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  • Caithleen Miller
    CIVIL - Rebelle
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      CIVIL - Rebelle
      Fin novembre 2016

      Il y avait des jours où rien ne pouvait calmer la tempête qui faisait rage en elle. Ces jours où quelque chose semblait bouillonner au creux de sa poitrine, atteindre des sommets puis couver sans s’estomper vraiment. Il y avait ce trop plein d’elle ne savait trop quoi. De pensées, d’émotions, d’anxiété.

      D’incertitudes.

      Elle avait parfois l’impression de s’agripper un vain, de ne pas parvenir à garder le contrôle sur sa propre vie, sur son existence même. Rien de ce qu’elle pouvait faire ou anticiper n’y changeait rien: les évènements échappaient à toute logique.

      Ce matin là, elle était de repos. Bien décidée à revendiquer son droit à la grasse matinée, elle avait tenté de s’enfouir sous les draps, de chasser toute pensée parasite, pour dormir et enfin réussir à vraiment se reposer. Mais c’était semblait-il peine perdue. A peine avait-elle ouvert les yeux peu après l’aube, qu’elle s’était trouvée incapable de se rendormir, malgré la fatigue qui s’agrippait à son corps. Marmonnant des injures pas vraiment destiné à qui que ce soit, elle avait laissé tombé, et décidé d’une autre solution pour éliminer son anxiété.

      C’était ainsi qu’elle avait enfilé sa tenue de sport et ses baskets, difficilement contraint son opulente chevelure rousse dans une queue de cheval, et était sortie courir. En ce mois de novembre l’air était frais, mais elle ne semblait pas le sentir, comme anesthésiée. Mais même en courant à en perdre le souffle, elle ne parvenait pas à faire cesser le mouvement permanent des rouages de son esprit.

      Caithleen ne pouvait non plus s’empêcher de repenser à cette détresse ressentie quelques jours plus tôt. Cette sensation à la fois d’appartenance à quelque chose, mais aussi de désespoir et de souffrance profonde. Elle à qui cela n’arrivait jamais, elle avait fondu en larmes, ressentant le besoin de se rouler en boule au beau milieu de son appartement. Elle avait cru mourir, comme déchirée de l’intérieur par une tristesse, un gouffre de peine incommensurable, bien au delà des mots.

      Et puis comme c’était venu, c’était passé. Elle était restée au sol quelques minutes, incapable de reprendre ses esprits, encore tremblante. Elle avait haït ce qui venait de se passer, ce qui venait pendant quelques instants de la déposséder de son corps, de son esprit. Et l’incompréhension de ce phénomène l’avait également rendue folle de rage et de frustration. Si elle s’était écoutée, elle aurait dit qu’elle avait senti la présence... D’un être. D’une entité.

      - C’est ridicule.

      Toujours en courant, Caithleen n’avait même pas conscience de murmurer certaines de ses angoisses à voix haute.

      Elle ne se sentait plus vraiment en sécurité. Elle savait se défendre toute seule, son quotidien aux urgences étant fréquemment ponctué de diverses agressions. Mais ce danger qu’elle ressentait était autre chose. Il venait de son statut de méta-humaine, et des conséquences qui en découlaient, bien malgré elle. La loi Turenne l’avait fait bondir, atterrée. L’homme n’en était pas à sa première tentative de ségrégation de tout ce qui est différent de lui, avait-elle songé.

      Elle comprenait la peur de certains. Elle même avait été prises dans les attentats de septembre, et avait fait les frais d’un méta complètement barré. Mais Caithleen avait bien aussi failli faire les frais d’un anti-méta. Elle savait que certains mutants étaient dangereux, elle l’admettait.

      Mais pour autant, elle n’était pas allée se faire recenser. Elle y aurait laissé son travail, sans doute la chose la plus importante dans sa vie actuellement. Et elle avait conscience de la particularité de son don. Et elle ne souhaitait pas devenir un cobaye. Heureusement, sa particularité restait très discrète.

      Mais l’angoisse et la colère demeuraient, enflaient en elle.

      - J’avais rien demandé, bordel!

      Sous le coup de cette rage qu’elle ne parvient plus à enfouir, elle trébuche, et sa course s’achève au sol, dans un nuage de poussière et un crissement de graviers. Caithleen se réceptionne sur les genoux et la paume des mains, au détriment de son épiderme.

      Avec une flopée de jurons plus ou moins fleuris et originaux, elle se redresse. Elle a encore envie de pleurer, et cela l’énerve. Le parc est à priori désert, au moins elle s’épargne une humiliation publique. En trainant des pieds, la jeune femme se rend à l’un des points d’eau situé un peu à l’écart du sentier pour y rincer ses écorchures. C’est froid, mais ça brûle.

      Le regard émeraude de Caithleen se fixe sur les écorchures. Ce ne sont même pas vraiment des plaies, mais la peau a été entamée par endroit, laissant perler des gouttes écarlates. A d’autres endroits, elle est juste rosée, rappée par les graviers dont certains sont encore fichés dans la chair.

      Elle se concentre. La peau semble frissonner, s’agiter. Les gravillons sont repoussés et tombent l’un après l’autre au sol alors que la régénération fait effet. En à peine une minute, c’est un épiderme tout neuf, lisse et un peu rosé qui a pris la place des chairs malmenées. Caithleen laisse échapper un rictus amer.

      Rien de tout cela n’a de sens, songe-t-elle en ramena ses genoux à sa poitrine, assise au sol devant la fontaine.
    • Asim Valkorov
      CIVIL - Bienfaiteur
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        CIVIL - Bienfaiteur
        Fin novembre 2016.

        Le vent ébouriffait les cheveux d'Asim qui courrait à vive allure dans les rues de cette ville qu'il découvrait au fil de ses pas. Les écouteurs enfoncés dans les oreilles, la musique rythmant sa cadence qui ne faiblissait pas, il filait à toute allure avec l'air d'un homme que rien ne semblait pouvoir arrêter. Et malgré l'heure matinale, il se sentait en pleine forme, prêt à conquérir cette nouvelle terre pleine de promesses.

        Il n'était pas arrivé depuis longtemps dans cette ville, et ce jogging matinal prenait pour lui des allures de promenade de découverte sans prise de tête. Aussi bien par déformation professionnelle que par plaisir, il repérait les lieux, mémorisait les carrefours, les lieux d'importance, les bars un peu dissimulés et les endroits où faire du sport sans être déranger, et il ne cessait de s'émerveiller devant ces immenses bâtiments qui s'étalaient où qu'il pose les yeux. L'horizon paraissait loin lorsqu'il n'était pas dissimulé par de gigantesques tours rutilantes sous le soleil matinal, leurs vitres immaculées prenant des teintes roses orangées à leur sommet. Quelques nuages s'amoncelaient ici et là, promettant une pluie typique des mois de novembre, mais à cet instant, le ciel paraissait suffisamment dégagé pour profiter du lever de soleil par le biais des jeux de lumière sur ces bastions de glace. Et malgré la fraîcheur matinale, Asim n'avait pas cru bon se couvrir outre mesure, préférant des vêtements courts et confortables afin de ne pas entraver ses mouvements.

        Et la musique, toujours, battait la cadence de ses pas souples et légers sur le pavé.

        A cet instant, il ne pensait plus à son départ précipité de Russie, à la tragédie qu'il venait de traverser, ni à ses camarades tombés pour le permettre de survivre. Il ne pensait plus au projet Paladin, au professeur Kuznetsov, ni à cette carte SD copiée et dissimulée en lieu sûr. Mais ne plus  y penser ne voulait pas dire qu'il avait oublié tous ces détails, et toujours, dans un coin de sa tête, résonnait dans sa langue natale ce mot qu'il se répétait en boucle depuis son départ du complexe scientifique : vengeance.

        Mais un chemin ouvrant sur un parc boisé attira son attention, et il s'y engouffra sans y réfléchir outre mesure. Les arbres qui bordaient sa route eurent alors un effet rassurant, presque apaisant, comme un retour à quelque chose qu'il manquait cruellement à cette ville qu'il découvrait : une véritable vie sauvage. Les arbres et les montagnes avaient été le seul paysage qu'il avait pu admirer durant ces mois passés au sein du projet Paladin, et même si de douloureux souvenirs ne manquèrent pas de refaire surface, un sentiment de bien être prit le pas sur ses états d'âmes. Il ne pouvait s'appesantir sur des émotions négatives, et devait aller de l'avant, toujours, s'il voulait un jour espérer accomplir sa mission quasi-sacrée.

        Et pour cela, il devait avant tout se concentrer sur son intégration au sein de cette ville. Gagner la confiance des habitants, de personnes influentes, et ce malgré son manque d'expérience sociale. La vie militaire n'avait pas eu que du bon, il fallait l'admettre, car elle l'avait totalement éloigné des conventions sociales normales de la vie civile, et Asim devait se mettre à la page au plus vite avant de commettre des erreurs diplomatiques difficiles à réparer. Il se souvint alors avoir entendu parler d'un attentat, d'une prise de conscience sur l'existence de méta-humains, d'une intolérance généralisée couplée à des revendications identitaires, et d'une loi de recensement des personnes présentant des capacités hors du commun. Etait-ce essentiel à l'obtention d'un emploi ? Asim se devait de trouver rapidement un moyen sûr de subvenir à ses besoins, mais il ignorait par où commencer. Il ne savait que se battre, retrouver des fugitifs, exécuter des cibles, rassembler des informations, protéger des personnes importantes, établir des tactiques afin d'investir un bâtiment, de tendre une embuscade ou de faire exploser toutes sortes de choses. A qui s'adresser pour trouver un emploi avec ce genre de compétences ?

        - J’avais rien demandé, bordel!

        L'éclat de voix était soudain parvenu aux oreilles d'Asim malgré ses écouteurs, le tirant à nouveau de ses pensées. Il ralentit alors aussitôt le pas, cherchant à percevoir l'origine de la plainte, et retira ses écouteurs qu'il rangea avec précaution dans une poche de son gilet sans manche. Des jurons particulièrement originaux retentirent alors, avant de s'éteindre aussi brusquement qu'ils étaient venus. Il n'y eut cependant pas de nouveau cri ou d'appel à l'aide, n'indiquant pas une quelconque agression nécessitant une tierce intervention. Mais alors qu'il s'apprêtait à reprendre sa route sans faire davantage de cas de cette interruption, il aperçut une silhouette assise au sol près d'une fontaine. Asim fronça légèrement les sourcils, soudain curieux, et s'avança jusqu'à ce qui semblait être une jeune femme à l'imposante chevelure rousse. Se forçant alors à esquisser un sourire, l'ancien soldat lança, de sa voix la moins raide et la plus cordiale possible, teintée de son accent étranger :

        - Tout va bien, mademoiselle ?

        Il s'approcha alors davantage avec précaution, partagé à la fois entre une méfiance qui lui était propre et l'envie de venir en aide à son prochain, et déclara :

        - J'ai entendu une voix à l'instant, vous vous êtes fait mal ?
      • Caithleen Miller
        CIVIL - Rebelle
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          CIVIL - Rebelle
          La jeune femme était toujours assise en boule, occupée à contempler son épiderme tout neuf. Bien trop perdue dans le maelström ininterrompu de ses pensées pour remarquer le son des pas qui s’était rapproché d’elle.  

          Mais la voix de l’importun fini par la sortir de la léthargie, la faisant sursauter. Dans un crissement de gravier, elle se releva et se retourna brusquement pour lui faire face, sur la défensive. Elle avait cru être seule, et découvrir que cela n’était pas le cas la contrariait au plus haut point.

          Un curieux accent dans la voix, il lui demanda d’un air guindé si elle n’avait rien. La question la laissa un instant perplexe. Puis Caithleen sembla se ressaisir alors qu’il reprenait la parole pour lui demander si elle s’était fait mal.

          - Oui. Enfin, non. Tout va bien.

          Elle balaya la question d’un haussement d’épaules, bien consciente que sa réponse ne voulait pas dire grand chose. Oui, elle avait été blessée, et non, elle n’était pas blessée. Elle ne l’était plus. Mais elle n’allait pas s’encombrer de détails, surtout face un à un inconnu.

          De plus, la méfiance et l’anxiété qui avaient été les siennes depuis quelques temps recommençaient à tourner à plein régime alors qu’elle dévisageait l’inconnu, l’air encore plus farouche et de mauvais poil qu’elle ne l’était déjà habituellement.

          Quelque chose dans son maintient, sa façon de se tenir la dérangeait, attisaient son instinct de conservation. Sa stature haute et musclée, sa façon souple de se mouvoir. Son ton poli, mais également distant et forcé. Une sorte de maîtrise dans le comportement de cet homme, presque... militaire.

          Cette idée fit monter un frisson glacé le long de sa colonne et pâlir son visage, faisant nettement ressortir les tâches de rousseur sur ses joues. Et s’il l’avait vue, songea Caithleen? S’il avait été témoin de son don de régénération à l’instant, et ne cherchait qu’en cet instant à la confondre?

          Parano tournant à pleins tubes, alimentée par les fatigue de ces derniers jours, la jeune femme n’était plus vraiment elle même. Son corps tout entier était tendu comme un arc, proche d’une position défensive.

          - Vous... Vous me voulez quelque chose...?

          Angoise, parano, fatigue... Alors qu'elle posait cette question, tous les scénarios et identités possibles concernant cet homme se dessinaient dans son esprit détraqué. Le frisson s'intensifia, une sueur froide coulant dans son dos alors que son teint se faisait presque translucide. Une nausée soudaine lui rappela qu'elle avait eu la merveilleuse idée d'aller courir à jeun... Caithleen vacilla, le vertige l'emportant sur le reste.
        • Asim Valkorov
          CIVIL - Bienfaiteur
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            CIVIL - Bienfaiteur
            Quelque chose dans le comportement de la jeune femme déplaisait à l'ancien militaire. Il la dévisagea tandis qu'elle haussait les épaules, formulant une réponse qui n'avait pas véritablement de sens, et décida que cette inconnue avait éveillé son intérêt. Sa mauvaise humeur apparente dissimulait mal le fait qu'elle cachait quelque chose, et Asim comprit qu'il ne s'agissait pas là d'un banal "quelque chose".

            Et elle était jolie. Sa chevelure ne le laissait pas indifférent. Une vue agréable et un secret à percer, il était gagnant partout.

            Tendant la main, il s'avança d'un pas pour l'aider à se relever malgré l'air farouche arboré par son visage, s'essayant tant bien que mal à ne pas paraître agressif ou malveillant. Mais elle lança alors faiblement :

            - Vous... Vous me voulez quelque chose...?

            Asim s'arrêta, fronça un sourcil. Il faisait pourtant tout ce qu'il pouvait pour ne pas avoir l'air antipathique. Elle était beaucoup trop tendue pour quelqu'un qui n'avait rien à cacher, et le regardait décidément avec une méfiance propre aux fugitifs. Instinctivement, l'immigré jeta un coup d'œil furtif autour de lui, comme s'il s'attendait à voir débarquer une horde de truands ou de policiers. Il regretta instantanément de ne pas être armé, et fut brusquement tenté de tourner les talons sans demander son reste. Il ne voulait pas avoir affaire le moins du monde avec les autorités du pays, car cela signifierait le début des investigations sur sa présence dans le pays, et la possibilité d'être découvert d'une manière ou d'une autre. Et s'il était découvert, il n'était clairement pas protégé par qui que ce soit…

            Non, mieux valait filer. Un joli minois ne valait pas de longues explications dans un commissariat.

            Mais alors qu'il s'apprêtait à tourner les talons, il vit la jeune femme brusquement tourner de l'œil. Oubliant toute notion de prudence et n'obéissant qu'à son instinct primaire, il se jeta sur l'inconnue pour la rattraper avant qu'elle ne heurte le sol. Mais alors que ses mains se posaient sur elle, il sentit la paume de la jeune femme lui agripper l'avant-bras, et une vive brûlure lui électrisa brutalement la peau. Un chapelet de jurons en russe jaillit de la bouche du militaire, qui s'écarta vivement en se tenant le bras.

            - Bon sang mais vous êtes qui ?! S'écria-t-il avant de reprendre ses insultes dans sa langue natale.
          • Caithleen Miller
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              CIVIL - Rebelle
              Alors qu’une nausée insidieuse prenait le dessus, faisant se confondre le haut et le bas, Caithleen songea, avec son pragmatisme habituel qu’elle allait tomber. C’était dommage, elle avait presque fini par se débarrasser de l’importun. Au lieu de cela, elle allait probablement se rétamer tête la première, en arrière vu la façon dont ses genoux faiblissaient. Même en chutant simplement de sa hauteur, elle était bonne pour une petite commotion au minimum, peut être même quelques points si elle avait la chance de tomber sur un cailloux. Cela lui fit penser qu’elle n’avait jamais visité les urgences en tant que patiente. Cela serait intéressant...  

              Son petit monologue intérieur fut cependant brutalement interrompu par une poigne ferme la rattrapant, stoppant sa chute net. L’adrénaline qui se déversa en elle fit le reste. Ce contact inattendu, instinctivement, fut associé à une agression, son corps tout en entier réagissant de façon primaire, elle tendit la main pour l’agripper.

              C’était comme lorsqu’elle utilisait son pouvoir pour soigner. C’était la même chose, et pourtant, c’était fondamentalement différent.

              C’était affreux, c’était contre nature et destructeur. Là où elle le tenait, elle vit la peau s’assécher, noircir et se déliter en accéléré jusqu’à ce que des lambeaux se décollent pour laisser une plaie profonde et à vif sur le bras de l’homme.

              Elle poussa un cri de pure angoisse en le lâchant à l’instant même où il s’écarta d’elle, horriblement consciente du sang sur ses doigts. Il hurlait dans une langue qu’elle ne connaissait pas, et sans le savoir, tenait à peu près le même discours dans sa propre langue.

              - Oh putain de bordel de m...

              Est-ce que s’évanouir était une option valable? Non, probablement pas. Cela aurait été très dramatique, du plus bel effet probablement. Mais quitte à passer totalement pour une folle furieuse, autant aller jusqu’au bout. Sans répondre à sa question, elle se précipita sur lui, s’emparant de sa main comme si sa vie en dépendait sans toucher la plaie.

              -Je vais...

              Guérir. Guérir. Elle savait le faire, elle le pouvait. De nouveau, la douleur la traversa alors qu’elle enclenchait un mécanisme plus familier. Comme un film que l’on rembobine, les chairs se reformèrent, cicatrisant à une vitesse folle jusqu’à ne laisser qu’une peau lisse et intacte. Elle le lâcha, avant de se laisser tomber au sol, à bout de souffle et au bord de la rupture nerveuse.
            • Asim Valkorov
              CIVIL - Bienfaiteur
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                CIVIL - Bienfaiteur




                Nom de code :
                GABRIEL


                -SECRET DEFENSE-
                RAPPORT D'ACTIVITE : PROJET PALADIN


                La douleur était atroce, particulièrement brutale. Aucunement comparable avec ce que l'ancien soldat avait pu connaître un jour. Et il s'était fait tirer dessus, brûler, souffler par une explosion, électrocuter, s'était brisé les os et avait connu des douleurs que le commun des mortels ne pouvait imaginer. Mais ce que cette inconnue lui infligeait était complètement différent de ce que son corps avait en mémoire.

                Il se décomposait littéralement.

                Asim s'était retiré avant que les dégâts ne soient trop grands. Il entendait jurer la jeune femme aussi bien qu'il le faisait lui-même. Et ce boucan allait certainement attirer du monde... Mais avant qu'il ne puisse réagir - laisser son métabolisme exploser, briser la nuque de cette inconnue, fuir, se rafistoler - elle était déjà sur lui, apposant sa main sur sa plaie. Son instinct lui commanda de se laisser faire, même si tous ses sens avaient activé leur mode survie depuis la première douleur, et le contact l'électrisa aussitôt. Une sensation étrange enveloppa l'instant suivant son avant-bras, entre le froid et le chaud, l'agréable et l'intense, le tout en même temps. La cicatrisation fut instantanée, mais sembla durer une éternité.

                A peine l'inconnue enleva sa main pour tomber au sol qu'il s'écarta vivement. Son regard passa de ce qui fut sa plaie à la jeune femme, ne sachant se décider entre surveiller la potentielle menace et s'assurer qu'il n'avait pas rêvé. Son cerveau fonctionna à plein régime, et déjà, Asim sentit son métabolisme s'affoler tandis que l'adrénaline filait dans ses veines à toute allure.

                Pas le temps de réfléchir outre mesure. Il ne pouvait pas rester là. Les cris avaient très certainement attiré du monde, les arbres en cet endroit n'étaient pas assez denses pour couvrir une flopée de jurons tels que les leurs. Mais il ne pouvait pas laisser cette jeune femme derrière lui. Ce serait risquer qu'elle ne parle de lui malgré elle. Et Dieu seul savait à quel point il ne voulait pas qu'on parle de lui. Sans perdre une seconde, l'ancien soldat agrippa l'inconnue par le bras, et, le passant par-dessus ses épaules, la souleva sans s'encombrer de politesses. Asim avait déjà vu des gens sous le choc sur les champs de bataille, et cette mystérieuse demoiselle en portait tous les symptômes. Il n'avait clairement pas le temps de lui demander de marcher.

                - Vous me devez des explications, siffla-t-il lorsqu'il l'installa sans ménagement en travers de ses épaules.

                L'ancien soldat s'assura que personne ne pouvait les voir, au moins dans les alentours immédiats, et déguerpit sans demander son reste, jusqu'à atteindre un amas de fourrés quelques centaines de mètres plus loin, loin des regards inquisiteurs. N'osant pas imaginer ce qui pouvait bien se dérouler en ce lieu lorsque deux amoureux - ou amants, au moins - s'y retrouvaient, il déposa la jeune femme avec davantage de délicatesse que lorsqu'il l'avait soulevé. Sortant un sachet de sucre en poudre d'une de ses poches zippées, il le tendit à l'inconnue et déclara d'un ton qui se voulait sans concession :

                - Avalez ça, et après on va causer vous et moi. Et ne vous avisez plus de me toucher.

                Codage par Libella sur Graphiorum - Customisé par Asim Valkorov

              • Caithleen Miller
                CIVIL - Rebelle
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                id15.08.17 17:15
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                  CIVIL - Rebelle

                  Can't escape this now
                  Elle se serait bien roulée en boule dans un coin jusqu’à ce que la nausée passe. Un petit peu plus loin, dans l’herbe humide. Elle était sûre que ce contact végétal et froid sur sa joue serait des plus agréable, chassant le voile de sueur froide recouvrant sa peau laiteuse. Malheureusement pour elle, son interlocuteur ne semblait pas l’entendre de cette oreille. Sans ménagement, il l’attrapa pour la jeter sur son épaules sans aucune forme de cérémonie. Ce qu’elle apprécia moyennement.

                  - Je te jure que je suis à deux doigts de vomir, repose moi ducon!

                  Elle était en petite forme, elle n’avait d’ordinaire pas de mal à employer des expressions plus fleuries pour désigner ceux qui la contrariaient. Et le fait qu’il puisse la porter comme si son mètre soixante dix ne pesait rien la vexait également. Mais honnêtement, la ballottement auquel il la soumettait était sur le point d’amorcer un mouvement de sédition en provenance de son estomac.

                  - J’te dois rien du tout, pose moi, rentre chez toi et... Uuh...


                  Un haut le cœur la secoua et elle fini par se taire pour se concentrer sur une seule et unique tâche: ne pas vomir. Même si elle semblait avoir repris du poil de la bête, l’utilisation involontaire de son pouvoir à deux reprises l’avait secouée. Heureusement, il fini par la reposer sur le sol, bien plus doucement qu’il ne l’en avait enlevée. Tellement de galanterie...

                  - Tu me fais pas du tout rêver mon gars, dans tes rêves je te touche, répliqua Caithleen avec une ironie teintée d’aigreur.

                  Ceci étant dit, elle n’était pas orgueilleuse au point de refuser le petit sachet de sucre tendu par l’homme. Du bout des doigts, prenant garde à ne pas le toucher, elle s’en empara et l’avala. L’idée de toucher quelqu’un ouvrait désormais des perspectives bien plus terrifiantes que ce qu’elle avait pu imaginer. Combien de personnes avait-elle menacé sans le savoir? Combien de vie aurait-elle pu consumer sans même savoir en être capable. Un tremblement la secoua et elle croisa ses bras autour de son corps dans une tentative vaine de faire passer le frisson glacé. Puis elle jeta un oeil noir à l’individu dont l’autoritarisme commençait à sérieusement l’agacer.

                  - Tu crois que je vais te faire des confessions comme ça? Je réserve ça aux discussions sur l’oreiller, et t’es pas du tout mon genre, mon chat.

                  Méfiance et insolence mêlées, Caithleen n’avait jamais su rester totalement sérieuse, particulièrement dans les situations les plus stressantes. Et cela n’allait visiblement pas commencer aujourd’hui.

                  - Du coup, je vais rentrer chez moi réfléchir à la vie et toit tu vas faire pareil, genre, en repartant dans l’autre sens.

                  Elle se doutait qu’il n’allait probablement pas lâcher le morceau. Son attitude était en surface nonchalante, mais quiconque savait observer se rendrait compte que malgré le léger tremblement qui agitait encore ses mains, elle était tendue comme un arc.