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Science and faith ft. Hannibal Jäggerjack

  • Orpheus K. Sturtevant
    Brigadier - Dominateur
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      Brigadier - Dominateur

      Un soupir. Les yeux du jeune homme se lèvent vers le ciel nocturne. Une fine pluie balaie le sommet de l’immeuble. Son regard se veut contemplatif. Il n’a pas froid. Il devrait avoir froid. Mais il n’est plus humain, pas vrai ? C’est sûrement pour cela qu’il n’a plus froid. Le temps semble avoir désormais un tout autre poids sur son existence. Si par le passé, l’insouciance et l’incertitude dansaient main dans la main vers l’avenir, désormais, il semblait flotter en dehors du temps commun. C’était comme si un marteau froid s’était abattu sur lui alors qu’il tentait de prendre la mesure de ce qu’il avait entendu.

      Son cœur battait dans sa poitrine comme une sorte d’inéluctable malédiction alors qu’il cherchait à remettre un peu de sens dans son univers. C’était comme si son regard perdu dans l’infinité du ciel nocturne y cherchait un mode d’emploi pour résoudre ses maux. Sa main se porte à sa poitrine. Il pose ses doigts par-dessus le tissu, cherche à retrouver une cicatrice qui elle non plus, n’existe plus. Il remonte jusqu’à la capuche de son sweat-shirt et libère son œil captif. Il pose ses doigts dessus. Pour lui, rien n’a changé. Mais pour les autres, tout a changé. Une flaque d’eau lui renvoie un reflet de ce qu’il est désormais. Alors que ses doigts glissent lentement, son regard se plonge dans le miroir aqueux. Une couleur rouge luisante dans la nuit. Un clair-obscur l’encercle. Ses yeux, sont désormais un oxymore verrons pour l’humanité.

      Il aimerait en pleurer. Il cherche à en rire. Cette scène à tout du pathétique. Il possède l’immortalité. Un trésor pour l’humanité. Un trésor qui lui vaut désormais le rejet de celle-ci. De ce corps si peu préparé à l’effort physique, il s’avance sur le rebord et fait face à l’abîme. Le vent souffle fort dans ses oreilles. Peut-être devrais-je sauter, pensa-t-il.  Allait-il en mourir ? Y survivrait-il ? Combien de temps faudrait-il pour qu’il en guérisse ? Ces questions, sombres, le tourmentent. Parmi le brouhaha des bruits de la ville, les voix raisonnent une nouvelle fois dans ses oreilles. « Votre fils n’est plus humain. Ce n’est juste qu’un virus qui pense être encore humain »

      Il se retourne et serre les dents. Un mélange de tristesse de frustration lui enserre le cœur. Il retourne à l’intérieur du bâtiment. Rester ici ne servait à rien. La seule chose qu’il savait désormais, c’était que cette entreprise ne le considérait pas moins qu’une sorte de tube à essai vivant. Une sorte de colère, de frustration, d’un élan de rébellion s’allume dans son cœur. Tout cela était absurde. Il voulait rester humain. Il ne souhaitait pas être perçu autrement que comme ça. La pluie, glaçante, n’a pas réussi à éteindre cette flamme en lui. Malgré tout, il veut continuer. Malgré tout…. Même avec cet œil inhumain, mais avec ce pouvoir. Il continuerait. Quelque part, un espoir devait l’attendre.
      Il était si perdu dans ses pensées qu’il n’avait pas remarqué le temps. Il fallait partir. Mais être resté quelques minutes près d’un radiateur l’a aidé à sécher ses vêtements. Malgré tout, il ressemble toujours à une sorte de joli fantôme. Ses traits fins, son regard à la pupille rouge. Même si ce dernier avait un côté intimidant, l’innocence juvénile mélangé à cette lueur lui donnait désormais un regard saisissant. Occupé à le cacher, le jeune homme n’avait jamais pris le temps de le regarder autrement que comme un stigmate effrayant. Malgré une certaine appréhension, il allait libérer son regard jusqu’à arriver à la sortie de l’immeuble. Il avait besoin de respirer, d’espace.

      Dommage pour lui. Quand la porte de l’ascenseur s’était fermé, il n’aurait pas cru qu’il allait se retrouver enfermer dans celui-ci. Et encore moins avec une jeune femme qu’il n’avait pas remarqué. Les péripéties de la soirée ne faisait que commencer.
    • Hannibal V. J. Powell
      GouverneurHannibal
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      Poule pondeuse
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        GouverneurHannibal

           
        le loup & l'agneau
        Fut un temps où tu souhaitais être une héroïne, avec des supers-pouvoirs et des capacités hors-normes, capable de soulever une voiture pour en ôter l'enfant cerné, épousant chacune des balles criminelles à l'encontre de la foule... Renverser l'ombre pour la lumière, le mal pour le bien. Fut un temps où tu étais une gamine innocente aux rêves bienveillants. Au fond, vingt ans après, tu es toujours cette petite fille avec ses tresses hollandaises, courant dans le jardin après son grand-frère, s'émerveillant au moindre soupçon de vie sur terre. Au plus profond de ton être, consumé par la haine et la tristesse, hanté par un passé où la petite fille aux jolies tresses blondes a fini par être brisée, détruite, réduite à néant pour ne laisser place qu'à une harpie assoiffée de sang. Ce n'est pas ta faute ma colombe, c'est la faute de ton père. Ce fanatique religieux, possédé par un mal nazi extrémiste, en quête de créer l'être le plus pur sur Terre, son messie à lui. Penses-tu qu'il regrette de t'avoir anéanti pour te reconstruire ? Penses-tu qu'il s'endort apaisé le soir ? Penses-tu qu'il t'a aimé, à un moment de sa vie ? Arrête, arrête, je t'en prie. Hannie, il ne t'a jamais aimé et ne t'aimera jamais. Tu n'es qu'une preuve de sa réussite... et de son échec le plus cuisant.

        Le débat est animé, les grandes têtes de l'armée sont présentes, majorité d'hommes influents, majorité de femmes assistantes, de quoi exaspérer ton âme féministe. Les généraux, les sénateurs et tout le reste, toutes ces têtes avec des faux passés, fausses utilité.  Puis toi, toi Hannibal, future gouverneure, future dirigeante de ce nouvel état qu'est LibertyTown, avec le sort de tous les méta-humains entre tes mains. N'est-ce pas jouissif ? N'est-ce pas ravissant ? Ils savent tous ici qui tu es, dans une moindre mesure, ils savent que tu es là pour exterminer ces erreurs de la nature, quelque soit la manière, sucrée ou salée. Accrochés à tes lèvres, ces hommes attendent que tu tranches de manière définitive sur l'avenir du monde. Mais pour le moment, il vaut mieux les laisser se déchirer à coup de grandes menaces, entre nucléaire et 1v1 dans le désert du Mojave, des grosses têtes parfois sages mais trop souvent animées par la haine. Voilà trois heures qu'ils s'entrechoquent, se menacent, se défont et refont. Nous devrions tous redescendre en pression et peser nos mots. Soyons clairs : les nouvelles technologies d'H&S sont encore incertaines et ils seraient fastidieux d'armer nos militaires avec. Nous sommes tous d'accord sur le fait que la situation à LibertyTown s'empire de jours en jours, mais la moindre erreur pourrait pousser à la guerre civile et tuer des millions d'innocents par un manque de patience de notre part. Nous avons déjà énormément avancés sur la question du métabolisme méta-humains, c'est un grand pas pour nous tous. Nous devons simplement calmer le peuple par une loi moins contraignante pour eux et nous focaliser sur "comment" protéger les humains en attendant d'avoir les armes pour canaliser ces.. ces .. Les méta-humains. Un soupire, un regard qui impose le silence à tous et ton corps qui se lève aussitôt pour rejoindre la sortie. Mesdames, messieurs. La réunion est close. Retournons à nos occupations personnelles et faisons le point à une semaine de ma promotion au rang de Gouverneur. D'ici là, soyez efficaces. Ces derniers mots dirigés aux scientifiques quelque peu dépassés par la situation et l'engouement autour de ces "armes répressives".

        Il est certain qu'ajourd'hui tous les hommes à cette table ne seront pas tes alliés, pourtant influents, cela te parait si insignifiant. Ils ne soupçonnent même pas le monstre qui se cache sous cette couverture de politicienne aux airs de démon. Sûrement la commandante des troupes de l'ETA ? Bouffons bien loties, tu leur en donnerais des 1v1 dans le désert, à coup de pieds et sans les mains. Yeux levés au ciel, tu quittes la salle avec un geste de la main qui en dit tant ─ si bien que même ton assistant n'ose pas te suivre, récupérant tous les dossiers posés en fracas sur la table.

        L’ascenseur est long à arrivé, tu tapes du pied et te retiens même de le fracasser contre les portes. Celles-ci s'ouvrent, tu t'y engouffres. Spacieux, tout du moins agréable vision sur tout le hall ─ grâce à son aspect en verre qui permet d'avoir la vue sur tout. Jusqu'au 21 étage, une coupure de courant qui fait trembler la cage en verre, l'arrête sèchement et t'emmènes avec fracas sur le sol. Le choc est douloureux mais ce n'est rien face à la sensation de maintien au-dessus du vide. Inspectant rapidement les possibilités, tu remarques à cet instant ne pas être seule.. On croirait un fantôme, un mort parmi les vivants. Au moment où tu comprends qu'il est bien "vivant", tu t'avances vers lui pour le relever. A cet instant, une lueur rouge dans son regard te stoppe dans ton élan.

        Un méta-humain. Tu avais raison, il n'est pas vivant. Il n'a rien d'un être humain. Quel genre de m.. personne es-tu pour donner l'impression de ne pas exister ? Une façon non-conventionnelle pour lui demander si il va bien.
      • Orpheus K. Sturtevant
        Brigadier - Dominateur
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          Brigadier - Dominateur

          Le sol est froid. Son crâne à violemment frappé sur le sol. Quand l'inconnue cherche à le relever, Orpheus lève un œil pour voir qui allait lui tendre une main. Elle disparaît bien vite. Elle a pris peur ? C'était plus que de la peur, car son esprit avait tout à fait interprété ce que pouvait signifier ce début de mot qui n'avait pas  été prononcé. Étrangement, cela ne lui avait pas fait mal. Monstre, merde, l'un ou l'autre avait dû être prononcé. Même si l'un fut pensé au profit d'un autre, il n'était pas exclu que l'autre fut envisagé comme second. C'était à ce moment-là que le sang sur son front se mis à bouger pour refermer la plaie. C'était un spectacle étrangement poétique. Comme une fleur qui s'était mis à éclore, avant de se remettre à se cacher sous son épiderme. Alors que son corps avait achevé de guérir l’égratignure, son regard vairon s'était fait plus inhumain encore qu'à son habitude. Comme si son pouvoir avait allumé un phare vermillon, entouré de ténèbres. Celui-ci chercha à jauger celle qui lui avait adressé la parole.

          De longues secondes s'écoulèrent, dans le silence de la cabine arrêté. Les cheveux du jeune homme continuaient eux aussi de goutter, accentuant son regard perçant et son allure diaphane et son teint blafard. Qu'allait-il bien pouvoir lui répondre, à cette femme ? Elle n'était pas ordinaire, ici. Il ne l'avait jamais croisé. D'habitude assez timide, le jeune homme était trop bouleversé pour se taire. Et vous, quel genre de personne êtes-vous ? Visiblement de ceux qui ne me voient plus comme un être humain. En tout cas, vous n'êtes pas de ceux qui se présentent en premier.

          Il sourit faiblement avec une lueur de défi dans le regard. L'adrénaline lui avait pris le cœur. Alors, on pouvait être timide et malgré tout lancer ce genre de pique ? Il lâcha un soupir avant de mettre ses mains dans ses poches et d'ajouter : Me concernant, je suis comme vous le pensez, un métahumain et en prime, je suis un sujet de recherche ici. Combien de temps allaient-ils passer ici ? Autant tuer le temps. La femme en face de lui semblait raciste. Tant qu'à faire, il pouvait sûrement voir comment celle-ci réagirait : C'est une vrai boutade. Vous passez le mauvais jour au mauvais endroit, alors que vous rameniez des travaux de recherches à votre père. On tente de vous les voler, on vous tire dessus. Vous êtes exposés à un virus. Il aurait dû vous tuer. Il n'imaginait pas raconter ça à quelqu'un un jour. Mais là, il s'en fichait. Il voulait expurger tout ce qu'il ressentait. Un mélange de désespoir, de haine et de cynisme. Sardonique, il reprit : Et pouf, comme ça, vous passez du statut d'être humain à virus sur pied. N'est-ce pas ridiculement drôle ? En tout cas, à vous en parler, maintenant, je trouve ça assez risible.

          Malaise. Il dit que c'est risible. Son sourire est faible, mais crépite d'une ruse ironique. Il n'en rit pas, mais n'en pense pas moins. Et vous ? La xénophobie, ça vous est venu comment ? Vous aussi, c'est un mauvais concours de circonstance ? Le jeune homme ne savait rien de l'inconnu. Il avait lancé ça comme un pavé dans le vide, sans savoir que ça pouvait être une mare. Et quand bien même ? Le jeune homme conclut : Dans tous les cas, vous, moi, ça n'est pas grave, de toute façon. Après tout, ils vivraient un certain temps encore et après ? Peut-être que lui vivrait plus longtemps, mais à quoi bon ? Qu'obtiendrait-il à cela ? Il soupira face à lui-même, avant de regarder le sol et de commenter l'ascenseur : Quelle idée, ce genre d'ascenseur en verre, vous ne trouvez pas ? Sauf à avoir des pouvoirs spéciaux, les êtres humains ne survivraient pas à une chute de la cage d'ascenseur. Si ça se trouve, moi aussi, ça pourrait me tuer. Il haussa les bras, avant de se retourner vers la jeune femme, se demandant ce qu'elle allait lui répondre. Enfin, peu importe. Il fallait attendre que cette ascenseur se remette à fonctionner.
        • Hannibal V. J. Powell
          GouverneurHannibal
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            le loup & l'agneau
            T'étais comme lui, à son âge. Il doit à peine passer la majorité, ça se trouve pas, il fait bébé, il est blessé, il est remonté, trouve la vie injuste et on lui a pas demandé quoi que ce soit. C'est comme ça, pas autrement. Quand t'avais son âge, on t'a arraché ton frère, on l'a poussé vers la mort et tout ce qu'on t'a dit c'est la vie est parfois injuste. On doit faire avec. On ne te donne pas d'armes pour te battre contre les difficultés de la vie, tout ce que tu as c'est cette boule au creux de ton ventre qui grossit à vu d’œil et qui finit par te tuer à petit feu. T'as le choix entre vivre en souffrance ou périr en silence. Douze ans plus tard, la douleur est la même, elle n'a pas bougé, en vain. Si tu es en colère contre la vie, suicide toi. Un soldat de Dieu qui parle de suicide ? Qu'est-ce qui te prends Hannie ? Où est passée ta rage de vaincre ? Ou choisis de vivre dignement. Mais surtout pas entre les deux. Ce sont les faibles qui décident de se laisser porter par le courant, pas ceux qui mettent fin à leur vie. Au fond, et même si persuadée qu'on a assassiné ton frère, ça reste officiellement un suicide. Rien que pour ça, rien que pour Hyéronimus, tu peux mettre de côté ton idéologie de côté pour croire qu'il faut un énorme courage pour mettre fin à sa vie. Nous ne sommes pas du même monde, pourtant tu me rappelles quelqu'un. Ce n'est pas de l'empathie, plus une position encrée face à soi-même : tu ne peux renier certains sentiments contraires, surtout lorsque tu sembles te voir dans un miroir.

            Du sang coule le long de ton front, la sensation désagréable de la goutte qui roule contre ta tempe te file presque la nausée. Saigner c'est pas dans le contrat. Il n'y a pas de douleur, juste un certain agacement. Un mouchoir dans ta poche, qui vient éponger le tout, restant appuyée quelques secondes. La blessure du gamin, elle, s'est refermée en un rien de temps. Régénération des cellules ? Sujet intéressant. Tu comprends un peu plus pourquoi H&S a posé rapidement le grappin dessus - au-delà du fait que l'entreprise est foutue la merde avec son virus. En parlant de ça, tu n'as eu aucun retour sur ce cas là. Étrange. L'entreprise cherche t-elle à faire taire ses erreurs ou a propulser le mal méta-humain à une échelle supérieure ? Une affaire que tu régleras plus tard. C'est quoi ton prénom ? Au fond, la révolte du gamin t'insupporte mais faire mine que cela t'importe - presque - est le meilleur moyen pour ne pas lui exploser le visage contre la paroi en verre. Hannibal Von Jäggerjack, candidate au poste de Gouverneur. Le ton est posé, il n'y a plus de place au batifolage de bas étages, il s'adresse à une personne influente et cela ne doit en aucun être oublié. Mon père me répétait souvent que tomber c'est pas le problème, le plus important c'est de se relever. Pas juste se relever. Se relever avec un but. Lève toi avec un but tous les matins. Même si ce but c'est d'exterminer tous les êtres humains. Doucement, tu te laisses tomber assise, dos contre la paroi en verre, main sur le front pour calmer le saignement. Je me lève tous les matins pour réaliser les rêves de mon petit-frère. C'est un but comme un autre, mais je sais pourquoi je me lève tous les matins, même si des fois, je pense à la mort. Et d'un coup, ton ventre te rappelle que tu ne te lèves plus pour toi seule, mais pour trois vies. Celle de ton fils, de ta fille et la tienne, deux vies qui se forment en toi depuis maintenant trois mois. Même si tu penses te perdre, te tromper, rappelle toi que rien n'est perdu et qu'il y a des solutions. Qu'il y aura toujours "cet" événement qui bouleversera ta vie mais qu'il n'est pas toujours négatif. Et le pire dans tout ça, c'est que tu ne parles pas pour lui, mais pour toi. Il faut croire que la maternité te change au plus profond de ton être.
          • Orpheus K. Sturtevant
            Brigadier - Dominateur
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              Brigadier - Dominateur

              Une candidate au poste de gouverneur ? Elle ne semblait pas blaguer. Après... Il n'avait pas réellement suivi l'actualité politique. Cela lui paraissait très lointain. D'autant plus si l'on ajoutait à ça que ses droits civiques étaient sacrément malmenés depuis qu'il était reconnu comme étant un "métahumain". Cette situation avait de quoi être ironique. La femme qui lui faisait face semblait presque le réconforter. Elle ne mâchait pas ses mots, elle ne semblait pas elle-même être une personne très heureuse. C'était perceptible au fait qu'elle parlait de la douleur qu'elle percevait en lui comme si elle ne l'avait elle-même que trop connue. Son prénom était lui-même assez original. Hannibal, comme le fameux général aux éléphants ayant traversé les alpes neigeuses avec son armée.

              Mais pouvait-il s'en moquer? Orpheus. Orpheus Kay Sturtevant. Il n'était pas d'humeur à se moquer d'elle plus encore. Il doutait de toute façon pouvoir l'atteindre. Et il n'était pas quelqu'un de dédaigneux au point d'en rejeter la main tendue vers lui. Mais il ne comprenait pas réellement pas son geste. Il en était cependant quelque peu touché. Assez pour que son regard s'éclaire d'une légère surprise face à son discours bien trop optimiste pour la personne qu'elle semblait être. Devait-il s'en méfier ? Et surtout, quel espoir était-il permis ? Quel but ? Lui qui était si faible, si impuissant ? Il n'était bon qu'à être un cobaye. Bien sûr, derrière ces recherches, des avancées en médecine régénérative étaient escomptées. La vengeance n'a jamais été quelque chose qui m'intéresse. Et me venger de qui ? Les gens ne sont pas responsables de ma mutation. Ni des lois votées. Bien sûr, ils pourraient s'y opposer. Mais les gens ont peur. Et ça n'est pas la vengeance ou le terrorisme qui fera changer l'avis du public. Alors, la situation était belle et bien verrouillée. Bien sûr, la société était l'addition de million de gens. Mais combien avaient la volonté de guider la masse ? Il avait une candidate à ce genre de chose en face de lui. Mais il était bien plus fréquent que les gens qui s'essaient à ces rôles le fasse par intérêt personnel. Sans tomber dans un tous pourri très simple, les biais cognitifs et les déterminismes avaient beaucoup d'influence.

              Même vous, si vous détestez ce que je suis, vous avez sûrement vos raisons. Votre passé. Vos souffrances, que vous semblez sous-entendre. Non, tuer qui que ce soit ne changerait pas ma vie en mieux, ni n'aiderait qui que ce soit. Alors, oui, rien n'était perdu. Mais rien ne semblait gagné non plus. Mais elle soulevait un point important : il n'avait jamais eu de véritable but dans la vie. Il avait bien sûr toujours fait en sorte d'être quelqu'un de bien, mais il s'était laissé porter par le flot de la vie jusqu'à maintenant. Il avait vécu dans une relative solitude et sa vie lui apparaissait bien vide, désormais qu'il avait des difficultés pour suivre ses cours à l'université. Et vous, quel est votre but ? Exterminer tous les métahumains ? Il sourit, caustique, avant de la regarder droit dans les yeux et d'ajouter : Auquel cas, je ne comprends pas pourquoi vous n'avez toujours pas commencé par moi. Il sourit, avant d'ajouter : Mais ça ne serait pas si mal. Au moins, vous êtes plutôt jolie. Cela pourrait être pire.

              Ce compliment était une manière de se rappeler qu'il n'avait jamais véritablement eu de succès auprès des femmes, ni ne s'y était jamais intéressé. Peut-être par couardise. Peut-être parce qu'il n'avait jamais eu d'occasion. Il réalisait à quel point sa vie avait été vide et monocorde. Mais il était bien trop tard, maintenant que l'engrenage du destin avait fait de lui un métahumain. Il n'espérait plus vraiment une vie normale. Il fallait bien vivre, malgré tout ce qui arriverait, même s cela lui paraissait désormais très dur.