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Of Fists and Blasts

  • Gabriel Anson
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      Gabriel Anson
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      Gabrielle A. Reyes




      Milieu de la nuit
      Beta - Somewhere

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      Deidara n’en pouvait plus, et son appartement, aussi spacieux soit-il commençait à faire pâle figure.
      Maudit soit ces attentats qui avaient ouvert la chasse aux poseurs de bombes. A peine un « BANG » retentissait dans la rue et c’était la débandade. Les gens hurlaient et les flics rappliquaient dans les minutes qui suivaient.

      C’était la raison pour laquelle, il avait dû mettre de côté sa passion quelques temps, ou du moins, il avait essayé. Le fait est qu’il était… Dépendant. Accro’. Comme s’il s’était essayé à une putain de drogue, et ses crises de manque devenaient… Destructrices. Outre ses meubles qui subissaient ses fréquentes sautes d’humeurs, il en était arrivé à un stade où pratiquer son art entre les murs de son chez lui semblait une idée relativement sensée.

      Et voilà comment il en était arrivé là, les sonos de son appartement poussées à fond, ses basses faisant vibrer le sol et les murs sur le rythme de sa playlist Hard Rock. Il fallait bien ça pour étouffer le bang sonore des petites explosions qui retentissaient à intervalles réguliers.
      Le problème était que l’artiste était encore en phase expérimentale. Son pouvoir était loin d’être stable, et réussir à le manipuler était chose encore ardue pour lui. Sans compter les longs et pénibles jours durant lesquels il n’avait pas eu l’occasion de s’exercer… Et bien, voilà comment il avait à présent une cuisine ouverte sur la salle de bain… En plus de la chambre donnant sur le toilette, ce qui n’était pas une mauvaise chose en soit, deux portes en moins à ouvrir lorsqu’on a la vessie pleine, c’est plutôt un avantage non ? Quoi ?! on appelle ça positiver.

      Un long soupire passa les lèvres du blond qui suivait du regard les morceaux de plâtre tomber un à un sur le plan de travail de sa cuisine hors de prix. Il ramassa son portable pour éteindre la musique et alla emballer son matériel. Ça avait assez duré, il fallait qu’il sorte. Il avait besoin faire partir quelque chose en fumée, quoi que ce soit.

      Il attrapa son sac à dos réversible, un extérieur noir, un intérieur rouge, qu’il pouvait retourner comme bon lui semblait. Pratique quand on devait échapper à une description donnée par un témoin. L’androgyne enfila ensuite un gilet, ses mitaines en cuir, un keffieh gris et noir et ses converses avant de sortir en jogging, le sac sur l’épaule et de fermer à clés derrière lui.

      Pas moyen de prendre sa moto ce soir, il aurait à marcher ou prendre les transports en commun, ce qui honnêtement, l’emmerdait royalement. La nuit était déjà tombée, et le vent était plus frais qu’il ne l’aurait crû. Hors de question cependant de remonter les presque 30 étages qui menaient à son loft, ascenseur ou pas, c’était bien trop long. Un petit sacrifice nécessaire pour avoir une vue imprenable sur la ville.  

      Son périple commença donc ainsi, les mains fourrées dans les poches de son gilet, capuche sur la tête pour garder un maximum de chaleur, et permettant de cacher ses longs cheveux blonds aux passants des quartiers mal famés. Combien de fois se faisait-il siffler dans la rue par des attardés incapable de faire la différence entre un homme et une femme. Très bien, le blond était de mauvaise foi. Il y avait de quoi se confondre, et il aurait dû être habitué avec le temps. Et pourtant, se faire appeler « jolie gonzesse » ou « mademoiselle » le foutait toujours en pétard, peu importe ô combien il était « charmante. »

      Enfin, l’artiste arriva à bon port. Bêta, quartier sous la main des Crows, plus malfamé, tu meurs. Entendre un boom par ici était cependant moins exceptionnel ici qu’en plein Alpha, Gamma ou Epsilon. Les coups de feu allaient bon train dans les rues, entre règlements de comptes et coups fourrés, ça n’était pas un petit « Bang » qui faisait peur aux habitants de ces quartiers. C’est donc ici que choisit de se retrancher Gabriel. Il avait besoin de se détendre, de se changer les idées, et plus important encore, de s’entraîner. Il lui fallait trouver un endroit relativement isolé, loin des ruelles passantes et des bordels pas cher.

      Encore quelques minutes de marche, et Hallelujah, il avait un spot. Un vaste et désert hangar ( Qui faisait pâle figure si vous voulez son avis. ), quoi de mieux ? Bon, ça résonnerait un peu, et pour être franc, l’artiste n’était pas convaincu que la structure était stable, mais il une chose était sûre, le blond avait assez marché pour la soirée.

      Il laissa la bandoulière de son sac à dos glisser de son épaule et rattrapa ce dernier avant de l’ouvrir et de déballer ses affaires. Il avait par habitude empaqueté ses différents combustibles favoris mais finalement, il était presque certain de ne pas déclencher un incendie ce soir, peu importe ô combien il était frustré. Il était là pour travailler son art. C’est donc sa sacoche d’argile qu’il sortit. Il n’avait pas emporté plus d’un kilo de matière, mais il était certain d’avoir assez pour ses projets de ce soir.

      L’androgyne enleva ses mitaines et les posa sur le sol légèrement humide avant de s’y asseoir en tailleur. Il échauffa lentement les articulations de ses doigts fraîchement manucurés, les ongles peint d’un aubergine sombre, en observant d’un œil attentif les bouches se trouvant au creux de ses paumes de mains. Elles prenaient chacune de longues gorgées d’air, langue dehors, se léchant et mordillant les lèvres, visiblement soulagées d’être libérées de leur prison de cuir. Il devait bien l’avouer, il était toujours fasciné par ces dernières. Voir de nouveaux organes apparaître sur son corps avait été toute une aventure, mais maintenant qu’elles y étaient, il sentait qu’elles y étaient à leur place, d’une certaine manière.

      Deidara attrapa son sac d’argile, le posa entre ses jambes, et laissa sa main droite mordre dans la pâte blanchâtre. Il réitéra l’opération avec la main gauche et ferma les yeux pour se concentrer sur la mastication. Lentement, il imprégnait la terre malléable de sa salive, et après une trentaine de secondes, il laissa sa main droite recracher la boule blanche qu’elle avait formée, pour sculpter la première chose qui lui traversa l’esprit. Une petite souris blanche prit forme entre ses mains en l’espace d’une dizaine de secondes, avant qu’il ne la pose délicatement devant ses pieds.

      C’est maintenant que venait le vrai travail. Tandis que sa main gauche mâchonnait sans y mettre beaucoup d’énergie, l’artiste avait l’oeil rivé sur sa création. Il attendait quelque chose d’elle, il attendait qu’elle prenne vie. Pas d’elle-même non, c’était lui qui devait la guider. La faire sauter était instinctif, il n’avait aucun mal à créer l’explosion. La faire bouger était une autre paire de manches, mais il y parvenait, avec de l’entraînement. Il était juste un peu rouillé, voilà tout.

      La queue bougea en premier, puis les oreilles, et enfin la tête. Le corps suivit, et voilà que la petite création était en mouvement. Appelez moi Dr Frankenstein ! Le sourire triomphant qui étirait les lèvres du blond ne cessait de croître alors qu’il faisait trottiner sa créature dans le hangar.
      Après quelques instants de ce petit jeu, il se redressa légèrement, le lâchant pas des yeux la sculpture qui galopait avant de prendre une longue inspiration.

      - L’Art… Est explosion. Se murmura-t-il à lui même.

      Et l’explosion fut, illuminant quelques millisecondes le hangar désert, résonnant et faisant vibrer l’artiste dans un frisson qui lui remonta le long de l’échine. Le rythme de son cœur s’était accéléré dans l’excitation du moment, et il relâcha alors son souffle, laissant s’évaporer avec ce dernier toutes les petites irritations du quotidien.
      Dieu tout puissant, s’il y en avait un ; Que c’était bon. Comment avait-il pu s’en passer, ne serait-ce que quelques jours ? Ça semblait impensable pour le jeune homme, qui recracha enfin la seconde boule d’argile, tout en remplissant de nouveau ses bouches vides. C’était un oiseau qui prenait forme cette fois-ci, bien moins réaliste que l’avait été le rongeur. Il laissait ses doigts glisser lentement sur la pâte, créant les courbes désirées, lissant délicatement les arrêtes, jusqu’à ce qu’il fut satisfait de son petit chef d’oeuvre stylisé, qu’il posa de nouveau devant lui.

      Il le regarda sautiller quelques secondes, le fit battre des ailes et l’observa tenter de s’élever avec maladresse. S’il n’avait pas était aussi submergé par l’instant, il aurait sûrement entendu les pas qui s’approchaient lentement, il aurait écouté son instinct, ses sens, lui criant qu’il n’était plus seul. Mais il était seul dans son petit monde, lui et son art uniquement. Le sourire qui trônait sur ses lèvres ne faiblissait pas et son regard brillait d’une lueur presque maniaque lorsque le BANG retentit de nouveau, l’inondant de ce sentiment d’exaltation qui lui était terriblement addictif.

      - Magnifique, hm.











      Spoiler:
       
    • Gabrielle A. Reyes
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        Genesis - EspritLibre
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        Une colère sourde. Un désir de se nourrir de la violence. Une soif insatiable semblant surgir du fin fond des âges. Une voix immémoriale qui l'appelle du plus profond de ses entrailles. Et cette faim. Cette faim dévorante. Cette obsession mirobolante. Ce soir, Reyes n'était plus vraiment elle même. Ces derniers jours, il lui semblait que l'Appel qui résonnait en elle se faisait de plus en plus fort, réveillant des désirs incontrôlables que rien ne semblait pouvoir satisfaire si ce n'était un désir de voir le sang couler. Elle qui d'habitude se révélait suffisamment compétente pour réprimer avec succès ses accès de colère, avait de plus en plus de mal à refréner ses ardeurs et ses instincts les plus basiques jusqu'à commettre l'irréparable.

        Mise à pied par son travail pour avoir dérapé lors d'une intervention de Sécurité, la blonde avait passé les deux derniers jours cloitrée dans son appartement à Alpha, tentant tant bien que mal de comprendre les changements qui s'opéraient peu à peu dans sa façon de penser; et si les anxyolitiques et autres moyens plus exotiques d'apaiser ses humeurs avaient plus ou moins marché dans les premiers temps, ils ne s'avéraient plus suffisant pour réprimer ses ardeurs belliqueuses. Et c'est ainsi qu'un pauvre adolescent avait fait les frais de sa colère destructrice, lui valant sa mise à pied. L'adulescent, avec du recul, n'avait effectivement pas mérité le passage à tabac en règle qu'elle lui avait administré avec le plaisir le plus sadique qui soit. Et tandis que ces poings se déferlaient avec force sur sa pauvre victime, il lui avait semblé que sa faim s'atténuait avec chaque phalange qui s'écrasait sur la chair à vif. Chaque mouvement semblait résonner d'un plaisir malsain, étanchant peu à peu son besoin d'affrontement. Rendue euphorique par l'adrénaline générée par cette démonstration de violence et de chaos pur, Alejandra n'avait perçu que par bribes la suite des évènements, trop occupée à savourer la sensation de jouissance et d'extase que lui avait procuré ce bref instant. Elle revoyait deux de ses collègues l'empoigner avec difficulté malgré leur force physique impressionnante, elle revoyait le regard hagard du gamin alors que la bouffée de plaisir lui avait procuré des tremblements de joie, tel un junkie qui prend son fix salvateur. Et elle avait besoin de sa nouvelle dose.

        La faim était revenue. Plus féroce encore qu'elle n'avait jamais été. Alors, pour la satisfaire à nouveau, l'ex-militaire avait choisi le quartier le plus sombre de toute la ville de Liberty Town. Beta, sous le joug des Crows, baignait dans le sang de ses propres habitants; se repaissant sans vergogne de tout l'espoir et des rêves brisés des laissés pour compte. Ici et là, des pauvres hères erraient sans but précis, le regard perdu dans le vague et la déception, tandis que les lampadaires crasseux baignaient de leur lumière blafarde la déchéance dans son aspect le plus sale. Mais en cette nuit de Novembre, une femme marchait seule dans les rues, sa longue crinière d'un blond presque blanc ballotant au gré de la brise du soir. Engoncée dans une veste noire sur un Tshirt blanc, elle  était affublée d'un jean près du corps laissant deviner des formes menues mais honorables, tandis que son regard noisette ornait un faciès au teint exotique. Gabrielle avait choisi d'attirer l'attention des mâles en quête d'une proie facile, et délibérément enfilé une tenue avantageant ses attributs féminins. Mais jusqu'à présent, seules les remarques salaces avaient fusé sur sont chemin, sans la moindre tentative d'approche cavalière justifiant une réponse musclée.

        Supposant qu'il s'agissait là de la peur d'agir en pleine rue principale, Reyes bifurqua dans les ruelles désertes avant de déboucher, après quelques minutes de pérégrination dans la pénombre, sur une série d'hangars et autres entrepôts désaffectés à première vue. Poussant un soupir résigné, elle se prépara à tourner les talons lorsque les premières détonations se firent entendre. Immobile, la femme tendit l'oreille, détectant sans mal le hangar concerné. S'en rapprochant furtivement, elle risqua un regard à l'intérieur, s'attendant à se retrouver face à un énième règlement de comptes. Quelle ne fut sa surprise lorsqu'elle décela, à travers la faible luminosité du lieu, une unique silhouette éclairée par intermittence par les détonations. Après s'être assurée que l'individu était bien seul, elle se rapprocha en tentant de faire le moins de bruit possible, couverte par les explosions assourdissantes réverbérées par les murs et alors qu'elle ne fut qu'à une dizaine de mètres de l'autre, elle pu le détailler: fin, d'allure androgyne aux longs cheveux couleurs des blés. L'homme ne semblait pas avoir d'outils explosifs dans les mains et pourtant, elle avait bien vu des explosions près de lui.

        Néanmoins, aveuglée par la faim qui se faisait de plus en plus pressante, elle ne se soucia guère de la cause de cela; se contentant de sortir de son couvert avec de se placer, immobile, derrière lui. Le pauvre était seul, dans un lieu désert en plein coeur du quartier le plus pourri de toute la ville, où le gang principal était connu pour sa violence et sa brutalité, s'il lui arrivait malheur; ne pouvait on blâmer autre chose que la funeste destinée ? Se laissant complètement aller à sa quête de conflits, elle se contenta de le défier avec un sourire carnassier, en déclarant d'un air moqueur et intelligible:

        " Eh bien, eh bien, qu'avons nous là? On joue avec des explosifs mademoiselle ? On ne t'a donc jamais dit que c'est dangereux de traîner seule dans des lieux peu fréquentés? il pourrait t'arriver des bricoles par très jolies... "

        Se tenant prête à bondir, elle attendit patiemment la répartie de l'autre. Homme ou femme, cela ne faisait aucune différence. Malheureusement pour cette personne, elle allait connaître le courroux d'un Chien de Guerre...

         
         
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      • Gabriel Anson
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          " Eh bien, eh bien, qu'avons nous là? On joue avec des explosifs mademoiselle ? On ne t'a donc jamais dit que c'est dangereux de traîner seule dans des lieux peu fréquentés? il pourrait t'arriver des bricoles par très jolies... "

          Très bien, il avait été négligeant. Cette voix au timbre doux et pourtant aux intentions si vicieuses le réveilla de son extase et fit se raidir son corps tout entier, tant elle était proche de lui. Avoir quelqu’un qui vous souffle des menaces à peine déguisées sur la nuque n’était jamais bien agréable, croyez-le. Pas lorsqu’on était pris par surprise en général.

          Avant même de s’en être rendu compte, l’androgyne avait balayé du regard la totalité des lieux et les avait mentalement détaillé, tandis qu’il se mordait la langue dans une grimace colérique. S’il devrait cracher sur quelqu’un, il préférait nettement le faire en face à face, et non dos à son opposant. Impossible cependant de tenter une esquive rapide, pas dans sa position actuelle. C’est donc avec lenteur qu’il décroisa les jambes, retenant le flux acerbe qui menaçait de sortir de ses lèvres à tout moment.

          Mais quel toupet, venir l’emmerder jusqu’ici, alors qu’il prenait enfin son pied pour la première fois depuis des jours ! Le blond sentait la rage monter en lui à une vitesse fulgurante, tandis qu’il se relevait lentement, toujours dos à l’inconnu(e) qui épiait certainement le moindre de ses faits et gestes.  Dans son mouvement, l’artiste avait ramassé sa sacoche et une fois debout, il fit deux pas en avant, pour se retourner afin de faire face à la vermine qui semblait décidée à pourrir sa soirée.

          Et quelle vermine ! L’étonnement se lu clairement sur son visage, tandis que ses yeux détaillaient les traits harmonieux du visage la jeune femme qu’il avait en face de lui. N’allez pas croire qu’il abandonnait l’idée de laisser exploser sa frustration, sans mauvais jeux de mots, parce qu’il se retrouvait face à lui un joli minois. Mais honnêtement, mettez-vous à sa place, en dix neufs années, c’était la première fois que le blond se retrouvait dans cette situation et que le connard en question était en fait une connasse.
          Le charmant timbre de sa voix aurait dû lui mettre la puce à l’oreille, mais par habitude, l’androgyne s’était attendu à faire face à un homme.

          C’est alors que l’énormité de la situation le frappa enfin. Il venait se faire emmerder par une gonzesse. Si son regard ne brûlait pas d’une colère évidente, le sourire moqueur qui apparu sur les lèvres, accompagné de son rire chantant aurait pu laisser croire qu’il n’était pas sur le point de piquer une colère. La situation se prêtait tout de même au rire, il avait là une damoiselle vêtu d’un jeans moulant qui soulignait parfaitement son galbe naturel, et d’un haut blanc suffisamment près du corps pour qu’on puisse apprécier la courbe de sa poitrine, qui venait l’avertir des « bricoles » qui pourrait lui arriver seul« e » dans ces rues mal fréquentées. Messieurs dames, c’est ce qu’on appelle l'hôpital qui se fout de la charité.

          - Et pourtant, voilà que la bricole qui me tombe dessus se trouve être des plus ravissantes. Ironique n’est-ce pas ? Mais dis moi un peu ma jolie, n’es-tu pas seule ?

          Son timbre de voix avait dû à présent effacer tous doutes concernant son sexe, les femmes étaient généralement moins idiotes que les hommes lorsque se posaient de telles questions. Disons simplement qu’elles pensaient avec ce qu’elle avait dans la tête, et non entre les jambes.

          Le blond accrocha sa sacoche à sa ceinture, sur sa hanche droite et toisa la blonde de son regard perçant. Peut-être ne l’était-elle pas, seule. Il se devait de rester vigilant aux sons qui l’entourait si il ne voulait pas se retrouver face à tout un groupe, ce qui pourrait s’avérer être problématique.
          Étrangement, quelque chose en lui grondait d’une voix sourde «  Ne t’approche pas. » mais eh, ce n’était qu’une fille. Il s’avança alors d’un pas assuré, le menton relevé dans un signe d’arrogance clair malgré sa petite taille, pour venir lui siffler au visage.

          - Une jolie blonde avec de jolies courbes qui traîne seule dans les rues, à une heure tardive et qui pousse jusqu’aux endroits désafectés, suivant le résonnement des explosions. Vois-tu j’ai ma petite hypothèse là dessus. Tu es la seule ici à chercher les emmerdes mademoiselle. Il pourrait t’arriver des bricoles pas très jolies.

          Un ricanement moqueur accompagna ses derniers mots empreint d’un sarcasme évident. C’était presque suffisant pour apaiser un peu la colère qui bouillonnait en lui, mais non, il avait besoin de la laisser exploser, d’autant que faire une tête de moins que cette gonzesse ne l’aidait pas à retrouver son calme. En parlant d’explosion, le blond jeta un bref regard à ses mitaines en cuir, reposant sur le sol à quelques centimètres de là. Il les aurait bien remise, si ses tripes ne se tordaient pas comme elles le faisait actuellement. C’est à cet instant que l’artiste se dit qu’écouter son instinct n’était peut-être pas une si mauvaise idée. Un bref balayage visuel aux alentours confirma qu’ils étaient toujours seuls, l’un en face de l’autre, et pourtant cette petite chose en lui criait continuellement « Danger !»
          C’est seulement alors qu’il reporta son regard sur la blonde, se disant qu’il avait certainement commis une erreur, et qu’il était trop tard pour reculer à présent.









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        • Gabrielle A. Reyes
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            Of Fists and Blast #Gabriel Anson  

            Il glisse un regard de travers et le temps suspends son cours. Les sens exacerbés par l'adrénaline, le corps de l'ex-militaire semble totalement relâché, léger et fluide; se préparant à la confrontation à venir. Le souffle de la blonde ralentit tandis que ses pupilles se contractent et que les environs se font plus distincts. Elle se sent comme dans de la ouate, enveloppée par cette sensation provenant du plus profond de son être et devenant de plus en plus familière alors qu'elle s'abandonnait à son goût pour le Conflit. Ses nerfs, mus par cette énergie nouvelle, semblaient résonner au diapason de sa volonté toute entière d'en découdre avec cet énergumène arrogant malgré sa tête de moins que son interlocutrice...Puis vint le moment fatidique.

            Alors que son regard se redirigeait à nouveau vers elle, le poing droit ganté de la trentenaire fusa sans aucune retenue, s'écrasant avec toute la force dont elle était capable sur la joue gauche de son vis à vis. Et tandis même que son membre rentrait en contact avec la chair de l'autre, le déclic retentit à nouveau. Un déferlement d'énergie, comme si l'univers lui même approuvait son acte l'emplissant d'un pouvoir incommensurable.

            Ce n'est maintenant plus du défi que l'on peut voir dans ses yeux, mais une joie immense, proche de la jouissance. Le mouvement était parfait, presque artistique, et d'une voix pleine de défi, elle s'exclaffe entre deux gloussements:

            " Tente ta chance, bébé. J'espère au moins que tu vas pas finir trop vite, je viens de commencer. "

            Le dernier mot était particulièrement appuyé, et la provocation des plus manifeste. Imperceptiblement, elle change ses appuis, prête à bondir à l'assaut une nouvelle fois. Ce soir, ça soif commençait tout juste à s'étancher. Sans demander son reste et prise par son élan, Reyes ne s'arrête pas, contorsionnant dans le but de faire une rotation complète du bassin, son pied gauche formant un arc de cercle parfait dans les airs, débouchant sur un high kick du plus bel effet, au niveau de la tempe de sa victime du soir.

             
             
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              Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’encore une fois, l’artiste devait une fière chandelle à ses bons réflexes. Le poing arrivait sur lui à une vitesse fulgurante, à tel point que sortir de sa trajectoire était une option qui ne se présentait plus. Ses bras étaient déjà en mouvement, et vinrent se placer devant son visage quelques millisecondes avant l’impact. Puis vint le choc. Sa vision devint trouble et cette sensation d’engourdissement... La vâche, il avait l’impression d’avoir été heurté par une voiture.
              C’est la voix de la damoiselle qui le ramena à la réalité, accompagné de ce goût ferreux qui envahissait sa bouche, semblant prendre plaisir à titiller l’ensemble de ses papilles.

              " Tente ta chance, bébé. J'espère au moins que tu vas pas finir trop vite, je viens de commencer. "

              Petite garce. Il faut dire qu’elle avait un sacré coup de poing, aucun doute que sa mâchoire ne serait pas restée dans son axe s’il avait prit le coup de plein fouet. La prudence était de mise, et alors que le blond reprenait encore ses esprits, encore trop sonné pour penser à former une phrase coérente, ou répondre avec virulence, son adversaire reprenait les hostilités.
              Hors de question de se faire avoir une deuxième fois, si il prenait un coup de face, il était presque certain qu’il ne s’en relèverait pas.
              Il s’accroupit rapidement pour passer sous ta jambe en plein mouvement, et en profita pour te crâcher le sang qu’il avait en bouche sur celle qui te maintenait en appuis au sol, éclaboussant ainsi ta baskette et le bas de ton jeans.

              N’attendant pas son reste, l’androgyne s’éloigna dans une pousée et recula d’une bonne dizaine de mètres pour se mettre en garde. Au vu de la fureur qui avait pris place sur le visage de la damoiselle,  elle ne semblait pas prête à se calmer, et Deidara n’allait clairement pas l’aider. Il avait prit un sacré coup, malgré sa parade, l’intérieur de sa joue avait été fendu par ses dents, et il aurait sûrement un bel hématome violacé d’ici deux jours. Sur. Son. Visage. Fort heureusement, la sauvageonne avait frappé le côté gauche de sa face, sa longue mèche blonde pourrait alors cacher le carnage qui allait apparaître sur sa peau, mais tout de même. Sans parler du fait que ça allait faire un mal de chien.  

              Le blond laissait ses mains s’ouvrir puis se refermer en poings, un geste qu’on aurait pu croire nerveux, ou même colérique, bien qu’il ne mettait aucune force dans l’action. Non pas qu’il n’était pas en colère, et il avait les nerfs, c’est peu dire. Mais tout ceci se lisait ouvertement sur son visage.
              La fureur dans le regard, le nez plissé et la grimace sur ses traits.
              Le mouvement de ses mains n’était ni dû au stress, ni à la colère.  Les bouches à l’intérieur de ses paumes mâchaient en réalité l’argile qu’elles refermaient depuis quelques minutes maintenant, tandis qu’un large sourire prenait place sur les lèvres de l’androgyne.
              La prévision de ce qui allait venir le rendait euphorique. Jamais encore il ne s’était servi de son don sur quelqu’un. Pas intentionnellement en tous cas. Et voilà que l’occasion se présentait, alors qu’il était au maximum de sa frustration. Son rire résonna dans le vide du hangar, tandis qu’il toisait la jeune femme d’un air hautain.

              - Alors, c’est tout ce que tu as, hm ? Une frappe de fillette accompagnée d’un cerveau de cochon d’inde ? Et c’est avec ça que tu comptes me finir ? Tu vas goûter à mon art princesse, on verra comment tes petites phallanges le supporteront.









              Spoiler:
               
            • Gabrielle A. Reyes
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                Comme le destin pouvait se montrer joueur... Alors que son pied retrouve calmement le plancher des vaches, la blonde observe le filet de sang qui s'écoule tristement du faciès de son vis à vis. Malgré son apparence frêle et sa propension à avoir toujours un mot plus haut que l'autre, le freluquet avait éveillé l'intérêt de la femme dont le regard oscillait à présent entre la surprise et l'intérêt. A première vue l'individu paraissait bien jeune, Reyes lui donnant au maximum a peine plus de la vingtaine, et pourtant non content d'avoir suffisamment de réflexes pour parer un coup d'une militaire entraînée; il l'avait encaissé sans gros dommages apparents, se payant même le luxe de pouvoir continuer à vociférer des menaces et à se mouvoir quasiment sans aucune difficulté malgré le punch pourtant habituellement assommant de la belle blonde.

                Ne répondant pas tout de suite à la nouvelle pique de sa victime du soir, elle se contenta de baisser les yeux sur ses mains, qui semblaient agitées comme s"il malaxait quelque chose. Rage ? Excitation? Ou autre chose? C'est alors que ses sens attirèrent son attention sur un détail qu'elle n'avait jusqu'à lors pas relevé: il n'y avait aucune odeur de poudre dans les environs. Et un bref regard dans le dos de l'autre ne lui permis pas de déterminer avec certitude s'il y avait quelque appareil ou matériel particulier dans les lieux cause de la pénombre. Les neurones de la trentenaire se mirent donc à émettre une hypothèse qui paraissait saugrenue... mais pourtant plausible. D'une voix hésitante,elle lanca :

                " Tu t'amusais avec des explosifs tout à l'heure non? J'ai cru qu'il s'agissait de pétards, mais il n'y a aucune odeur de poudre, et je ne vois pas spécialement de matériel adéquat pour les autres types d'explosif dans le coin. Tu t'es pris une mandale de plein fouet, et t'es à peine groggy bien que bâti comme une crevette rachitique, là où des armoires à glace on vacillé quelques secondes après un coup pleine face... Donc soit t'es beaucoup plus solide que tu ne parais... Soit tu me caches quelque chose? "

                L'hésitation dans son timbre de voix avait fait place, peu à peu lors de son monologue, à un ton apaisé, calme. Toute trace de provocation avait disparu, laissant la place à une résolution placide et impitoyable. Ce gamin était plus que ce qu'il ne semblait être, et ce qui lui semblait être une simple formalité prenait à présent des proportions infiniment plus délicates. Si comme elle le soupçonnait il était un méta, alors qui sait quels pouvoirs il pouvait détenir ? Cette fois ci, Gabrielle ne pouvait se contenter de jouer avec ses proies comme d'habitude, il lui fallait être totalement présente, garder son sang froid dans le conflit.

                Oui, elle pouvait le sentir bouillir au plus profond de son être, cette sensation qui fourmillait dans ses membres, l'enveloppant dans un cocon nimbé d'euphorie et d'excitation. Elle pouvait sentir ce formidable afflux d'énergie la traverser de parts en parts, nourrissant sa détermination et ses propres capacités. Et alors, sans qu'elle ne puisse s'en rendre compte, son regard d'habitude noisette terne, pris une légère teinte rouge lumineuse, signe que quelque chose venait de s'éveiller en son être.

                Gabrielle en voulait plus. Elle n'en avait pas assez. Et d'une voix gutturale plus proche du hurlement bestial que de celui d'une femme, elle s’époumona :

                "
                MONTRE MOI CE QUE TU SAIS FAIRE
                "

                Reyes s'élança sans demander son reste, franchissant la distance qui la séparait de l'autre en un rien de temps. Son genou gauche fusa telle une fusée vers le sternum de son vis à vis, muni d'une volonté d'en découdre inébranlable. Son sourire n'était plus sarcastique, il était à présent carnassier et... gourmand ? Et alors qu'elle se laissait porter par son désir de bataille, Reyes allait pouvoir déployer le plein potentiel de sa soif de guerre, sans craindre de briser son nouveau jouet.

                Son bras commença à luire d'une faible lueur rougeâtre dans la pénombre, prémisse d'une dévastation sans nom.

                 
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              • Gabriel Anson
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                  Gabrielle A. Reyes



                  Milieu de la nuit
                  Beta - Somewhere

                  _________________________________________________________

                  Bien que sur ses gardes, le jeune observait la blonde, passer de la rage combattante à la réflexion. Et bien, la bonne nouvelle c’est qu’il y avait une forme d’intelligence derrière cette montagne de violence.  Enfin… L’artiste avait des doutes sur la « bonne nouvelle » ou non. Tout dépendait de la manière dont elle ferait usage de cette capacité à réfléchir. Gabriel était suffisamment doué pour faire tourner en bourrique les brutes épaisses, tout en restant hors de leurs pattes, tant qu’elles n’avaient que quelques neurones fonctionnels.
                  Une brute avec un cerveau en état de marche, c’était déjà plus ardu, mais il n’en était pas moins confiant pour autant.

                  " Tu t'amusais avec des explosifs tout à l'heure non? J'ai cru qu'il s'agissait de pétards, mais il n'y a aucune odeur de poudre, et je ne vois pas spécialement de matériel adéquat pour les autres types d'explosif dans le coin. Tu t'es pris une mandale de plein fouet, et t'es à peine groggy bien que bâti comme une crevette rachitique, là où des armoires à glace on vacillé quelques secondes après un coup pleine face... Donc soit t'es beaucoup plus solide que tu ne parais... Soit tu me caches quelque chose? "


                  Perspicace. Mais, « crevette rachitique. » Sérieusement, si il n’était pas aussi irrité, il en aurait lâché un éclat de rire. Au moins, elle ne manquait ni de vocabulaire, ni d’inventivité. La posture de l’artiste qui était jusque là légèrement courbée, prête à réagir en cas d’attaque se redressa de toute sa « hauteur », et il releva le menton, tandis que son sourire devenait plus moqueur qu’arrogant.

                  - Peut-être est-ce un peu des deux, hm.

                  Et bien ce n’était pas un mensonge. Pour un poids plume, il avait toujours relativement bien encaissé les coups des plus grands. Rien de nouveau sous le soleil. Ou la lune, à l’heure actuelle.
                  Quoi qu’il en soit, la blonde avait changé de regard, et Gabriel laissa son menton redescendre d’un étage, délaissant la posture fière et arrogante pour reprendre celle de la défensive. Le sourire, lui, ne quittait pas ses lèvres il n’y pouvait rien, il s’amusait. Il jubilait même d’impatience intérieurement.
                  La lueur prédatrice et presque sadique s’était éteinte dans le regard de son adversaire, et avait été remplacé par quelque chose de plus froid, de plus calculé et déterminé. C’était bien plus dangereux, il le savait, pour agir exactement de la même manière.
                  Dans la chaleur du moment et de la passion, les coups étaient destructeurs, mais on faisait des erreurs. Lorsque l’on se mettait à réfléchir avant de frapper, le combat prenait une autre dimension.  

                  C’est alors que l’artiste vit quelque chose. Quelque chose qui interrompit ses réflexions, et laissa ses yeux s’écarquiller l’espace de quelques secondes. Les iris de la damoiselle, qu’il distinguait à peine dans la pénombre venaient de prendre une teinte rouge presque démoniaque, et luisaient dans le noir, comme les pupilles d’un animal éclairé par une source lumineuse.

                  "MONTRE MOI CE QUE TU SAIS FAIRE"

                  Cette voix, semblant sortir tout droit des profondeurs fit s’insinuer un frisson désagréable dans le corps du plus jeune, tandis qu’il regardait ce monstre se ruer sur lui, figé devant un tel spectacle.
                  Bouge. Bouge !

                  Et il bougea, un peu à la dernière minute, mais esquivant le genoux qui qui arrivait vers lui. Profitant de son esquive, il aurait bien été au contact pour la première fois depuis cet échange. Il se ravisa cependant lorsque son regard croisa le bras de la damoiselle, qui semblait rayonner soudainement d’une aura rouge sang.

                  Son cerveau traitait les informations à vitesse grand V. Totalement hors de question de s’approcher de cette chose. Gabriel choisi alors de poursuivre son mouvement et de passer sur le côté de la blonde, crachant sur son flanc droit au passage pour se retrouver derrière l’ex militaire avant de prendre de nouveau ses distances en ricanant à voix haute.

                  - Alors dis-moi, qu’est-ce que qu’on ressent lorsque l’on se fait cracher dessus par une… Comment déjà ? Crevette rachitique ! C’est l’expression, hm.

                  Voyant la blonde se retourner vivement et s’élancer pour revenir au contact, prête à remettre ça, l’artiste recula de nouveau de plusieurs mètres, atteignant enfin ses affaires. Son sac et ses mitaines étaient là, posés sur le sol.

                  - Honnêtement, si tu étais à ma place à l’heure actuelle, tu aurais certainement un cas de conscience également. Pour ma part, j’avoue être partagé entre l’option trouver une gousse d’ail en urgence et appeler un exorciste, sérieusement, ouais.

                  Tout en laissant ces mots sortir de ses lèvres, et sans lâcher du regard la guerrière, l’androgyne s’était penché en avant pour ramasser son sac, plongeant la main droite à l’intérieur pour y déposer la boule d’argile qu’il avait dans cette bouche. Il se redressa ensuite, zippant la fermeture éclair de du sac pour le passer en bandoulière sur son épaule gauche. On aurait pu le croire prêt à prendre la poudre d'escampettes, mais il n’en était rien. Sa fierté avait été insulté, et il ne s’était pas encore diverti.
                  Il prenait néanmoins le temps de jauger son adversaire avant de se lancer dans l’action, et quand bien même, il ne resterait pas à portée de ses coups.

                  C’est qu’il avait beau bien encaisser, il n’en était pas masochiste ni suicidaire pour autant, et au vu de la bête féroce qui venait de sortir des abysses sous ses yeux, il ne doutait pas de son sort s’il se faisait prendre. Il se contentait donc de tourner autour du danger, avec sa vivacité habituelle.

                  - Il faudrait avant tout pouvoir me mettre la main dessus si tu veux te défouler un peu princesse, bien que te voir brasser du vent est plutôt divertissant je dois bien le reconnaître.

                  Gabriel ? Apaiser les tensions ? Tout simplement pas son style. Il préférait faire bouillir la cocotte, jusqu’à son point de rupture. On avait tous besoin d’évacuer un peu, il ne faisait qu’aider son prochain.









                  Spoiler:
                   
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                    La Guerrière retint à grand peine un juron lorsque l'autre se déroba encore et encore à ses assauts incessants. Il était même parvenu à lui décocher un molard en se targuant d'être intouchable. Se saisissant de quelque chose dans son sac, le blond rétorqua avec une certaine verve qui fit lever le cil de la jeune femme; suivi d'une énième pique acerbe qui lui fit presque oublier instantanément le gloussement qui pourtant c'était insidieusement glissé dans sa gorge. Elle devait lui reconnaître une langue bien pendue.

                    " T'as fini de dire des conneries? Si une fille qui te balance des patates c'est de la sorcellerie, j'ai bien peur que tu n'aies encore rien vu dans la vie, gamin ! "

                    De quoi parlait donc ce jeune freluquet ? Quelque chose s'était il passé qu'elle n'avait pas remarqué? Jetant un bref regard à son propre corps, elle ne pu guère voir la lueur sombre qui avait auparavant luit de son bras, cette dernière s'étant dissipée à une vitesse ahurissante. Elle remarqua par ailleurs que la sensation s'était légèrement dissipée. La force qui l'alimentait semblait être fluctuante, comme si le fait de ne pas avoir frappé l'autre ... la drainait? Se ressaisisant, elle recadra son regard sur celui lui faisant face, la faible lueur dans ses yeux avait faibli également, bien qu'elle fut encore présente au fond de ses iris.

                    Ce gamin était vif, rapide, une véritable anguille se dérobant quasiment sans mal, mais pourtant il ne tentait rien. Ou du moins, rien que la jeune femme ne pouvait déterminer à première vue. Se remémorant ses efforts pour saisir quelque chose dans son cas, Gabrielle se contenta cette fois de rester sur ses gardes. A première vue, l'individu ne semblait pas avoir saisi d'arme et pourtant il avait fait quelque chose avec son sac... anticipant une entourloupe - voire une arme à feu - Alejandra se contenta de chantonner un air de Dalida avec une certaine pointe d'ironie:

                    " Des mots, encore des mots, toujours des mots, les mêmes mots ; rien que des mots. Paroles, Paroles... que tu sèmes au veeeeent ♪ "

                    Elle glousse, se félicitant d'avoir cette subtilité d'esprit, avant de rajouter :

                    " Si tu baisses ta garde, je vais faire en sorte de faire avaler tes dents, petit. Mais je vais flatter ton égo, tu m'amuses. Mais dis moi, petite crevette; est ce que t'es endurant ? Sauter dans tous les sens pour faire le mariole c'est bien joli, mais tu vas t'essoufler à force... non ? Moi aussi j'aime bien danser ! "

                    Elle se jette à nouveau sur lui... mais cette fois, rien ne semble venir. Elle le rattrape, se contente de sourire et de le suivre, lui montrant qu'elle est tout à fait capable de lire ses mouvements... gardant quand même dans un coin de son esprit l'idée de l'immobiliser cette fois; mais toujours avec ce sempiternel sourire qui pourtant semblait toutefois cette fois ci receler de l'amusement au lieu d'un désir de tuer.

                     
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