La Terre, cœur de l’Univers, s'éveille au surnaturel… Janvier 2016, les méta-humains font leur apparition dans un fracas invraisemblable ; des hommes, des femmes, des enfants, personnes âgées à nourrissons, sont frappés par ce qu’on explique pas, des dons - ou une malédiction ? - qui les cataloguent comme des êtres à part entière, des faux humains, des méta-humains. Le monde entier est touché, nulle exception.

Nous sommes à LibertyTown, aux États-Unis, une ville aux grands enjeux, là où les méta-humains sont recensés en masse. Les médias s’y affolent, jouent des coudes pour avoir les derniers potins, les derniers événements marquants. Un jeu dans lequel tout le monde se plaît de participer, au point d’oublier la question essentielle à cette découverte : quel avenir pour ceux qui finiront par surpasser la race humaine ?

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Metro, l'Apocalypse à vos portes : Forum RPG CHRONOSREP

In search of the truth [PV Chiara & Katsushika]

  • Jiao Wu
    Indécis
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    id08.05.17 22:26
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      Son assiette, pourtant composée d’un cheeseburger au délicieux fromage fondant et de succulentes frites, ne lui donnait pas faim. Même la glace qui avait été posée en guise de dessert sur son plateau ne lui disait vraiment rien. L’air morne, Jiao observa la tablée. Son oncle, revenu du travail, lisait le journal du soir tout en mangeant. Sa femme écoutait attentivement le récit de la journée de ses enfants. Son fils aîné avait eu une bonne note à son devoir de physique tandis que la plus jeune contait le déroulement de sa sortie scolaire dans le centre-ville de Liberty Town. L’orphelin écoutait d’une oreille distraite leurs dires, trop concentré dans sa contemplation de la scène familiale.

      Le terrible sentiment d’être un étranger l’étreignait. Un sentiment qui n’est pas des plus agréables. Et dire que lui aussi, il avait eu une famille. Le garçon étouffa de justesse un sanglot, avoua d’une voix faible qu’il n’avait pas envie de manger, puis partit, sous les yeux médusés de ses proches, dans sa chambre. Il avait fui en sentant ses yeux s’embuer soudainement de larmes. Il n’avait pas voulu entaché cette si belle réunion de famille par ses pleurs. Plongé dans une pièce obscure, Jiao tomba sur son lit et se recroquevilla sur lui-même dans les ténèbres. A l’abri de tous les regards, ses larmes purent enfin s’écouler. Des larmes incontrôlables qui déferlaient sans retenue sur ses joues.

      Un vide incroyable s’était créé dans son existence après qu’il ait perdu les quatre personnes les plus précieuses de sa vie. Rien ne pouvait combler le désespoir qui l’emplissait. Quelque chose s’était brisée  en lui. Quelque chose qui ne guérirait peut-être jamais. Mais pour le moment, Jiao n’arrivait pas à se maîtriser. Pleurer, c’était le seul moyen qu’il avait trouvé pour évacuer sa tristesse. Ces moments de faiblesse, imprévisibles, soudains, douloureux, le prenaient presque tous les jours, et il était trop honteux, trop fermé, pour montrer sa peine à autrui, que ce soit son oncle, sa femme, ses enfants ou autre. Ces derniers savaient ce qu’il traversait, et avaient tout fait pour le mettre à l’aise ou pour le réconforter, mais le jeune survivant avait refusé leur aide malgré leur gentillesse et leur volonté de bien faire.

      Après plusieurs minutes à sangloter, Jiao se redressa sur son lit, alluma sa lampe de chevet et attrapa ensuite son sac à dos. Il tira d’une poche une carte.

      « Chiara F. Petrelli. » articula-t-il faiblement. Ce nom sonnait occidental. La personne qui portait ce nom serait peut-être la réponse à ses questions. Depuis le massacre qui avait eu lieu chez lui, le rescapé avait cherché à récolter des informations par lui-même sur l’auteur des crimes. Cependant, ses moyens et son temps libre étant limités, ses recherches n’aboutirent à rien.

      Cependant, cette détective privée pourrait se montrer plus compétence qu’un pauvre gamin comme lui. C’était basé sur cette conviction qu’il avait décidé de lui rendre visite le lendemain matin, un samedi. Il avait prévenu à l’avance son oncle de sa sortie, mais avait prétexté une sortie avec des copains. Son oncle goba le mensonge, mieux que ça, il fut ravi d’apprendre que son neveu avait comme tourné la page, deux semaines après le tragique accident. Cependant, il ne pouvait pas se douter une seule seconde qu’en réalité, le gamin avait encore en tête toutes les images du soir où sa vie avait basculé.

      Soudainement fatigué, Jiao rangea la précieuse carte, éteignit la lumière, s’allongea puis tomba dans les bras de Morphée.

      10h00. Le collégien lâcha un bâillement de fatigue. Cette nuit encore, ses songes avaient été peuplés de cauchemars. Cependant, ce jour était un jour important à ses yeux, car il allait effectuer le premier pas, qui le mènerait avec un peu de chance, vers la vérité. La porte de l’agence était juste à un pas. Il toqua puis attendit une quelconque réponse.
    • Katsushika Manji
      Croisé
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        In search of the truth

         Cela faisait environ deux mois que j'étais arrivé sur le continent Américain et le Japon me manquait cruellement. Le souvenir de la tranquillité de la maison Manji, du chant de la mer et du calme de ma petite ville natale me tordait un peu plus le cœur jour après jour. De plus, l'automne sévissait et les feuillages se teintaient d'orange et de rouge chaque jour d'avantage, faisant dériver mon esprit vers Akiko. Je rêvais d'elle et de nos promenades dans Otaru presque toutes les nuits, pour à mon réveil me rappeler qu'elle était partie depuis longtemps.
         J'avais songé à tout abandonner et à retourner me calfeutrer dans mon manoir, mais je n'avais pas fait toute cette route pour rien. J'avais toujours une quête à mener à bien, et je ne pourrais pas rétablir l'harmonie du monde en me morfondant au fin fond du Japon!
         Cependant, le "Guide" que Hiro m'avait désigné semblait lui aussi réticent, ce qui n'avait rien pour arranger les choses. Même si l'esprit de mon ancêtre lui avait fait comprendre la mission qui lui incombait, la jeune Chiara Petrelli n'avait pas l'air décidée à m'aider. Je restais toutefois convaincu que c'était elle et personne d'autre qui devait rétablir l'harmonie du monde avec moi, d'autant plus que le destin avait fait que son porte-carte soit tombé au moment où elle s'était enfuie, me donnant ainsi son adresse.
         J'étais donc allé toquer à sa porte déjà deux fois, mais sans réel succès. La première fois, je l'avais retrouvée le lendemain même de notre rencontre. En découvrant celui qui se trouvait sur le pas de son cabinet de détective, elle daigna à peine me saluer et referma la porte. Je ne compris pas ce qu'elle me disait, mais je fus profondément outré par ce comportement. Certes, les évènements de la veille avaient dû la chambouler : je l'avais découverte malgré son invisibilité et un fantôme prisonnier d'une lame s'était adressé à elle. J'en conclu donc qu'il valait mieux que je revienne dans quelques semaines, le temps qu'elle y réfléchisse et que je puisse améliorer mon anglais pour que nous communiquions.
         J'étais donc revenu une seconde fois, mais sans vraiment de résultat non plus. Enfin, il y avait une nette amélioration puisqu'elle m'avait laissé entrer, mais elle ne semblait toujours pas voir l'importance de ce que nous devions accomplir.
         Plus les jours passaient, plus je me trouvais perdu et plus je me rendais compte à quel point j'avais besoin d'elle. C'est ainsi que je me trouvais, en ce mois de novembre, avec mon cafard automnal, à nouveau devant la porte sombre du bureau de la jeune femme. Quand elle ouvrit, je lui fis mon plus beau sourire - sachant que ça ne restait sans doute pas très agréable à regarder -, m'inclinai respectueusement, et lui dis dans sa langue :

         - Bonjour, Petrelli-Kun. Désolé déranger-vous, j'ai besoin de vous. Mission importante. J'ai besoin de vous ; seul mission impossible.

         Elle me fis entrer. Une horloge indiquait qu'il était bientôt 10h00. Je m'étais levé tôt ce matin là, mes songes étant tourmentés, et je me sentais déjà las, craignant malgré moi de faire face à un nouveau refus. J'avais trouvé un parc plus tôt dans la matinée pour méditer et m'exercer, le sabre d'Hiro-kun avec moi, à l'abris des regards dans sa housse de guitare. J'avais également revu les mots importants qui me serviraient dans ma conversation avec Chiara, à savoir "besoin de vous" et "mission importante" principalement.
         A présent j'étais dans son cabinet, debout près de la porte en attendant qu'on m'invite à entrer ou à m'asseoir, et je cherchais mes mots.

        ft. Chiara F. Petrelli
        & Jiao Wu
      • Chiara F. Petrelli
        Rebelle
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        id11.05.17 23:50
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          L’hiver approchait à grand pas et sa venue chagrinait Chiara, la jeune femme n’appréciait pas particulièrement le grand froid et la neige. C’est ça quand on en a tous les ans, au bout d’un moment on s’en lasse. Non, en vrai, ce qui l’inquiétait surtout c’était de devoir oublier son pouvoir pour tout l’hiver. La neige allait se poser sur elle et la révéler sans compter ses pieds qui allaient s’enfoncer dans la neige et laisser des empreintes… Cela faisait maintenant quelques mois à vrai dire que la détective se reposait sur son don. Plus simple, plus rapide et possiblement plus légal que de rentrer par effraction fouiller dans les appartements des gens, Chiara préférait les suivre en se rendant tout bonnement invisible.

          Moins personnellement, une autre venue la tracassait : celle de Katsushika Manji, un japonais au sabre mystique qui avait réussi à déjouer son invisibilité. Cet homme balafré lui avait même couru après par la suite pour la plaquer au sol. Journée de dingue. Le mec ne parlait même pas anglais en prime. Mais ça, ce ne fut pas le plus inquiétant. Alors que Chiara avait ramassé le katana du japonais avant que celui-ci ne le dégaine et ne fasse empirer sa journée, elle avait été prise d’une folie au contact du manche, comme si elle avait été temporairement possédée. Secouée, elle lâcha le sabre qui dans un cliquetis métallique vint rebondir contre le sol, attirant alors l’attention nécessaire à sa fuite.

          Ce soir-là, elle fit une tournée des bars. Rien de fou, l’objectif était juste d’oublier sa journée. Préoccupée et intriguée, elle ne put cependant s’empêcher de se renseigner un peu plus sur les méta-humains. Est-ce que les barmans en avaient déjà entendu parler ? Et les strip-teaseuses alors ? Chiara avait toujours évité d’aborder le sujet. Bien sûr, elle évitait d’en parler afin de ne pas passer pour une folle ou pire encore attirer l’attention sur ses pouvoirs.

          Merde alors... Y en avait beaucoup plus que ce qu’elle croyait. Bref, ce fût quand même le même mec qui se pointa devant sa porte le lendemain. N’ayant pas encore digéré le plaquage au sol et les révélations qu’elle avait eu au bar couplé à sa gueule de bois la fit refermer la porte aussi sec. La seconde fois qu’il était venu frapper à sa porte, il baragouina deux trois mots d’anglais mais Chiara était sur le départ et le congédia peu après, l’heure de la débauche ayant sonné.
          Le japonais se présentait cependant persévérant :

          _Encore vous ? D’accord, rentrez, mais faîtes vite et dîtes moi ce que vous me voulez rapidement.

          D’un air blasé, la détective appuyée sur le cadre de sa porte le laissa entrer. Le japonais l’avait salué à la manière de son pays puis s’était exprimé avec hâte à propos d’une mission.

          _U…ne mission ? dit-elle en refermant la porte derrière elle. Vous pouviez pas m’dire ça la fois d’avant déjà ?

          La jeune femme n’attendit pas de réponse et se dirigeait alors vers son bureau.

          _En quoi consiste-t-elle ?

          Les pensées de la détective se tournaient vers les méta-humains, vers son pouvoir et vers ceux du sabre que le japonais avait d’ailleurs emmené avec lui.

          _Cela concerne les pouvoirs de votre arme diabolique ? continua-t-elle sur un ton ironique.

          Le balafré ne répondait pas. Il n’avait sûrement pas encore appris la langue suffisamment pour comprendre un piètre mot de ce qu’elle disait.

          _Bon, écoutez… Je suppose que vous êtes un peu en détresse et quelque chose me dit que vous allez insister. Vu que mon job, c’est d’enquêter et fournir mon aide aux personnes en détresse… ‘Fin, en quelque sorte quoi… Je veux bien vous aider, mais c’est juste que là… Eh bien… j’ai déjà pas mal d’enquêtes en cours en fait, et il va donc falloir attendre son tour, v’voyez ?

          Elle détaillait les habits du japonais qui hochait la tête tous les deux mots qu’elle prononçait : des vêtements traditionnels du japon. Soudainement, quelqu’un toqua à sa porte

          _J’arrive ! Dit-elle en lorgnant vers la porte d’entrée de son cabinet.

          Quiconque avait frappé à la porte venait de la sauver. Ou pas.

          _Hmm… Bonjour. Marmonna-t-elle stupéfaite de voir un collégien se présenter devant sa porte. Vous venez pour mes services ? Entrez, je vous prie. Continua-t-elle en l’y invitant d’un geste de la main. Monsieur était sur le départ, ne vous inquiétez pas.

          Un collégien ? Ce serait le client le plus jeune qu’elle aurait eu. Qu’est-ce qui a bien pu lui arriver pour qu’il vienne demander les talents d’un détective privée ? Chiara se voyait devenir bien plus intriguée que par l’histoire du japonais.

          _Tenez, Mr. Manji… Je vais accueillir le jeune homme puis nous reprendrons ensemble après.

          La Petrelli sortit son portefeuille. Extirpa quelques billets, puis les tendit au balafré.

          _A-allez dans la boutique en face, il faut absolument que vous trouviez de nouveaux habits. Des vêtements plus… Occidentaux… Avec les nouvelles lois, vous ne voudriez pas vous attirer des soucis…

          La jeune femme qui ne savait pas trop comment se débarrasser du japonais insistant pria pour que celui-ci exécute la tâche qu’elle lui avait confiée. Elle lui montra par la fenêtre le magasin en question puis désigna son propres jeans en le pinçant. En vérité, elle pensait plutôt au fait que son kimono allait attirer l’attention et que son sabre mystique allait être découvert, et qui sait ? Peut-être même qu’il serait possible de remonter jusqu’à elle et son pouvoir d’invisibilité. La détective n’avait pas encore pleinement confiance en le japonais. Le temps de songer à ceci, le samuraï était sorti de la pièce.

          _Excusez-moi le dérangement… Bien. A nous. Que me vaut l’honneur de votre présence ?






        • Jiao Wu
          Indécis
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            L’ombre d’une hésitation parcourut son visage juvénile. Engager un détective privé ne lui paraissait plus être une si bonne idée, mais le mal avait été fait. Son poing avait frappé contre la porte de l’agence. Jiao devait accepter les conséquences de ses choix. Il espérait juste qu’il ne regretterait pas d’avoir entraîné une inconnue dans ses tourments. Les gens qui s’étaient attaqués à sa famille étaient des professionnels. Ils n’avaient laissé aucune trace derrière eux, juste un message empli de haine à l’encontre des méta-humains. Leur travail avait été méthodique et sanglant. Il était donc naturel pour le garçon de ressentir une certaine crainte, la crainte d’avoir une autre mort sur la conscience, celle d’une détective qui se serait trop approché du danger.

            C’était pourquoi Jiao avait pris plusieurs jours avant de se décider. Après avoir maintes fois pesé le pour et le contre, il en était venu à la conclusion que ses seules compétences et ressources ne suffiraient pas à mener à bien sa mission. Sans contact dans la ville, sans talent dans l’investigation, il ne serait pas allé bien loin. Mais Chiara Petrelli pourrait être la clé. Ce fut exactement au moment où le nom de la demoiselle traversa son esprit que cette dernière apparut. A la vue de son regard, le collégien comprit que son apparence physique l’avait laissée dubitative. Sa perplexité n’étonna pas le garçon, lui-même n’aurait jamais cru qu’il aurait eu un jour l’audace de demander une détective. Toutefois, Jiao s’inclina légèrement, rendit poliment le salut puis entra.

            Il ne rata pas l’Asiatique qui se trouvait déjà à l’intérieur, et fit même de grands yeux ronds. L’inconnu portait des vêtements traditionnels japonais et le pire, était la sacoche ambulant qu'il tenait à la main. Un artiste ambulant ? Un cosplayeur endurci ?

            *Ce cosplay est très réussi. * songea l’adolescent, sans se douter une seule seconde qu’il faisait face à un authentique épéiste japonais.

            Puis le comportement et les paroles de madame Petrelli étonnèrent le jeune chinois. Cet homme était donc un étranger venant du pays du Soleil-Levant, un vrai de vrai ? Cependant, Jiao n’eut pas le temps d’éclaircir le mystère puisque le Japonais fut sorti de force par la détective. Mais cette étrange personne n’était pas l’objet de sa visite. Une fois qu’il entendit nettement le claquement d’une porte qui se referme, le gamin arbora une mine sérieuse, le visage fermé. Ses doigts s’agitaient. Sa nervosité était visible. Il commença à frotter ses mains contre ses cuisses, ne sachant pas vraiment par où commencer. Tant de choses lui pesaient sur le cœur. Est-ce que la vie avait toujours été aussi cruelle ? Après quelques secondes où il rassembla tout son courage, Jiao prit une profonde inspiration, ajusta ses lunettes avant de parler.

            « Je ne sais pas si vous en avez entendu parler, ça a fait la une des journaux récemment. » dit-il avec de l’hésitation dans la voix. « Une famille de méta-humains assassinée par un groupuscule anti-méta... » continua-t-il. « Je suis le seul survivant du massacre. » La chance lui avait souri ce jour-là, mais il aurait préféré mourir avec les siens ce soir-là. La souffrance, qui avait suivi cet événement, avait été intolérable. Il réprima un sanglot puis poursuivit. « J’aimerais trouver les... » Mille insultes, mots vulgaires pour décrire ces salopards lui vinrent à l’esprit. Toutefois, ce n’était comme ça qu’il avait été éduqué. « Les hommes qui ont fait ça. Qui sont-ils ? Pourquoi ont-ils fait ça ? Je veux savoir. » avoua-t-il en serrant les dents. « Et puis, j’ai l’impression d’être surveillé, un homme semble me surveiller certains jours... »

            L’idée d’être épié nuit et jour ne l’enchantait pas. Cet harceleur, peu importe ses intentions, ne semblait clairement pas lui vouloir du bien. La police aurait pu être d’une grande aide pour le coincer, mais Jiao voulait une confrontation. Et capturer son harceleur si possible.
          • Chiara F. Petrelli
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              Une fois que Katsushika fut sorti, Chiara invita le jeune collégien à s’asseoir. Elle fit de même puis sortit un calepin de son tiroir ainsi qu’un crayon de papier. Les jambes croisées et le coude posé sur le rebord de son bureau, elle était prête à noter, tant bien est que le jeune homme ne se soit pas trompé d’adresse.

              Elle l’espérait tout d’abord, puis au bout de quelques instants, elle déplorait le fait qu’il n’ait pas eu le choix de se tromper : son angoisse et son mal-être se dessinait distinctement à son attitude. La détective était habituée à voir ses clients mal à l’aise, mais cette fois-ci le fait que ce soit un collégien lui étreignait quelque peu le cœur et la désemparait. Chiara se demandait si un adolescent pouvait demander les services d’un détective privée ou si cela n’allait pas lui attirer des problèmes personnellement et mettre son entreprise dans une fâcheuse posture… Elle écoutait.

              _Oh…

              Jiao Wu était à deux doigts de fondre en larme. Perturbée, déstabilisée, chamboulée, Chiara ne savait pas comment agir. Sa main était tendue à quelques centimètres de son bureau : un geste qui avait eu pour but de consoler le garçon, mais qui fut interrompu à cause de la distance qui les séparait et de sa confusion.

              _C’est… Mhmm…

              Le collégien s’était retenu d’insulter les assassins de tous les noms, cela se voyait et c’était compréhensible.

              _Eh bien… Je suppose que…

              Ce même songe l’interrompit de nouveau : « Ai-je vraiment le droit de lui venir en aide ? » Chiara n’en savait rien et la situation semblait presser. Le contexte particulier lui posait problème, elle ne savait pas par où commencer.

              _Attends, tu es le dernier survivant de la famille Wu ? N’est-ce-pas ? Dit-elle d’une voix réconfortante mais sans attendre de réponse.

              La curiosité sans limite de Chiara lui murmurait comme un démon de demander au jeune homme si il était lui aussi un méta-humain ou si il avait une idée de pourquoi il avait été épargné. La détective voulait également demander quelque chose à propos de ses désormais « rivaux » mais savait pertinemment que la police était au point mort, cela s’était ressenti par le maigre contenu de l’article à propos de l’assassinat, elle évita alors de poser une question à propos de celle-ci. De toute façon, c’était aussi pour ça qu’elle avait quitté son précédent poste d’agent. Pas assez d’action, pas assez de liberté d’action qui mènent à des affaires non résolues.
              La précédente question ne servait que de small-talk avant d’enchaîner sur la question la plus importante : celle qui dans le contexte quotidien de LibertyTown comptait plus que tout.

              _Tu es suivi, me dis-tu ? Enchaîna-t-elle sur un ton interrogatif. Tu es un méta-humain toi aussi ? Continua-t-elle en maudissant sa curiosité. Enfin, sais-tu quelque chose à propos de cette… « présence »… qui te suit ?

              Chiara croyait à cette histoire de présence. Cependant, l’imagination des adolescents est infinie, elle le savait pour l’avoir été.











            • Jiao Wu
              Indécis
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                Chiara ne tarda pas à faire le lien entre la famille assassinée et le jeune collégien. Ce dernier répondit à sa question par un faible hochement de tête. Cette vérité paraissait vraiment l’affecter au vu de son regard sombre et dévasté. C’était sur un coup de chance qu’il avait échappé aux assassins. À une seconde d’intervalle près, ils l’auraient découvert dans une armoire, tapis dans les ténèbres comme un animal apeuré. Jiao regrettait d’avoir été aussi lâche, il aurait pu tenter de se dresser face à ses assaillants, se battre. Mais il savait pertinemment qu’il n’aurait pas fait un pas qu’une balle se serait logée dans son crâne.

                La peur de l’autre avait amené ces tueurs. Être un méta-humain était devenu dangereux avec les récents événements. Par conséquent, aucun être à pouvoir ne pouvait se permettre de révéler sa véritable nature à n’importe qui. Jusqu’à présent, le jeune chinois avait semé le doute parmi ses proches. Personne ne savait vraiment si le garçon était comme sa famille ou non. Suite aux assassinats, certains individus avaient tenté de percer ce mystère, par de subtiles ou directes questions. Malgré toutes leurs tentatives, le jeune génie les avait laissés dans le flou. Personne ne devait connaître son don.

                Or il s’apprêtait à faire une exception avec Chiara Petrelli pour deux raisons. Premièrement, pour être pris au sérieux. Deuxièmement, mieux valait qu’elle apprenne qu’il était un méta-humain de sa bouche que d’une autre. Son secret ne restera pas éternellement secret. Et s’il ne le disait pas maintenant et que madame Petrelli le découvrait ensuite, leur collaboration en pâtirait sûrement plus tard. Plutôt qu’employer les mots pour confirmer les soupçons de la dame, Jiao préférait une petite démonstration de ses capacités.

                Un simple stylo se mit à voler dans les airs. Les yeux posés dessus, Jiao le fit virevolter un peu partout dans la pièce pendant dans quelques secondes avant de le déposer là où il l’avait trouvé.

                « C’est de la télékinésie. Mon pouvoir ne se limite pas à des choses si petites. » avoua-t-il. « Pour l’homme qui me suit, il m’observe de loin après mes cours. Il porte toujours la même casquette et s’éloigne toujours avant que je n’aie le temps de m’approcher. »

                Son histoire avait l’air d’être folle, pourtant, tout ce qu’il disait était la stricte vérité.
              • Chiara F. Petrelli
                Rebelle
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                id21.05.17 17:52
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                  Sur la question de Chiara, Jiao semblait comme mal à l’aise. Plus besoin de répondre, la détective avait déjà sa réponse. Cependant, le jeune homme fit une démonstration de ses capacités. Avec des yeux de merlan frit, l’italienne observa :

                  _Wow. C’est impressionnant !

                  Jiao Wu semblait bien maîtriser son pouvoir. Même si la chose était petite, on avait l’impression qu’il avait fait ça toute sa vie. Il précisa d’ailleurs lui-même qu’il ne se cantonnait pas à des objets si petits. Wow. La jeune femme hésita quelques instants à lui montrer son pouvoir, mais ce n’était pas nécessaire ici, elle n’avait pas besoin de gagner sa confiance.

                  Chiara avait déjà lu plein de comics et vu plein de films où les personnages possédaient des pouvoirs. La télékinésie était l’un de ces pouvoirs qu’elle trouvait aussi impressionnant que dangereux. Remarquable était le fait que ce pouvoir versatile était souvent accordé aux personnes mentalement instables. Etait-ce le cas de Jiao Wu ? Il fallait en tout cas que cela ne le devienne pas et la détective avait conscience de ceci : Si déjà il en venait à louer ses services, qu’avait-il déjà fait ? Jusqu’où irait-il ?

                  Elle ne pouvait pas comprendre ce qu’il ressentait. Personne ne le pouvait. Ce genre de crime ne se produit que très rarement et si l’adolescent n’affichait pas une mine aussi abattue, elle croirait à un canular inspiré des romans de Stephen King. Très bien. Chiara venait de conclure que cette enquête devenait aussitôt sa priorité numéro une.

                  _Il vient tous les soirs, tu dis ? Dit-elle en prenant note. Ne t’inquiète pas, je ne note rien à propos de ta télékinésie. Continua-t-elle en souriant.

                  Elle mâcha son stylo en l’orientant d’un côté de sa bouche, puis de l’autre. L’air pensif, elle relisait ses notes. Enfin, Chiara s’adressa de nouveau à l’adolescent :

                  _Saurais-tu me décrire sa casquette ?

                  Elle posa son carnet de note sur la table.

                  _Voici ce que je te propose : Lundi soir, je viendrai à la sortie des cours. Tu me verras, je te verrai, on se passera même probablement à côté, mais tout ça sans se connaître. Je repèrerai l’homme qui te suit, puis le suivrai à mon tour. L’arroseur arrosé, tu connais ?

                  Le rendez-vous était donné. Chiara n’avait plus besoin que des quelques précisions sur les habits de l’homme ainsi que l’école où Jiao est scolarisé.





                • Katsushika Manji
                  Croisé
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                  id22.05.17 11:08
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                    In search of the truth

                     Me tenir près d'un collège me fit un effet bizarre, bien que cela ne fasse remonter aucune espèce de souvenir. Je n'avais jamais été dans un établissement avec d'autres enfants, ayant toujours eu des professeurs particuliers. Mon frère avait été mon seul camarade, ainsi que mon seul compagnon de jeu pendant un moment, avant que nous ne décidions de partir à la rencontre des enfants d'Otaru. C'est comme ça que j'avais rencontré Akiko.
                     Je tâchais de ne pas penser à elle, voulant me concentrer sur notre mission, à Chiara Petrelli et à moi même. Je touchai une fois de plus le col de mon manteau qui me donnait l'impression d'étouffer. Bien sûr, j'avais déjà porté des vêtements "contemporains", mais je préférai largement les vêtements traditionnels avec lesquels j'étais arrivé. Plus familier, plus confortables, plus pratiques pour se mouvoir librement... Et bien plus élégants à mon avis.
                     Néanmoins, j'avais bien dû admettre que ma tenue peu orthodoxe n'avait rien de discret, et Chiara-kun avait accepté que je fasse équipe avec elle à la condition que j'en change. J'avais bien entendu refusé l'argent qu'elle m'avait tendu, pouvant parfaitement m'offrir des vêtements par mes propres moyens. J'avais d'abord penché pour un costume bien taillé, mais cela m'aurait sans doute donné l'air d'un membre de la Triade ou de je ne sais quel gang et, là, fini la discrétion. J'avais donc choisi des vêtements plus banals, plus "décontractés". Même si je n'étais pas encore très à l'aise dedans, je devais avouer que les gens me regardaient moins de travers. De plus, cela collait bien plus avec l'étui de guitare dans lequel j'avais caché mon Katana.
                     La détective m'avait résumé l'histoire du jeune collégien qui avait interrompu notre entretien. Bien que j'ai moi même perdu mes parents, je doutais pouvoir imaginer le désespoir dans lequel devait se trouver le jeune garçon : il avait à peine plus de dix ans, et son père et sa mère avaient été tués de la manière la plus violente qui soit tandis que les miens s'étaient éteint dans leur sommeil alors que j'étais depuis longtemps un adulte. De plus, les raisons absurdes de ce meurtre m'avait fait bouillonner. Je commençais enfin à comprendre la véritable situation de Liberty Town et ce que je devais y faire. Ces extrémités, qu'elles soient perpétrées par des humains ou des méta, ne pouvaient mener qu'au chao.
                     Le jeune garçon avait eu de la chance de s'en tirer, et j'espérai qu'une fois que nous aurions arrêté ceux qui avaient fait ça il pourrait reprendre une vie la plus normale possible. Les hommes qui avaient tué sa famille ne devaient le craindre que parce qu'il pouvait témoigner contre eux ; une fois débarrassé d'eux il pourrait faire son deuil.
                     Je ressassai tout cela tandis que l'heure où la sonnerie du collège libérerait les adolescents approchait. Il y avait déjà quelques jeunes devant l'établissement. Je me trouvai un peu à l'écart, sur un banc, mon bonnet tiré sur mon catogan, soit disant plongé dans le Smartphone dont je n'avais pas encore bien compris l'utilisation. Cependant, je restais attentif à ce qu'il se passait autour, utilisant tous mes sens pour essayer de repérer le moindre élément suspect. Néanmoins, je ne voyais aucune trace de l'homme à la casquette que Chiara-kun m'avait signalé.  

                    ft. Jiao Wu & Chiara F.
                    Petrelli
                  • Jiao Wu
                    Indécis
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                      La réaction de la détective fut celle attendue par le jeune garçon. Les méta-humains étaient des êtres clairement à part, surprenants. Si elle n’avait pas montré un minimum de surprise, Jiao serait à coup sûr inquiété. Cependant, grâce à sa grandiose démonstration de son pouvoir, il semblait avoir convaincu pour de bon Chiara. Cette dernière prit soin de préciser qu’elle ne laissera aucune trace écrite concernant les capacités du jeune chinois. L’adolescent hocha la tête à cette affirmation, l’air soulagé. Cette femme ne paraissait avoir aucune animosité envers les gens de son espèce, mais au fond de Jiao, demeurait tout de même une certaine peur, une crainte d’être dénoncé pour avoir révélé son don.

                      Révéler son secret le mettait désormais dans une position délicate, il espérait juste pouvoir faire pleinement confiance à cette dame. Elle relut ses notes sous l’œil attentif et patient du collégien avant de demander des précisions sur la casquette du harceleur. Jiao avait beau avoir une mauvaise vue, il avait réussi à s’approcher suffisamment, mais pas trop, de l’homme pour distinguer le logo du couvre-chef.

                      « Une casquette noire, tout ce qu’il y a de plus normal, mais il y a un logo composé d’un serpent muni d’ailes devant. » affirma-t-il.

                      Impossible de confondre cette casquette avec une autre. Malgré de nombreuses recherches sur Google, Jiao n’avait pas réussi à la trouver. Peut-être une édition limitée ? Le garçon n’avait plus grand-chose à dire. Il adhéra au plan de l’enquêtrice. Il serait l’appât qui attira la proie dans les filets. Après avoir donné le nom de son école et son emplacement, l’adolescent rentra chez lui. Il l’avait finalement fait. Il ne serait jamais cru capable d’engager une détectrice. La chance lui avait souri on dirait, car les probabilités de tomber sur quelqu’un contre les méta-humains étaient, par les temps qui couraient, plutôt élevées.

                      Le surlendemain, sa concentration fut mise à rude épreuve. Pourtant très attentif en temps normal, ce jour-là, son esprit était sans cesse ailleurs, vers ce qui arriverait en fin de journée. La capture de son harceleur était une priorité. Tant que cet inconnu, cet obstiné, ce fou était dans la nature, aucune de ses journées ne serait paisible. Jiao refusait de vivre dans la peur, de ne pas savoir si le jour suivant, il sera toujours libre de ses mouvements ou encore de ce monde. Sans sa volonté et son désir ardent de vivre, il n’aurait jamais eu le courage de se présenter à la porte de madame Petrelli et de lui demander ses services.

                      Les cours parurent interminables. Ses professeurs et ses camarades de classe le trouvèrent plus bizarres qu’à l’accoutumée, mais l’orphelin se garda de leur dévoiler les véritables raisons de son manque d’attention. Lorsque la sonnerie retentit, il rangea ses affaires au plus vite et sattortit en premier, dès l’enseignant en donna l’autorisation. Plongé dans une masse d’élèves pressés de partir ou de papoter, Jiao évita d’avoir un comportement trop suspicieux. Mais son regard, par hasard, tomba sur l’homme à la casquette. Inconsciemment, Jiao ne put s’empêcher de croiser ses bras contre sa poitrine. L’inconnu était là.

                      Faisant des efforts pour ne pas prendre ses jambes à son cou, le garçon continua à marcher d’un pas calme, suivant le chemin menant à la maison de son oncle.
                    • Chiara F. Petrelli
                      Rebelle
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                        Jiao Wu expliqua à Chiara que l’homme portait une casquette noire à chaque fois. Toujours la même, celle-ci arborait un logo, une marque que l’enfant ne connaissait pas et n’avait pas retrouvé sur internet. D’après ses descriptions, la détective fut aussi incapable de retrouver de quoi il s’agissait.

                        L’après-midi de son entretien avec le jeune chinois, Chiara s’était occupée de trouver un moyen de communiquer avec Katsushika. Facile, elle se rendit à son restaurant préféré. C’était celui où elle se rend tous les vendredi midi, car ils font une offre de « fin de semaine » où les plats sont moins chers en plus d’être bon. Là-bas, elle demanda à la serveuse qui parlait le mieux anglais d’interpréter pour elle quelques phrases de son nouveau compagnon. Le sourire sur leur visage lors de leur premier échange la rassuraient : elle savait que dans certains pays -comme en Italie notamment- les dialectes faisaient souvent barrière et ce parfois d’un village à l’autre.
                        Sur le point de regretter lorsque la jeune femme se mit à lui parler d’une quête mythique, l’évocation d’une mutation qu’elle avait développée soulageait Chiara de finalement bien pouvoir revenir manger dans son restaurant du vendredi midi ; les habitudes ont la vie dure. Après avoir déjeuné et acheté un dictionnaire, faute de mieux en dehors du restaurant, Chiara expliqua à Katsushika qu’elle était aussi intriguée par l’apparition de ses pouvoirs et aimerait bien creuser ceci un peu plus. La détective lui proposa un marché : s’il l’aidait dans ses enquêtes de quelconque manière sans lui mettre de bâton dans les roues ou la ralentir, elle l’aiderait en retour sur sa propre enquête, qui d’ailleurs partait de zéro. Bien que formulée sur un ton amusant, l’autre condition était de ne pas brandir le katana en sa direction, Chiara était encore traumatisée de l’expérience de l’autre fois.

                        C’est alors qu’ils se retrouvèrent, deux jours plus tard, sur un banc devant l’école de Jiao Wu. Tout à coup, une masse de collégiens surgit en dehors de l’établissement. Impossible d’y voir quelque chose. Dans la tête de Chiara germait une idée : et si elle se rendait invisible, elle et Katsushika ? Elle avait bien réussi à faire « disparaître » une voiture l’autre fois ; un simple humain ne devrait pas être plus compliqué. Ne sachant pas réellement à quoi s’attendre, elle préféra recourir aux bonnes vieilles méthodes.

                        Bon choix, puisqu’il ne suffit que de quelques minutes supplémentaires avant qu’elle n’aperçoive son « client. » Difficile de le considérer ainsi : il avait treize ans, ses parents avait été assassinés et elle ne savait même pas si il allait payer. Payer, parlons-en ! Doit-il vraiment payer ? Chiara savait pertinemment qu’elle allait tôt ou tard faire face à un cas de conscience : faire payer la justice, c’était déjà un concept avec lequel elle avait du mal, alors demander de l’argent à Jiao Wu, depuis peu orphelin…

                        L’attitude du jeune chinois était d’ailleurs inquiétante. Elle l’aperçut croiser les bras :

                        _Bon sang ! J’espère qu’il ne va pas se sentir trop en sécurité et tout faire capoter !

                        Son rythme cardiaque s’accéléra brièvement avant de revenir à la normale : Jiao Wu partait chez lui.

                        _Ici !

                        La détective pointait du doigt. Au bout de la ligne imaginaire qu’il traçait se trouvait l’homme à casquette. Damn. Instinctivement, elle se leva, remonta son col et plongea ses mains dans les poches de son imperméable. Elle ressemblait à une personne lambda. D’un signe de tête, elle demanda à Katsushika de la suivre.






                      • Katsushika Manji
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                          In Search of the Truth

                           Finalement, la jeune détective pointa du doigt un homme dans la foule et me dit :

                           - Ici!

                           Je tâchais de prendre l'attitude la plus détendue possible, doutant que ce genre de comportement soit vraiment ce qu'il y avait de mieux en terme de discrétion... Enfin, elle connaissait mieux son métier que moi! Je proposais d'attendre un petit temps avant de suivre l'individu, pour qu'il ne nous repère pas. Ayant rapidement trouvé mes mots pour une fois, mon message restait néanmoins assez flou m'était avis...

                          - Attendre, Petrelli-kun. Chut. Pas voir. Attendre un peu.

                           J'avais parlé sans la regarder, mais elle ne pouvait pas ne pas m'avoir entendu.

                           Quand nous nous levâmes pour commencer la filature, je glissais la bretelle de ma housse de guitare sur mon épaule. Sentir le poids du katana de Hiro à l'intérieur me rassura ; si l'homme nous repérait et qu'il s'avérait dangereux, je pourrais toujours le maitriser. Si j'avais bien compris les informations données par Chiara, il faisait certainement partie du groupe de personnes qui avaient assassiné la famille du jeune chinois et ces gens là n'aimaient pas vraiment les méta humains. Il était donc peu probable qu'il en soit un et ne pourrait pas nous surprendre avec un pouvoir quelconque. Enfin, restait toujours ces maudites armes à feu... La détective en avait amené une avec elle, me semblait-il.

                           Alors que nous marchions avec le plus de naturel possible, une idée me vint à l'esprit. Je me tournais vers ma coéquipière avec un grand sourire, ne voulant pas avoir une expression trop grave au cas où l'homme nous surveillerait du coin de l'oeil.

                           - Clic-Clic! Photo, photo!

                           J'avais entendu dire qu'il existait un cliché - sans mauvais jeu de mot - en Occident à propos des asiatiques : ces derniers prenaient toujours tout en photo. Si cela concernait d'avantage les chinois que les japonais, il me semblait malheureusement que la plupart des gens ne faisaient pas la différence... Enfin! Si mon ethnie me permettait de prendre l'individu en photo sans que cela ne semble trop suspect, cela pourrait faire avancer l'enquête. Au moins, si il nous filait entre les doigts, nous connaitrions son visage. Peut être même pourrions nous aller voir la police pour leur demander si ils l'avaient déjà arrêté! Encore fallait-il que la jeune détective ait pris un appareil photo...

                           Continuant de sourire comme un benêt, j'espérais qu'elle avait compris cette lumineuse idée que j'avais tenté de lui communiquer en quatre mots.

                          ft.
                          Jiao Wu & Chiara F. Petrelli