La Terre, cœur de l’Univers, s'éveille au surnaturel… Janvier 2016, les méta-humains font leur apparition dans un fracas invraisemblable ; des hommes, des femmes, des enfants, personnes âgées à nourrissons, sont frappés par ce qu’on explique pas, des dons - ou une malédiction ? - qui les cataloguent comme des êtres à part entière, des faux humains, des méta-humains. Le monde entier est touché, nulle exception.

Nous sommes à LibertyTown, aux États-Unis, une ville aux grands enjeux, là où les méta-humains sont recensés en masse. Les médias s’y affolent, jouent des coudes pour avoir les derniers potins, les derniers événements marquants. Un jeu dans lequel tout le monde se plaît de participer, au point d’oublier la question essentielle à cette découverte : quel avenir pour ceux qui finiront par surpasser la race humaine ?

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[FB] D'une Mère patrie à un Père conquis

  • Jared Aberline
    Crows - Dominateur
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      Crows - Dominateur


      13 Juin 2008 - 20h52

      Le piège de l'indécision volontaire de Jared s'était refermé sur le groupe de dissidents à sa gouvernance. Voilà déjà sept ans qu'il gérait les affaires des Crows, plus que chacun de ses deux prédécesseurs, plus qu'aucun ne se le serait imaginé. Pourtant, il persistait en son rôle de guide et jouissait de ses responsabilités pour instiguer le changement à l'insu de tous, doucement, sournoisement.

      Quelques nostalgiques de l'époque d'Aslan Vedeneïev, le précédent Parrain, voyaient chez Jared l'impuissance assumée et l'indifférence face aux autres gangs. Ils n'étaient que de vulgaires proies naïves dont les carcasses seraient bientôt exposées aux yeux de tous, des exemples à écorcher vifs sans autre procès. Mais dans les rouages d'un plan soigneusement orchestré, un grain de sable étranger vint se loger.

      -" Mort ? Sur ordre de qui !? "

      -" Personne, monsieur. Il semblerait qu'une bagarre de rue ait éclaté en plein jour. Et que Vassili ait perdu face à un russe inconnu de tous. "

      Vassili Metelev, meneur de cette prétendue révolte, venait d'être arrêté par un simple inconnu vomi par la mère patrie. Quelle douce ironie.

      -" J'aimerais rencontrer cet homme. " L'ordre, bien que déguisé en requête, ne laissa que peu d'interprétation possible. Le Corbeau comprit alors qu'il lui fallait faire vite, s'il ne voulait pas se voir effacé des mémoires, à l'instar de ce qu'attendait Vassili et ses hommes.

      * * * *

      L'inconnu avait été repéré deux heures plus tard, dans un bar de Beta, le Pouchkine. Plusieurs hommes entrèrent dans l'établissement pour se placer à différents endroits, rien de bien choquant à en croire l'absence de réaction des autres clients. À son tour, Jared apparu à l'entrée avant de refermer celle-ci derrière lui, à clef.

      Il progressa jusqu'à l'inconnu, accoudé au comptoir, et s'assit à ses côtés avant de lui adresser la parole en russe.

      -" Dobryy vecher. Vy zdes' novogo? " Le barman déposa un verre de vodka devant le Parrain sans que celui-ci n'ait rien demandé, et laissa la bouteille sur le comptoir, suivi d'un hochement de tête mêlant respect et crainte.


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        13 Juin 2008 – 17 h 46 – Bar Pouchkine

        Le Loup poussait la porte d’un des seuls bars encore en état de fonctionnement au sein de Beta. Cet établissement se nommait Pouchkine, un endroit sympathique si l’on aimait rencontrer et fréquenter la racaille de Beta. Le quartier était malfamé et c’était d’ailleurs la raison qui avait poussé Aleksander à venir s’installer ici lorsqu’il était arrivé aux Etats-Unis. Il voulait son rêve américain, et il savait parfaitement qu’il fallait d’abord fréquenter les bassesses de Liberty Town avant de pouvoir en devenir le gérant. Le Loup qui connaît la famine mangera toujours plus que nécessaire s’il en a l’occasion, car il connaît la véritable souffrance du manque de nourriture. Aleksander était comparé à ce loup, il fréquentait les bassesses pour que son ambition ne soit que plus grande, que sa détermination écrase absolument tout sur son passage. Cependant, il n’avait pas prévu ce qui s’était passé quelques heures plus tôt.

        Alors qu’il était fraichement arrivé à Bêta, le Loup commença à fréquenter les rues, à connaître ce qu’il y avait à connaître sur le quartier, sur la ville, sur les gens qui y logent. Il avait apprit alors l’existence de quatre quartiers, de trois gangs dont les Crows qui régnaient actuellement sur le quartier où habitait désormais le Sakharov. Etant dans une phase d’observation, il se faisait discret, se contentait de laisser traîner ses yeux et ses oreilles de part et d’autre du quartier. Le Loup avait l’esprit vif, toujours à l’affut de la moindre information qui pourrait s’avérer utile. C’est un opportuniste qui ne ratera aucune occasion de gagner rien qu’une once de pouvoir. Mais les choses s’étaient rapidement gâtées. Il laissait trainer ses yeux alors qu’une violente joute verbale avait lieu en pleine rue. Un homme visiblement imbu de lui-même insultait un autre homme, un Russe contre un Américain. L’homme parlait Russe et insultait son interlocuteur qui ne comprenait pas un traitre mot de ce qu’il disait. Mais au fur et à mesure que le Russe insultait l’autre homme, les sourcils d’Aleksander se fronça. Ses propos étaient indécents et indignes de la mère Patrie. Désirant que les choses tournent mal, le Loup se rapprocha de l’Americain et se contenta alors de traduire les propos du Russe.

        La réaction ne se fit pas attention, un coup de poing volait dans la direction du Russe qui n’attendait visiblement que ça. Mais contre toute attente, il était fort, très fort. Déviant le coup de poing d’un simple mouvement du dessus de la main, il contrait avec un coup d coude direction dans le visage de son adversaire, avec une puissance peu commune. On put entendre des dents se briser, une plainte sourde et une volée de sang. Le poulain d’Aleksander était au sol en se tenant le visage, il avait perdu. Regardant l’homme gisant sur le sol, il ne vit pas le poing du Russe s’approcher dangereusement de son visage. Un premier coup directement dans la mâchoire allait démarrer les hostilités. « Tu pensais t’en tirer comme ça ? Tu as provoqué ça et maintenant tu vas dérouiller, sauf si tu préfères courir pédale ». Provocation futile. Le seul objectif était de toucher la fierté d’Aleksander, qu’il fasse quelques pas en avant, qu’il monte les poings et que le combat commence. Touché. Aleksander répondait à la provocation, sa fierté était touchée, il fit quelques pas en avant, leva les poings, et c’est ainsi que le combat commença.

        Quelques minutes plus tard un coup de tête vint se loger dans le nez de l’homme qui était supporter par les autres comme étant un certain Vassili. Celui-ci fit quelques pas en arrière avant de prendre un coup de poing dans ce même nez désormais en miette. Il tombait en arrière. Sa tête percutait le sol. Aleksander ayant des contusions visibles sur le visage savait qu’il devait absolument dérouiller cet homme, avec quoi il gagnerait le respect et la crainte des autres présents ici qui supportaient cet homme. C’était la loi de la rue. A cheval sur Vassili, il administrait coup de poing par coup de poing. Si bien que le brouhaha des rires, des sifflements et des encouragements avait cessé pour laisser place à un silence morbide. L’on entendait désormais uniquement le bruit des coups de poings d’Aleksander sur le visage de Vassili. Rapidement, ce bruit de coup contre une surface solide devint de plus en plus fracassante. Laissant éclater sa rage de vaincre et son ambition de gagner le respect d’autrui, il ne s’arrêtait pas à temps. Vassili avait la boite crânienne enfoncé. Il était mort.


        13 Juin 2008 – 20 h 07 – Bar Pouchkine

        En poussant la porte du bar, le Loup se dirigeait directement vers les toilettes où il passait ses mains sous l’eau. Il tremblait. Il avait déjà tué auparavant, mais ce n’était jamais simple. Il n’appréciait pas tuer pour le plaisir. Pourquoi l’avait-il fait ? Car il tue quand c’est une nécessité. Cependant, enfoncer la boite crânienne d’un homme avec ses mains laisse des traces. Ses mains étaient ouvertes, ça saignait. Beaucoup. Vraiment beaucoup. Avec l’expérience, il avait apprit que la tête et les mains sont les deux parties du corps qui saignent beaucoup proportionnellement à la taille de la blessure. C’est à dire qu’il y aura trois fois trop de sang pour une simple petite coupure. C’était d’ailleurs les parties du corps que les hémophiles surveillaient plus particulièrement. Le Loup passait ses mains tremblantes sous l’eau, une douleur lancinante lui parcourait les mains et les bras. Une fois nettoyés, il les enroulait avec un kit de premier secours à disposition dans les toilettes. Un vieux bandage qui était là depuis longtemps très certainement. Le bandage commençait déjà à suinter de sang, mais c’était mieux que rien après tout.

        Il sortit des toilettes et se posa devant le bar, assis sur une chaise, il commandait alors une simple vodka, trahissant son appartenance à la mère Patrie. Le plus gros cliché existant en ce bas monde. Il avait la tête baissée, pensait à ses prochains objectifs. Il devrait très certainement se faire discret pendant quelques jours, histoire de ne pas trop attirer l’attention sur lui. La Rue était une prostituée que l’on ne payait pas, et qui parlait beaucoup. Tout le monde essayait de la dominer, de l’avoir, mais la Rue état plus forte, plus maligne, elle gagnait toujours, et l’on en payait tous le prix. Il était donc décidé à ne pas trop traîner le soir pour se faire discret avant que quelqu’un lui tombe dessus. Mais. Trop tard. Le Loup avait des ennemis. Ils ont certainement été attirés par l’odeur du sang de Vassili sur ses mains. L’Alpha lui tomba dessus immédiatement. Se posant à côté de lui, un homme énigmatique, que tout le monde connaissait, que tout le monde craignait. Jared Aberline, l’actuel Parrain des Crows. C’était le premier nom que le Loup avait apprit en arrivant à Bêta.

        « Eto vopros, kotoryy vy znayete otvet »

        L’homme s’était directement dirigé vers lui, avec ses gardiens de chaque côté du bar. Les gens les regardaient, certains reculaient dans leurs sièges, d’autres s’empressaient de partir. Une visite du parrain voulait tout dire. C’était soit très bon. Soit très mauvais. Soit tu vies. Soit tu meures. Notre Loup n’avait absolument rien fait depuis son arrivé si ce n’était ce qui venait de se passer quelques heures auparavant. Sans attendre, il se mit à parler en Russe à Aleksander, sans même avoir besoin de le dévisager. Il était donc au courant de son appartenance à la mère Patrie. Que lui avait-il dit ? Il venait de lui demander si Aleksander était nouveau à Beta. Le Loup avait répondu sur le coup, froidement, avec distance. Il ignorait ce qui allait se passer, mais clairement, le Parrain était trop puissant et influent pour qu’il se passe ne serait-ce qu’un simple combat à main nue. Le Parrain ne s’y risquerait pas, car il ne connaissait pas Aleksander et venait certainement d’entendre qu’il avait fracassé la tête d’un autre homme à mains nues. Même si affaibli par cette bagarre, le Loup sentait une puissante énergie en lui, l’instinct de survie surement. Si violence il devait se faire, il emporterait un ou deux des gardes du corps de Jared avec lui. Il avait tué. Il pouvait recommencer.

        «  Dois-je réellement demander la raison de cette.. entrevue ? » Dit-il tout aussi distant. Depuis le début son regard ne décrochait pas de son verre, exactement comme il l’était avant l’arrivée de Jared. Il jouait avec son verre du bout de ses doigts ensanglantés. Il ne cachait pas sa blessure, elle était normale après ce qu’il avait fait. Peut-être était-ce l’un de ces hommes ce fameux Vassili ? Peut-être pas. Maintenant. Quelle serait la sentence ?
      • Jared Aberline
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          Le Parrain haussa d'abord les épaules avant de se servir un verre. " La curiosité, je suppose. " Lui répondit-il, toujours en russe.

          L'honnêteté n'était pas incompatible avec sa fonction, et dans ce cas, ce fut bien l'intérêt envers Aleksander qui le poussa jusqu'à ce tabouret. La première impression ne le déçut aucunement. Il regarda quelque instant ce pur produit de Russie, cet amas de  fierté et de férocité, à la recherche d'une étincelle de sagacité.

          - " Je me nomme Jared Aberline, mais vous le savez déjà, n'est-ce pas ? "

          Comme ses prédécesseurs, Jared voyait dans l'information la rareté d'une monnaie inestimable. Il connaissait son quartier et se voulait avisé de toute nouvelle tête le traversant. Mais le véritable trésor, là-dedans, restait celui d'être au courant avant même l'arrivée d'une personne. Une longueur d'avance prisée par le chef des Crows, un avantage qu'il s'efforçait de garder sien, et qu'il possédait, en cet instant précis.

          -" J'ai eu l'occasion de croiser le corps de ce pauvre Vassili, tout à l'heure. " Il vida le fond de son verre avant d'y plonger son regard. " Sacré travail que vous avez fourni là-bas. " Puis son regard glissa jusqu'au visage du russe. Et si le grain de sable étranger avait été volontairement placé sur la route de Vassili ?

          -" Ne vous êtes vous jamais dit que le hasard n'était que l'excuse des ignorants, monsieur Sakharov ? "

          Un sourire apparu sur les lèvres fendues du Parrain. L'inconnu n'en était finalement pas un.


        • Jared Aberline
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            L'homme n'était pas bavard, mais Jared se satisfit de son regard. Le russe fraichement arrivé semblait comprendre que les réussites, au nom d'une bratva étrangère, ne présageaient d'aucune faveur de la part du Parrain sinon sa simple attention. Car seul le mérite comptait, celui qui profiterait aux Crows avant toute autre chose.

            -" Les Staya Volkov, ou ce qu'il en reste, semblent vouloir vous récupérer à tout prix. Et je ne me fais que peu d'illusion quant à l'avenir qu'ils vous réservent. " Le Sakharov finit par se tourner vers Jared, dans l'expectative. " Nous pouvons vous offrir un nouveau départ. "

            -" Quelle preuve à cela ? " Intéressant, Aleksander fit montre d'un semblant de curiosité.

            -" Mikhail ? " Un homme de main s'intercala entre les deux hommes pour y déposer un bocal. À l'intérieur, une tête grimaçante flottait dans un liquide jaunâtre. " Voici Viktor. Tout juste arrivé de Russie, se défend plutôt bien... et membre de la Meute. Il n'arrêtait pas de poser des questions sur l'un de ses compatriotes... mais impossible de remettre un nom dessus. Peut-être vous est-il familier ? " Jared laissa ses doigts pianoter sur le couvercle.

            -" Que dois-je faire ? " L'apathie cérébrale pouvait déclencher certaines pulsions sanguinaire chez le Parrain, Mikhail le savait. Voyant alors le Boss qui perdait patience et ne souhaitant aucunement en faire les frais, il s'écarta de quelques pas.

            -" Vous frappez fort, mais vous n'imprimez pas vite. Résumons ce bocal comme un cadeau de bienvenue au sein des Crows. Investissez-vous à la tâche, honorez la famille et vous jouirez d'une place qu'aucun de vos anciens loups n'aurait pu vous offrir dans la meute. " Le jeune Aberline laissa le bocal sur le comptoir et se leva pour quitter la pièce. " Considérez les Staya Volkov comme de vagues réminiscences de votre précédente vie. Mikhail se chargera de votre formation. " L'homme désigné esquissa un sourire satisfait.

            -" Prujina tchesti nash koumir. " Laissa-t-il échapper à l'attention de la nouvelle recrute, avant de quitter le bar. Il comprendrait l'importance de ces mots en temps et en heure.