La Terre, cœur de l’Univers, s'éveille au surnaturel… Janvier 2016, les méta-humains font leur apparition dans un fracas invraisemblable ; des hommes, des femmes, des enfants, personnes âgées à nourrissons, sont frappés par ce qu’on explique pas, des dons - ou une malédiction ? - qui les cataloguent comme des êtres à part entière, des faux humains, des méta-humains. Le monde entier est touché, nulle exception.

Nous sommes à LibertyTown, aux États-Unis, une ville aux grands enjeux, là où les méta-humains sont recensés en masse. Les médias s’y affolent, jouent des coudes pour avoir les derniers potins, les derniers événements marquants. Un jeu dans lequel tout le monde se plaît de participer, au point d’oublier la question essentielle à cette découverte : quel avenir pour ceux qui finiront par surpasser la race humaine ?

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The Eagle faces the Fly [Ethan Hawke]

  • Gabrielle A. Reyes
    Esprit Libre
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    id01.05.17 17:41
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      C'est sous le soleil hivernal que Reyes se présente au rassemblement. Ayant remercié son taxi avec un petit pourboire, la jeune femme se retourne pour faire face au batiment; une certaine peur au ventre. Contrairement à son habitude, la femme avait laissé veste noire et bonnet au placard, laissant voleter au vent son imposante chevelure blonde presque blanche, contrastant délicieusement avec son teint mât; troquant également son jean délavé contre un ensemble de treillis militaire. Sa veste, laissée ouverte sur le devant découvrait un T-shirt simple et fit d'un blanc immaculé tandis que ses plaques d'identification trônaient fièrement sur son poitrail honorable. Des chaussures de sécurité ainsi que d'imposantes lunettes noires type aviator complétaient l'accoutrement d'une femme arrivant tout juste à la trentaine.

      Reprenant son souffle avant de s'engager dans les lieux, Gabrielle fourra les mains dans ses poches pour tromper le froid environnant ainsi que ses propres frayeurs. Ayant entendu parler de ce rassemblement via certaines de ces connaissances restées à l'armée, elle avait longuement hésité à s'y présenter; de peur d'être considérée comme faible par tous les autres gradés et autres aspirants qui s'y trouveraient sûrement. Car c'était bien de cela qu'il s'agissait : un rassemblement militaire, permettant aux aspirants de se trouver une voie et aux autres de parler de leur quotidien. Il s'agissait peut être de la porte vers une autre carrière pour la jeune femme qui avait quitté l'armée presque 2 ans auparavant suite à son échec chez les SEALS. Prenant son courage à deux mains, elle passe à travers les quelques badauds à l'entrée avant de se diriger vers la salle d'exposition principale.

      Ici et là, plusieurs stands et autres animations avaient été préparées, et plusieurs conscrits détaillaient leurs activités à des curieux avides d'aventure ou à la recherche de repères. Faisant plutôt partie de ces derniers, Reyes se dirigea timidement vers l'un des panneaux détaillant la carte des lieux. Se tenant immobile, elle examinait les choix s'offrant à elle: Armée de TErre, Air Force, Navy... les possibilités étaient particulièrement fournies, mais la Demi Déesse ne pouvait faire son choix. Dans un geste de frustration, elle sortit sa main gauche de la poche de son jean et se frotta le menton, se demandant finalement si reprendre une carrière était bien sage...


    • Ethan Hawke
      Juge
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      id01.05.17 20:36
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        Alors me voilà. Un de ces rassemblements militaires, qui me faisaient si chaud au cœur, autrefois. Maintenant, je n’ai que regrets et dégoût, malgré une petite pointe de nostalgie.
        J’y suis bien souvent invité, mais je n’y vais jamais. Je ne veux plus avoir de relations avec l’armée, et je suis de toutes manière bien trop occupé. Cependant, cette fois, on m’a assuré la présence du général Oliver Thakson. Ce type a été mon mentor, et mon supérieur pendant quelques années. C’est lui qui m’a tout appris, que ce soit en matière de combat, ou ma façon de penser.
        Donc je suis là, mes bottes de combat qui crissent dans la neige. Les mains dans mon long manteau noir, j’avance, vers un attroupement de jeunes soldats. Sans leur prêter attention, je passe devant eux et j’entre dans le bâtiment, entendant mon nom à plusieurs reprises. Apparemment, mes missions n’ont pas été oubliés.
        Le bâtiment est vaste, mais je le connais bien. Je passe devant une femme qui fixe le plan des lieux, et j'avance vers le fond de la grande salle.
        Plus loin, sur un fauteuil roulant, j’aperçois mon ancien général. L’air fatigué, dans une tenue militaire prestigieuse ornée de ses multiples médailles, il lève péniblement le regard, et un sourire sincère se dessine sur son visage. Alors que j’avance, il fouille en tremblotant dans la poche de sa chemise, et me tends mes vieilles plaques militaires.

        - Tu as laissé ça, il y a trois ans, Ethan.

        - J’ai pas l’intention de les reprendre.

        - C’est vraiment dommage. Tu te souviens de l'Égypte ?

        - Ouais. On a explosé des tas de types, et on était que cinq. C’est grâce à tes capacités stratégiques.

        - Non, c’est grâce à ton courage. Tu as foncé tête baissée vers l’ennemi, à chaque fois que nous étions en difficulté, comme si un autre toi prenait le contrôle, un toi guerrier, combattant. Tu es vu comme une légende par les jeunes recrues, ici.

        - Je ne me souviens pas vraiment. Et, les jeunes prennent comme exemple un mec qui massacre sauvagement des gens ?

        - Massacre sauvagement ses ennemis, Ethan.

        - Et tout ça pour quoi ? Pour servir des intérêts d’un gouvernement qui ne te le rendra jamais ? Bordel, général Thakson, c’est vous qui m’avez inculqué les valeurs de protection du peuple, où qu’il soit. Comment vous pouvez encore cautionner l’armée, après les guerres par intérêts, les attentats volontaires sur notre propre peuple, ou, dernièrement, les métas ?

        - Tu mélanges tout, et tu ne comprends pas grand-chose, Ethan. Au moins, ça, ça n’a pas changé.

        - J’aurais pas dû revenir.

        Je tourne brusquement le dos au vieux général, et fait demi-tour. Bordel de merde, quel con. Personne n’est donc intègre, ici ? Je jette des coups d’œil aux gens alentours, et je ne vois que des militaires en désir de carrière, ou des vieux qui racontent leurs gloires à réaliser des actes pour des gouvernements corrompus.
        Je ne suis pas à ma place.

        En observant les alentours, je vois encore la jeune femme, qui fixe le plan. Putain, mais il lui faut combien de temps pour trouver son chemin ?
        Je vais spontanément vers elle. J’ai besoin de me calmer. Alors que j’avance, j’entends toujours des gens chuchoter mon nom. Ça me dérange réellement, j’aime pas être le centre de l’attention. J’arrive proche d’elle. Elle ne détourne pas le regard une seule seconde, elle semble vraiment concentrée sur le plan.

        - Vous cherchez un truc ?


      • Gabrielle A. Reyes
        Esprit Libre
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        id01.05.17 21:31
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          Prise entre ces souvenirs et ces préoccupations, la jeune femme ne remarqua pas tout de suite l'individu qui se tenait à présent à quelques pas d'elle. Ce n'est qu'après quelques instants que la blonde remarqua sa présence. Se détournant brusquement du plan, Reyes retira ses lunettes par politesse, tournant son tronc de quelques degrés pour faire face à l'homme qui la toisait. Visiblement quelque peu agacé, elle le détailla du regard avant d'articuler le moindre mot. Relativement grand et plutôt bien bâti, traits durs et angulaires.Affublé d'un grand manteau noir et de bottes de fonction, l'homme ne semblait pas être des plus tendres. Un regard en biais aux alentours ainsi que les quelques murmures etouffés qui lui parvenaient par l'assistance confirmaient son impression.

          Celui là n'était sans doute pas n'importe qui, avait il été un brillant gradé? Brisant le silence, elle afficha un sourire de politesse avant d'articuler, avec une certaine pointe de retenue:

          " Merci mais... en fait si. Oui, Je cherche quelque chose. Je cherche une raison de m'engager à nouveau et faire partie de ce monde. "

          Se tournant complètement vers son interlocuteur, Gabrielle tendit la main de manière amicale, son sourire poli se transformant en sourire réel:

          " Mlle Reyes, j'ai fait partie de la maison pendant près de dix ans, dans la Navy. Mais j'ai arrêté ma carrière il ya un an à peu près. Disons que je n'ai pas su me montrer à la hauteurs des attentes pour les SEALS "

          Dire les choses ainsi lui était particulièrement difficile mais, d'une certaine manière confortée par l'ambiance des lieux, elle se sentait presque chez elle. Rassurée par cette atmosphère militaire si familière et réconfortante.

          " Mais, je pense que j'ai fini de me lamenter pour cet échec. Je pense que je suis prête à reprendre du service. LA vie civile a ses avantages, mais je ne pense pas que ma voie soit de raccrocher mon arme. Je veux sillonner le monde, écrire l'Histoire à la sueur de mon front. Et l'adrénaline ! HA! Ca commence à sincèrement me manquer, au moins dans l'armée on sait pourquoi et contre qui on se bat, ça change des filouteries civiles ! "

          Sa réserve s'était à présent complètement transformé en enthousiasme, elle renchérit d'une voix enjouée:

          " Je me trompe peut être, mais vous devez être une célébrité non? Vous étiez dans l'armée vous aussi ? "

          Elle croise les bras, toujours le sourire aux lèvres; fixant de ses yeux noisettes l'allure proéminente ce celui qui lui fait face, préssentant une discussion passionnante.

        • Ethan Hawke
          Juge
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          id02.05.17 19:03
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            - Merci mais... en fait si. Oui, Je cherche quelque chose. Je cherche une raison de m'engager à nouveau et faire partie de ce monde.

            La jeune femme me fait face, les yeux cachés derrière ses lunettes d’aviateur. Elle me tend la main, que je serre, alors qu’elle me raconte son passé dans l’armée, et son échec pour entrer dans les SEALS.
            Elle a l’air super enthousiaste à l’idée de revenir, et elle agit comme une jeune recrue. En même temps, elle n’a pas l’air très vieille.

            - Je me trompe peut-être, mais vous devez être une célébrité non? Vous étiez dans l'armée vous aussi ?

            Je soupire quelques secondes, en la fixant. Bordel de merde, comme si j’avais besoin de ça. Encore une jeune qui veut son lot d’adrénaline, en pensant que la guerre est un jeu-vidéo. Complètement déconnectée de la réalité. Néanmoins, il y a une pointe de sincérité dans son discours, ce qui me pousse à répondre.

            - Ethan Hawke, ancien SWAT, ancien soldat et sergent de l’US Army, ancien des forces spéciales, et quelques opérations secrètes à mon actif. J’ai quitté l’armée de mon plein gré, pour différents éthiques. Célébrité certainement, mais pas pour les bonnes raisons.

            Alors que je m’apprête à repartir directement, je la regarde encore un moment. Elle va vraiment rejoindre l’armée, et elle va le faire pour des raisons que ceux pour qui elle va travailler ne partagent pas. J’peux pas laisser le gouvernement pervertir quelqu’un qui a l’air aussi dévouée à protéger son peuple.

            - Bon, Reyes, si j’peux te donner un conseil, ne t’engages pas. L’armée n’est pas réellement ce que tu penses. Mon souhait le plus cher, c’est de défendre les opprimés et les peuples qui sont continuellement trainés dans la boue et mis en danger par les gouvernements sans scrupules. J’ai vu des tas de choses qui me font mettre en doute l’intégrité de l’armée dans la défense des faibles.

            Je prends une petite inspiration, regardant autour de moi d’un air un peu suspicieux.

            - Sache qu’en t’engageant, tu seras la main armée du gouvernement. Et en ce moment, crois-moi que tu vas servir soit de chair à canon face à des métas, soit d’appât pour que le gouvernement en capture et en fasse des armes. Vraiment, rejoindre une société militaire privée est limite plus éthique.

            Je gratte ma barbe quelques secondes, marquant une pause, avant de poursuivre d’une voix grave, mais basse néanmoins.

            - Tu as tords quand tu me dis qu’on sait pourquoi et contre qui on se bat. C’est faux, on ne sait qu’en surface pourquoi on part au combat, les véritables raisons sont bien plus sombres.
            T’as envie de protéger le peuple, non ? Ben crois moi, actuellement, il y a des gens qui œuvrent dans ce sens, dans cette ville, sans forcément l’appui de l’armée, parce que évidement protéger le peuple ça met bien souvent le gouvernement dans l’embarra.


            Toujours en regardant autour de moi, je remarque qu’un petit « bar » a été monté pour les festivités. Bon, au pire, ça doit pas être trop cher..
            Je pointe du doigt le coin.

            - Ecoute, je vais pas pouvoir te parler de tout ça en détails, mais si tu veux qu’on discute un peu plus sur ce sujet, il va vraiment falloir que j’ai ma dose d’alcool.

            En avançant vers le comptoir de fortune, je m’adresse à mon interlocutrice.

            - T’as des bons souvenirs de tes premiers services militaires ?


          • Gabrielle A. Reyes
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              Gabrielle put retenir un léger froncement de sourcils durant la tirade de l'ancien Gradé. Ce dernier avait en effet pas mal de raisons d'être fier, il avait sans douté cotoyé les revers les plus sombes de l'âme humaine et, si elle se permettait un jugement, dirait qu'il en était revenu meurtri. Pas forcément brisé, mais porteur de profondes cicatrices des choses qu'il a vues, vécues, peut être même ourdies. Le sourire enthousiaste de la jeune trentenaire disparaissait peu à peu tandis que l'homme en venait à détailler une partie de ses croyanes, dépeignant les sphères les plus secrètes et les plus confidentielles de l'armée comme une toile d'araignée semée d'embûches et de pièges mortels.

              Se gardant bien de l'interrompre, la femme buvait religieusement le point de vue de celui qui lui faisait face, revoyant malgré elle des images mentales de ses années d'entrainement à la Navy, chacune lui redonnant paradoxalement une certaine nostalgie des temps passés. Lorsque le barbu l'invita à aller prendre un vere un peu plus loin, la blonde se contenta de hocher la tête avant de lui engager le pas. Elle remarqua néanmoins que si l'intéressé c'était caché derrière son besoin d'alcool, le désir de s'éloigner des oreilles indiscrètes devait également constituer une bonne partie dans sa décision de s'isoler. Finement joué car dans cette partie du rassemblement, le brouhaha ambiant était bien plus soutenu, empêchant d'éventuels curieux d'entendre la conversation sans se rapprocher, ce qui les exposerait.

              Commandant une simple bière, la Demi Déesse pris le temps de rassembler ses paroles avant de se lancer:

              " J'ai beaucoup de souvenirs, Sergent. Je me suis engagée comme réserviste dès mes 16ans et entrée dans le service actif à 18. Malheureusement, je n'ai pas un palmarès aussi imposant que le vôtre, mon jeune âge et mon grade ne m'ayant pas permis de rentrer dans le Secret des Dieux. Ma seule opportunité pour vraiment m'élever était de pénétrer dans les forces du SEAL. Mais... ça ne s'est pas fait. "

              Prenant une pause, la femme retira ses lunettes avant de braquer son regard noisette dans ceux de son compagnon de boisson:

              " Nous avons un point en commun ceci dit, nos carrières se sont terminées pour des raisons éthiques, il semble néanmoins que ça s'arrête là. Dites moi, Sergent, comment appelez vous quelqu'un qu ne vit que pour l'action? Vous m'avez dépeint une vision intéressante de l'armée, emplie d'optimisme fataliste, vous semblez vouloir dire que le but de l'armée devrait être de protéger les faibles et les opprimés, mais qu'elle n'est au final qu'un outil dans les mains de lobbyistes peu enclin à l'éthique? "

              Elle s'arrête, portant son verre à sa bouche, en vidant le quart d'un trait avant de reprendre :

              " Vous me conseillez de me diriger plutôt vers des sociétés privées, mais quelle différence en ce cas, si ce n'est qu'à l'armée vous agissez sous le couvert justement du gouvernement? A mon sens cela fait toute la différence. Vous combattiez pour des raisons nobles visiblement, et je respecte profondément cela. Néanmoins, que faites vous des chiens de guerre? Ces individus qui ne s'engagent que pour avoir cette sensation de pouvoir entre leurs mains? Oh certes, ils sont bien rares, et la plupart ne font pas de vieux os.

              Mais parmi les rares qui restent en vie, les meilleurs deviennent des machines à tuer pour le gouvernement, pour qui rien d'autre ne compte que le travail qui leur a été confié. Dites moi, Sergent, ne préférez vous pas voir des chiens dangereux tenus en laisse plutôt qu'en liberté? Je pense que cette question peut d'ailleurs s'appliquer pour ces fameux... Métas vous dites? Peut on vraiment laisser sans aucun contrôle des être qui peuvent, en un tour de main, faire ployer un gouvernement entier ?
              "

              Car c'était ainsi que Gabrielle se voyait, c'était ainsi qu'elle avait été cataloguée chez les SEALS. La femme ne l'avait encore jamais précisé et s'en garderait toujours, mais les raisons éthiques étaient bel et bien les raisons pour lesquelles elle n'avait pas été prise par cette section d'élite. Car si sur le papier elle disposait de toutes les qualités requises pour devenir un membre de la force de frappe américaine, le manque d'éthique décelé par les psychologues et autres tests de personnalité avaient joué en sa défaveur.

              Gabrielle était voué à devenir l'un de ces chiens de guerre, reléguant au placard des idées comme la bienséance et la protection des intérêts de son peuple. Seuls lui importaient cette sensation de puissance, l'odeur de la poudre, la jouissance de l'adrénaline. Elle y avait été accroc, et s'était retiré par peur que cette prédiction se réalise. Mais aujourd'hui... Quelque chose en elle avait de nouveau ravivé cette soif de conflits...

            • Ethan Hawke
              Juge
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                Un verre de whisky, accoudé au comptoir, j’écoute patiemment le point de vue de la jeune fille. Elle est visiblement déçue de ne pas avoir pu continuer son chemin au sein de l’armée. Moi, je pense que c’est une bonne chose.

                - Bien évidemment, le but de l’armée est de protéger les faibles. Mais malheureusement, la main qui la dirige est corrompue, et les actions de notre armée n’a plus de sens.

                Je bois une gorgée de mon verre, me demandant si je devrais bien parler de ça. Après quelques coups d’œil derrière moi, je me décide finalement, le brouhaha incessant, ainsi que les rires gras des recrues masquera mes propos. De plus, l'attention autour de moi semble avoir retombée un peu, ce qui m'arrange.

                - Aux services secrets, toutes mes missions étaient des opérations de démantèlement de dictatures. On agissait dans l’ombre, on donnait des armes et des moyens aux rebelles, pour qu’ils se soulèvent. En soi, ça peut paraître noble, sauf quand tu te rends compte que t’as pas du tout fait ça pour le peuple, mais pour ton gouvernement qui y trouve un avantage, et qui, bien évidemment, laissera le peuple fraîchement libéré dans la merde pendant un certain temps. Je te dis, tu ferais mieux de rejoindre des mercenaires, ou une armée privée. Au moins, tu contenterais ton goût du risque, et tu saurais réellement pourquoi tu te bat.

                Elle reprend la parole, et j’ai un mouvement de recul quand elle parle des chiens de guerre. Sa définition me fait vraiment penser à moi, par moment. Mais, je sais bien que c’est faux. Je défends le peuple, et seuls mes actions comptent, non ce que je peux en tirer émotionnellement.

                - Je préfère voir ces gens en liberté qu’aux mains de tarés égoïstes et corrompus. Et s’ils décident de se défouler tout seuls, je m’en chargerais bien moi-même.

                Je prends une inspiration, regardant une nouvelle fois autour de moi. Toujours ce bruit, mais je commence à flipper. Bordel, si quelqu’un m’entend...

                - Pour les métas, c’est différent. J’suis bien conscient que ce n’est probablement pas des gens qui ont voulu ça, mais ils sont trop dangereux. Il suffit de voir le nombre de mecs qui deviennent dingue avec une arme à la main, alors imaginez avec des pouvoirs aussi destructeurs.
                Je ne pense pas qu’on doit les contrôler, au contraire. Je ne les porte vraiment pas dans mon cœur, mais j’ai aucune envie de voir ces gens utilisés comme des armes. Clairement, ça dans la poche d’un état, c’est rien qu’une bombe nucléaire de plus.


                Je finis mon verre d’une traite.

                - Je ne supporte qu’un type de métas, ceux qui sont conscience de leur dénature, et qui acceptent d’empêcher les leurs de faire du mal aux autres. Définitivement. Et, crois-moi, ça existe.
                Les métas sont des armes avant d’être des humains, et je ne veux pas que d’autres meurtres soient perpétrés contre les faibles, pour que les puissants en tirent encore des privilèges. Il est hors de question.


              • Gabrielle A. Reyes
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                  Une fois encore, l'instinct de Reyes ne s'était pas trompé. le Sergent Hawke avait fait partie des élites de l'armée, dispatché avec une équipe sur les fronts les plus sensibles de l'armée américaine, il avait atteint les sommets de la fonction. Mais comme Icare, l'ancien militaire s'était visiblement brûlé les ailes en volant trop haut dans les hautes sphères, et était ressorti de ses années de services avec une vision balafrée de son uniforme. Meurtri par ses actes, peut être même culpabilisant pour les années qu'il avait donné à la patrie, Ethan Hawke ne semblait plus être qu'un homme aux épaules affaissées par le poids de son passé.

                  Laissant planer quelques secondes afin de préparer sa réponse, Reyes articula après un temps qui lui semblait infini:

                  " Si cela peux vous réconforter, Sergent, sachez que je n'ai aucune idée reçue sur le gouvernement ou encore le véritable rôle de l'armée. Ce qui m'a justement handicapé. Je ne pense pas... non en fait je suis sûre de ne pas avoir l'esprit aussi chevalier que le vôtre. Pour moi les raisons importent peu, et je n'ai pas la prétention de vouloir rendre la vie de qui que ce soit meilleure. Donnez moi des ordres, une cible et les moyens de l'atteindre, et c'est tout ce que j'ai besoin de savoir. Les causes et les conséquences, très peu pour moi.

                  Je suis un Chien de Guerre, Sergent. L'éthique et le sens moral ne sont que des mots que les gens inventent pour se donner des excuses pour justifier des massacres et des génocides. La réalité, c'est qu'il faut que quelqu'un fasse le boulot. Froidement, méthodiquement. Vous parliez de gouvernement corrompu, je vous répondrais que tous le sont; après tout, toutes les puissances du monde se sont bâties sur des milliers, voire des millions de cadavres. C'est ainsi que fonctionne le monde, et tant que les Conflits dureront, il y aura du travail pour les gens comme moi...comme nous
                  "

                  Elle vide sa chope d'un trait, avant de renchérir, affichant cette fois un sourire carnassier, dardant toujours son regard dans celui de Hawke :

                  " Mais en ce qui concerne ces fameux Métas, j'ai cru entendre qu'il n'y a pas forcément de signes avant coureurs, et qu'on est pour le moment pas capables de déterminer avec certitude les gens qui le sont, sauf en cas d'enregistrement volontaire de leur part. Hors, ce système souffre d'une faille majeure: la connaissance de son état. Que feriez vous si, sans le savoir, vous faites partie de ces " armes contre nature " comme vous les appelez, soutiendriez vous toujours leur extermination ? Et si moi, j'en étais une, tenteriez vous de me neutraliser ici et maintenant en connaissant ma manière de penser ? "

                  Sans se départir de son sourire sauvage, la trentenaire se rapproche imperceptiblement de son interlocuteur. Mais cette fois, son regard brille d'une lueur nouvelle, empli d'un curieux mélange de malice et de défi.

                  " Entendons nous bien, Hawke, je ne dis pas que vous en êtes un, et moi même je ne sais pas si je le suis, peut être que oui... peut être que non. En tous les cas, vous devez vous en douter, je ne porte aucun jugement sur votre façon de penser; même si je pense plutôt que leur utilisation comme " super soldat ' serait bien plus productive que de finir comme sujets d'expérience pour des scientifiques adepte de la dissection. "


                • Ethan Hawke
                  Juge
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                  id06.05.17 20:07
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                    Cette gamine commence à me taper sur les nerfs. Je ne m’étais finalement pas trompé sur la première image que je me faisais d’elle. C’est une jeune qui veut son lot d’action et de sang, rien de plus. Préserver, protéger un peuple sans défense ne veut rien dire pour elle. J’ai bien trop souvent côtoyé les gens de son espèce, l’armée en est remplie. Si ils ne mourraient pas sur le champs de bataille, je faisais tout pour qu’ils crèvent lors de la prochaine bataille, même par.. accident. Ce genre de personne ne mérite pas de protéger un peuple. Ce sont des tarés, et je suis même sûr que ça ne les gênerait pas d’officier pour l’ennemi, tant qu’ils tuent.

                    - Le monde fonctionne comme ça, c’est vrai, et si c’est ainsi, alors je suis prêt à le bruler. Il est hors de question que je laisse des gouvernements pourris utiliser des armes pour oppresser des peuples et servir leurs intérêts. Si t’es vraiment ce que tu me dis être, alors enrôle toi, rien ne te gênera, et tu pourras te sustenter des meurtres que tu commettras.

                    Alors qu’elle boit son verre, je continue de la fixer, l’air sévère. Et d’un coup, elle commence une tirade sur les métas. Je mets discrètement ma main contre ma ceinture, cachée par mon manteau. Mon colt y est accroch.. Merde, c’est vrai que je ne l’ai pas pris exprès pour ne pas me faire remarquer. Qu’est-ce que je suis con.

                    - Si j’apprends que je suis un méta, je me servirais de mes pouvoirs pour tuer mes semblables, puis je me tirerais une balle. Si, à cause de mes pouvoirs, je suis dans l’incapacité de mourir par des moyens conventionnels, je me mettrais dans un endroit où personne ne me trouvera, pour y mourir. Il est hors de question que moi, ou les gens partageant ma condition soyons utilisés comme des armes. Les métas ne sont que des abominations, qui ne comprennent pas l’ampleur du problème qu’ils posent.

                    Je marque une pause, la fixant toujours.

                    - Et si tu en étais une, je pense que j’attendrais de savoir ce que tu comptes faire. Si ton désir de sang te pousse à en affronter d’autres, ou si tu es prise d’un patriotisme méta. Dans le second cas, je n’aurais aucun scrupule à t’exécuter, mais pas ici, bien évidemment.

                    Je mime un rire, comme si je venais de dire une blague. Il faut que je protège mes arrières.

                    - Malheureusement je suis un peu trop vieux pour tout ça, et même si l’envie y est, je ne serais pas capable de faire grand-chose. J’ai arrêté les combats depuis un bon moment.

                    J’ai un vif mouvement de recul lorsqu’elle s’approche de moi. Bordel de merde, je suis quasiment persuadé qu’elle cache un truc. Et si c’était vraiment une méta ?
                    J’écoute à moitié ses paroles, réfléchissant à toutes les possibilités sur cette « Reyes ». Or, ses propos, ses mots me font littéralement sortir de mes gonds.

                    - Comment tu oses parler de productivité ? Tu ne comprends pas que ce sont des machines à tuer, que n’importe qui d’entre eux peut décider de faire exploser une école ? Bien-sûr que non ce ne serait pas productif, et ce n’est pas la question. Je préfère voir une menace potentielle morte plutôt qu’en liberté. Et c’est pareil dans un labo, il est hors de question que les gouvernements mettent la main sur ces choses, mortes ou vives.

                    Je tente de me calmer, mais difficile. Je sens que Monarch tente de prendre le contrôle, et là j’ai toutes les chances de me faire tuer si j’ai un comportement étrange. Il faut que je me calme, que je me calme.
                    Je fixe mon verre, les yeux grands ouvert, et le poing serré sur le comptoir.

                    Tout va bien.


                  • Gabrielle A. Reyes
                    Esprit Libre
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                    id08.05.17 1:50
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                      Poings serrés, souffle court et pupilles dilatées. Le Sergent a détourné les yeux pour concentrer toute son attention sur un seul point. Il essaye de se calmer désespérément, comme si le fait de laisser exprimer sa colère pouvait mener à des conséquences dramatiques. Pourtant jusqu'à présent, il n'avait cessé de hausser le ton tout au long des répliques de son interlocutrice. Cette dernière, considérant ce revirement d'attitude d'un oeil interrogateur. Elle pousse néanmoins un soupir désabusé, se contentant de reprendre la conversation comme si rien ne s'était déroulé.

                      " Je respecte votre esprit chevaleresque, Sergent. Mais pour quelqu'un de votre expérience, qui a arpenté, et peut être été à l'origine de certains des plus sombres secrets des USA; votre vision est aussi candide que celle d'un enfant. Bon sang, Sergent, vous savez parfaitement comment fonctionne le monde parce que vous avez été son outil; et vous voulez jeter aux oubliettes les années qui vous ont forgé. Vous foulez du pied la mémoire de ceux que vous avez exécuté en rejettant les idéaux qui vous ont amené à prendre cette décision. C'est comme si vous avez appuyé sur la gâchette un jour, et haussé les épaules le lendemain en déclarant qu'au final vous les avez tués pour rien. Et c'est sans compter la vie de ceux qui ont pris la route avec vous, mais n'ont pas pu arpenter le chemin du retour, diriez vous aussi qu'ils sont morts pour rien ? Qu'ils ont donné leur vie en vain ? Je ne pense pas que vous pensiez comme ça... Et si c'est le cas, demandez vous bien si votre fameux sens moral existe ou s'il n'est au final que le reflet de votre culpabilité de ne pas avoir pu agir plus tôt. "

                      La blonde remue le couteau dans la plaie. Sachant pertinemment qu'elle avait en face d'elle un homme meurtri par les années et son passé, Reyes souhaitait déclencher à nouveau cette flamme qui semblait vaciller au fin fond de son regard et de son âme.

                      " Je n'ai rien contre vous, Sergent. Je trouve juste dommage qu'un membre de l'élite abandonne sa vision pragmatique des choses pour un idéal qui, s'il est beau, se borgne à l'utopisme. On ne peut sauver tout le monde, et si un guerrier prêt à mourir pour ses idées est un adversaire redoutable; un guerrier mort n'est qu'une statistique. Qu'adviendra-t-il des autres que vous voulez protéger de ceux de mon espèce, si vous vous laissez tuer par le moindre petit trou du cul qui passe dans le but de sauver un orphelin ? Réveillez vous, Sergent Hawke, le monde est une chienne que vous devez dompter, mais pour ça il faut des crocs acérés. Les vôtres semblent tristement s'êtres cassés en chemin. "

                      Une pique de plus, tout en laissant planer le mystère quand à " ceux de son espèce ". Se référait elle aux chiens de Guerre ou aux Metas ? L'allusion était volontairement laissée en suspens, en voyant quelle serait sa réaction face à cet appât pour le moins grossier.

                      " Je ne veux pas faire de vous un ennemi, Sergent. Mais s'il faut que je vous secoue pour que vous vous réveilliez de cette léthargie dans laquelle vous vous trouvez... Il se peut que vous ayez quelques surprises de taille, puis assez bas pour qu'il soit le seul à pouvoir l'entendre, et juste entre nous, je ne sais pas si je suis une Meta, mais il est vrai que je vois les choses différemment depuis quelque temps. J'étais une chienne de Guerre avant, maintenant je me dépeindrais plutôt comme...une chienne enragée. "

                      La colère semblait émaner de chaque pore de la peau de l'ancien SWAT et la jeunette le devinait à la limite de sa patience, jouant allègrement avec cette limite pour tenter d'avoir la réaction qu'elle désirait. Cette sensation de Conflits qu'elle chérissait depuis peu, cette énergie électrisante qui éveillaient ces sens ! Tout en restant assise, Reyes avait néanmoins changé ses appuis,se préparant à bondir hors de portée de son vis à vis... ou était ce pour le plaquer au sol dans les minutes qui suivent ? Son regard amusé et son sourire retors étaient pour le moins mystérieux...



                    • Ethan Hawke
                      Juge
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                      id14.05.17 12:55
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                        Ah, enfin.
                        Il était temps qu’Ethan me laisse sortir. Cette abrutie ne fait que jouer avec mes nerfs, et il y a des chances que ce soit une méta. Dans les deux cas, je devrais lui faire comprendre qu’on ne rigole pas avec Monarch.
                        Ethan n’a pas pris de flingue, mais j’ai pensé au couteau, dans ma botte. J’enlève cette mine énervée, et prend un air un peu moqueur, fixant mon interlocutrice.

                        - C’est justement parce que j’ai été son outils que je comprends comment fonctionne le monde, et surtout, comment le briser. Mon but est de détruire toutes ces instances, de trainer les coupables dans la boue, et d’écraser ceux qui font du mal aux opprimés.

                        Un large sourire se dessine sur mon visage. Oh oh oh, je vais m’amuser.

                        - Tu peux en dire autant, toi ? Soldat raté, pas foutu de réussir un examen pour passer chez les S.E.A.L.S ? Ils ne reprendront jamais une minable comme toi, surtout que t’as l’air d’être devenue un peu tarée entre temps. Si par miracle ils te reprennent, ils te vireront vite, face à ton incompétence.

                        J’explose de rire. La mine déconfite de la jeune recrue en face de moi me fait vraiment perdre mon sérieux. Quelle conne.

                        - Pour ce qui est de me laisser tuer par le moindre petit trou du cul, n’y compte pas. Personne ne peut m’avoir, parce que je possède, contrairement à ces idiots, un cerveau et une logique tactique à toute épreuve. J’ai battu bien pire que des débiles avec des lance-flammes au bout des doigts. C’est mon devoir de sauver les autres, et je n’y flancherais pas.

                        Je redemande un whisky, l’air totalement calme. Bon, ça doit certainement trancher avec l’attitude d’Ethan qu'il avait il y a cinq minutes, mais je m’en fiche, je m’amuse bien trop. Une fois servis, je bois le verre d’une traite.

                        - Ah, et comme tu doutes, saches que si tu t’avères être vraiment une méta..

                        Je m’approche et baisse d’un ton pour lui chuchoter à l'oreille, toujours avec un large sourire,

                        -… Je pense que je t’étranglerais de mes mains.

                        Je me redresse, et reprend une tonalité de parole normale.

                        - Parce qu’il est évident que tu te décris comme une malade, et que ça peut-être dangereux si tu en est une.

                        Je regarde autour de moi, et lève la voix pour que les autres entendent au moins un peu. Ah ah ah, qu’est-ce qu’on se marre.

                        - Imagine que tu es, par miracle, enrôlée de nouveau. Et qu’il s’avère que tu es une méta, et que tu pètes un plomb, parce que bon, ça a pas l’air de tourner très rond là-dedans, tu penses pas que ce serait dangereux pour tes camarades ? Allons, tu vas cacher tes doutes au médecins lors de ton entretien ?

                        Je me retiens de rire, la fixant. Je n’attend qu’une chose, qu’elle passe à l’action, qu’elle voit de quoi est fait le Monarch. Parce que moi aussi, j’ai besoin de ma dose de sang.


                      • Gabrielle A. Reyes
                        Esprit Libre
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                        id16.05.17 7:35
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                          " Hell's Already Here if we are living to Die "


                          Le visage de la trentenaire s'était figé de stupeur tandis que son interlocuteur enchaînait menace à peine voilée sur remarque assassine. Plus les mots sortaient de la bouche de l'ancien Sergent, plus les estocs qu'ils assénait étaient précis et blessants, dépeignant une vision pragmatique à mille lieues de son discours d'il y a encore quelques secondes; le tout sur un ton badin et sarcastique contrastant de manière abyssale avec la lourdeur de ses propos, et leur donnant une portée encore plus sombre. Désarçonnée par ce revirement violent de personnalité et de discours, Gabrielle resta silencieuse durant tout le temps de son discours, ne sachant comment ni quoi répondre à chacune de ses paroles. Néanmoins, quand vinrent le tour des menaces, elle reprit consistance à son tour, sentant que cette joute verbale pouvait s'envenimer à tout moment.

                          Contre toute attente cependant, cette reprise de confiance de Hawke, bien que particulièrement inattendue pour elle, lui procurèrent une certaine excitation. Si le but de ces propres accusations avaient également été de le pousser à sortir de ces gonds pour dire exactement ce qu'il avait sur l'esprit et le coeur quand à la situation actuelle, la femme n'aurait jamais pensé que cela mènerait à une telle violence. Violence dans les mots, mais également dans son attitude qu'il semblait d'ailleurs réprimer tant bien que mal, cherchant à attirer l'attention de l'assistance sur eux - et plus précisément sur elle - en élevant le volume sonore. Un coup perfide, mais diablement efficace. Saper le moral de son vis à vis en jouant avec le contexte actuel d'autant plus tendu qu'il s'agissait d'un rassemblement militaire et donc, de facto, qui avait toutes les méfiances du monde sur la question des métas. Nul doute que si un méta avéré  et notable s'était montré, il aurait été embarqué séance tenante sans autre forme de procès qu'une jolie nouvelle paire de bracelets... et sans doute quelques bleus dans le meilleur des cas.

                          Toutefois, Gabrielle  se contenta de glousser pour désamorcer la situation vis à vis des quelques rares qui auraient pu tendre l'oreille suite à la remarque du Sergent:

                          " Oh vous savez Hawke, vu tout ce qui se passe en ce moment, la plupart des gens se demandent si le monde lui même n'est pas devenu fou. Mais heureusement que l'armée est là pour nous défendre, et en plus si j'étais vraiment une méta, ce n'est pas ça qui empêcherait le fleuron de notre  armée de me mettre le grappin dessus, après tout que pourrait faire une femme seule contre un régiment entier? Il faudrait être fou pour venir ici. "

                          Fadaises. Fadaises. Fadaises. Mais pour désamorcer un conflit avec des hommes, rien n'était plus efficace que de jouer deux cartes maîtresses que la femme avait appris à manier avec maestria durant son temps à l'armée : Flatter l'égo, le patriotisme et la virilité.  Elle se douta néanmoins que cette parade n'était pas suffisante pour détourner la méfiance du Sergent, bien qu'elle suffisait sans doute pour désintéresser les oreilles indiscrètes. Affichant à nouveau sourire, de défi cette fois, la trentenaire reprit:

                          " Certains veulent simplement voir le monde brûler. Je ne suis pas là pour vous faire la morale, après tout c'est vous le vétéran Sergent. Et puis sincèrement, les raisons pour lesquelles vous vous battez, en vérité, je m'en cogne. Tant que vous vous battez. Parce que c'est de ça que sont faits les vrais soldats. Des tripes et du sang. Nous somme faits de la même Pierre, Hawke. Nous n'avons pas de repères. La seule différence c'est que je fais avec et que je ne me voile pas la face, contrairement à vous qui cherchez à légitimer votre soif de sang par une vertu à la mords moi l'noeud. "

                          Elle reprend un verre à son tour, qu'elle sirote avant de renchérir :

                          "  Et gardez vos belles menaces pour vous, Sergent. Vous savez comme moi que ce n'est pas une bonne idée de se foutre sur la geule ici et maintenant. Non pas que ça me dérangerais, mais vous risqueriez de déchanter, et nous ne voudrions pas que l'icône du soldat au grand coeur balafré par les épreuves de la guerre, déjà considéré comme un paria et adepte de la théorie du complot s'attaque à une belle jeune femme sans défense  venue se renseigner pour faire à nouveau son devoir de citoyenne en ces temps de grands troubles pour notre nation ? Il n'y a pas que des militaires ici,mais aussi quelques journalistes et des civils. Je vois d'ici les gros titres, imaginez : Un ex soldat gradé souffrant de PTSD accusé de tentative d'homicide sur une femme pendant un rassemblement militaire. Nul doute que vous feriez les choux gras pendant un moment, tandis que l'armée me paiera grassement pour vous couvrir et pour mon silence. Argent que j'accepterais bien sûr moyennant quelques zéros sur le chèque. Et si ce n'est pas eux, ce sont les journalistes qui me paieront pour mon histoire. "

                          A son tour de pouffer de rire à présent. Mais cette discussion prenait déjà un tour des plus affriolants. Alejandra étant même à deux doigts d'inviter le Sergent à régler ça ailleurs...