La Terre, cœur de l’Univers, s'éveille au surnaturel… Janvier 2016, les méta-humains font leur apparition dans un fracas invraisemblable ; des hommes, des femmes, des enfants, personnes âgées à nourrissons, sont frappés par ce qu’on explique pas, des dons - ou une malédiction ? - qui les cataloguent comme des êtres à part entière, des faux humains, des méta-humains. Le monde entier est touché, nulle exception.

Nous sommes à LibertyTown, aux États-Unis, une ville aux grands enjeux, là où les méta-humains sont recensés en masse. Les médias s’y affolent, jouent des coudes pour avoir les derniers potins, les derniers événements marquants. Un jeu dans lequel tout le monde se plaît de participer, au point d’oublier la question essentielle à cette découverte : quel avenir pour ceux qui finiront par surpasser la race humaine ?

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"Si les humains sont des chiens, sommes-nous des loups ?" [Camille & Nero]

  • Nero Howard
    Malfaisant
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    id08.05.17 20:51
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      La lumière du jour peinait à s'infiltrer dans la petite pièce sombre. Un fin rayon blanc s'immisçait entre le verre verdi par la moisissure d'un velux brisé. La pièce en question était une chambre étudiante de petite taille, un matelas ne pouvant accueillir qu'une seule personne occupait presque l'intégralité de l'espace. Dans un coin, se trouvait un ridicule plan de travail avec une plaque chauffante recouverte par un tas de vaisselle sale atteignant presque le plafond, sous le plan de travail, il y avait un minuscule frigo presque aussi sale que le velux. Sur ce dernier vrombissait une box internet. Nero était assis en tailleur sur le matelas. Il ne portait qu'un caleçon noir en lambeaux. Ses yeux étaient rivés sur l'écran d'un ordinateur portable, qui lui, était en très bon état.

      Les étranges de lunettes de Nero étaient tombées jusqu'au bout de son nez. Il avait plus d'une dizaine de pages internet ouvertes, traitant toutes du même sujet : ces pleurs d'enfants qui occupaient son esprit depuis qu'il les avait entendu. Cela faisait un peu plus d'une semaine que les multiples attentats qui avaient touché Liberty Town étaient passés. Le natif de Beta avait eut le temps de faire des recherches sur les ''méta-humains'' ; ses semblables. Il avait très vite trouvé un lien entre ces pleurs et sa nouvelle nature. Mais rien de plus. Il voulait savoir de qui ces plaintes venaient. Il voulait aider cette personne ou plutôt, cet enfant.

      En ressassant les événements de la semaine passée, il ouvrit une nouvelle page internet, dans la barre de recherche, il tapa : « Meta humain recherché clown ». Rapidement, il trouva un nom, « Eric Chaze ». Cet homme avait sûrement une réponse à ses questions, cependant, internet confirma les informations que Beta avait consenti à lui fournir plus tôt dans la semaine ; le Clown avait disparu de la circulation. Nero s'arrêta un instant de réfléchir face à une image de l'hôpital Abraham. Jetant un coup d’œil à son velux et au soleil qui se levait peu à peu, Nero soupira. Il ferma son ordinateur et le poussa hors du matelas puis se leva pour tirer le rideau de son velux. Presque entièrement plongé dans la pénombre, il se laissa retomber sur son matelas.

      Quelques instants plus tard, le quarantenaire sentit son ventre se tendre, il soupira et tendit sa main jusqu'au petit frigo, l'ouvrant et attrapant une boite de nourriture pour chats, il la laissa tomber au-dessus de son ventre. Marie l'attrapa et la broya en une fraction de seconde. C'est au rythme des mastications de la bouche qu'il avait en plein milieu du ventre qu'il s'endormit.

      C'est au moment du crépuscule que la silhouette de Nero se glissa hors de son piteux domicile. Le visage masqué et le crâne couvert d'une capuche noir. Un sac tout aussi noir sur le dos. La sombre silhouette traversa Beta, pénétra dans Alpha et, ce n'est qu'une fois que la pénombre fut totale que Nero put apercevoir l’hôpital Abraham. Il était encore lourdement surveillé, mais les alentours du lieu de l'attentat étaient symboliques, ça ferait l'affaire.

      Nero choisit un coin calme et désert pour poser un genou à terre et ouvrir son sac. Il se releva avec deux bombes de couleur dans la main gauche et une troisième dans sa main droite. Il commença à marquer la façade face à lui, marquant simplement « Why I'm sad when he cry ? » tout en signant sobrement V. évitant ainsi de griller sa couverture trop vite. Avec ce tag, non seulement, il n'éveillait pas tellement les soupçons des autorités, mais en plus, il faisait passer un message relativement explicite aux méta-humains ''engagés''.

      Ce n'est qu'au petit matin que Nero se glissa de nouveau dans son taudis de Beta. Après cette excursion nocturne, il avait bien mérité une bonne journée de sommeil.
    • Camille Rogers
      Genesis - Dominateur
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      id17.06.17 13:50
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        Genesis - Dominateur


        Le temps avait filé rapidement. La sortie de l'hôpital, enfin ce qui ressemblait à un kidnapping, était déjà loin derrière. J'étais à présent installée dans un fauteuil, proche de la télévision dans un petit appartement légèrement à l'écart. Ici, c'était le simili de ce qu'on pourrait appeler: le QG de la résistance, le QG des pro-métas. L'homme était dépassé par l'évolution et il devait disparaitre dans les flammes, pour que dans ses cendres, nous puissions nous élever: renaitre, à l'instar du phénix. C'est ainsi que l'avait expliqué Eric, notre chef et guide en appelant notre groupuscule: Genesis. Un nom ma foi bien pensé, même si l'idée de bruler le monde pour que nous puissions nous élever, me semblais un peu extrême. Mais je lui devais la vie, il m'avait fait renaitre, m'avait sorti de l'hôpital, m'avait vu tel que j'étais, une méta avec un potentiel sous estimé.

        Je regardais donc l'actualité, Jim vaquait à ses occupations, surement faisait-il la vaisselle ou préparait-il quelque chose. Daniella, notre fraiche recrue n'était pas là, surement de sorti avec Eric, pour voir et comprendre le monde. Nous avions également recruté Eliza, une cyborg de haute technologie, j'avais même dormi chez elle pour rencontrer son créateur, voir s'il pouvait me faire un fauteuil roulant plus performant, pouvant palier à mon handicape sans que je n'ai besoin d'utiliser mon pouvoir. Mais... L'androïde semblait aspirer à autre chose, lors d'une mission importante où nous devions rencontre l'Oracle, elle avait disparu, m'abandonnant sur place et me laissant me débrouiller. On surveillait toujours son créateur, qui lui même cherchait à la retrouver mais de là à dire qu'il travaillait pour nous. Il faudrait le convaincre, comme en retrouvant sa protégée.

        Reste que ce jour là, j'avais fais un rêve bien étrange. J'avais cru me noyer, entendant des plus, des cris. Quelqu'un appelant à l'aide, un enfant surement. Eliza l'avait entendu également, en avait même vomi. J'en avais parlé plus tard à Jim et Eric qui eux aussi avaient eut cette sensation, ce rêve surement l’œuvre d'un méta télépathe très puissant. Nous avions donc mené notre petite enquête, espérant trouver quelqu'un ou quelque chose. Mais rien. Le mieux serait de prendre contact avec l'Oracle pour obtenir des informations mais... Je n'étais pas sûre d'être la bienvenue. Eric quand à lui, préparait quelque chose avec Advent Tech, espérant dégoter là bas un scientifique important et du matériel, son idée était simple: analyser nos ondes cérébrales pour voir la différence avec un humain lambda et voir ensuite si, comme avec un téléphone, on pouvait retracer l'appel de l'être qui nous avait contacté en rêve. Je ne pensais pas ça possible, mais... Au moins, il essayait et nous n'avions rien de mieux à proposer.

        Je posais mes yeux sur la télévision, c'était un flash spécial qui parlait justement de mon ancien demeure, là où ma renaissance avait eu lieux: l'hôpital Abraham. Les travaux étaient presque terminés. L'émission avait pour but de toucher la population pour commémorer ceux qui étaient morts le jour de l'attentat. Un petit mot fut glissé, disant que déjà des gens avaient commencé à souiller l'endroit, un tag, sans intérêt avait été fait. La journaliste disait que c'était peut-être juste un tag pour emmerder ou une façon, maladroite, de montrer sa tristesse pour ce qu'il s'était passé. Moi, j'y vu là autre chose. Le tag n'était pas là pour rien mais pas pour l'une des deux raisons cités. Il disait: "Why I'm sad when he cry ?". C'était un méta, surement un qui avait suivit les agissements de Eric à l'hosto, un qui s’interrogeait autant que nous sur ce rêve et ces pleures. Le reste du reportage montra l'établissement remit à neuf, l'espoir de voir l'hôpital mieux qu'avant et beaucoup plus sécurisé, ce qui tout de suite, ne m'intéressait déjà plus.

        "Jim. Prépare la voiture. On va aller faire un tour du coté de l'hosto. Je crois qu'on pourrait y rencontrer quelqu'un...
        -T'es sûre Camille? Je veux dire: tu y étais et on doit surement se poser des questions sur ta disparition.
        -C'est un peu risqué mais, un petit malin a éveillé ma curiosité. Préviens Eric et on y va."

        Jim soupira et reposa ce qu'il était en train de faire. Je l'entendis appeler Eric avec son cellulaire, une discussion qui dura un peu plus d'une minute où je pouvais imaginer Eric ne pas être heureux d'apprendre mon envie de me rapprocher d'un peu trop près de mon ancienne prison. Finalement, un quart d'heure plus tard, Jim me "chargeait" dans la berline et nous prenions la route.




      • Nero Howard
        Malfaisant
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        id18.06.17 23:48
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          Un coup d’œil à son téléphone indiqua à Nero qu'il était temps pour lui de quitter Beta. Il referma son sac à dos rempli de bombes de peinture et des faux papiers que Beta avait bien voulu lui fournir. Après avoir récupéré une épaisse veste noire dont il rabattit la large capuche sur sa tête, il enroula une écharpe de la même teinte autour de son cou, tout en couvrant son visage. Attrapant son sac, il fourra dans les poches de son treillis, un plan, son téléphone et un couteau rétractable d'une taille modeste, juste au cas où. En sortant, il attrapa un bonnet noir qui traînait sur le meuble le plus proche de sa porte et le fourra dans une poche de sa veste.

          Il ne l'enfila qu'en sortant, rabattant encore une fois sa capuche sur sa tête. En ce moment, le trentenaire supportait assez mal le froid. Il ne perdit donc pas de temps et marcha en direction du métro. Une fois sur le quai miteux d'une des stations de Beta, Nero songea à sa dernière visite à Alpha. Il avait laissé les médias parler du tag avant de se décider à revenir sur les lieux. Il s'imaginait toutes sortes de réponses et de scénarios possibles. Ainsi, l'artiste de rue ne vit pas tellement le trajet passé, malgré les changements qu'il fut contraint d'emprunter.

          Le natif de Beta s'arrêta deux stations avant celle qui était la plus proche de sa destination. Il savait qu'en y descendant, il serait susceptible à davantage de contrôle anti-méta. Bien que le froid ne lui plaisait guère, son importante couche de vêtement l'aida à s'y habituer. Il emprunta les chemins les plus tranquilles et déserts le soir. Alpha était un quartier actif, cet aspect rendait les sorties nocturnes de Nero bien plus exaltantes. Il aimait particulièrement utiliser la foule comme cachette. Cependant, ce soir, il devait être prudent. Aucune menace particulière ne planait sur lui et il était pressé, il n'y avait pas de raison d'en rajouter. De toute façon, il n'avait pas assez de patience pour faire plus de détours.

          La nuit commençait à peine à tomber lorsqu'il arriva à proximité de l'endroit qu'il avait tagué. Comme l'avaient sous-entendu les médias, le tag n'avait pas été pris au sérieux par la société humaine. Nero put néanmoins repérer quelques personnes qu'il avait déjà vu lors de sa précédente visite à proximité de l'hôpital. Cependant, cette surveillance n'allait vraiment pas très loin, deux ruelles plus loin ; il n'y avait plus âmes qui vivent. Par conséquent le vandale n'avait pu observer que de loin, le mur qu'il avait tagué, il n'avait cependant pas vu d'autres tags, ni détecté la présence d'une quelconque réponse. Ceci dit, il attendrait que la nuit soit complètement tombée pour s'en assurer totalement.

          Pour s'occuper, Nero allait faire passer un nouveau message en peignant un nouveau tag. Il avait choisi une ruelle assez proche pour qu'il soit possible de faire un lien entre les deux peintures, mais assez éloignée pour qu'il puisse peindre tranquillement. Il prit cependant quelques précautions ; en sortant de son sac plusieurs bouteilles vides. Le méta-humain en disposa à chacune des extrémités de la ruelle, en en mettant une debout et une seconde couchée à chaque fois. La première servirait à capter l'attention tandis que la seconde serait la plus susceptible de bouger suite à une inattention fortuite, le bruit alerterait ainsi Nero.

          Une fois son dispositif mit en place, il sortit trois bombes de peinture de couleur noire, beige et bleu et commença à dessiner avec sa bombe noire les contours d'un nourrisson en train de pleurer. Après cela, il s'occuperait de la couleur de la peau du bébé puis de celle de ses larmes. Pendant qu'il dessinait, il se demanda pourquoi ces pleurs le préoccupait autant, en vérité, il ne savait pas si ces dessins allaient susciter un quelconque intérêt chez un meta.