ressassait les souvenirs qu'elle avait de l'attentat. Méritait-elle encore le titre de médecin après avoir menacé l'homme? Allait-elle seulement pouvoir rester une journée entière au rez-de-chaussée de l'hôpital où potentiellement le nombre d'étage qui lui semblait infini pourrait lui tomber dessus?

      Sigrún se demandait parfois si ce qui s'était passé était l'oeuvre du pays à l'instar des rumeurs concernant l'attentat sur les deux tours. Cette pensée la rendait folle de rage. La médecin essayait de se concentrer sur le présent: sa mère et son frère étaient sains et saufs.





    • Caithleen Miller
      Rebelle
      (9)75+0411355153030304030AnimatriceTraumatisé du grand "boom"FlooderV.I.P.
      id07.04.17 22:29
      (9)Volonté : 75Messages : +0Réputation : 4113$US : 55Xp : 15Force : 30Résilience : 30Agilité : 30Réflexes : 40Spiritualité : 30Astuce : AnimatriceTraumatisé du grand "boom"FlooderV.I.P.Badges :
      avatar
      (9)75+0411355153030304030AnimatriceTraumatisé du grand "boom"FlooderV.I.P.
        Trois jours, c’était ce que Caithleen avait réussi à tenir de son arrêt maladie. Lorsqu’elle s’était finalement extirpée des ruines de la base militaire, puis du site en lui même, elle avait été cueillie par les secours stationnés sur place, ne lui laissant pas la chance de s’esquiver discrètement. Elle avait été déclarée en état de choc -non, sans blague, ces gens étaient médecins?- et mise en arrêt pour dix jours. Les plaies de ses mains, plus des écorchures qu’autre chose, avaient été nettoyées et traitées sans qu’elle n’ait non plus la possibilité de les guérir discrètement. Puis, la demoiselle refusant catégoriquement de rester en observation une nuit où que ce soit, elle avait été racompagnée chez elle.

        Elle avait accéléré le processus de cicatrisation de ses mains, laissant tout de même des cicatrices encore visibles pour plus de crédibilité. Puis au bout de trois jours, elle avait décrété que ça allait bien maintenant, et était retournée travailler.

        Tout simplement pour ne pas craquer et tourner barge chez elle. Caithleen était quelqu’un de plutôt équilibré et relativement bien accroché. Mais cette mésaventure la réveillait souvent la nuit, la laissant le souffle court et en sueur.

        Elle s’était arraché les cheveux de frustration en voyant les ruines qu’étaient son service, et avait maugréé lorsqu’on lui avait annoncé que les urgences étaient jusqu’à nouvel ordre réorientées sur les autres établissements de la ville, le temps qu’une solution temporaire soit trouvée ici le temps de la reconstruction. Elle était donc allée se rendre utile dans les autres services, notamment en orthopédie et en traumatologie, ces services étant pour le moins surchargés.

        Alors elle se jetait corps et âme dans la surcharge bienvenue de travail, laissant la fatigue estomper les derniers évènements, la sensation de doigts se refermant sur sa gorge qui la laissaient haletante la nuit... Elle essayait de se sortir du crâne le trouble qu'on y avait jeter, refusant de croire de des gens ayant quoi que ce soit en commun avec elle aient pu causer tout cela...
      • Akseli Andersen
        Dominateur
        (5)64+090023153135232145none
        id16.04.17 19:56
        (5)Volonté : 64Messages : +0Réputation : 900$US : 23Xp : 15Force : 31Résilience : 35Agilité : 23Réflexes : 21Spiritualité : 45Astuce : noneBadges :
        avatar
        (5)64+090023153135232145none
          Théorie de l'évolution


          Depuis les évènements du 11 septembre, Liberty Town avait changé. Les rues étaient plus calme, et chacun y allait de son traumatisme. Aux informations, on ne parlait que de ça, et chacun y allait de sa suspicion quant aux raisons de cette attaque.
          L'hôpital où travaillait Sigrún avait été touché entre autres cibles, mais sa soeur ne figurait pas parmi les victimes. Yoko aussi allait bien, même si son frère avait été grièvement blessé et qu'elle était très chamboulée par toute cette histoire.
          Akseli s'estimait plutôt chanceux pour sa part. Il n'avait été que très légèrement blessé et s'était fait plusieurs petites frayeurs, mais rien de bien plus grave à signaler. Il enrageait néanmoins d'avoir perdu la trace des terroristes qui s'étaient infiltrés dans le cinéma après l'explosion, visiblement à la recherche de quelque chose de bien précis. Il avait également perdu de vue ses camarades d'infortune et les secours étaient par la suite venu l'évacuer.
          Il avait donc essayé de reprendre sa vie, essayant de voir ce que ces nouveaux évènements pourrait apporter d'intéressant mais il devait avouer que depuis son retour à Liberty Town il n'avait pas vraiment de projet. A part cette application qu'il essayait de mettre au point avec Valérie, mais il ne l'avait même pas recontactée depuis les attentats. Et si elle était morte?
          Il songeait à cela, en route pour une livraison express. Qui commande une pizza à quatre heure de l'après midi? Enfin, c'était fou comme les gens préféraient commander que de venir manger à la pizzeria depuis quelques jours...
          Alors que le paysage défilait de part et d'autre de sa visière et qu'il se faufilait entre les voitures avec son scooter, Akseli commença à voir des étoiles. Un goût amère naquit au fond de sa gorge et il sentait que ses muscles devenaient cotonneux. En une seconde, l'air vint à lui manquer et son coeur s'emballa.
          Tout à coup, tout devint noir et Akseli s'évanoui dans un grand fracas de carrosserie froissée et de crissement de pneus.
        • Caithleen Miller
          Rebelle
          (9)75+0411355153030304030AnimatriceTraumatisé du grand "boom"FlooderV.I.P.
          id29.04.17 22:40
          (9)Volonté : 75Messages : +0Réputation : 4113$US : 55Xp : 15Force : 30Résilience : 30Agilité : 30Réflexes : 40Spiritualité : 30Astuce : AnimatriceTraumatisé du grand "boom"FlooderV.I.P.Badges :
          avatar
          (9)75+0411355153030304030AnimatriceTraumatisé du grand "boom"FlooderV.I.P.
            L’après midi se déroulait jusqu’à présent plutôt sereinement. L’hôpital avait réussi à reprendre un rythme correct, même si son service d’urgences n’était toujours pas fonctionnel. En attendant, le personnel de ce service qui n’avait pas été blessé lors des attentats avait été réaffecté.

            C’était donc le cas de Caithleen, qui se trouvait ce jour là dans le service de chirurgie orthopédique. Les chirurgiens étaient débordés, de nombreuses personnes avaient été très gravement blessés dans les explosions, et nécessitaient interventions chirurgicales diverses pour se reconstruire physiquement. Face à la surcharge, Caith était là pour alléger le travail des chirurgiens et leur permettre de se concentrer sur leurs intervention. Elle gérait la douleur et le suivi des patients, se souvenant presque avec nostalgie de ses jours d’interne... Et de son poste aux urgences. Mais au moins, elle n’avait pas le temps de réfléchir.

            Alors qu’elle cheminait dans le couloir, elle fut interpellée par le cadre du service. Petit et ronde, la quinquagénaire déployait en permanence une énergie et une autorité hors du commun, gérant son service d’une main de maître.

            - Docteur Miller! Est-ce que le patient de la 217 pourrait sortir d’ici cet après midi? J’ai absolument besoin d’une chambre, et il me semble que son état est maintenant stable.

            - C’est un peu prématuré, mais si...
            - J’ai une place en centre de convalescence disponible immédiatement.
            - Dans ce cas, c’est ok pour moi. Il n’a plus de drains, la plaie chirurgicale est nickel, et l’antalgie maîtrisée. Il faudra juste qu’ils y aillent mollo en rééducation.

            La question étant promptement réglée, Caithleen s’occupa de gérer la sortie du patient, sa cadre s’occupant de l’informer. Habituellement, les choses n’étaient pas aussi précipitées. Mais ces derniers temps, tout allait plus vite. Prendre en charge plus vite, opérer plus vite, faire sortir plus vite. Désengorger les hôpitaux pour reprendre au plus tôt un rythme de croisière et pouvoir parer à la prochaine crise...

            - Votre nouveau patient arrive dans deux heures. Il a besoin d’une reconstruction du plateau tibial. Chute de scooter hier. Notre chef de service vient de descendre au bloc, mais il est ok. Je vous laisse préparer l’entrée avec les infirmières, le dossier est sur vitre bureau.

            Avec un hochement de tête, la jeune femme se précipita dans son bureau. Finaliser la sortie d’un patient, préparer celle du nouveau. Elle sorti de l’enveloppe kraft les papier, grimaça devant la radio. Effectivement, il avait besoin d’un très très bon chirurgien pour recoller les miettes... Quelques contusions et une légère commotion cérébrale pour ce jeune homme. Jetant un oeil au scanner cérébral et à son compte rendu, elle fronça les sourcils.

            «Commotion légère, à contrôler d’ici 24 heures. Présence d’un nodule ne pouvant être attribué à une hémorragie cérébrale. Nécessite IRM de contrôle»

            Cette clinique ne disposait pas d’IRM, seul l’hôpital Abraham en disposait dans le secteur. Certes, la fracture était à traiter d’urgence, mais cette tâche sur l’examen était préoccupante songea-t-elle en jetant de nouveau un œil au nom du patient.

            «Akseli Andersen»

            Cherchant fébrilement la photocopie des papiers d’identité dans le dossier, elle eu bientôt sous les jeux la photo d’un jeune homme blond sous les yeux, déjà croisé aux urgences... Tout aussi fébrilement, elle attrapa son téléphone portable et composa le numéro de Sigrùn pour lui exposer la situation de celui qu’elle pensait être son frère.
          • Sigrún Andersen
            Bienfaitrice
            (5)118+01229518202538382525none
            id30.04.17 16:33
            (5)Volonté : 118Messages : +0Réputation : 12295$US : 18Xp : 20Force : 25Résilience : 38Agilité : 38Réflexes : 25Spiritualité : 25Astuce : noneBadges :
            avatar
            (5)118+01229518202538382525none




              L'heure approchait. Celle où Sigrún allait devoir retourner à l'hôpital assurer ses fonctions. C'était le moment le plus difficile de la journée, car elle n'y était pas encore. L'angoisse de se retrouver sous un toit qui a manqué de la tuer l'envahit chaque jour. Une fois dedans, tout va mieux, car l'angoisse diminue après une vingtaine de minutes passées à paniquer. C'est aussi pour cette raison que malgré tout, elle s'y rend une demi-heure en avance, afin de se préparer mentalement. Prête, elle ne l'est jamais pour autant.

              Alors qu'elle se tient debout sur le rebord de l'immeuble avec la pointe des pieds qui regarde le vide en contrebas, elle s'étend. Ses ailes se déplient, comme pour s'échauffer. Une grande inspiration bombe le torse plein de féminité de Sigrún. Son rituel s'interrompt, la chef est demandée. Sur l'écran  de son téléphone s'affiche le nom d'une de ses collègues entre un logo vert et un autre rouge. Il s'agit de Caithleen Miller, celle que l'on pourrait nommer "employée du mois" à cause de tous ses patients qui se rétablissent en un temps éclair. A-t-elle acquis des dons elle aussi? Pas le temps de songer, le téléphone vibre depuis trop longtemps déjà.

              Tout à coup, la jeune femme se retrouva 10 mètres plus bas. Dans un bruit feutré, ses ailes s'étaient déployées. Sigrún planait, démangée par l’envie de battre des ailes pour arriver plus vite. Or cela ne la ferait que ralentir. Agacée, des larmes salées coulaient le long de son visage pour finir propulsées dans les airs par le vent contraire qui lui faisait face.

              Cette fois-ci, le bruit qui retentit fut métallique lorsque le capot de voiture sur lequel elle atterrit se « rebomba » correctement. Comme une dératée et à bout de souffle, Sigrún fusait dans les couloirs de la clinique. Les portes coupe-feu du couloir qu’on lui avait indiqué à l’accueil claquèrent contre le mur dans leur bruit si distinctif de portes martyrisées.

              Son frère était allongé là sur le lit. Il était dans un piètre état. Sigrún avait l’habitude de voir des personnes dans cet état, mais il s’agissait aujourd’hui de son frère avec qui elle a une relation ambigüe.

              _Akseli, ça va ? Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

              Sigrún s’empressa d’aller au pied du lit. Mécaniquement, elle attrapait la fiche de patient. Une main pour se rattraper sur le bord du lit, une autre posée sur le front, Sigrún manqua de tomber. L’IRM, elle savait de quoi il en retournait. Elle le savait car son père avait eu un cancer. Tout allait tellement mal ces jours-ci qu’il ne serait pas surprenant qu’une telle misère leur tombe sur le coin du visage. Akseli, quant à lui, dormait et n’avait pas senti sa présence. Le faisait-il exprès ? La sœur le souhaitait.

              La walkyrie sortit de la chambre. Chercha le médecin en charge désespérément. Le trouva. Agitait les bras dans tous les sens. Fit finalement jouer de ses relations et quelques minutes plus tard, une ambulance emmenait Akseli à l’hôpital Abraham. Sigrún la suivait depuis le ciel.

              Une fois dans son enfer quotidien, le statut et les relations de la jeune femme prirent de nouveau le relais. Akseli rentrait peu de temps après son arrivée dans l’IRM. Malheureusement, elle n’avait pas eu le temps de lui parler.





            • Akseli Andersen
              Dominateur
              (5)64+090023153135232145none
              id30.04.17 22:25
              (5)Volonté : 64Messages : +0Réputation : 900$US : 23Xp : 15Force : 31Résilience : 35Agilité : 23Réflexes : 21Spiritualité : 45Astuce : noneBadges :
              avatar
              (5)64+090023153135232145none
                Akseli tenta vainement de reprendre ses esprits, ouvrant une énième fois les yeux. Tout semblait vaporeux et indistinct autour de lui, à part l'effroyable douleur qui lui broyait la jambe et qui, elle, était plus que réelle.

                 Depuis qu'il était tombé de son scooter, il s'était réveillé plusieurs fois. Brièvement seulement, mais à chaque fois il avait récupérer des bribes d'informations et de souvenirs lui permettant de comprendre ce qu'il s'était passé. A chaque fois aussi, il sentait la douleur envahir son corps et culminer dans son tibia. Et, à chaque fois, il était saisi d'une terreur horrible lorsqu'il se sentait replonger, se demandant si ce n'était pour la dernière fois.

                 Dans l'ambulance puis dans ce qui servait d'hôpital à Liberty Town, les antidouleurs ne l'aidèrent pas à rassembler ses esprits. Néanmoins, il finit par comprendre qu'il n'était pas en danger de mort. Seulement, sa jambe était vraiment mal en point et à présent il craignait de ne plus jamais pouvoir marcher correctement. Perspective bien plus attrayante que manger les salades par le trognon, certes, mais qui ne l'enchantait pas vraiment.

                 Alors qu'il avait fini par se dire qu'il était tiré d'affaire, lors d'un de ses moments de pseudo lucidité, on lui informa qu'il devait passer un IRM. Apparemment, il y avait quelque chose dans sa tête qui n'avait rien à y faire. "Il ne manquait plus que ça...", songea-t-il, ramené subitement des années en arrière, quand on leur avait annoncé le cancer de leur père, à lui et à Sigrún.

                 D'ailleurs, il avait cru comprendre qu'elle était venue le voir, mais il devait dormir à ce moment là... A présent, on le trimballait pour une énième fois dans un autre service afin de le faire entrer dans un grand tube qui, de son point de vue, allait définitivement lui faire savoir si la "chance inouïe" qu'il avait eu lors des attentats n'avait pas décidé de foutre définitivement le camp.
              • Sigrún Andersen
                Bienfaitrice
                (5)118+01229518202538382525none
                id04.05.17 10:17
                (5)Volonté : 118Messages : +0Réputation : 12295$US : 18Xp : 20Force : 25Résilience : 38Agilité : 38Réflexes : 25Spiritualité : 25Astuce : noneBadges :
                avatar
                (5)118+01229518202538382525none




                  Cela faisait trois jours que Sigrún scrutait le toit d’en face depuis son tabouret. La tapisserie du mur sur lequel elle s’appuyait commençait à avoir la marque de son épaule. Trois jours donc que la grande sœur n’avait presque pas dormi. Son frère, Akseli, avait été diagnostiqué d’un cancer, comme leur père avant lui. La jeune femme ressassait le passé, de terribles souvenirs remontaient. Celui de son père qui vomissait sans fin, ceux des quelques jours avant sa mort et des derniers mots échangés. Allait-elle cette fois-ci elle aussi perdre la tête comme sa mère ? D’ailleurs, comment allait réagir cette dernière ? Comment allait faire Sigrún pour lui annoncer que la seule personne dont elle se souvient est morte ? « Achever » sa mère ou lui cacher la vérité pour lui garder le peu de santé qu’elle a encore : Sigrún y pensait déjà.

                  Le plus accablant encore pour cette grande sœur était d’avoir échoué, une fois de plus. D’abord pour le poste de chercheur qu’elle n’a pas réussi à avoir, maintenant de ne pas être parvenue à reconstruire une famille soudée. Quelle personne était-elle devenue aujourd’hui ? En congé pendant 6 mois puis prise de panique et inutile lors des attentats, elle ne faisait que vivre dans l’angoisse depuis le tragique évènement. Incapable de se ressaisir, le destin s’acharnait sur elle de nouveau et ceci lui semblait presque légitime et mérité. Sa vie était fade et triste en y repensant. Elle n’avait pas de compagnon, pas énormément d’amis à part Eveleen, Caithleen et quelques autres collègues de travail, mais son statut remettait toujours en question la sincérité de ces relations. Comment allait-elle se relever ? Qui la soutiendrait ?

                  Sur la table, une pile de dossier. Celui d’Akseli est retourné, posé sur son recto afin qu’elle ne puisse pas voir la photo d’identité trombonée sur le devant. A côté, des dossiers en retard dû à son manque de présence conséquent au travail –ou plutôt les heures supplémentaires qu’elle ne fait plus pour ranger ses dossiers comme elle l’avait toujours fait. Tout le bureau ressemblait à un dépotoir, non dû à son manque d’hygiène ou le fait d’être bordélique : la moitié des choses ont été poussées ou balancées par la colère et le désespoir de la femme.

                  Bien sûr, dans cette nouvelle ère, Sigrún s’était demandé si un miracle ne pouvait pas se produire. Si elle pouvait voler et manipuler la gravité, peut-être que quelqu’un pourrait guérir Akseli, mais elle n’avait personne sous la main aujourd’hui. Il fallait se rendre à l’évidence : la walkyrie allait devoir porter son frère au cimetière et non au salut.

                  Au crépuscule du troisième jour, une infirmière vint rendre visite à sa chef :

                  _Docteur Andersen, avez-vous besoin de quelque chose ? Dit-elle sans attendre de réponse.

                  _Mhmm… Non… Merci, ça va aller.

                  L’infirmière était déjà rentrée dans le bureau avec un chariot guéridon où elle avait posé deux plateaux repas.

                  Après un long et silencieux repas, la femme proposa à Sigrún de l’aider à ranger avant de la raccompagner chez elle. Sigrún refusa catégoriquement, mais se vit contraint d’aider lorsque sa collègue se mit à la tâche. Sachant que c’était pour son bien –et détestant qu’on touche à ses affaires-, la femme ailée participa, trop faible pour contester plus que ce qu’elle ne l’avait déjà fait.
                  Cela faisait une demi-heure à présent que les deux femmes rangeaient la pièce. Le premier quart d’heure s’était déroulé dans le silence, puis la discussion arriva peu à peu. Cela procura un léger soulagement à Sigrún qui regagna de l’énergie et un peu de confiance en soi. Elle en eut besoin pour se confronter au bureau où était posé le dossier d’Akseli. C’était décidé, ce dossier serait le dernier dont elle allait s’occuper.

                  _Anderson Derek… C’est bien celui qui loupe tous ses rendez-vous, n’est-ce-pas ? S’exprima l’infirmière sur un ton rigolo.

                  A cet instant, Sigrún lâcha prise. Le dossier qu’elle tenait en main chuta pour venir bousculer la pile déjà maladroitement formée, ce qui eut pour conséquence de faire glisser par terre une bonne partie de celle-ci. Le regard de la walkyrie se figea, tout autant en fit son corps. L’instant d’après, elle arracha le dossier des mains de sa collège sous ses yeux abasourdis.

                  _Mais bien sûr ! J’avais fait analyser son sang exprès ! Ca ira pour ce soir, Nicole, je vous remercie ! La congédia-t-elle rapidement.

                  Le téléphone sonnait. Bip… Bip… Bip… Sigrún réessaya. Rien, pas de réponse. Agacée qu’Eveleen ne réponde pas, elle se mit à tourner en rond. Elle composa un nouveau numéro : Celui d’une collègue qu’elle avait moins l’habitude de fréquenter. La situation était urgente. Au bout du fil, une voix attentionnée retentit !

                  _Caithleen, j’ai besoin de vou…Toi ! Peux-tu me rejoindre…

                  Sigrún s’empressa de lui fournir l’adresse de Derek Anderson. Sans plus attendre, il lui fallait se mettre en route. Nicole avait fourni la réponse à la sœur désespérée, mais tout n’était pas gagné pour autant. Le plus dur restait à faire : convaincre Derek Anderson, l’homme qui lui avait semblé très mal à l’aise à propos de ses capacités.

                  "Je vais te sauver Akseli, je vais te sauver..." Songea-t-elle en s'élançant du toit de l'hôpital.






                • Caithleen Miller
                  Rebelle
                  (9)75+0411355153030304030AnimatriceTraumatisé du grand "boom"FlooderV.I.P.
                  id04.05.17 13:07
                  (9)Volonté : 75Messages : +0Réputation : 4113$US : 55Xp : 15Force : 30Résilience : 30Agilité : 30Réflexes : 40Spiritualité : 30Astuce : AnimatriceTraumatisé du grand "boom"FlooderV.I.P.Badges :
                  avatar
                  (9)75+0411355153030304030AnimatriceTraumatisé du grand "boom"FlooderV.I.P.
                    Lorsque Sigrùn s’en était mêlée, les choses s’étaient accélérées, devenant un peu chaotiques. Le transfert de celui qui s’avérait bien être son frère, fut précipité, les examens nécessaires aussi. Subtilement, Caithleen fit jouer elle aussi ses relations pour que les médecins compétents interviennent le plus rapidement possible et ôtent le cas médical des mains de sa collègue. Elle devait être une sœur, un soutien, et non un médecin. Lorsque la vie d’un de ses proches était en jeu, le jugement était biaisé, l’objectivité n’était plus de mise.

                    Mais elle avait conscience que la situation de sa collègue était des plus délicates. Les blessures de son frère, causées par son accident de scooter n’étaient rien à côté de ce que présageait les résultats de l’IRM passé en urgence.

                    Askeli Andersen avait été opéré le lendemain de son admission. Les miettes de son plateau tibial avaient été rassemblées, plaques et vis étaient venues renforcer l’articulation. Son genou gauche aurait encore besoin de soins et de rééducation, mais l’opération était un succès.

                    Mais le vrai problème était bien plus pernicieux et dangereux. Logé au sein même son propre cerveau, le cancer s’était installé. La tumeur était bien réelle, et ne présageait rien de bon. L’équipe de cancérologie était sur le coup, Caithleen était allée aux nouvelles. Pose de chambre implantable, protocole de chimiothérapie, radiothérapie ensuite... Mais le pronostic restait sombre malgré toutes les thérapeutiques planifiées.

                    Songeant au jeune homme avec inquiétude, la demoiselle se changeait dans son vestiaire lorsque la sonnerie de son téléphone portable se fit entendre. Voyant le nom qui s’affichait sur l’écran, elle s’empressa de décrocher.

                    - Sigrùn?

                    Perplexe et de plus en plus inquiète pour sa chef de service, elle accepta et termina de se changer pour se rendre en quatrième vitesse au lieu indiqué.

                    Caithleen était plutôt individualiste, assez peu portée sur les règlements, et assez réfractaire à toute forme d’autorité. Mais la demande n’était pas celle de sa supérieure hiérarchique. Elle était celle de Sigrùn Andersen, visiblement sur le point de faire une rupture nerveuse.

                    Gravissant au pas de course les escaliers menant au toit du bâtiment indiqué, ce fut à bout de souffle qu’elle arriva à destination.

                    - Sigrùn, tu as des ailes, c’est cool, mais pense aux pauvres créatures terrestres, par pitié...!

                    Elle avait sans douté volé en un clin d’œil jusqu’ici, elle! Mais la plupart des gens devaient se contenter des escaliers, et c’était épuisant. S’avançant vers la Valkyrie, elle scruta son visage. Elle était pâle, et des cernes creusaient ses yeux, obscurcissaient son visage. Depuis quand n’avait-elle pas dormi correctement. Et pourquoi diable l’avait-elle appelé ici? Elle ne se gêna pas pour poser la question d’ailleurs.

                    - Pourquoi sommes-nous ici? En quoi puis-je t’aider?

                    Honnêtement, Caithleen s’était posé la question d’essayer de traiter elle même le frère de sa collègue. Mais en dehors de ses réticentes à utiliser ouvertement son pouvoir, elle était très dubitative quant à ses chances de parvenir à un résultat satisfaisant. Elle pourrait peut-être ralentir l’échéance, amenuiser les souffrances. Mais cela n’aurait été qu’un maigre sursis, un maigre espoir cruel.
                  • Sigrún Andersen
                    Bienfaitrice
                    (5)118+01229518202538382525none
                    id08.05.17 12:39
                    (5)Volonté : 118Messages : +0Réputation : 12295$US : 18Xp : 20Force : 25Résilience : 38Agilité : 38Réflexes : 25Spiritualité : 25Astuce : noneBadges :
                    avatar
                    (5)118+01229518202538382525none





                      Sigrún vint se poser en face de chez Derek. Elle se sentait presque être devenue une gargouille à patienter sur le rebord des toits ainsi. Un peu essoufflée et surtout fatiguée, elle s’assit les pieds dans le vide. Se tenant le visage avec les deux mains, elle frotta premièrement ses yeux puis le reste du visage afin de le stimuler et produire ce sentiment de revigoration que nous connaissons tous.

                      La femme ailée avait inquiété Caithleen, du moins c’est ce qu’elle pensait en y songeant depuis son perchoir. Au téléphone, elle avait été brève et précipitée et ce n’est alors qu’après coup qu’elle réalisait l’angoisse dans laquelle elle avait sûrement plongé sa collègue et amie.

                      Plus encore, c’était ce qu’elle allait dire à Derek qui l’inquiétait. En fait, elle savait très bien ce qu’elle devait lui dire. Les arguments n’étaient plus à trouver : le fond était là, il ne manquait plus que la forme. C’est partiellement pour cette raison qu’elle avait besoin de Caithleen. Comment en parler à Derek sans attirer sa pitié ? Comment surtout aligner les mots dans son état déplorable ? Elle se sentait parfois à la limite de l’évanouissement, son corps et son psyché était en piteuse état.
                      Sigrún n’eut pas trop le temps de préparer son discours, la porte menant au toit du bâtiment claqua contre son mur : Caithleen était déjà là et lui demandait la raison de sa présence. Stupéfaite de la vitesse à laquelle elle était arrivée, la gargouille voulait la remercier une fois de plus pour ne pas l’avoir laissé trop de temps dans sa solitude.

                      _Bonsoir Caithleen… Tout d’abord… Merci, merci infiniment de venir m’aider et d’être arrivée aussi vite. Dit-elle d’une voix douce, larme à l’œil. Je m’excuse si mon appel t’a secoué… Comme tu t’en doutes, l’IRM de mon frère…

                      Sigrún sanglotta. Elle essaya de se reprendre rapidement, malgré les mots qui lui faisaient l’effet d’un coup de couteau.

                      _Je n’en ai parlé à personne, mais la personne que nous allons voir ce soir… Elle possède un don elle aussi… Celui de guérir… Son sang semble se régénérer à une vitesse affolante… Ce même sang l’a sorti du coma…

                      La femme ailée regardait successivement à droite puis à gauche, se demandant si dévoiler tout ceci n’était pas une erreur. Enfin, s’il s’agissait là d’une erreur encore plus grave que violer le serment d’Hippocrate, bien entendu.

                      _Tu comprends ? Je me demande si son sang pourrait guérir Akseli… C’est… Nous devons essayer !

                      L’instant d’après, les deux femmes se tenaient au bord du bâtiment. Sigrún réconforta Caithleen en caressant sa main. Utilisant son pouvoir, la blonde fit nier toute gravité autour d’elle-même et de la rousse puis ceintura son amie avant de descendre paisiblement avec elle dans le vide, comme une plume au gré du vent.

                      Juste avant de toquer chez Mr Anderson, Sigrún demanda de nouveau à Caithleen si elle pourrait prendre le relai dans le cas où elle ne serait plus en état.

                      *Toc ! Toc ! Qui est là ?*





                    • Derek Anderson
                      Esprit Libre
                      (10)223+50254918308012301525Animateur
                      id08.05.17 19:39
                      (10)Volonté : 223Messages : +50Réputation : 2549$US : 18Xp : 30Force : 80Résilience : 12Agilité : 30Réflexes : 15Spiritualité : 25Astuce : AnimateurBadges :
                      avatar
                      (10)223+50254918308012301525Animateur


                        Cela faisait donc plusieurs jours que les attentats avaient eut lieux. Je me souviens encore le souffle de l'explosion au cinéma, les bris de verre me déchirant la peau alors que j'avais plongé sur Abigail pour la protéger. S'en était suivit quelque chose d'encore plus... Imprévu. On m'avait tiré dessus, quelqu'un dans la foule m'avait prit pour cible. Quelqu'un, qui n'avait apparemment, pas été plus surprit que ça par la détonation. Quelqu'un que... Je connaissais. C'est du moins ce que j'avais cru. Je ne l'avais aperçu qu'un instant, juste ce qu'il faut pour imaginer que j'avais bien vu qui je voulais voir. Higins. Mon supérieur à l'armée, en Afghanistan. Celui qui faisait du trafic d'armes via un marché noir, celui qui m'avait proposé d'y participer quand je l'avais découvert. Sauf qu'à l'époque, je trouvais ça moralement incorrect. On était là pour ramener la paix, pour se battre. Pas pour s'enrichir en vendant le matériel militaire au plus offrant. Ce qui m'avait valu cet accident qui m'avait ainsi plongé dans le coma pendant deux ans.

                        Ainsi, j'avais cru voir Higins lors des attentats. Il serait revenu d'Afghanistan et m'aurait déjà retrouvé? Et il comptait, apparemment, terminer ce qu'il avait commencé avec moi. Bon, par chance, il ignorait que j'étais un méta, que je cicatrisais extrêmement vite. N'empêche que je l'avais aux basques. Et je vivais dans un quartier où il ne faisait pas bon à dire qu'on était autre chose qu'un humain ordinaire. Ouais, je devrais déménager. Sérieusement, je devrais foutre le camps d'ici.

                        Voilà donc ce que j'avais ruminé après avoir quitté le cinéma en ruines en emportant Abigail avec moi, esquivant de peu les autorités. Car ni elle ni moi n'avions envie d'être dans la liste des victimes, ni des témoins. Virant un peu parano. Ok, j'avoue, pas qu'un peu... Mais quoi? Que feriez vous à ma place? On essai de vous tuer, deux fois. L'un des essais se conclut par un coma de deux ans. Vous allez me dire que vous le vivez bien? Régénération accélérée ou pas, je m'inquiétais un peu pour ma tranquillité. J'avais donc passé mes journées à tenter de convaincre Abigail: nous trouver, ou me trouver, un lieu peinard et à l'abri des regards. Une base pour Solomon. Genre un hangar qu'on récupérerait... Après tout, elle était douée pour bidouiller sur un ordinateur. Faire disparaitre un local des fichiers ne devrait pas être si difficile que ça non? A coté de ça, car ça n'occupait pas tout mon temps. J'avais aménagé un tant soit peu mon appartement. Installation de petites charges explosives à chaque fenêtres, ainsi que sur la porte d'entrée. Si on ne désactivait pas les charges avant d'ouvrir: tout explosait. Quoi? Vous allez me dire que c'est un peu extrême comme procédé? Ouais, mais comme ça, personne n'entre chez moi sans autorisation. Sans oublier que j'avais un monte charge, menant au sous-sol et donc à mon armurerie. C'était également ma sortie de secours mais aussi mon entrée discrète. Car je ne passais plus par la porte, faisant ainsi croire à mes voisins que je ne mettais plus les pieds dehors. Allant jusqu'à me faire livrer à manger de temps en temps pour ne pas éveiller les soupçons. Higins n'était pas mon unique problème. j'avais parfois des souvenirs, très réalistes, de mes moments sur le champ de bataille, ce qui me rendait un peu... Ouais on peut le dire: nerveux. Et bon, je vivais à Upsilon. Ici, les gens épiaient leurs voisins pour balancer à l'armée si on était un méta ou non. Sérieusement, qu'est-ce que j'étais venu vivre ici?

                        Enfin voilà, j'étais donc chez moi, installé dans mon canapé à regarder la télévision. Mon couteau posé sur la table, mon arme à feu sous un oreiller. Sait-on jamais. On est jamais trop prudent. Je vérifiais une de mes charges explosives, m'assurant de son bon fonctionnement. Oui, on s'occupe comme on peut... Et là j'avoue que c'est un peu triste dans mon cas. Je crois qu'il était grand temps de sortir, de bouger un peu. D'aller me défouler pour m'occuper l'esprit. On frappa alors à ma porte. Ma main fila sur la table basse, saisissant rapidement le couteau de chasse. Je me levais dans la foulée.

                        "Qui est là ?"

                        Faire genre c'est normal qu'on frappe à ma porte. Putain, je n'avais jamais de visite! Et si c'était Higins? Ou un de ses sbires? Ou alors, il m'avait envoyé l'armée en disant que j'étais un méta, juste pour me faire chier?

                        J'arrivais alors à la porte d'entrée. Prenant une longue inspiration. Je tentais vainement de me détendre. J'avais commandé une pizza? Me semble pas... J'appuyais sur le bouton de la bombe installée à la porte pour l'éteindre. Et oui, pas de fil à couper. En même temps c'est moi qui doit les couper ou les enclencher, par sécurité. Pas besoin de les désamorcer en jouant le démineur qui doit couper le fil bleu. Ou alors était-ce le fil rouge?

                        Je posais ma main sur la poignée. L'autre tenant fermement le couteau. J'entrouvris la porte, prêt à me battre, à tuer si cela me semblait nécessaire. Et là, mon visage devait exprimer une magnifique expression idiote, voir de stupéfaction. Sur le seuil de ma porte se tenait deux personnes que je connaissais. Et aucune des deux n'étaient, enfin je crois, liées à Higins ou l'armée. C'était... Le docteur Andersen, la toubib que j'avais rencontré, celle qui avait prélevé mon sang. Putain, elle était ici pour me faire chanter? Cette pensée se dissipa de suite. Car la seconde personne était Caithleen. Elle aussi je l'avais connu à l'hôpital, quand j'avais voulu faire disparaitre mon analyse de sang. Et aussi farfelu que cela puisse paraitre, on avait plutôt bien sympathisé elle et moi. Certains iront même jusqu'à dire: un peu trop même. Petit indice, je l'avais aperçu en sous-vêtements à l'hôpital quand ses collègues m'étaient tombées dessus. Et bien... Plus tard, j'en avais vu encore un peu plus que ça. Sauf que depuis: aucune nouvelle. Pas que je m'étais attendu à un truc sérieux, même si j'aurai bien aimé car ma vie était un peu trop basée sur la solitude.

                        Mon cerveau tourna rapidement pour analyser les choses. Elles me voulaient quelques chose, j'ignorais quoi. Mais une femme ailée, sur le palier d'une porte à Upsilon, c'était surtout la promesse à pas mal de problèmes. J'ouvris en grand la porte, leur faisant signe de tête d'entrer.

                        "A l'intérieur. Tout de suite."

                        A peine avaient-elles franchit la porte que je la claquais et que j'enclenchais de nouveau l’explosif. Je me tournais vers les deux femmes, un peu intrigué. J'étais content de voir Cait, même si je ne savais pas trop comment agir vis à vis d'elle. C'était sympa de la voir, j'étais soulagé de voir qu'elle allait bien malgré les attentats. J'avais envie de lui dire que ça me faisait plaisir mais... Était-ce le moment? Quand à sa collègue, Sigrùn je crois, elle avait une mine affreuse. Le genre de tête de quelqu'un qui a mal dormi et qui a des emmerdes.

                        "Heureux de te revoir Cait. Tu vas bien depuis la dernière fois? Je lui fis un sourire. Au point où la situation était étrange, autant dire ce qu'il me passe par la tête plutôt que de cogiter pour rien. Et donc mesdames, que me voulez-vous? C'est genre parce que, une fois encore, j'ai loupé mon rendez vous à l'hôpital?"

                        Je glissais lentement le couteau de chasse dans mon dos, le coinçant dans mon pantalon, évitant de faire un geste brusque pour qu'elles ne le remarquent. Inutile de les inquièter comme quoi je suis armé ou sur les nerfs... Cait devait encore hésiter à donner un avis sur mon sujet. J'imagine qu'elle hésitait entre: mec dangereux et un peu psychopathe ou mec mignon un peu loufoque mais sympa. Faites qu'elle penche pour la seconde option... Merde c'pas le moment d'espérer la pécho une seconde fois. Ou alors... Non? Elles voulaient un truc à trois? Nan Derek, calme toi, c'est impossible. En plus, l'emplumée semble au bord de la crise de nerfs. C'est plus sérieux que ça... Voulaient-elles voir Solomon? Nan, impossible, elles n'avaient surement aucune idée de qui c'est et encore moins de chance de remonter jusqu'à moi.


                        -----------------------------

                        derek
                      • Caithleen Miller
                        Rebelle
                        (9)75+0411355153030304030AnimatriceTraumatisé du grand "boom"FlooderV.I.P.
                        id12.05.17 1:29
                        (9)Volonté : 75Messages : +0Réputation : 4113$US : 55Xp : 15Force : 30Résilience : 30Agilité : 30Réflexes : 40Spiritualité : 30Astuce : AnimatriceTraumatisé du grand "boom"FlooderV.I.P.Badges :
                        avatar
                        (9)75+0411355153030304030AnimatriceTraumatisé du grand "boom"FlooderV.I.P.
                          Caithleen trouva Sigrùn dans un état de désespoir bien plus grand qu’elle ne l’avait soupçonné. Les sanglots mangeaient ses mots, rendant ses phrases hachées et difficiles à comprendre pour la jeune femme. Elle n’était pas douée pour réconforter, elle en avait bien peur. Mais elle était là, au moins. Maladroitement, elle posa une main sur l’épaule de sa collègue sans trop rien dire, se contentant de l’écouter parler.  

                          Et ses paroles, loin de la rassurer, ne firent que l’inquiéter un peu plus. Venir jusqu’ici trouver un méta, dont le pouvoir rendait son sang potentiellement capable de guérir quelqu’un d’un cancer très probablement létal... C’était démentiel, et elle n’était pas certaine qu’elle puisse faire ce genre d’expérience sans se faire radier de leur ordre. Et quelque chose dans ce qu’elle racontait lui était familier, sans qu’elle puisse sur le coup, mettre le doigt dessus. Prise dans sa réflexion, Caithleen se laissa entraîner au bord du bâtiment, trop occupée à fouiller sa mémoire à la recherche de ce qui lui échappait.

                          - Sig’, je suis pas sûre de comp... Attends, tu fais quoi?

                          D’un coup, elle lui caressait le dos de la main, ce qui était super bizarre. Puis d’un coup, son poids sembla s’atténuer, disparaître. Alors qu’elle passait les bras autour de sa taille, Caithleen blêmit.

                          - Non, stop! On peut aussi prendre les escaliers! C’est bien, les escaliers!

                          Elles basculèrent dans le vide, et elle s’accrocha de toutes ses forces à sa collègue alors qu’elles planaient à une vitesse pas du tout rassurante à son goût.

                          - BORDEL DE MERDE! SIG’! REPOSE NOUS! REPOSE NOUS! JE VEUX MARCHER! BORDEL DE...

                          Elle avait à peine eu le temps de s’époumoner à loisir et même pas s’entamer tout son répertoire d’insanités dédiées à ce genre de situations qu’elle touchaient le sol, pile devant une porte. Tremblante, Caithleen repris son souffle, essayant de cesser de maudire son emplumée suicidaire de collègue dans sa tête pour reprendre le cours de ses pensées, laissé quelques étages plus loin.

                          S’éclaircissant la voix après que Sigrùn lui ait demandé de prendre le relais si elle même se parvenait pas à s’exprimer, elle essaya de reprendre la parole au moment où elle frappait à la porte.

                          - Attends, ce méta dont tu me parles, qui est sorti du coma, ça serait pas... Ergh!

                          Sa voix s’étrangla alors que la porte s’ouvrait, confirmant ses craintes. Un instant de flottement passa alors que chacun se reconnaissait, puis Derek, semblant totalement à cran, les fit rentrer. Poussant sa collègue à l’intérieur, Caithleen jeta un oeil circonspect au dispositif que réactiva le jeune homme une fois la porte fermée. Toujours pas guéri de sa parano celui là... Mais sa nervosité à elle n’était pas tellement due à cela. Sans doute au fait qu’ils s’étaient tous les deux un peu plus rapprochés que prévu, et qu’elle n’avait pas encore trop décidé quoi faire de tout ça. Et les derniers évènements ne l’avaient pas vraiment aidée à faire le point.

                          Alors que Derek lui souriait en demandant comment elle allait, elle glissa machinalement ses mains encore marquées de cicatrices dans son dos, se contentant de répondre à son sourire d’un air un peu crispé. Et de toute façon, il enchaîna rapidement sur les raisons de leur présence ici, ce qui l’arrangeait bien. Elle jeta un œil à Sigrùn, puis de nouveau à Derek, et décida de jouer cartes sur tables. Jusqu’ici, la franchise était ce qui avait le mieux fonctionné avec lui.

                          - Le frère de Sigrùn ici présent souffre entre autres d’une tumeur au cerveau, dont le pronostic est assez peu engageant.

                          Voire carrément craignos, songea-t-elle sans le dire, ne souhaitant pas affliger encore plus la jeune femme ailée. Elle poursuivit cependant.

                          - Nous avons des raisons de croire que ton sang, correctement utilisé pourrait le guérir. Si j’interviens moi aussi, ça peut être jouable.

                          Elle jeta un coup d’oeil de nouveau à Sigrùn, pas vraiment au courant de la condition de méta de Caithleen, lui signifiant de ne pas poser de questions pour le moment. Elle reporta une dernière fois l’émeraude de son regard ers Derek.

                          - Tu te demandais pas si tes pouvoirs pourraient pas guérir? Ben c’est le moment ou jamais de le découvrir. Alors ?
                        • Sigrún Andersen
                          Bienfaitrice
                          (5)118+01229518202538382525none
                          id14.05.17 12:05
                          (5)Volonté : 118Messages : +0Réputation : 12295$US : 18Xp : 20Force : 25Résilience : 38Agilité : 38Réflexes : 25Spiritualité : 25Astuce : noneBadges :
                          avatar
                          (5)118+01229518202538382525none





                            La descente avait amené le sourire aux lèvres de Sigrún. Cette proximité l’avait d’ailleurs presque réconfortée. C’était comme un câlin dont elle avait besoin, qu’elle attendait depuis longtemps. Ce genre de contact, elle l’avait perdu avec quiconque depuis qu’elle avait ses ailes.
                            Caithleen semblait reconnaître l’adresse de Derek, mais Sigrún ignorait pourquoi. Malgré l’importance de leur visite, ceci réussissait à l’intriguer.

                            La porte s’ouvrit sur le jeune homme. Sigrún fut quelque peu soulagée : sa plus grande appréhension ce soir-là était de ne pas le trouver chez lui, qu’il soit absent. L’attitude de son ancien patient était très bizarre : lorsqu’elles entrèrent et qu’il referma la porte derrière elles, il enclencha une sorte de dispositif. La walkyrie ne savait pas de quoi il s’agissait, mais c’était sûrement plus qu’un simple loquet de porte renforcé. Gratter son menton ne l’aida point à trouver ce que c’était.
                            L’homme au cœur d’artichaut adressa aussitôt un salut distingué à Caithleen. C’est bon, Sig’ avait compris. Malgré ce salut, Derek semblait préoccupé. La situation était vraiment embarrassante mais également plaisante aux yeux de Sigrún, ceci la détournait courtement de ses pensées. Derek blagua, ce qui amena la médecin à pousser un petit rire.

                            _Le frère de Sigrùn ici présente souffre entre autres d’une tumeur au cerveau, dont le pronostic est assez peu engageant.

                            Ces mots faisaient l’effet d’une baffe.

                            _Nous avons des raisons de croire que ton sang, correctement utilisé pourrait le guérir. Si j’interviens moi aussi, ça peut être jouable.

                            « Quoi ?! » Pensa-t-elle en relevant les yeux du sol.

                            _Tu te demandais pas si tes pouvoirs pourraient pas guérir? Ben c’est le moment ou jamais de le découvrir. Alors ?

                            Sur ces mots, Sigrún se sentit obligée de réagir. Elle s’avança vers Derek, prit sa main entre les siennes, puis continua :

                            _Monsieur Anderson, vous rappelez-vous ce que je vous ai promis ? Personne n’est au courant, les autorités n’en savent rien. Depuis mon statut, le dossier de mon frère disparaîtra, ne vous inquiétez pas. Je… Je… Il guérira miraculeusement, je vous le promets ! N’ayez crainte pour votre identité : je sais ce que pensent les vétérans comme vous, l’armée n’en saura rien, promis.

                            Elle dut s’arrêter un court instant pour retenir ses larmes.

                            _D’habitude, j’aurais dit que mon frère ne méritait pas le salut, mais aujourd’hui, j’ai besoin qu’il l’obtienne…

                            Sigrún se tourna vers Caithleen, l'air de dire qu'elles allaient devoir parler ensuite. Rien de grave, pas de réprimandes, juste elles auraient besoin de discuter à propos des pouvoirs de Caithleen.










                          • Derek Anderson
                            Esprit Libre
                            (10)223+50254918308012301525Animateur
                            id02.06.17 19:12
                            (10)Volonté : 223Messages : +50Réputation : 2549$US : 18Xp : 30Force : 80Résilience : 12Agilité : 30Réflexes : 15Spiritualité : 25Astuce : AnimateurBadges :
                            avatar
                            (10)223+50254918308012301525Animateur


                              Cait sembla tout d'abord un peu nerveuse puis gênée. Apparemment me revoir, lui demander comment elle allait, ce n'était pas trop ce qu'elle avait souhaité. Peut-être même qu'elle ne comptait pas me revoir. Faut dire, on avait pas reprit contact depuis... Depuis notre rencontre. En lui demandant donc ce qui les amenaient, je lui avais offert, semble-t-il, une échappatoire. Elle m'expliqua donc que le frère de Sigrùn était malade et qu'il était donc mourant. Rien de joyeux. Putain et voilà qu'on venait me quémander mon aide, genre j'étais le bon samaritain!! Je suis un mercenaire bordel, un tueur à gages ou un garde du corps. Pas la croix rouge! Et nous y étions: mon sang pourrait être la clé. Et puis quoi encore? On me transfuse dans une cellule et je deviens le miracle qui a éradiqué le cancer, Ebola et le SIDA? Si seulement... Sauf qu'on sait tous qu'un truc comme ça terminerait entre les mains de l'armée. Son dernier argument en revanche... Elle tentait de toucher une corde sentimentale, me disant que je m'étais demandé si mon don pourrait aider les autres et c'était le moment de le savoir.

                              Ouais. Mais non! Déjà, je ne connaissais pas spécialement le docteur Andersen. Ensuite: m'introduire dans un hôpital, me faire prendre du sang pour sauver quelqu'un. Genre on va faire ça en douce? Personne ne se doutera de rien? On est pas dans les Bisounours! Tout le monde finit par être découvert. Et surtout: qu'avais-je à y gagner? Sauf que l'emplumée décida finalement de prendre la parole. Et merde... Si en plus elle y ajoutait des larmes, ça sera goujat de refuser. Elle me parlait de sa promesse: personne ne savait pour moi. Elle disait qu'elle ferait disparaitre le dossier de son frère. Mouais... Si elle le faisait, ça serait pour lui, nullement pour moi. Ou encore pour sa carrière à elle, utiliser un traitement non approuvé la ferait licencier sur le champs. Elle en vint à parler de l'armée... Et si, ils le sauront. Higins savait déjà que j'étais ici, je l'avais vu, il m'avait tiré dessus. Il m'observait surement en douce, attendant le moment pour me faire un coup dans le dos. S'il apprenait pour mes pouvoirs, il viserait ceux que j'aime... Mon regard se posa sur Caithleen à cette pensée. Une boule me noua l'estomac. Je regardais alors l'autre, me disant que mon plus gros souci serait que Abigail serait la cible principale de Higins. Refusant de penser que quelqu'un penserait à s'en prendre à l'autre. Ce n'était qu'un coup comme ça quoi! Putain Derek tombe pas dans le délire de t'attacher à un plan cul! Surtout que ça ne lui attirerait que des emmerdes.

                              Sigrùn termina en disant que normalement, son petit frère ne méritait pas d'être sauvé. Mais là, dans cette situation, elle le voulait ardemment. Je poussais un soupire. Me dirigeant vers mon frigidaire pour y prendre une bière et deux autres boissons pour les demoiselles. Leur posant sur la table basse avant de me vautrer dans le canapé en soupirant de nouveau.

                              "J'ai tué beaucoup de gens... Et pas que à l'armée. Et vous, vous débarquez en me demandant de sauver quelqu'un que je ne connais pas. S'il s'agissait de le protéger, de me battre, je serai partant. Là. Vous me demandez d'aller à l'hosto, de faire une prise de sang pour que cela sauve hypothétiquement quelqu'un. Et genre, vous croyez qu'une fiole suffira? Vous allez devoir me sucer jusqu'à la moelle pour soigner un cancer. Sans mauvais jeux de mots. Je fis un sourire et pris une gorgée de bière. Je risque de finir dans un sale état. Des gens vont s'interroger. Et pour l'armée... Je fermais les yeux, prenant une longue inspiration. Vous n'imaginez pas dans quelles emmerdes je suis. Il le saura forcément et il exploitera ça contre moi. Contre vous."

                              Je fis un sourire désolé à Sigrùn, tournant le regard vers Caithleen en haussant les épaules pour dire que: j'étais vraiment désolé. Tout ceci, c'était prendre beaucoup de risques qui pourraient me couter très cher. Je pris alors mon téléphone pour composer un message. Faisant signes aux deux autres d'attendre un peu. J'écrivais à Abigail, lui demandant si elle pouvait bidouiller les fichiers de l'hosto, si elle pouvait infiltrer la sécurité. Si elle pouvait me faire disparaitre de toutes les caméras, je pourrais encore accepter d'y aller... A la fin du message, je précisais juste qu'il était grand tant pour moi de disparaitre, qu'il me fallait un nouveau logement, une planque, une base pour Solomon.

                              "Qu'ai-je à y gagner de vous aider? Je vis d'un commerce illégal et dangereux. Jouer le bon samaritain c'pas trop mon truc... Pour Cait, je veux bien accepter d'aider, mais pas uniquement pour ses beaux yeux. Et là, je la fixais avec insistance. Ni non plus pour d'autres verres et une vue plongeante sur ton décolleté."

                              J'attendais une offre, qu'importe ce qu'elles offriraient. J'avais un plan... Déjà, j'allais quitter ce logement, je les rejoindrai à l'hôpital et elles devront me faire un faux avis de décès. Ensuite, cet endroit partirait en fumée. Un cadavre, un des nombreux John Doe, se retrouverait alors avec l'étiquette: Derek Anderson. C'était mon plan, ma proposition. Mais d'abord, je voulais voir si elles étaient prête à tout pour sauver la vie de Andersen Junior.

                              "Alors? En prenant en compte que: demander mon aide, pourra vous attirer des emmerdes, car quelqu'un d'important rêve de me voir mort et n'hésitera pas à utiliser des gens qu'il estimera proche de moi pour m'atteindre. Et que je ne ferai pas ça gratuitement. Que choisissez vous?"

                              Je passais pour un connard sans cœur? Surement. Mais si elles devaient avoir des emmerdes avec Higins à cause de moi, autant les prévenir, autant qu'elles comprennent que tout ceci peut avoir de lourdes conséquences. Et sont elles prêtent à ça?[/color]

                              [/color]


                              -----------------------------

                              derek
                            • Caithleen Miller
                              Rebelle
                              (9)75+0411355153030304030AnimatriceTraumatisé du grand "boom"FlooderV.I.P.
                              id03.06.17 20:40
                              (9)Volonté : 75Messages : +0Réputation : 4113$US : 55Xp : 15Force : 30Résilience : 30Agilité : 30Réflexes : 40Spiritualité : 30Astuce : AnimatriceTraumatisé du grand "boom"FlooderV.I.P.Badges :
                              avatar
                              (9)75+0411355153030304030AnimatriceTraumatisé du grand "boom"FlooderV.I.P.
                                Si Caithleen avait énoncé les faits de la manière la plus concise et objective qui soit, Sigrùn fut bien plus démonstrative. Après tout, il s’agissait de son propre frère, l’impartialité n’était plus de mise. Observant la jeune femme ailée prendre la main de Derek avec des larmes plein les yeux, elle se demanda si jouer sur la corde sensible pouvait amener le jeune homme à pencher en faveur de leur demande.

                                Naah... Aucune chance.

                                Elle connaissait bien sûr au fond très peu l’ancien militaire et pouvait se tromper, mais elle craignait que sa parano l’emporte sur l’empathie. Si elles voulaient le faire collaborer, il fallait lui offrir des contreparties, et une sécurité absolue songea la demoiselle en opposant un visage impassible au regard inquisiteur que lui jetait maintenant sa collègue. Le regard du «on a des trucs à se dire, je vais te poser tout plein de questions, jusqu’à ce que tu me dises que que je veux savoir».

                                Si j’veux.

                                Devoir gérer le problème de sa supérieure en plus de ambiguïté de sa situation avec Derek la mettait pour le moins mal à l’aise. Ils ne s’étaient pas revus depuis leur... rapprochement, l’indépendance de Caithleen et la difficulté qu’elle avait à gérer ce genre de relations ayant pris le dessus sur le reste.  Il posa des boissons sur la table basse, et s’affala dans son canapé en ouvrant sa bière. Avec plus de retenue, elle rapprocha une chaise pour elle même et Sigrùn, décapsulant sa propre bouteille pour en prendre une gorgée. Hurler en plein vol lui avait donné soif. Mais déjà, leur hôte reprenait la parole, faisant hausser un sourcil circonspect à Caithleen. D’où il était médecin celui là, songea-t-elle avec un air mauvais. Croisant les bras devant sa poitrine, la jeune femme écouta la suite de son laïus.

                                Qui fut loin de lui plaire. Reposant brutalement sa bière sur la table basse sans se préoccuper de l’éclabousser, elle se redressa, la fureur obscurcissant l’émeraude de son regard.

                                - Mes beaux yeux et mon décolleté t’emmerdent, connard!

                                Pourquoi les mecs se sentaient-ils toujours obligés de ramener sur la table leurs conquêtes, hein ? Si elle avait su que Sigrùn l’emmenait le voir, lui, bien sûr qu’elle ne serait pas venue, là laissant négocier seule! Se retenant de lui balancer sa bière à la figure, elle enchaîna.

                                - Le fait qu’on ait couché ensemble n’a rien à voir avec le sujet, alors écrase et passe à autre chose.

                                Elle allait être aimable, et lui expliquer quelques petites choses sur la situation. Mais juste parce que Sigrùn était désespérément attachée à cet espoir que représentait Derek pour elle, et qu’elle était faible face à ses larmes. Sans ça, elle aurait claqué la porte depuis longtemps. Enfin, sans ça, et sans le dispositif craignos qui clignotait sur la serrure.

                                - D’une, on risque notre diplôme là dedans, pour peu qu’avec les événements actuels les métas aient encore le droit d’exercer ce genre de fonctions encore longtemps, ajouta-t-elle avec amertume en frottant les cicatrices qu’elle n’avait pas encore fait disparaître de ses mains. Ensuite, c’est pas comme si on allait devoir supprimer des dossiers, vu qu’on ne va rien tracer de tout ça, Sigrùn. On ne lui aura rien injecté, rien administré, du moins selon son dossier. Enfin, en ce qui concerne ton sang...

                                C’était le fond médical du problème. D’un point de vue de groupe sanguin, Akseli et Derek étaient compatibles, mais il s’agissait plutôt d’utiliser les cellules souches présentes dans le sang du méta, qui contenaient le facteur responsable de l’auto-guérison.

                                - Je pense que prélever une quantité raisonnable de ton sang l’équivalent d’un don classique, 450ml environ pourrait nous suffire. Ensuite, j’utiliserai mon pouvoir pour faire proliférer les cellules souches présentes dans ton sang, une fois que nous les aurons isolées.

                                Avec indolence, elle se rencogna au fond de sa chaise pour prendre une longue gorgée de bière, désormais de fort méchante humeur. Enfin, plus que d’habitude.

                                - Si c’est une compensation financière que tu veux, alors balance ton prix qu’on en finisse. Je ne pense pas que tes menaces fassent changer Sigùn d’avis, et tu as maintes fois signalé mon inconscience totale.

                                Caithleen n’en était plus vraiment à un psychopathe près à ses trousses. Elle songea un instant à Monarch et frissonna. Ce type savait son nom et à quoi elle ressemblait. Et il haïssait les métas plus que tout, au point d’être prêt à les éradiquer sans sourciller. Elle se demandait d’ailleurs pourquoi elle n’avait pas encore recroisé son chemin. Probablement qu’il se sentait encore trop redevable envers elle pour avoir trop envie de la refroidir. Elle jeta un coup d’oeil à Sig’ en songeant qu’entre Derek et elle, elle n’était pas vraiment sortie de l’auberge...
                              • Sigrún Andersen
                                Bienfaitrice
                                (5)118+01229518202538382525none
                                id20.06.17 19:00
                                (5)Volonté : 118Messages : +0Réputation : 12295$US : 18Xp : 20Force : 25Résilience : 38Agilité : 38Réflexes : 25Spiritualité : 25Astuce : noneBadges :
                                avatar
                                (5)118+01229518202538382525none





                                  La femme ailée avait laissé ses deux interlocuteurs parler. A vrai dire, elle avait besoin de temps pour assimiler leurs paroles et ne pouvait pas répondre du tac au tac. Lorsqu’elle eut finit de peaufiner sa réponse, elle prit la parole :

                                  _Si vous avez tué tant de personnes, vous devez sûrement en avoir perdu autant ! Êtes-vous resté de marbre dans ces moments-là ?

                                  Sigrún serrait fermement le poing gauche tandis que son autre main pointait paume ouverte vers Derek.

                                  _Mais qui êtes-vous, au juste ? Sa paume balaya l’air au-dessus de la table. Lors de notre rencontre, j’ai cru voir un homme traumatisé de la guerre, autant physiquement que moralement. Etait-ce de la comédie ? M-m-mais pourquoi !?

                                  L’insulte qu’avait proféré Caithleen à son égard prenait tout son sens en cet instant.

                                  _Et toutes ces… ces… ces trucs là sur votre porte et fenêtres, c’est quoi au juste ? Continua-t-elle en les pointant du doigt.

                                  D’un geste brusque, elle repoussa la table dont le grincement produit entre ses pieds et le sol fut désagréable.

                                  _Je vous demande justement de protéger mon frère ! De le protéger de la mort ! Enchaîna-t-elle en tendant ses deux bras vers l’avant.

                                  Le visage de l’ange arborait désormais une mine un peu démoniaque. Les sourcils froncés, les yeux de Sigrún menaçaient d’exploser. Elle jeta un regard froid à Caithleen.

                                  _Caithleen a raison ! Avec l’aide de vos deux pouvoirs, vous viendrez sûrement vite à bout de sa maladie !

                                  De sa main droite, elle vint taper son front. Ses doigts se crispèrent dans son cuir chevelu, mêlant encore un peu plus ses cheveux qui n’avaient pas été lavés depuis plusieurs jours.

                                  _Bon sang… Mais quel imbécile…

                                  La tension commençait à baisser, Sigrún débutait un petit malaise. Elle s’assit. Les deux coudes appuyés contre la table soutenaient sa lourde tête.

                                  _Qu’est-ce que vous croyez ? Que j’allais crier sur tous les toits que vous êtes un putain de méta humain ? Je suis bien venu sonner à votre porte, non ? J’aurais pu demander à l’hôpital de vous rappeler… Tous les jours, certains passants me balancent à la figure ce qui leur passe par la main… Me croyez-vous assez folle pour vous afficher ? Des temps difficiles approchent et j’ai besoin de mon frère, comme vous aurez peut-être besoin de moi, pour effacer vos dossiers à l’hôpital par exemple… N'oubliez pas qu'il sera bientôt pris d'assaut pour recenser les méta-humains qui sont venus demander de l'aide...

                                  Une goutte perlait sur le coin de sa paupière. Un reniflement brisa le court silence.

                                  _Aidez-moi, et vous ne serez jamais venu à l’hôpital Abraham. Restez cloîtré chez vous… et vous finirez aussi mort que votre psyché…