La Terre, cœur de l’Univers, s'éveille au surnaturel… Janvier 2016, les méta-humains font leur apparition dans un fracas invraisemblable ; des hommes, des femmes, des enfants, personnes âgées à nourrissons, sont frappés par ce qu’on explique pas, des dons - ou une malédiction ? - qui les cataloguent comme des êtres à part entière, des faux humains, des méta-humains. Le monde entier est touché, nulle exception.

Nous sommes à LibertyTown, aux États-Unis, une ville aux grands enjeux, là où les méta-humains sont recensés en masse. Les médias s’y affolent, jouent des coudes pour avoir les derniers potins, les derniers événements marquants. Un jeu dans lequel tout le monde se plaît de participer, au point d’oublier la question essentielle à cette découverte : quel avenir pour ceux qui finiront par surpasser la race humaine ?

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Metro, l'Apocalypse à vos portes : Forum RPG CHRONOSREP

[Théorie de l'évolution]

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  • Derek Anderson
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      La réaction de Cait me surpris tout d'abord. Elle était en rogne, apparemment mal à l'aise et contrariée. Quoi? J'ai juste dis qu'un regard aguicheur et quelques verres suffiraient pas à me convaincre. De là à dire que son décolleté m'emmerdait... Après c'est vrai qu'elle me semblait un peu... Soupe au lait. Dixit le mec qui a refusé les ordres d'un supérieur sous la menace en pleine mission sur un terrain ennemi. Ouais, j'étais très mal placé pour juger. Elle termina en disant qu'avoir couché ensemble n'avait rien à voir. Euh... D'accord? Je ne comptais pas l'évoquer, le sous entendre un peu, pour embêter, mon coté taquin, mais ça s'arrêterait là. Enfin, maintenant c'était dit, sa collègue ou supérieure allait avoir pleins de questions plus tard pour elle. J'aimerai bien y assister à cet interrogatoire cela dit. Quoi? Vous me jugez? Elle m'a insulté gratuitement là! Alors que je la taquinais. Bon ok, j'voulais aussi voir la détermination qu'elles avaient, les tester. Pas de quoi en faire tout un scandale.

      Elle expliqua ensuite qu'il ni aurait aucune trace de mon sang dans l'intervention pour le frère. Qu'un petit prélèvement suffirait, avec mon sang et en isolant le bon gêne, ça suffirait ainsi que son pouvoir, presque similaire au moins. Pas faux... Pas faux. Et vint la compensation financière, qui me fit rire. Quoi? Deux nanas qui bossent à l'hôpital... Clairement pas ma clientèle habituelle. Disons qu'elles ont largement pas les ressources pour me payer. Habituellement, on me demande de tuer, de violenter quelqu'un et on paye le prix fort car je suis un professionnel. Ce qu'elles ignoraient totalement.

      J'allais parler, mais celle avec les ailes reprenait des couleurs et attrapa la parole en plein vole, si je peux dire. Me demandant si j'avais tué autant de personnes, j'en avais surement perdu autant. Pas tant que ça. Des pertes à l'armée, des compagnons d'armes, de la tristesse, de la culpabilité. Mais pas autant que de perdre un membre proche. D'accord, je n'avais plus aucune nouvelle avec ma famille, aucun contact. Parfois ça me manquais, ça me rongeais même. Puis vint la question à un million: qui étais-je? Elle pensait avoir rencontré un ancien militaire traumatisé par la guerre, physiquement et mentalement. Aurais-je menti? Ma pauvre... Si seulement tu savais la vérité. Et pourquoi tous ces trucs sur les portes et les fenêtres? On vit à Upsilon, ton voisin est ton pire ennemi ici ma grande. Et quand t'as un haut gradé de l'armée qui rêve de te voir mort, tu te méfies encore plus. Surtout que le camp militaire est pas loin. Quelle idée d'avoir emménagé ici, sérieusement. Elle voulait que je protège son frère, là oui, ça rentrait dans mes cordes, dit comme ça, en tout cas.

      Elle fit ensuite un beau monologue, touchant et presque émouvant. Quoi? J'en fais trop? Disant qu'elle ne comptait pas dire ce que j'étais, qu'elle-même vivait difficilement sa condition parfois. Qu'elle voyait le bordel qui se tramait pour nous, les non-humains. Et que dans cette période sombre, elle aurait besoin de son frère. Et que je serai amené à avoir besoin d'elle. Qu'elle pouvait faire disparaitre mon dossier avant l'arrivée de ceux faisant le recensement. Pas faux. Si je l'aidais, je ne serai jamais allé à l'hôpital. C'était pas mal, elle était déterminée. Elle semblait brisée, sur le point de s'écrouler, au bout du rouleau, mais malgré tout, elle tenait debout, fièrement. J'ignorais si je pouvais avoir confiance en elle, mais j'allais prendre le risque. Pourquoi? Car j'aimais vivre dangereusement. En vrai, non. Elle m'avait convaincu. Un peu.

      Je me levais et soupirais tout en vidant ma bière. Levant une main en guise de signe disant d'attendre un instant.

      "Dans l'ordre. Me tournant vers Cait. Aucune nouvelle, rien. Donc j'étais passé à autre chose. Et ça se voit non? J'me prépare à une guerre... Ou plutôt un combat entre moi et un homme puissant, dangereux et totalement obnubilé par l'argent et le pouvoir. Donc ouais, tout ça n'a rien à voir avec nos ébats. Que je ne comptais pas citer pour pas te foutre mal à l'aise. Après... J'aime taquiner, ça tu aurais du l'avoir remarqué."

      Posant la bière vide sur la table, je me tournais à présent vers Sigrùn. Que pouvais-je lui révéler? Toute la vérité? Non, jamais. A personne. Trop de risques. Et pas suffisamment de confiance pour faire un truc pareil.

      "Qui je suis? Un type qui gagne illégalement sa vie en acceptant des boulots qui vous ferait cauchemarder des nuits durant. Ce n'est pas la guerre qui m'a traumatisé. J'ai fais mon devoir, je me suis battu pour un but, un idéal. Puis on m'a demandé de faire des trucs qui allaient contre mes principes. J'ai refusé. Et on a voulu m'éliminer. Mon accident et le coma de deux ans, vous croyez que c'est du à quoi? Une erreur de ma part? Une embuscade? Non... Un coup monté par mon supérieur pour me faire disparaitre. S'assurer que je ne parle jamais de ce que je sais. Le type que je m’apprête actuellement à affronter, avant qu'il ne me retrouve et finisse ce qu'il a commencé. Et ça là... Je montrais les explosifs. Depuis les attentats et ma rencontre surprise avec lui, je suis sur mes gardes. Un peu trop. Tout ceci a surement réveillé un vrai traumatisme lié à la guerre, lié à mon accident."

      Je m'adossais alors au mur, à coté de la fenêtre, observant machinalement le plastique qui clignotait, prêt à exploser si on forçait l'ouverture. Ouais, c'était peut-être extrême comme anti-vole. Les gens normaux se contentaient d'une alarme...

      "Ce type. S'il me retrouve, en cinq minutes j'ai tous les soldats de la base militaire prêt à défoncer l'entrée de cet appartement pour me choper et me liquider. Traitez moi de parano si vous le voulez. Mais il a déjà voulu me tuer une fois, ça me suffis... Et une explosion de cette envergure fera le ménage, moi, je survivrai... Peut-être. Enfin... Je fixais Sigrùn. Ma psyché est loin d'être morte. Rester cloitré ici? Nan pas vraiment. Je dois plus souvent être dehors que ici, comme je l'ai dis: j'ai un boulot plutôt prenant. Mais je suis content de voir que vous n'hésitez pas à me juger, me dénigrer tout en me demandant mon aide. Me faire affronter la réalité pour me convaincre? Pas mal, pas mal..."

      Je me dirigeais alors vers la porte. Réalisant un truc qui me figea. J'avais repensé à faire disparaitre mon passage à l'hôpital, le recensement des métas. Et là... Putain mais quelle connasse. Quelle grosse conne naïve et imprudente. Je me retournais en fixant la putain de meuf avec des ailes. Celle qu'il était si voyant de sa condition qu'elle était forcément déjà recensée. Qu'elle était donc l'objet de surveillance régulière et qu'elle avait donc, potentiellement ramené un petit comité devant chez moi. Intrigué de savoir ce qu'elle était venue foutre ici. Mais grosse conne! Tu réfléchis parfois à ce que tu fais? Ton frère est mal en point, ok. Mais un peu de jugeote bordel!!

      "T'es recensée? Donc t'es au courant de la surveillance quasi-permanente dont tu fais l'objet? Donc, tu sais que t'as ramené devant chez moi un paquet de curieux? Devant chez un mec qui a plus de vingt kilos de plastique de brancher, prêt à péter à tout moment? Ou simplement: on est à Upsilon et n'importe lequel de mes voisins va balancer qu'il t'a vu venir ici en espérant avoir une récompense de l'armée? Putain..."

      Je collais un uppercut au mur. Calme toi Derek, elle pensait à sauver son frère, uniquement à ça. Sa réflexion est biaisée... Comment faire? Oh et pis merde!! Je poussais un soupire. Arrachant à la volée un fil du détonateur de la bombe sur la porte. Tournant la tête vers les deux jeunes femmes.

      "On y va. Maintenant. J'veux aucune trace de mon passage à l'hôpital. Ensuite Cait, coté financier, ton salaire du mois ne suffirait pas à payer les honoraires de Solomon pour une heure, alors oublis. En revanche, après tout ça, un verre en discutant calmement de tes problèmes de colère et de rejet avec tes anciens plans culs me semble être une bonne idée de soirée pour souffler un peu. Mais je sais: t'énerve pas, je passe déjà à autre chose. Ensuite et ça, c'est encore moins négociable que ma disparition des fichiers hospitaliers. Je veux un cadavre... Frais. De ma corpulence, non identifié. J'vous passerai les détails et non Cait, je n'ai aucun délire nécrophile donc les mauvaises blagues, tu oublies. Enfin... Sauf si tu as retrouvé ton sens de l'humour et remis au placard ce sale caractère beaucoup moins attrayant que celle que j'avais rencontré. Dernière chose... Mon ton se fit plus ferme, plus menaçant. Si vous entendez parler d'un certain Higins, militaire ou autres. Fuyez. Aucun mot sur moi. Rien. Soit il vous torturera et tuera, soit... Il se contentera de vous tuer."

      Au moins, là tout était claire. Alors que je sortais de l’appartement, je me disais avoir dis un truc que je n'aurais pas du dire. Mais quoi... Un détail, aussi petit que insignifiant mais qui n'aurait jamais du être prononcé. Putain... Solomon... Faites qu'elles et internet soit pas trop pote. Faites qu'elles n'aient aucune idée de comment se rendre et utiliser le deep web. Sinon... Une longue et désagréable discussion aurait lieux, tôt ou tard... Fais chier.


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      derek
    • Sigrún Andersen
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        L’ancien patient Anderson se levait pour finir sa bière. Sigrún pensait qu’il allait refuser, surtout avec ce geste de la main qu’il leur adressait. Dans une sorte de processus, il s’adressait d’abord à Caithleen. On voyait à sa gesture, à sa manière de parler et ses paroles qu’il était conscient de l’avantage qu’il avait sur les jeunes femmes. Sigrún le percevait, bien sûr, et bouillonnait intérieurement. La médecin était presque hors d’elle face à ce comportement d’autant plus qu’elle considérait avoir le dessus avec les arguments qu’elle avait avancés précédemment. La jeune femme préféra le laisser continuer, histoire de ne pas réagir sans réfléchir et réduire à néant tout ce qu’elle entreprenait présentement et donc les chances qu’elle avait de guérir Akseli.

        Il y eut dans son discours tout d’abord un reproche. Caithleen ne rappelait pas ses amants ? Cette révélation lui valut un coup d’œil curieux et jugeur de la part de sa supérieure –ou plutôt de sa future ancienne supérieur. Vint ensuite une explication à la Rocky Balboa : Derek se préparait à « combattre » un mec. Sigrún voyait en lui Sylvester Stallone qui devait bientôt faire face à Apollo Creed, sauf qu’au lieu de s’entraîner sur les docks de Philadelphie, il s’enfermait à LibertyTown dans sa baraque prête à exploser le block entier.

        Tournant sur ses talons, Derek faisait à présent face à la femme ailée. Une vraie pièce de théâtre ! Le méta-humain blondinet se mit à parler d’une sorte de théorie du complot visant sa personne. Cette paranoïa n’étonnait pas Sigrún, elle était courante chez les vétérans comme lui ; elle était d’ailleurs relativement assez affligée de voir que, comme beaucoup d’entre eux, il était devenu une sorte de mercenaire ou plutôt un homme qui n’arrive pas à revenir à la « réalité. » Cependant, une part de vrai semblait résider au creux de son histoire. Derek aurait aperçu son Némésis le jour de l’attentat. Mais bon, ceci restait encore quelque chose à examiner : est-ce que la panique n’avait pas provoqué des hallucinations ?

        Adossé contre le mur près de la fenêtre, Derek prononça le mot « parano. » C’était ce qu’il fallut à Sigrún pour le diagnostiquer comme tel. En effet, la médecin considérait que ce genre de discours où les personnes suspectées d’être atteint de paranoïa les trahissait au moment même où elles commençaient elles-mêmes à se demander si elles étaient justement paranoïaques. L’uppercut collé au mur et l’excès de colère dont faisait preuve Derek confirma définitivement le tout.

        Sigrún sursauta au moment où son interlocuteur débrancha le fil de l’une des bombes.

        _Putain… Marmonna-t-elle avec agacement.

        Derek leur révéla le nom de son Némésis imaginaire et mit les deux jeunes femmes en garde à son sujet. Il leur demanda également de se presser pour arriver à l’hôpital à cause d’une raison précise à laquelle Sigrún voulait réagir avant de franchir la porte.

        _N’importe quoi ! Tu penses vraiment que je suis idiote au point d’aller me faire recenser ? Le respect avait disparu. Arrête un peu tes conneries, s’il te plaît, personne ne m’a vu venir. Je te rappelle que je vole et je t’assure que je ne croise pas grand monde au-dessus des nuages. J’suis resté planté en haut de l’immeuble d’en face pendant plusieurs dizaines de minutes avant que Caithleen arrive, afin de m’assurer de ne pas avoir été repérée, suivie ou que sais-je, mais peut-être aurais-tu des termes un peu plus précis, toi qui as l’air d’être un professionnel dans l’art d’être filé.

        Damn. Sigrún était énervée. Elle regardait Caithleen. Un silence pesait. Une petite voix lui disait de se calmer avant que Derek ne rebranche sa bombe et les envoie bouler.

        Alors que Derek sortir dehors, Sigrún se tournait vers sa collègue et amie :

        _Je vous laisse prendre le taxi ensemble, d’accord ? A moins que tu ne préfères monter sur mon dos ?

        Sigrún se poilait.

        Le trajet s’était plutôt bien passé, sans turbulences ni baisse de tension ; est-ce que l’espoir ravivé de guérir Akseli l’avait boosté ? Probablement.

        Sigrún leur avait donné rendez-vous dans une rue derrière l’hôpital. Il s’agissait plutôt d’une ruelle à vrai dire qu’elle et certains collègues nommaient « la rue du pipi » car… Oui, ça parle de soi. Cette nuit-là, l’odeur était d’ailleurs relativement forte et Sigrún dut tirer son t-shirt sur son visage pour éviter de faire un malaise.

        Lorsqu’ils arrivèrent enfin, elle les héla. La scène donnait l’impression qu’ils allaient effectuer le casse du siècle. Sans dire un mot, elle leur indiqua de la tête le chemin à suivre comme si ils n’avaient jamais été à Alpha. Sur le court chemin entre les deux rues parallèles, Sigrún observait les environs : personne.

        _Bon, j’avais laissé ouverte la fenêtre d’Akseli, mais une infirmière a dû venir la fermer. Elle pointait l’objet de la discussion du doigt. Elle est au premier étage comme vous pouvez le voir. Je vais aller l’ouvrir, puis je vous porterai un à un dans la chambre. Vous inquiétez pas.

        Sans plus attendre, elle s’exécuta. La walkyrie régissait la gravité exercée sur son corps pour la rendre presque nulle. D’un petit saut, elle se dirigeait lentement vers la fenêtre. Tout semblait tourner au ralenti. D’un battement d’aile, elle se dirigea contre le mur puis força sur la fenêtre pour l’ouvrir. La jeune cambrioleuse soupira de soulagement : la fenêtre n’avait pas été verrouillée, juste poussée. Elle savait tout de suite qui avait fermé cette fenêtre : il n’y avait qu’une personne dans le service qui ne les verrouillait jamais. Souvent, elle se demandait si cette même personne laissait ses portes et fenêtres ouvertes chez elle.

        _Allez, j’arrive. Chuchota-t-elle.

        Elle descendait aussi légèrement qu’une plume. La jeune femme hocha la tête en direction de Derek : il serait le premier. Tenant sa lourde tête d’une main, elle supprimait la gravité terrestre autour de Derek. Elle vint ensuite se coller contre lui pour le ceinturer. Rapidement, ils se trouvaient au milieu du vide.

        Après avoir aidé Derek à s’infiltrer, elle regardait Caithleen d’un air malicieux.

        _Bon allez, à toi !






      • Akseli Andersen
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          Akseli avait presque fini par s'habituer à son lit d'hôpital. Cela faisait plusieurs jours qu'il y était cloué. Les chirurgiens avaient tant bien que mal arrangé son tibia, mais il n'était vraiment pas prêt de marcher droit. Sans parler de la tumeur qui faisait tranquillement sa vie dans sa tête, là où une opération était bien trop dangereuse.
           Quand bien même s'en sortirait-il - par miracle! - il ne pourrait surement pas reprendre son travail de livreur après cet accident. Il ne savait pas vraiment si il devait réfléchir à une autre alternative ou si c'était peine perdue étant donné les circonstances... Baisser les bras n'était pas vraiment dans son habitude, mais jamais il ne s'était attendu à finir ses jours dans un hôpital.
           Sa sœur n'était même pas venu le voir, du moins pas quand il était réveillé. Sans doute avait-elle des patients bien plus important à soigner. En tout cas il s'avait à présent qu'elle avait survécu aux attentats malgré l'explosion à l'hôpital.

           Alors qu'Akseli fixait le plafond dans l'obscurité de sa chambre, ne parvenant pas à trouver le sommeil, la fenêtre de sa chambre s'ouvrit. Il crut apercevoir une pair d'ailes. Il se frotta les yeux, ne pouvant pas y croire.

          - Allez, j'arrive...

           Il ne savait pas bien si cette phrase lui était adressée ni ce qu'il devait en penser.

           - Sigrún?

           Allons bon, elle travaillait dans cet hôpital, pourquoi passer par la fenêtre comme une cambrioleuse? Son cœur commença à cogner plus fort dans sa poitrine. Il avait plutôt évité de faire des vagues depuis son retour à Liberty Town, et il ne voyait pas qui pourrait lui en vouloir au point de venir jusque dans sa chambre d'hôpital pour lui régler ses comptes.
           Avant qu'il n'ait le temps de se faire d'avantage de films, la femme ailée revint à sa fenêtre, faisant d'abord entrer un homme puis quelques secondes après une autre femme (sans ailes cette fois). C'était forcément Sigrún, mais qu'est-ce qu'elle fabriquait? Il n'avait pas osé allumer la lumière, préférant faire semblant de dormir et écouter ce que pourraient dire les trois intrus.

           - Bon, et maintenant? demanda une voix.

           - Akseli? entendit-il sa soeur murmurer.

           Elle alluma la lampe de chevet du blondinet, et il se protégea les yeux quelques secondes, le temps qu'ils s'habituent à la lumière.

           - Sig? Qu'est-ce que tu fiches?

           Il jeta un oeil à ses deux compagnons. Une femme à la tignasse rousse se tenait devant son lit, les bras croisés, mais ce ne fut pas elle qui retint son attention. L'homme qui se tenait près d'elle lui disait quelque chose, et il dû réfléchir quelques secondes avant de se rappeler. Il était au cinéma lors des attentats, c'était avec lui qu'il était rentré dans l'édifice en ruines à la recherche de "blessés".

           - Vous? s'étonna Akseli.

          Un peu gros pour qu'il ne s'agisse que d'une coïncidence. Il se tourna vers sa sœur. Il ne s'en rendit compte qu'à cet instant, mais elle semblait épuisée.

           - Sigrún, qu'est-ce que c'est que cette mascarade? C'est un hôpital ici, pas un moulin, pourquoi tu as amené ces gens dans ma chambre? Et pourquoi vous n'êtes pas passé par la porte, comme des gens civilisés?

           Sa sœur ne pu réprimer un soupire agacé.

           - Nous allons te sauver, Akseli, dit-elle avec un enthousiasme mal dissimulé. Derek et Caith peuvent t'aider, tu ne vas pas finir comme papa...

           L'espace d'un instant, il se demanda si elle n'avait pas perdu la tête. Peut être que les attentats l'avaient plus chamboulée qu'il n'aurait cru. L'annonce du cancer d'Akseli n'avait sûrement rien arrangé, lui rappelant les durs moments de leur enfance, et maintenant elle croyait que... quoi exactement?
           Ses explications furent assez confuses tant son excitation était grande. Elle lui parla de transfusion sanguine, de régénération, d'effacer des dossiers... Tout ça ne ressemblait pas vraiment à l'image qu'il avait toujours eu de sa sœur, droite et sûre d'elle. Voyant qu'il ne comprenait pas bien, la femme rousse voulu prendre la parole pour éclaircir tout cela, mais le dénommé Derek la coupa, affirmant qu'il n'y avait plus de temps à perdre. Caithleen lui jeta un regard assassin, mais Sigrún avait l'air d'accord et, malgré les protestations d'Akseli qui aurait aimé savoir ce qu'il se passait exactement, ils commencèrent à faire ce qu'ils avaient à faire.
           Tout se passa très vite, on lui planta des aiguilles dans le bras pour lui prélever du sang, puis ils firent de même avec Derek. Pendant quelques minutes, il ne vit plus ce qu'ils faisaient, puis ils lui réinjectèrent du sang.
           Il avait fini par arrêter de poser des questions, sa sœur ne cessant de répéter : "Tu vas guérir, petit frère." Après tout, ça ne pouvait sans doute pas aggraver la situation, enfin il imaginait... C'était elle le médecin, même si il la regardait plus comme un savant fou à présent.
           Quand toute cette histoire de transfusion fut finie, Caithleen et Derek voulurent partir au plus vite. La jeune femme tendit une main cordiale à Akseli en lui souhaitant un bon rétablissement tandis que l'ancien militaire rappelait à Sigrún qu'elle lui avait fait une promesse. Dans quelle galère c'était-elle fourrée?
           Avant qu'elle ne quitte la pièce, Akseli lui demanda :

           - Pourquoi est-ce que tu fais tout ça pour moi, Sigrún?


           Elle lui dit qu'elle reviendrait le lendemain, de manière "légale", pour faire des test et voir si l'opération avait fonctionnée.
        • Sigrún Andersen
          Bienfaiteur
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            L’expérience avait fonctionné. Sigrún ne l’expliquait pas bien que le postulat de base dans sa réflexion scientifique ait eu du sens à tout moment de son raisonnement. Après avoir prélevé ce sang, l’avoir modifié on ne sait comment encore –Oui, Sigrún ne connaissait même pas les pouvoirs de Caithleen jusque-là, et puis, tous ces pouvoirs et leur apparition sont dingues, non ?- et l’avoir réinjecté dans le corps d’Akseli, Sigrún était retournée dans son bureau. Avec toute la fatigue qu’elle avait accumulée, les murs de l’hôpital représentèrent les plus fidèles compagnons qu’elle n’ait jamais connus.

            Elle se dirigea en premier lieu vers son bureau. Le dossier de Derek gisait encore là. « Et si nous avions encore besoin de lui ? Et si j’arrivais à le convaincre de faire plus ? Et si… » Tant de questions, tant de possibilités… Bien qu’incertaine, elle bourra le dossier de Derek dans la déchiqueteuse au milieu de la nuit puis s’effondra sur le brancard qui lui servait de lit d’appoint. Les songes d’une nuit d’hiver s’emparaient d’elle.

            La médecin rêvait. Elle rêvait d’un monde meilleur où tout le monde vivrait en harmonie. Un monde meilleur où Akseli s’occuperait de sa mère, un monde où elle aurait une vie normale, un monde où elle pourrait sortir dehors sans risquer sa vie.

            Ce jour n’était pas prêt d’arriver, mais on s’en approchait : Akseli était guéri et sur pied ! Son immonde blessure avait disparu et il était déjà prêt à quitter l’hôpital. Le jeune homme finissait de s’habiller alors que sa sœur pénétrait sa chambre.

            _Ca… ça a marché ? Bégaya-t-elle.

            Elle le regardait ébahie après avoir rapidement fermé la porte derrière elle par réflexe. En l’instant présent, elle songeait au fait qu’il faudrait qu’elle demande une interdiction de passer voir son frère pour quelques jours encore. Les lambeaux du dossier de Derek lui revenaient en mémoire et elle craignait d’avoir des comptes à rendre à ce sujet tôt ou tard ; maintenant, il lui fallait camoufler ce miracle également et ceci n’était pas sans déjà provoquer du stress.






          • Akseli Andersen
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              Lorsqu'Akseli vit que sa jambe broyée avait guérie en une nuit après les magouilles de sa soeur, il en déduisit que ce qu'elle avait voulu faire avait fonctionné et qu'il n'avait sans doute plus à s'inquiéter de son cancer non plus. Il se sentait bien, merveilleusement bien. Cependant, une sensation étrange lui tordait légèrement l'estomac. Etait-ce le fait d'avoir triché avec la mort? D'avoir été sauvé par sa soeur? Ou encore autre chose?
               Quoi qu'il en soit, il en devait une à Sigrún, et il n'était pas encore sûr d'aimer ça. Enfin, il aurait bien le temps de voir comment sa relation avec elle allait évoluer... Elle était venue le voir le jour où il était sorti de l'hôpital, complètement ébahie de le voir en si grande forme.

               - Merci, dit-il, je n'oublierai pas ce que tu as fait pour moi.

               Il craignait d'un jour regretter la seconde partie de sa phrase, cependant il ne put s'empêcher de poursuivre :

               - J'espère qu'on se reverra bientôt, et dans de meilleures circonstances.

               Il avait conscience d'avoir également une dette envers le grand gaillard blond et la collègue de Sigrún, cependant ils étaient partis sans rien demander et il espéra qu'ils ne le feraient jamais.

               Alors qu'il marchait dans la rue, à nouveau à l'air libre, il se demanda ce qu'il allait faire de sa vie si durement sauvée. Remonter sur ce scooter et livrer des pizzas toute la journée lui donnait la nausée. Même ses soirées passées dans les bars, en compagnie de Yoko, ne lui semblaient plus une perspective satisfaisante. Il aspirait à bien plus à présent.
               Cela faisait bien trop longtemps qu'il restait tranquillement dans son coin ; Akseli avait bien l'intention de faire son coming back!
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