La Terre, cœur de l’Univers, s'éveille au surnaturel… Janvier 2016, les méta-humains font leur apparition dans un fracas invraisemblable ; des hommes, des femmes, des enfants, personnes âgées à nourrissons, sont frappés par ce qu’on explique pas, des dons - ou une malédiction ? - qui les cataloguent comme des êtres à part entière, des faux humains, des méta-humains. Le monde entier est touché, nulle exception.

Nous sommes à LibertyTown, aux États-Unis, une ville aux grands enjeux, là où les méta-humains sont recensés en masse. Les médias s’y affolent, jouent des coudes pour avoir les derniers potins, les derniers événements marquants. Un jeu dans lequel tout le monde se plaît de participer, au point d’oublier la question essentielle à cette découverte : quel avenir pour ceux qui finiront par surpasser la race humaine ?

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Metro, l'Apocalypse à vos portes : Forum RPG CHRONOSREP

☠ Le spectre de la vengeance, des flammes et de l'enfer ! Mais d'abord, on renaît. ☠

  • James Black
    Genesis - Destructeur
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      Genesis - Destructeur

      I just want to set the world...

      On Fire




      J'ai le son de la mer dans les oreilles. Les vagues frappant la roche impassible. Embrun et sables chaud, lové sous la radiance bienveillante du soleil... Ah non, putain. C'est une vieille chaussure flottante, un tas d'algues, de détritus et de merde. Un amas d'entropie. Des déchets qui vivront bien plus longtemps que les sacs à viande de toute cette putain de ville. Mais pourquoi je suis vivant ? Je sens quelque chose, au fond de mes entrailles... Une... Douleur ? Et revoilà les ténèbres. Mon vieil ami, ça faisait bien longtemps...

      Tout est confus, incertain. Un voile sur sa mémoire rendait chaque instant qui suivi sa "mort" aussi informe qu'un rêve, qui trop longtemps après le réveil perdent toute leur matière. La conscience de James venait de s'éveiller après quatre jours d'enfer, prisonnier d'un corps entre la vie et la mort. Il se souvient du fragment de souvenir d'une sirène de police, perçant le silence de la nuit. Allait on laisser son corps pourrir dans une décharge ? Finir ses jours entre le PQ encrassé, les mégots de cigarettes et les paquets de chips en aluminium ? L'idée ne lui paraissait pas si déplaisante. Peu importe : c'est dans un vieil appartement qu'il s'était éveillé.

      Une voix, au dehors, lui rappelle comment se formaient les mots, les pensées. "... Oui. Aucune idée sur ce que je peux faire... Si j'en parle, je me fais virer..." Son esprit s'éveil peu à peu au monde, comme après une cuite bien trop longue. Rien autour de lui ne faisait sens. Un appartement de classe moyenne, bien décoré, banal à en crever. Mais à peine a t'il repris conscience qu'une douleur insondable le reprend. Une chaleur, brûlant vif, se concentre sur son crâne et le mène à hurler à en perdre la voix. La silhouette se lève aussitôt, panique. "Oh merde ! J...Je... J'dois te laisser !". Elle jette négligemment son smartphone sur une table de préparation improvisée et se précipite vers James. Tentant de retenir son mètre quatre vingt cinq, elle réalise vite qu'elle ne pourra pas lutter contre la violence du choc qui l'accablait. Seringue remplie de morphine, elle lui administre qui n'a aucun effet. Aussitôt, elle prend un bâton qu'elle place entre les dents de son patient, lui permettant à la fois de contenir ses cris et, d'une certaine façon, rendre la douleur moins insupportable.

      Alors que sa crise se fait de plus en plus forte, des sillons incandescent commencent à se former sur son visage. Il n'en peut plus. Se dressant au point d'en bouleverser la table, les sièges, et tout ce qui pouvait passer sur le chemin. Les sillons s'enfoncent dans sa chair, jusqu'à atteindre son crâne. En perdition, il tombe à genoux, et soudain, le silence...

      L'instant dure une seconde, une minute, peu importe : il semble éternel. Comme s'il venait de réaliser le sens de sa douleur, il laisse tomber le bâton marqué par l'empreinte de ses dents.

      Sans un mot, il savoure la transcendance offerte, sa Révélation. Une lumière vive, divine. Et c'est l'explosion.

      La combustion prend, ne laissant à la place de son visage qu'un crâne enflammé, les yeux d'un vide abyssal. La femme s'approche, croisant son regard, et se voit saisie d'un effroi qu'elle n'avait jamais imaginé ressentir. Elle hurle, avant de tomber au sol, inanimée. Les flammes de la terreur s'éteignent, alors que le Roi des Cendres reprend sa place dans son inconscient. James tombe à son tour, l'expérience trop lourde, la Révélation consommée.

      Peu importe ce qui venait de se passer, James venait de passer de l'autre côté. Son pouvoir de méta venait de se révéler...






      James Black : My dark pages



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    • James Black
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        James... James ?

        Sa voix... Elle apparait dans le néant comme un rappel à la vie. Mon regard s'ouvre sur une jolie nana, la vingtaine passée, qui me fixe d'un air inquiet de ses trop larges yeux bleus. Je suis nu. Alité depuis plusieurs jours, visiblement, car la chaine de télé me montre une date bien avancée. 12 Septembre 2016. Quatre jours. Et que s'est il passé, bon sang ? Vous connaissez peut être ce sentiment insupportable qui vous accable quand vous réalisez qu'une fête à lieu sans vous ? En voyant les tours tombées, notamment la Bell Tower d'Alpha, j'ai ressenti un étrange vide au fond de moi. Si seulement j'avais pris part aux festivités... La violence qui alimentait mon être, ces intimidations de bas étages sur des junkies, tout ça, c'était une vie pathétique comparé au chef d'œuvre de destruction que je voyais alors face à moi. Plusieurs explosions, des centaines de morts, des milliers de blessés, des millions d'être choqués par un des plus grands attentats de l'histoire ! Oh... Mais ma vie ne trouvera pas de sens si je ne fais pas mieux.

        Ces ravages, oui, sont glorieux.

        Pourtant, mon crâne chauffe. Encore. Je peine à m'asseoir, notant une blessure bandée sur mon abdomen. J'ai à peine le temps de la frôler qu'elle retire aussitôt ma main et me force à me pencher en arrière. "Allongez vous." Dit elle, froidement. Je la regarde, mais n'ai rien à dire. Bizarrement. "Trois balles." Ajoute t'elle dans le même ton monocorde et blasé. "Je vous ai retiré trois balles." elle se dresse et va éteindre la télévision avant de s'asseoir à nouveau à côté de moi. "Je ne veux pas savoir comment, ou pourquoi, mais vous allez vous en sortir." Elle m'indique mes affaires, d'un regard. "Vous partirez donc ce soir." Un air de déjà vu. Ces moments d'après cuite où vous vous levez auprès d'une inconnue, et qu'elle vous chasse dans la hâte avant que papa ou chéri de revienne.

        Je comprend, mais ne dis rien. Cette idée me trotte pourtant encore dans la tête. Mon crâne chauffe. Elle le note immédiatement, son intelligence me surprenant au passage : elle semble anticiper tout ce que je ressens. "Vous avez quelque chose en vous. Une bête. Je ne veux plus jamais la voir." Ma Révélation ? Elle parle de cet étrange souvenir qui va et vient dans mon esprit comme une pensée informe.

        "- C'était ... vrai ? Ca s'est vraiment produit ?
        - Oui. Les voisins se sont grandement inquiétés, j'ai du les supplier de ne pas appeler la police. Et je me doute que vous n'êtes pas du genre à être l'ami des policiers.
        - Oh."


        Je repense d'abord à ma blessure, puis à mes pochons de cocaïne portés en tant que petit dealer sans nom du gang des Delta. Mes derniers souvenirs me viennent enfin : un combat perdu contre un molosse, perdu lamentablement, et les balles distribuées froidement par ce fils de lâche de Dull Jack. En un instant, tous les souvenirs refont surface, péniblement mais surement. Le vieux Lance, Jasper, Vicious, Gabe.

        "- Et... mes compagnons ?
        - Deux d'entre eux sont morts. J'ai pu vous récupérer, vous et vos deux compagnons survivants, grâce à un ami. Vos deux amis sont partis il y a deux jours. Ils reviendront vous chercher ce soir et vous disparaîtrez ensemble de ma vie.
        - Lance. Une balle dans la tête, aucune chance qu'il ne survive. Jasper... Mon ami... Vicious est donc en vie, elle a pourtant pris une balle dans le torse. Et cette pute de Gabe aussi. Soit les Delta sont devenus négligeant... Soit..."
        Alors que je soliloque dans mon coin, l'expression du visage de la femme se crispe. Je le note aussitôt, et fais le lien.
        "- Aucune chance qu'on aient survécus après ça. J'suis en enfer, c'est ça ? Tu te fois de ma gueule depuis d'taleur ? Le ton monte. Je m'emporte aussitôt.
        - Vous êtes tout ce qu'il y a de plus vivant. Et l'enfer s'appelle toujours Libertytown.
        - Alors c'est un miracle ?"


        Un grand oui, c'était évident. Cette douleur, ma Révélation. Tout faisait partie d'une oeuvre supérieure.

        J'étais l'un des leurs, appelé à plus de grandeur. Mais je n'avais encore aucune idée sur la manière dont j'allais pouvoir exploiter ce pouvoir. La nouvelle tombe, et me laisse là, inutilement silencieux. Tellement de pouvoir, et de responsabilité. Le monde allait devoir se faire à une nouvelle ère : nous allions redistribuer les cartes de la société toute entière. Me levant péniblement, je la regarde dans les yeux, et elle détourne le regard. Était-ce lié à cette chose en moi qu'elle avait évoqué ?

        Je n'avais qu'une hâte : que ma récupération arrive à son terme.
        Dull Jack et Kain n'auront qu'à préparer leur cul : je viendrai sans prévenir.







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          "Yo, Jasper.
          J't'avais dit que j'allais pisser sur ta tombe, enculé.
          J'te l'avais même promis.
          T'es vraiment qu'une grosse merde pour m'avoir laissé derrière.
          Mais les films américains ont toujours su que les négros mourraient en premier."


          Vicious me tient le bras, alors que je me tenais sur le port où l'impact de nos corps était toujours marqué sur le sol. Du sang, à peine nettoyé dans la hâte, qui avait pu séché puis être balayé par les pluies. Les dockers allaient et venaient, nous dévisageant sans vraiment le cacher. Le poing serré, une flamme noirâtre se forme autour de mon poing qui fulmine d'une colère tangible. Vicious me pince, se mordant la lèvre. "Je sens ta colère... C'est bon... Mais je ne te laisserai pas faire de connerie." Elle m'embrasse, me mordille la lèvre jusqu'au sang. Je secoue mon sexe, laissant les quelques gouttes de pisse finir de se répandre là où mon corps et celui de mon meilleur ami se tenaient.

          Comme un ado mené par un sens de la justice improbable, j'avais choisi de faire ce que je lui avais promis depuis la première fois qu'on s'était vu, jusqu'à cette promesse débile.

          C'était il y a dix ans, sur ce toit de Beta, soleil de plomb qui nous tabassait comme des kick de musique techno. On venait de fuir après une grosse demi-heure de poursuite face à Giofranco, un mari désabusé furieux qui venait de nous surprendre, Jasper et moi, entrain de niquer sa vieille femme. Une MILF plutôt jolie, qui nous avais aguiché dès la première fois qu'elle nous avait croisé dans la pizzaria San Paolo. Le genre d'histoire trop compliquée à raconter, mais on s'était retrouvé chez elle, plan à trois qui vire en vaudeville quand le mari se ramène. Elle avait tout filmé. Du revenge porn revisité, un black et un punk.

          Et ce connard de Jasper qui se met à me dire qu'il n'avait jamais rien vécu d'aussi fun... Je n'oublierai jamais ces mots, cette façon d'être qui, je l'avoue, m'a inspiré et changé au fil des ans.

          "On va vivre comme ça ? Tout le temps ?
          Et alors ?
          Putain. C'est bon mon ami. On est bien.
          Pourquoi s'faire chier à sucer des queues comme des ouvriers ? Pour espérer pouvoir s'enfermer comme les putes d'Alpha dans leur tour d'ivoire ? Tu vois, la vie, la vraie, c'est celle là. Il parle en tenant le soleil entre ses mains. Quel idiot. On fume, on boit, on nique, et on a même pas besoin de bosser. Il suffit de péta un téléphone ou deux. Faire le choufe pour les Delta. Et on est bien.
          Arrête de faire comme si tu avais compris le sens de la vie. T'es en calbute sur un toit. T'as encore le barreau. Sérieux mec.
          On rit, à gorge déployée, alors que je parviens à trouver un spliff dans ma poche arrière. Je l'allume, et tire une grosse bouffée de THC.
          Demain... Tu vas voir le mec des Crows ?
          Ouais. Il est songeur, comme s'il réalisait que la réalité était là, toujours là, comme un mur infranchissable.
          T'as pas intérêt à mourir avant moi enculé.
          Pffff. T'as vu comment tu te bats ? T'arrives même pas à esquiver mes uppercuts.
          Oh, sale con. De toute façon t'es noir. Les nègres meurent toujours avant les blancs.
          Fils de pute. Il me met un coup de poing sur l'épaule, on rit encore. On s'échange le spliff.
          Si tu meurs avant moi...
          Ta gueule.
          T'sais quoi : si l'un d'entre nous meurt, l'autre devra aller chier ou pisser sur sa tombe.
          T'es sérieux ?
          Ouais, sérieux.
          Bro, on a dix-sept ans. On a toute la vie devant nous...


          On regardait le ciel, le soleil s'effacer au fil des heures derrière l'horizon d'un gros building.
          Nos cœurs toujours emplis des mêmes envies, des mêmes désordres.
          On était jeunes.
          Je le suis encore, ouais...
          Mais je suis seul.


          ☠☠☠

          Si le "Maitre", comme cette merde aimait qu'on l'appelle, ne nous avait pas sorti de la mort, je serai avec lui, en cendres, à nourrir la biodiversité d'une poubelle municipale : pourquoi n'avait il pas accepté le don que nous avions reçu ? Était-il humain et inapte à en jouir ? Ou avait il refusé un deal bien trop injuste ? Mon retour à la vie, du moins, à ce qu'elle semblait être, n'était rien d'autre qu'un prélude. Ma nouvelle existence entière n'allait être qu'une épreuve, voué à la réalisation de ma vision. Ma mère, le cadavre de mon père, celui de Jasper, Vicious. Tous étaient les agents de mon ancienne vie. Mais j'étais désormais lié à un contrat sur mon âme même. Damné, au nom de ma vengeance personnelle et du désir de voir la ville s'effondrer dans les cris et les larmes.

          "On y va. j'en ai marre." Chuchotte Vicious. "Et j'ai faim." lance t'elle en fixant l'un des dockers. "Pas tout de suite. Tu dois attendre. Les SDF, c'est plus facile, tu le sais.".








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