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Assaut [Asim | James]

  • James Black
    Genesis - Destructeur
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      Genesis - Destructeur

      Alors nous sèmerons les graines du


      Chaos




      Après ma brève entrevue avec le petit Jiao Wu, les rues étaient toujours désertes. Parfait : sans témoin, je laisse mon alter-ego quitter ma conscience pour retourner s'enfouir dans les tréfonds de mes entrailles, et y garder la place qui lui revenait de droit.

      Me voila songeur : jusqu'où pourrait s'étendre le potentiel d'une faction de métas voués à ma cause, le renversement de la société humaine ? Un garçon capable de repousser par la pensée, une femme capable de guérir les blessures les plus sévères, et Vicious, qui pouvait parfaitement contrôler son corps. Qui sait qui se cachait encore dans les ruelles de la ville, en quête d'un guide capable de lui offrir une Révélation comme celle que j'ai reçu ? Beaucoup trop, j'en suis certain. Peut être même qu'un autre groupe avait déjà commencé le recrutement et se cachait dans l'ombre.

      Perdu dans mes pensées, qui passèrent d'une paire de fesse croisée dans la matinée à la loi Turenne qui torturait mes nuits, je repasse inconsciemment par la même ruelle qu'a mon arrivée. Logique, le lieu était familier. Mais mon attention se porta ensuite sur une patrouille de police, trois agents en uniforme, penchés sur la carcasse de ce même scooter rose que je venais de "déposer" avant de perdre du temps à aider ce petit gamin.

      Le hasard fait bien les choses, hein ?

      Et voila qu'ils regardent dans ma direction : "Grand, Brun, une mèche blanche et un manteau de cuir noir : ça colle au signalement. Ouais, on l'tape on l'tape." Vocifèrent-ils. Une musique excitante - tambours de guerre galvanisants - doit sonner dans leurs têtes, alors qu'ils sprintent dans ma direction.

      Mes anciens réflexes me poussent à vouloir prendre la fuite. Mes nouveaux à activer la bête et les faire brûler dans les flammes de l'enfer. Mais il fallait un peu de bon sens dans certaines situation : leurs armes étaient sorties, et je n'était pas du tout capable d'y faire face. Et puis... J'ai l'habitude des arrestations, et eux aussi.

      Ils se précipitent sur moi, alors que je me met aussitôt sur le sol, les mains sur la tête. Ca évitera qu'ils me mettent des coups de matraque sur le crâne : heureusement que ma vieille gueule d'anglais allais rendre l'expérience moins douloureuse. Imaginez si j'étais un noir américain ? Brrrr. Je frissonne, alors que leurs mains me palpent le corps en quête d'armes, drogues, et autres petites joyeusetés qu'ils pourraient embarquer. Vraiment ? Ils me prennent pour un amateur ?

      "Alors James, encore entrain de foutre la merde ? Lance une voix familière en retrait. L'Inspecteur Kerrigan, trente années de maison dont vingt cinq à Beta, voulait assister à l'arrestation la plus facile de l'année.
      "Putain. Ca fait cinq fois que j'te vois depuis le début de l'année." Lui dis-je, tête contre le sol, genoux d'un agent contrôlant ma nuque de la façon la moins réglementaire et agréable possible. "Sans compter ces nuits où je rêve de toi, bien sûr."
      "Si seulement on pouvait arrêter de se voir..." rétorque t'il , blasé, l'air moqueur.
      "Mais j'ai rien fait cette fois ! Je faisais preuve d'un certain panache. Oui, je venais de sortir d'une rue où trois corps gisaient encore, à moitié mort, et avait pris une autre rue où je venais de brûler un véhicule volé. J'avais fait mieux, plus moral, je l'avoue.
      Arrête, s'il te plait. On a un flagrant délit. T'as quoi... vingt cinq ans?
      Vingt Sept mon chou. Vingt-sept.
      Tu te rapproches des 30 ans et tu agis encore comme un gosse de Beta."

      Touché. A mon age, on était déjà bien ancré dans un gang ou rangé dans le civil. Pas à la marge de tout tel que je l'étais. Chez les Delta, ca n'avait pas marché. En solo, encore moins. Les braquo ne m'avaient apporté que des emmerde : à croire que le crime n'était pas un talent familial.

      Ils me redressent, menottes aux poignets, et il était évident que j'allais devoir de gré ou de force rejoindre leur voiture. Sans surprise, ils m'y enfournent comme une pizza dans un four, et commencent à signaler l'arrestation. J'entends le Commissariat de Gamma, près de la Gare Lafayette. Un grand lieu où sont réunis tous les rebuts de la société, pas assez dangereux pour être envoyés à Sinner Island, mais trop dangereux pour être laissés dans les rues. Une bonne vieille G.A.V. ? Ou prévoient ils la maison d'arrêt ? Je n'avais encore rien eu le temps de faire depuis ma sorte, et je venais à peine d'acquérir mes pouvoirs : hors de question de faire encore du temps derrière les barreaux pour un putain de scooter volé.

      On a préparé ta cellule, James. Me lance l'inspecteur, accoudé à la vitre ouverte du véhicule. Il fait signe aux agents de circuler tout en ajoutant :
      J'espère que tu en prendras pour du ferme, ca nous éviteras de te recroiser."

      Ça me briserai presque le cœur...










      James Black : My dark pages



      Invité, ne vois tu pas la guerre qui se profile ?
    • Asim Valkorov
      CIVIL - Bienfaiteur
      (0)20130725404052040none
      id16.07.17 12:35
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        CIVIL - Bienfaiteur
        Il y avait des jours avec. Et des jours sans. Et puis des journées improbables, qui commençaient bien, partaient en vrille, devenaient bizarres, pour finir en fin de compte de telle manière que l'on ignorait si cela avait été une bonne journée ou une mauvaise.

        Et cette soirée commençait bien.

        Une rumeur circulait depuis quelques temps dans les bars que fréquentait discrètement Asim. Trop diffuse pour être vérifiable, mais trop plausible pour ne pas donner l'envie de vérifier. Selon le fond de cette rumeur, toujours modifiée et altérée mais reposant sur le même principe, les Russes travailleraient de leur côté sur les méta-humains, cherchant à en exploiter tout leur potentiel. Pour l'oreille distraite, cela ressemblait fort à un simple bavardage de comptoir. Le genre de phrase qui fusait dans l'air sans rien prouver, mais qui ne sortait pas non plus de nulle-part. L'esprit conspirationniste dans toute sa splendeur en somme, sans doute proférée par un ivrogne qui cherchait à se montrer intelligent, mais qui finalement ne faisait que discréditer le porteur de cette bonne parole.

        Sauf qu'Asim n'était pas une oreille distraite, et encore moins une oreille non avertie.

        Un soir, suite à un tuyau qu'il avait arraché à un ivrogne la veille, il se trouvait attablé dans un recoin sombre d'un bar peu fréquentable - et peu fréquenté - curieusement nommé le "Smashed Bottles", et qui, selon les dires dudit ivrogne, se trouvait être le lieu de départ de la rumeur. Il avait alors pris toutes ses précautions, s'était déplacé le plus discrètement possible afin de ne pas se faire repérer par un des membres de Delta, et semblait avoir réussi ce tour de force. Mais alors qu'il écoutait les discussions insensées autour de lui, l'immigré russe fut accosté par un homme vêtu d'une casquette de chasse à carreaux élimée, et d'une chemise épaisse qui avait très certainement déjà connu l'hiver sur les trottoirs de la ville… Visiblement éméché, son verre à la main, arborant une barbe sale sur son visage détruit par des années d'alcoolisme, il éructa :

        - Oh l'étranger ! T'offres un verre à un vétéran du Golfe ?

        Asim, qui n'avait pas vu l'étranger arriver, eut un mouvement de recul, et porta instinctivement sa main à la hanche. Mais son holster ne se trouvait évidemment pas à sa ceinture, et sa mâchoire se serra.

        - Du calme cowboy ! T'es un mili toi aussi ? T'es trop jeune et trop propre pour traîner dans ce genre de bars, qu'est-ce que tu fous ici ?

        Le jeune homme ne répondit pas, tous les sens aux aguets, et garda ses yeux dardés sur le pilier de bar. Il avait la carrure du vétéran, ce même regard que tous les soldats partis se battre ramènent chez eux, et il suintait les mauvais souvenirs de tous ses pores. Sous-estimer cette poche à gnôle aurait été une grave erreur, car le soldat vivait toujours sous cette enveloppe de déchéance. Et ce même soldat semblait avoir quelque chose à prouver.  

        - Et bah alors ? Tu causes pas ? Souffla de nouveau l'ivrogne.

        Asim voulut détourner les yeux, éloigner cette loque de son champ de vision, ne pas attirer l'attention sur lui, mais le vétéran se tenait toujours devant lui, en quête d'une réponse. Ou bien d'une excuse toute faite pour porter le premier coup. Les lèvres de l'immigré se pincèrent, jusqu'à devenir une fente à peine visible, et il se leva, prêt à quitter les lieux sans faire de scandale. Mais l'ivrogne en décida autrement.

        D'un geste beaucoup trop vif pour un homme aussi décrépi par un alcoolisme sévère, le vétéran lança son poing en direction du visage d'Asim. Ce dernier esquiva de justesse, attrapa le poing et accompagna le mouvement pour faire chuter son adversaire en tirant violemment sur son bras. L'ivrogne tomba en avant, emporté par son propre poids, et Asim l'assomma d'un coup de poing ajusté en pleine tempe alors qu'il tentait de se relever.

        - Police ! Plus un geste ! Beugla aussitôt une voix derrière eux.

        Instinctivement, l'immigré se retourna les poings levés, et aperçut le canon du pistolet de l'agent de police qui venait d'entrer dans le bar, avant même de voir la silhouette du nouvel arrivant.

        - Les mains sur la tête salopard ! Au moindre geste je te descends t'as compris ? LES MAINS SUR LA TÊTE !

        Asim obtempéra sans poser de questions. Il leva les mains, croisa les doigts sur sa tête, se retourna et se mit à genoux avant même qu'on ne lui en donne l'ordre. Il entendit alors la voix du policier siffler pour lui-même :

        - Traiter comme ça le vieux Bill franchement ? Je vais m'assurer que tu passes la nuit au poste sale fumier.

        Asim ne dit rien, mais tout au fond de lui, il pria pour ne pas croiser la route d'un Delta en cellule...
      • James Black
        Genesis - Destructeur
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          Genesis - Destructeur

          Alors nous sèmerons les graines du


          Chaos



          La route jusqu'au commissariat était déprimante : plutôt que de me faire rentrer au placard à toute vitesse, gyrophares hurlants, les agents semblaient prendre tout leur temps en sachant que chaque seconde attaché était une torture. Un petit arrêt à Lionsgate pour gérer une double-file, et à Rothko Avenue pour traiter une querelle de couple : tant qu'a faire, ils auraient aussi pu simplement me foutre une balle dans la tête et foutre mon cadavre dans le coffre ? Comme un abruti, j'attendais sur la banquette arrière que les choses en viennent enfin à évoluer sans mon consentement.

          Les rues défilent, et voilà déjà le grand commissariat. De grandes marchent entourent toute la facade du batiment et descendent vers une grande porte bien gardée : tout y était grandiose, comme si ce lieu avait quelque chose de plus que les autres monuments de la cité. Vicious m'avait d'ailleurs dit qu'il avait été construit pour qu'il soit facile d'y entrer, et difficile d'en sortir : superbe métaphore de la vie en cabane, non ? Menottes aux poignets, je me laisse happer hors du véhicule sans opposer de résistance. Je passe la porte et croise Nolan, un enculé de gamin de Beta devenu flic pour se venger d'une enfance de brimades. En me voyant, ses joues s'empourprent, comme s'il se souvenait des années passées à le martyriser à l'école. Les rôles étaient désormais inversés : il pourrait se venger, non ? Non. Il ne le pouvait pas. Nolan était un enculé, mais un enculé posté aux portes comme un vulgaire chien de garde, surveillant les allées et venues. Mon regard lui indique que je sais : il veut me faire payer ce que je lui ai fait, mais je sais aussi qu'il ne le pourra jamais. D'un signe de la tête, il me salue et je le salue à mon tour. Un peu de politesse dans ce monde de brutes, mais surtout un foutage de gueule bien mérité.

          Passant le gigantesque hall, laissant aller et venir témoins, plaignants et policiers : autant d'histoires personnelles, de drames, de conflits cristallisés en un seul espace. Je note aussi avec amusement le visage d'un gamin de Beta en pleurs : surement une putain de balance prête à passer aux aveux.

          Alors qu'on me fouille, un type sort ma lame calée dans ma chaussette et m'adresse un regard accusateur. "Bah quoi ? J'vis à Beta. Soit content d'pas trouver un putain de calibre. Tu sais, celui de ton collègue mort." Il me regarde, et se fout de ma gueule en gloussant un instant. Quoi ? Je pouvais bien tenter le coup non ? Tous les policiers ont perdus quelqu'un durant leur carrière. La fouille s'achève : je réalise alors qu'on m'a laissé mes gants : si les choses devaient partir en vrille, je sais au moins que je serais bien équipé. Les flics qui m'ont arrêté passent le relais à des agents du commissariat. Je m'attendais à être directement soumis à la question, mais leur technique est bien rodée : il vont me faire galérer quelques heures jusqu'à ce que je n'ai qu'une envie : tout balancer jusqu'au dernier détail.

          "Allez, James. Va rejoindre tes camarades de jeu. On repasse te voir tout à l'heure." Sans la moindre politesse, je suis jeté au milieu de la prison comme une pucelle au milieu de pervers. Cinq personnes, que des mecs, évidemment. Le flic me pousse avant de verrouiller la grille de la grande cellule. "Fils de..." Je peine à retenir ma colère, avant de réaliser que j'étais tombé nez à nez avec un putain de GI Joe. Le genre de mec à pas faire chier, la gueule usée par le combat. Je reconnais facilement ces mecs là. Mais poussé par un instinct de conservation mort avec Jasper et mon ancienne vie, je le regarde d'un oeil torve. "Qu'est-ce que t'as ?" lui dis-je, aussitôt, raclant le fond de ma gorge et crachant au sol. Provocateur, peut être. Comme un bon p'tit con. Mais je n'aimais pas qu'on me dévisage.









          James Black : My dark pages



          Invité, ne vois tu pas la guerre qui se profile ?