La Terre, cœur de l’Univers, s'éveille au surnaturel… Janvier 2016, les méta-humains font leur apparition dans un fracas invraisemblable ; des hommes, des femmes, des enfants, personnes âgées à nourrissons, sont frappés par ce qu’on explique pas, des dons - ou une malédiction ? - qui les cataloguent comme des êtres à part entière, des faux humains, des méta-humains. Le monde entier est touché, nulle exception.

Nous sommes à LibertyTown, aux États-Unis, une ville aux grands enjeux, là où les méta-humains sont recensés en masse. Les médias s’y affolent, jouent des coudes pour avoir les derniers potins, les derniers événements marquants. Un jeu dans lequel tout le monde se plaît de participer, au point d’oublier la question essentielle à cette découverte : quel avenir pour ceux qui finiront par surpasser la race humaine ?

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Metro, l'Apocalypse à vos portes : Forum RPG CHRONOSREP

La purge de l'épouvantail.

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    Invité
    id01.05.17 0:37
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      Beep. Beep. Beep.

      Putain de réveil.
      Me voilà dans mon appartement d’Upsilon. Les murs gris, défraichis me rappellent que je n’ai vraiment pas envie de me réveiller.
      Je me tourne, et fixe le plafond.
      La base, la médecin... Depuis un moment ça me trotte dans la tête. Je n’aurais pas dû la laisser partir. Elle est une menace, même si elle n’en est pas consciente. Les métas, même non-animés d’une volonté meurtrière, sont des dangers en puissance s’ils ne se contrôlent pas.
      Malheureusement, je ne peux pas les aider à se contrôler, alors.. je fais ce qui est nécessaire.
      Je fais glisser ma main sur le sol, et me retourne pour prendre mon flingue sous mon lit. Un nouveau colt, puisque Caith a gardé le précédent.
      Je ne me souviens pas de ce que j’ai fait, après qu’elle soit partie. Visiblement, je suis rentré chez moi. Et ça fait plus d’une semaine que je reste dans mon appartement, à penser mes blessures.
      J’ai la chance d’être dans un quartier qui fait peu de vagues. Malgré l’incident de la base, Upsilon est plutôt connu pour être très calme.
      Je roule jusqu’au bord de mon lit, et me lève péniblement. Je jette un coup d’œil à mon réveil. Six heure du matin.
      La lumière du soleil fraichement levé passe tant bien que mal entre les stores un peu cassés sur ma fenêtre. Je me lève, et prend mon téléphone.

      Merde, on est le 25 novembre. J’dois rencontrer un type des Crows. Bad Joe, qu’on l’appelle. Il est pas tellement respecté par ses pairs, mais étonnement, il est assez proche de la haute sphère.
      Bien sûr, c’est un froussard, et il n’a pas été difficile de le convaincre à me filer quelques infos. De toute façon, rien de mieux qu’un épouvantail pour effrayer les corbeaux.
      J’ouvre ma douche. Le désagréable crissement des leviers d’eau ont pour bon point de me réveiller. Comme d’habitude, l’eau met un moment à arriver, faisant d’étonnant bruits de luttes contre le calcaire présent dans toutes les canalisations de l’immeuble.
      Et, comme un con, ça me fait stresser. J’ai peur que des gens entendent, qu’on remarque ma présence. Je suis de plus en plus parano.
      Je prends mes vêtements, un débardeur, un gilet pare-balle, puis une chemise militaire par-dessus. J’enfile un long manteau, et pousse ma main contre le bout de ma penderie. Un bout du mur se dérobe, et je prends mon arme à feu qui s’y trouve. Un magnum. Tout en vérifiant qu’il est bien chargé, je me dirige vers le salon, et je prends mon sac de sport, posé sur mon canapé. Il contient toujours ma M4.

      Il ne fait vraiment pas beau. Le ciel est couvert de nuages, et une légère pluie tombe sur Upsilon. J’trouve ça plutôt reposant, je déteste le soleil, ça agresse les yeux.
      Je monte dans ma Jeep, garée non loin de mon appartement. Le sac de sport, posé à côté de moi, je regarde à nouveau mon téléphone, sept heure et quart.
      Le moteur rugit doucement, la voiture n’est pas toute jeune. Je passe la première, et je conduis vers Beta.
      Non pas que j’ai vraiment envie de m’y rendre, Beta est un peu la poubelle de Libertown, si ce n’est du monde. Elle est gérée par un gang de mongoles, les Crows, qui passent leur temps à agresser la population entre deux opérations illégales.
      Il est donc évident que je ne les laisse pas impunis, et Bad Joe m’aide à constituer un dossier sur ces types. Une fois que j’aurais assez d’infos, je passerais à l’attaque, et il n’en restera plus que des cendres.

      Feu rouge. Je jette un coup d’œil à mon sac de sport, à côté de moi. J’entrevois mon masque, par-delà la fermeture éclair, un peu ouverte. J’ai l’impression qu’il m’observe.
      Le feu passe au vert.

      Bref. Les Crows ne sont qu’une petite mafia, en apparence, mais ils cachent un peu trop de trucs. J’ai bien l’impression que ces mecs ont des métas avec eux, et ça ne m’étonnerais pas.
      Le type en flamme de la base, je suis persuadé qu’il était lié à des affaires louches. C’est qu’une intuition qui restera à ce stade, malheureusement, parce que cette gourde de Caith ne m’a pas laissée l’interroger.
      De plus, après les attentats pro-metas, il est évident que les Crows n’y sont pas innocents, et il est encore plus évident que ce genre d’attaques va recommencer. Je dois me préparer, parce que cette fois, il y aura plus d’un méta qui va crever de ma main, je le jure.

      Me voilà dans Beta. La ville est sombre, même les rayons du soleil semblent ne pas vouloir y pénétrer.
      La ville est hideuse, dégueulasse, même. Je gare la Jeep, et descend sans le sac de sport. Je passe devant quelques sans-abris, en train de cracher leurs poumons. A ma droite, des Crows sont en train d’agresser un adolescent, pour une raison quelconque. Je ne suis pas là pour ça.
      J’arrive devant un bar. Le « Sunken Body ». Charmant.
      L’endroit, d’extérieur, est tout aussi sale que les rues. Fait de briques rouges, devenues noir de saleté, et orné de quelques vitres brisées, si on n’entendait pas les mecs gueuler et rire grassement de dehors, on pourrait penser que c’est abandonné.
      J’entre, et comme prévu, c’est plein de gros beaufs, bikers et autres alcooliques notoires. Pas de Crow à l’horizon, si ce n’est Bad Joe, à une table, au fond.
      Je m’approche du comptoir, et commande une bouteille de Jack’. Je sors un billet de ma poche, et le jette au barman, saisissant ma bouteille, et m’approchant de la table de Joe.
      Lorsque ce dernier me voit arriver, il sort rapidement un dossier de son petit sac, à côté de lui.
      Je m’assois sur le divan à moitié éventré, en face du junkie.


      Bad Joe n’est pas un mauvais gars. C’est un type qui s’est retrouvé sans parents très jeune. Il a erré dans les rues, à faire la manche, et est vite tombé dans la drogue. Criblé de dettes, il a fini par rejoindre les Crows, son seul plan de carrière.
      Il n’est pas vraiment apprécié par les types du clan, mais bizarrement, il arrive toujours à m’obtenir les infos. Peut-être grâce au fait qu’il est bien aimé par les têtes pensantes ?
      Je le regarde, de haut en bas. Il est là, avec sa bière, me regardant en tremblotant.
      Un épouvantail qui effraie les corbeaux.

      - Bon, t’as quoi pour moi ?

      - Je.. plusieurs trucs.

      Il ouvre le dossier sur la table.

      - Déjà, ça fait un petit moment que j’entends parler de projets divers et variés sur des métas. T’avais raison, on a des membres qui le sont, et surtout, tout s’active. Il y a effectivement autre chose de prévu, mais je ne sais pas quoi. Ensuite..

      Il me tends un papier, et des photos.

      - Ça, c’est Robert Shevin. Un type avec qui on a fait une grosse transaction d’armes. Le mec est soupçonné par les gars d’être un méta, et de planifier des trucs pas cools. Et, on pense ça à cause notamment de.. ça.

      Il pointe du doigt une des photos. Je la prend, et la regarde de plus près. Effectivement, c’est assez étrange. On peut voir un type, assez âgé, porter un immense tuyau de fer, au fond de ce qu’il semble être un trou, creusé dans le sol.

      - Outre le fait qu’un vieux ne peut pas porter ce genre de trucs, c’est lui qui a creusé le trou, et ce, à une vitesse hallucinante. Et, depuis hier soir, je crois pas qu’il est allé dormir, ou alors il dort là-bas. A priori il creuse et construit un truc sous terre, à l’abri des regards, puisque c’est près d’un de nos entrepôts. Je sais pas vraiment ce qu’il veut faire, mais..

      - Les armes, c’était quoi ?

      - Hein ?

      - Vous lui avez vendu des armes à feu, ou des bombes ?

      - Je.. Des bombes ? Oh merde, tu penses que.. ?

      - Y’a de grande chance qu’il veuille faire sauter un endroit, par-dessous.

      - Eh ben.. C’est sûr que ça va pas être très bon pour le business..

      - Comment ça ?

      - Les photos ont été prises à Beta, prêt d’un de nos entrepôt de..

      - T’es en train de me dire que ce mec creuse un putain de tunnel pour faire péter une ville où des tas de gens vivent ?

      - C’est l’idée, ouais..

      - Bordel de merde.. Tu m’envoies par SMS l’endroit, je vais y aller.

      Je commence à me lever de mon siège, mais Joe m’arrête.

      - Attends ! J’ai des infos sur ce que tu m’as demandé.

      - Vraiment ?

      Je me rassieds. Si effectivement, il a des informations là-dessus, alors je ne serais vraiment pas venu pour rien.

      - Le registre des méta-humain, il est dans une salle blindée de la mairie, et évidemment, c’est plutôt compliqué d’y entrer, mais j’ai les mots de passe des alarmes, ainsi que le noms, lieu de vie, et heures de travail des gardes. Tiens.

      Il me tends une clé USB, que je m’empresse de prendre.

      - Bon boulot, Joe.

      Je marque une petite pause, l’observant. Il semble s’être calmé, mais a vraiment une mine soucieuse.

      - Comment va Lisa ?

      - Elle.. Ben, ça va pas fort. Elle est entrée en cure de désintox depuis un mois.

      - Tu devrais faire la même chose.

      - Et quitter les Crows pendant un mois ? Là c’est pas la drogue qui me tuerais, mais les Crows eux-mêmes, alors non merci. Déjà que je prends assez de risque à te donner ce genre d’infos..

      - Tu sais le risque que tu prendrais à ne pas me les donner.

      - ...Je me souviens encore de ce que t'as fait à Jeffrey. Il est vivant, tu sais. Mais après être passé à travers une vitre en verre, bulletproof et incassable, il est complètement défiguré, et est à moitié paralysé.

      - Il a tiré sur un gamin.

      - Si il ne l'avait pas fait, il serait mort.

      - Maintenant, il est pire que mort.

      Un grand silence brise notre discussion. Il me regarde avec des yeux apeurés. J’aime pas faire ça, mais c’est nécessaire. Je sors quelques billets de ma poche, et lui donne.

      - Lisa sort quand ?

      - Dans une semaine, si tout va bien.

      - Cette thune, tu ne t’en sers pas pour ta came. Tu payeras un truc à Lisa avec, et la fait pas replonger, soit pas idiot.

      Je me lève, et Joe me regarde partir, sans rien dire, la tête baissée.
      Les Crows ont détruit assez de vies.

      En retournant vers ma voiture, l’adolescent qui se faisait agresser verbalement, est maintenant au sol, en train de se faire rouer de coups. Je lance des regards, de gauche à droite, puis re-rentre dans le bar.
      Je passe devant Joe, et prend ma bouteille de Jack, sans rien dire, avant de ressortir. Je me dirige vers ma voiture, mes pas rythmés aux cris du gamin. J’ouvre ma portière, prend rapidement mon masque, que j’enfile, et avance vers les deux Crows.
      D’un coup sec, j’éclate la bouteille sur la nuque d’un d’entre eux, qui tombe raide. La bouteille éclatée, elle me servira d’arme blanche.
      Le second, un peu choqué, tente de me mettre un coup de poing au visage. N’étant pas forcément alerte, je me le prend. Pff, j’ai connu pire.
      Je l’embroche sur la bouteille brisée, qui rentre très facilement dans son ventre. Je le pousse au sol, évitant le plus possible de me salir avec son sang.
      Le gamin est au sol, il me regarde apeuré. Trempé du sang du Crow qui git au sol, je lui tends ma main. Il la saisit, et je le relève.

      - Rentre chez toi, et évite les mecs comme eux.

      Je remonte rapidement dans la voiture, et démarre, direction l’entrepôt des Crows. Il va falloir que je parle à ce « Robert ».