La Terre, cœur de l’Univers, s'éveille au surnaturel… Janvier 2016, les méta-humains font leur apparition dans un fracas invraisemblable ; des hommes, des femmes, des enfants, personnes âgées à nourrissons, sont frappés par ce qu’on explique pas, des dons - ou une malédiction ? - qui les cataloguent comme des êtres à part entière, des faux humains, des méta-humains. Le monde entier est touché, nulle exception.

Nous sommes à LibertyTown, aux États-Unis, une ville aux grands enjeux, là où les méta-humains sont recensés en masse. Les médias s’y affolent, jouent des coudes pour avoir les derniers potins, les derniers événements marquants. Un jeu dans lequel tout le monde se plaît de participer, au point d’oublier la question essentielle à cette découverte : quel avenir pour ceux qui finiront par surpasser la race humaine ?

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[Mission] Reportages

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    id17.06.17 12:34
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      Reportages



      James Reeves fit un dernier tour dans le salon perché dans les étages du gratte ciel de l’Inside, se tordant les mains d’un air anxieux.

      Les fauteuils étaient disposés autour d’une table basse garnie de diverses boissons fraîches et chaudes ainsi que de quelques petits gâteaux.

      En soi, le sujet abordé lors du reportage qui lui avait été confié était délicat, surtout avec la conjoncture actuelle... Mais les personnalités amenées à se réunir aujourd’hui l’angoissaient bien plus que le sujet lui même. Sur les trois noms cités, deux étaient pour le moins célèbres.

      Il restait dubitatif quant au bon déroulement de l’entretien. Ses questions étaient prêtes, son calepin sorti et son dictaphone était chargé et prêt à enregistrer les paroles.

      Ne manquait plus que les principales protagonistes.

      ► Informations
      Pour ce premier tour, postez à la suite, pas d’ordre prédéfini. Expliquez comment vous avez été contactés, vos motivations et aspirations concernant cet entretien.
    • En ligne
      Eveleen Callahan
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      id18.06.17 11:36
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        Eveleen déambulait paresseusement dans les rues qui la séparaient encore du grand building de l’Inside. Très, voir trop, prévoyante comme à son habitude, elle se savait en avance. Alors elle traînait. Planquée sous une fine écharpe, l’air frais de la journée faisait rosir ses pommettes pâles. Elle ne semblait pas capter les autres passants, coincée dans une espèce de bulle réflexive légèrement... oppressante. Mais bordel, qu’est-ce qui lui avait pris ? Certes dans l’ardeur du moment, cet appel à témoin, contingence médiatique, lui avait semblée idéale. Opportunité parfaite pour faire entendre le murmure revendicateur qui ronge certainement tous les méta-humains des Etats-Unis depuis la promulgation de la loi Turenne.

        Effectivement, Eve s’était laissée aller à croire, rêveuse et légèrement naïve, que l’opinion publique pouvait encore changer. Qu’une fois l’émoi des derniers évènements retombé, apaisé, une fenêtre s’ouvrirait peut-être pour les métas. Que malgré la méfiance effrayée des profanes, tout n’était pas nécessairement perdu. Elle n’avait pas totalement perdu espoir en la nature humaine, même si elle en avait aperçu de très près la nature abyssalement mauvaise. Oui un soupçon d’espoir subsistait là, quelque part, au fond d’elle. Bon, advienne que pourra. Maintenant qu’elle était embringuée dans un bordel pareil, elle n’allait pas faire machine arrière de toute façon. Peut-être que se faire entendre de la sorte permettrait de mettre un point final symbolique à sa convalescence. Ou peut-être pas.

        À l’approche de la grande tour abritant le siège d’Inside, elle redirigea ses pensées sur le sujet dont il serait question pendant les prochaines heures. Le registre, les manifestations de par le pays, son propre quotidien depuis, ce qui a pu changer. Les attentats, les traumatismes en résultant. Des sujets auxquels elle avait nécessairement songé, mais elle préférait se dire qu’elle ferait ça au feeling, sans réponses pré-mâchées et avec toute la sincérité dont elle était capable. Ne chassons pas le naturel, il reviendrait au galop.

        Arrivée devant l’imposante et écrasante porte, elle se demanda quel serait le profil des autres participants. Aurait-elle à défendre ses idées ou à convaincre ? Pourrait-elle débattre de manière constructive et intelligente ou se confronterait-elle à un mur de brique inébranlable ? Se contenterait-elle de répondre aux questions qui lui seront posées avant d’être remerciée et congédiée ? Elle ne se représentait pas bien la séance à venir. Ce qui faisait autant de questions qui n’auraient pas immédiatement de réponses. Elle décida d’accepter ce fait, puis s’engagea dans le hall d’entrée.

        L’air était inextricablement plus chaud qu’à l’extérieur et elle en fut ravie. Alors que ses membres engourdis reprenaient de la souplesse et que ses pommettes la picotaient, elle s’approcha d’un agent derrière un élégant comptoir pour se présenter et savoir où se rendre. Elle présenta sa carte d’identité, flambant neuve, sur laquelle on lisait sans méprise “Méta-humaine recensée”, en gros, en rouge, et après vérification de son interlocuteur, elle fut conduite dans les étages. Précédant son guide, elle se fit la réflexion pour la énième fois que cette carte avait des airs empruntés à l’étoile de David des juifs de la seconde guerre mondiale…

        Quelques minutes plus tard, elle pénétrait dans un salon pour le moins spacieux et d’apparence confortable, où se tenait un homme. Propre sur lui, un calepin à la main et un dictaphone dans l'autre, Eve en déduisit qu’il s’agissait de l’organisateur et médiateur de la séance. Elle était la première arrivée, et, à l’invitation de l’homme qui se présenta à elle comme “Mr Reeves”, elle prit place sur un des fauteuils. Restait plus qu’à attendre les autres invités elle prit donc son mal en patience, s’affairant à détailler le contenu de la table basse alors qu'une sourde anxiété commençait à lui chatouiller les jambes.


      • Hannibal Von Jäggerjack
        ETA - Malfaisant
        (9)320+057227402010402040FondatriceFranc-maçonGrand fouMeeticV.I.P.
        id24.06.17 1:07
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          ETA - Malfaisant

          opposition
          La nuit fut longue, habitée par cette mélancolie persistante, ce manque au quotidien, ce vide béant qui ne veut se refermer et cette absence de l'être tant aimé. Nous ne parlons pas d'amant, mais d'enfant. Cette année, il est censé approcher la dizaine, porter son lot de joie et de fierté pour sa mère qui aurait pu sacrifier jusqu'à son âme pour lui donner tout ce dont il a besoin, tout ce qu'il souhaite. Songeuse, elle pensa d'abord à ces nuits courtes, comme celle qu'elle passe actuellement, lors desquelles elle aurait du nourrir, bercer et attendrir son fils, elle se serait arraché les cheveux à douter de la dose de lait en poudre et la lenteur du chauffe bébé, une invention pratique inutile en réalité. Mais ça, c'est une des réflexion qu'elle ne se fera jamais, jamais. Une réflexion qu'elle n'a pas eu le droit de prononcer, pas même de penser. Recroquevillée contre elle-même, ses yeux suivant les lumières délicates d'Alpha, la jeune femme se berce, se réconforte, tant bien que mal. Les maux deviennent davantage tordants quand son esprit va jusqu'à l'imaginer entrer à la maternelle, en primaire, puis au collège où il aurait sûrement fait carton plein auprès des filles vu la beauté enivrante de son regard rien qu'à son état de poupon. Le même que son cher et tendre père. Caïn Powell, l'homme qui aurait pu faire de son monde bien autre que ce qu'il est actuellement : une sentence irrévocable, un but macabre et des idéaux illuminés, imperceptibles, ingérables. Autant de sang sur ses mains, autant de rancune et de colère. Aurait-elle été une si bonne mère pour son petit ? Pour leur petit.

          Le retour de Caïn dans sa vie rend le fardeau moins lourd, à présent. Dès leur première rencontre, elle ne pu s'empêcher de lui avouer la vérité quand à sa longue absence sans retour. Une peine qu'elle a porté à bout de bras pendant près de dix ans, seule, il était temps qu'elle la partage. Une fois encore, il est arrivé au bon moment dans sa vie. Espérons que cette fois il n'en sorte plus jamais.

          Matin doux et frais en cette matinée de novembre. Habituée à des conditions moins clémentes, voir très peu accueillante, Hannie est très peu sensible à la météo d'un point de vue physique. En terme moral, c'est différent. Le gris morose n'apporte rien à son humeur tragique, bordée par un flot de regrets, de peines et de saveurs amers. Cette journée s'annonçait pourtant plus colorée que le soleil ne souhaite l'entendre. Un entretien avec Wilhemina Von Jäggerjack. Lorsqu'elle y songea, la première fois, elle explosa tout dans son appartement, brisa vase, miroir et vaisselle, hurlant de rage comme une hystérique, comme une droguée qui cherche désespérément sa came pour apaiser ses souffrances. S'en suivit une longue nuit sportive pour dépenser toute la rage qui a trop longtemps été mise en sommeille. Une rage qu'elle retint de nombreuses fois de s'exprimer au risque de mener des boucheries plus que sanglantes. Mais la venue de Willy, cette peste profiteuse tueuse d'enfant, c'est trop.

          Lorsqu'elle y pensa la seconde fois, elle relativisa. Ce n'est qu'un entretien entre deux femmes ayant le même nom de famille, portant distinctement le poids de deux causes totalement opposées. Un entretien entre deux meurtrières, l'une tuant des méta-humains, l'autre ayant tué un innocent pour ses caprices de gamine égocentrique. La colombe vaut cent fois plus qu'une colère impétueuse exprimée à un moindre nom. Et pourtant...

          Un entretien donc. Une saine et légale pour son futur poste de Gouverneure, place qu'elle vise en toute modestie, mais cette fois  soutenue par un homme de pouvoir : le Président lui-même. De manière officielle, Hannibal est une ancienne militaire haut gardé, influente et ayant un certain point de contrôle sur LibertyTown à travers ses nombreuses connaissances De manière officieuse, le Président a signé un pacte avec Hannibal - et plus précisément l'ETA - pour qu'elle accède au pouvoir en échange d'une politique plus saine de la part du groupuscule anti-méta. Une manière de calmer les ardeurs de tout le monde, pour une meilleure agression. A cet effet, elle est conviée pour une interview sympa. Quelque peu en retard, comme à son habitude, la jeune femme se précipite vers la salle indiquée par la réceptionniste et finie par entrevoir un charmant homme, Mr Reeves. Une poignée de main, un sourire et une jeune femme inconnue au bataillon assise dans un fauteuil. Instinctivement, Hannibal tendit la main vers elle. Hannibal Von Jäggerjack, enchantée, madame... ? Et quand bien-même elle peut-être une méta-humaine, Hannie ne loupe jamais une occasion de se montrer bien éduquée et ouverte d'esprit en public.

          En privé c'est une autre affaire.