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Charité bien ordonnée, commence par soi-même

  • Valmond Taillefer
    CIVIL - Croisé
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    id05.07.17 0:47
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      CIVIL - Croisé

      (ne pas tenir compte de la date, je me suis trompé, nous sommes fin 2016)

      Si il y avait bien un endroit où Valmond souhaitait être ce soir, c'était à cette vente. Outre le fait de pouvoir acquérir un tableau qui ferait parfaitement l'affaire pour l'anniversaire de sa mère le mois prochain, cette oeuvre de charité était au profit des victimes du terrorisme. En tant que préfet de police, c'était un signal fort à la population que d'être présent et de contribuer, de façon modeste, à la récolte de fonds. Ce serait aussi l'occasion de faire du relationnel ce qui par les temps qui courent, ne pouvait qu'être profitable. Non pas simplement pour se faire mousser mais pour connaître un peu l'état d'esprit des concitoyens de la haute. Car ne nous cachons pas, tout le monde n'était pas invité à ce genre de petite sauterie. Mais qu'importe, c'était une occasion à ne pas louper.

      D'une tenue chic mais décontractée, Valmond se fit déposer à l'entrée de la galerie d'art. Il y avait déjà pas mal de monde dont plusieurs têtes connues. Près du service d'ordre discret mais présent, de charmantes hôtesses vérifiaient les cartons d'invitations et cochaient les noms des invités au fur et à mesure. Quand ce fut le tour de Valmond, il sorti le carton et allait présenter son identité quand un homme sorti de nul part vint lui serrer chaleureusement la main. C'était l'organisateur de la soirée, un mécène qui soumettait à la vente les belles toiles de ses poulains d'artistes peintres.

      Valmond le remercia sincèrement pour l'invitation et après quelques amabilités échangés l'organisateur s'éclipsa pour aller accueillir un invité de marque, une star de la télévision. L'occasion pour Valmond de se rapprocher du bar et de se faire servir un apéritif. Un petit regard sur sa montre lui indiqua qu'il restait encore quelques dizaines de minutes avant le début de la vente. Le regard un peu perdu dans la masse, répondant poliment à des salutations de loin et à quelques poignées de mains, Valmond n'était pas à l'aise. Bien entendu il n'en laissait rien paraître mais tout ce cirque le gênait. A voir les gens présents il était clair que peu se souciait des attentats et du terrorisme et que tout ceci n'était qu'un énième endroit où se mettre en valeur et faire un peu parler de soi.

      Ne rechignant pas à la tâche, c'est à ces mêmes personnes à qui il faudra aller tirer les vers du nez pour prendre la température. Mais pas tout de suite, Valmond n'était pas dans le bain, il préférait attendre la fin de la vente, pour se montrer enfin très sociable.
    • Tamata Griffin
      Kerberos - Malfaisant
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      id05.07.17 3:55
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        Kerberos - Malfaisant
        "Mon frère va vendre ses œuvres lors d'un gala de charité ! Il faut absolument que j'y sois... Tu pourrais m'accompagner ?"

        Tamata poussa un long soupir en repensant aux yeux de chaton en détresse que lui avait fait Svetlana à ce moment là. Comment lui résister ? Et c'était sans compter sur le fait que complaire à sa collègue lui permettrait d'accéder à un meilleur poste au sein de la mairie... Tamata jura quand son talon ripa sur une plaque métallique. Svetlana, l'intransigeante secrétaire du maire qui devenait un véritable sucre d'orge en dehors du travail, lui avait posé un lapin.
        Son frère souffrait d'un autisme léger et avait tendance à être mal à l'aise avec les autres. Sa présence à la soirée était presque une obligation, mais ça le rendait particulièrement nerveux. Pour le rassurer, Lana avait finalement changé ses plans à la dernière minute, préférant accompagner son frère plutôt qu'aller chercher Tamata.


        * Bah... En y réfléchissant, puisque je suis venue par mes propres moyens, je n'aurais pas besoin d'attendre qui que ce soit pour rentrer si la soirée s'éternise *

        La jeune femme avait choisit une tenue presque sobre. Ses cheveux étaient coiffés vers l'arrière grâce à quelques tresses maintenues hautes sur la tête par des épingles à chignon ornées de petites roses rouges. Des grenats cerclés d'or brillaient à ses oreilles. Sa robe, de couleur bordeaux avec de discrets motifs noirs satinés, était en forme de bustier et lui moulait gracieusement le corps. Une fine dentelle noire couvrait le haut de la robe, et remontait jusqu'au cou pour former un col chinois, en dessous duquel une goutte laissait voir le haut de la poitrine ainsi que sa croix de baptême. Cette robe aurait pu paraitre sage, si on omettait la fente qui remontait très haut sur l'une des hanches et permettait d'apercevoir les longues jambes de la jeune femme. Pour parer à la fraicheur de la soirée, elle portait une capeline courte de couleur prune fermée par une broche représentant un lotus. Une pochette de couleur bordeaux renfermait son invitation et d'autres petites affaires pour la soirée. Des escarpins de velours noir et à talon aiguille chaussaient ses pieds, et semblait prendre un malin plaisir à glisser sur les plaques d'égouts.
        Heureusement, Tamata ne s'était pas garée très loin du lieu des festivités. Elle arriva rapidement devant une hôtesse pour lui présenter son carton, puis rentra et se mit en quête de son amie.


        * Mais où s'est-elle cachée ? *

        Même si elle était arrivé en avance, elle chercha en vain pendant un moment avant de se résoudre à l'évidence : Svetlana et son frère n'étaient soit pas encore présent, soit dans un salon privé à l'écart de la foule. Car foule, il y avait ! Certains visages lui étaient familiers, d'autres moins. Toutefois, il n'y avait personne de sa connaissance, pas même un Kerberos aux aguets. Elle s'installa au bar et commanda une liqueur pour se redonner un peu de vigueur. Les enchères n'allaient pas tarder à commencer, Lana ferait probablement son apparition un peu plus tard. Elle l'espérait...



      • Valmond Taillefer
        CIVIL - Croisé
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        id09.07.17 1:55
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          CIVIL - Croisé
          Après s'être fait harponner par deux trois gros entrepreneurs de la ville qui souhaitait que les services de la police soit plus souples avec leurs chauffeurs, Valmond était décidé à prendre place dans la salle de la vente aux enchères. Mais avant ça il fallait remplir à nouveau son verre sinon la soirée promettait d'être bien morne. Dans le long couloir qui le menait vers la source du nectar convoité, il croisa un groupe de femmes en train de chuchoter. Ce n'était pas trop dans les habitudes du préfet de la police de s’appesantir sur les cancanages mais ici le geste de l'une d'elles l’interpella. La femme à la silhouette de mannequin montrait du bout de son doigt un enfant dans une des pièces tout en lâchant des petites phrases d’apitoiement. Il ne fallait pas être grand spécialiste pour se rendre compte que cette pitié n'était que soudaine, passagère et fausse. Le jeune enfant était ici la cible d'une bande de garces sur pattes qui ne s'inquiétaient même pas de savoir si elles étaient discrètes ou non. L'enfant semblait très très mal à l'aise.

          Valmond s'en approcha, il avait reconnu l'enfant et vint lui serrer la main en le nommant par son prénom. C'était le fils d'un policier tombé en service. Tout le dossier remontait en mémoire du préfet qui tenta au mieux d'alléger l'ambiance pour le jeune homme. Ce dernier étant bien content de revoir le préfet qu'il connaissait. Valmond échangea quelques instants avec lui et proposa qu'ils se mettent côte à côte pour la vente, l'enfant accepta volontiers. Le préfet lui proposa d'aller prendre place, qu'il attrapait un verre et le rejoignait. Sur la route du comptoir, le préfet passa devant le groupe de harpies en manque de potins sans rien dire ni même leur faire grâce d'un regard. Le groupe s'était d'ailleurs tu et dévisageaient le plus haut gradé de la police avec un air un peu surpris.

          De retour dans la salle des ventes, juste à temps pour l'ouverture des enchères, Valmond prit place au côté de Valentin, le jeune orphelin. Lui tendant un verre de soda qu'il lui avait ramené, il le gratifia d'un sourire amical et paternel que tout bon officier a sur ses hommes. Valenti avait bien choisi les places, on avait un belle vue sur l'ensemble de la salle, parfait pour admirer les radins et mécènes. Un majordome vient avertir le préfet que sa place était réservée devant au premier rang avec les autres autorités. Valmond refusa poliment, expliquant qu'il était là avec un ami très cher et qu'il n'en démordrait pas. Le majordome n'insista pas et en s'éclipsant ouvrit un champ de vision pour Valmond sur une superbe jeune femme. Valmond avait du mal à savoir qui de la robe bordeaux ou de la femme qui la portait, était la plus divine.
        • Sarah Olyween
          CIVIL - Juge
          (6)1467414143232232Traumatisé du grand "boom"CourageuseV.I.P.
          id09.07.17 15:23
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            CIVIL - Juge
            Comment passer à côté de cet événement organisé par un mécène inconnu ? Depuis deux semaines des tracts ont été distribués dans toutes les boîte aux lettres et des affiches ont été placardées un peu partout pour l'annoncer. En tant que témoin des attentats ayant eu lieu à l'Hôpital Abraham ainsi que sur plusieurs autres lieux, j'avais été evidemment invitée.

            Il me fallu un long moment de réflexion avant de me décider à me montrer à cette vente aux enchères au profit des victimes des attentats. Mes finances n'étaient pas au mieux depuis que j'avais été interdite d'exercer le métier pour lequel j'avais mis des années à être formée, aussi espérais je qu'en tant que témoin l'invitation me permettrait d'avoir au moins un vrai repas en cette semaine d'hiver.

            Je me doutais que certains anciens collégues seraient également présents à cette vente de charité et c'est la peur de leur réaction ainsi que de leur regard qui me fit autant hésiter. J'étais pourtant tout autant victime qu'elles et je m'octroya le droit de participer à cet événement. C'est vêtue d'un baggy large de couleur kaki, surmonté d'un veste assortie que j'entra dans l'esapace Amadeus, la gorge serrée.

            Lorsque je reconnu le préfet de police Taillefer, je me figea sur place un instant, allait il me reconnaître ? Avait il eu vent de mon inscription au registre des metas ? Furent autant de question qui me traversèrent l'esprit à cet instant.
          • En ligne
            Emily Morgan
            Delta - Esprit Libre
            (6)36253764112172V.I.P. Courageux Meetic
            id09.07.17 19:57
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              Delta - Esprit Libre
              Arrivée à la galerie d'art, Emily s'autorisa une petite pause en fumant une cigarette à l'entrée. Venue seule pour ce soir-là, elle espérait deux choses en assistant – non, en participant – à cette vente aux enchères. Premièrement, c'était de repartir avec l'achat d'une œuvre plutôt sympathique, même si elle doutait trouver un chef d’œuvre dans ces lieux ; les artistes présentés étaient trop amateurs. Et deuxièmement, elle espérait ardemment repartir avec une conquête, homme ou femme, pour terminer la soirée en beauté. De préférence, quelqu'un qui n'avait pas peur de l'accoster, car elle n'aimait pas les timides. C'était romantique, les timides, mais elle ne cherchait nul romantisme aujourd'hui.

              Un couple passa à côté d'elle, l'homme laissant son regard se balader sur l'Anglaise avec un manque total de gêne. Sa compagne, par jalousie, essaya de le presser à l'intérieur, ce qui ne fit qu'attiser l'amusement d'Emily. Elle adressa un sourire et un clin d’œil à l'homme, très contente des effets qu'elle avait sur les autres. C'était si facile. C'était à se demander si elle trouverait un jour quelqu'un qui l'aimerait pour autre chose que sa beauté, cette dernière étant très probablement surnaturelle de toute façon. Son père lui avait dit qu'elle avait toujours été belle, mais lorsque ses pouvoirs s'étaient manifestés, elle était devenue encore plus sublime ; et exerçait une attraction indéniable.

              Terminant sa cigarette, elle se dirigea vers la salle des enchères. En consultant l'heure sur une horloge, elle vit qu'elle arriverait juste à temps, soit quelques secondes en retard. Ce qui était le parfait timing. Juste assez pour que l'attention de tous, tournée vers la première enchère qui allait apparaître, soit aussitôt subjuguée par sa personne. En femme orgueilleuse qu'elle était, Emily adorait susciter ce genre d'attention. Et elle s'était d'ailleurs vêtue en conséquence, de sorte à pouvoir jouer son meilleur rôle : la plus belle femme de la soirée. Sa chevelure mi-longue était retenue par un petit chignon, et teinte en blonde ces derniers temps (mais bon sang, qu'il était temps qu'elle repasse à sa couleur de feu). Elle arborait une robe verte jade ouverte, très ouverte : retenue sur chaque épaule, elle laissait tout le dos visible, dessinant un v autour de sa peau et descendant jusqu'au creux des reins, tandis que devant, on pouvait voir une partie de ses seins, et le haut de sa poitrine. Enfin, des gants noirs, longs, en soie, couvraient ses mains jusqu'aux coudes. Et bien sur, elle ne portait aucun sous-vêtement. Provocante, à la limite du vulgaire, mais qu'à cela ne tienne : son aura compensait et empêchait les gens d'avoir cette pensée. Pour eux, seule comptait la beauté surnaturelle.

              Son petit sac à main au bras droit, elle marcha d'un pas assez vif. En arrivant dans la salle, elle eut immédiatement l’œil pour repérer son siège ; une place vide, au milieu, à droite. Elle s'y installa, chuchotant des excuses pour ceux qui la gênait dans ses mouvements. Elle préférait garder une façade de politesse pour les autres, ceux dont elle n'en avait strictement rien à foutre. En regardant autour d'elle, elle aperçut deux-trois têtes qui lui étaient connues ; des gens avec qui son père ou elle avaient eu affaire. Son regard s'attarda sur deux personnes, tour à tour : une femme, brune, à la robe bordeaux et au visage ravissant, et un homme, qui paraissait totalement déplacé, mais plutôt bel homme. Elle nota leurs visages dans un coin de sa mémoire, avant de se concentrer sur la première enchère.

               « Mesdames, et messieurs, merci à tous d'être venus ! Commençons sans plus tard, si vous le voulez bien. »

              Les portes se refermèrent, et le vieil homme en charge de la vente reprit la parole.

               « Premier lot : une reproduction personnalisée de La Joconde, par l'artiste new-yorkais Jim Konrad. Premier prix à 50 dollars. »
            • Kyle Icks
              CIVIL - Indécis
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                CIVIL - Indécis
                L'attention portée aux attentats commençait à retomber, les news étaient passées à autre chose, et si une page d'Histoire s'était écrite, le monde tendait à l'oublier. Un petit génie de la communication décida donc qu'il était temps de lancer le round deux. Et quoi de mieux, pour tirer une larme aux coeurs tendres, voir pour jeter un peu d'huile sur un feu politique qui s’essoufflait, qu'une bonne opération caritative "pour les victimes des attentats" ?

                Un généreux mécène, une brochette d'artistes crève-la-faim totalement inconnus et une bonne couverture médiatique plus tard, on se retrouvait avec une superbe "Vente aux Enchères Caritative" où il devenait vital d'être vu, surtout dépensant des liasses de dollars pour des croûtes sans intérêt. Mais pour éviter que la ficelle ne soit trop grosse, on avait aussi invité des faire-valoir : quelques victimes (parmi les plus présentables), quelques témoins (de ceux qui en avaient vu le moins possible) et une poignée de Héros-D'un-Jour (surtout forcés par leur hiérarchie de dire Amen)

                Mais qu'importe, le but était de s'amuser entre gens de la bonne société, non ?

                Toute l'affaire s'étant montée quasiment dans son dos, la Municipalité avait failli rater le train, et c'est presque au dernier moment qu'elle s'était mise à la recherche du dernier pion libre pour entrer dans le jeu, pour grappiller sa part du gâteau médiatique.

                Et on avait alors eu droit à un marchandage sordide, entre une pseudo "agent des Service à l'Enfance", émargeant en fait au Service Médias de la Mairie, et une soeur supérieure d'orphelinat déroutée, au cours duquel aux questions de respect des besoins de l'enfant et de tranquillité nécessaire pour dépasser le traumatisme, il fut opposé possibilité de subsides publics et surtout autorisation, mais surtout moyens pour des travaux de mise aux normes "Vous comprenez, ma Soeur, le public devient tellement pointilleux en termes de sécurité !" ... menace à peine voilée.
                C'est avec un soulagement un peu coupable qu'Amélie-Marianne de la Charité du Coeur de Marie finit par accepter, après l'assurance que le personnel de l'Institution n'avait aucun soucis à se faire, tous les aspects allaient être gérés par les équipes municipales.

                Et c'est ainsi que Kyle passa la journée la plus étrange de sa vie, pour autant qu'il s'en souvienne. Pendant qu'on prenait soin de lui, manucure, coiffeur, prise de mesures sous tous les angles, contrôle de sa diction, taillage et essayage de costume (à son avis très semblable au sien, n'eussent étés le pantalon court ... moins court, la chemise plissée, le blazer plus sobre, aux boutons moins brillants) " Vous comprenez, le look école privée va beaucoup mieux qu'un costume plus classique, il faut faire orphelinat, mais ... en pas trop pouilleux !", recoiffage, chapitrage et conseils :

                - Tu dois savoir une chose, mon garçon, les adultes adorent qu'on ait besoin d'eux, mais ils ne supportent pas les pleurnichards !
                Et la réponse "Je ne sais pas, je suis désolé, j'ai oublié" convient tout a fait, dans ton cas, surtout avec ce si joli sourire que tu sais faire, donc n'hésite pas en cas de question dérangeante !

                - C'est quoi, une question dérangeante, madame ?
                - C'est une question qui te donnerait envie de pleurer, ou te mettrait en colère
                - Ho ...

                C'est pourquoi une voiture, à peine banalisée, le déposa avec son cicérone, après un ultime recoiffage, près d'une entrée secondaire.

                L'accompagnateur, un employé des Services Sociaux, avait reçu son propre briefing, et son langage ne devrait pas aller bien plus loin que Non, monsieur, pas de nouveaux souvenirs", "Je ne crois pas madame, aucune nouvelle d'une quelconque famille", Oui, messieurs dame, pauvre enfant ..." alors que sa tâche consistait à se trouver, toujours, à proximité de gens importants pour que des photos discrètes puissent être prises, par le Service Médias, si besoin. Mais l'organisatrice était sereine, la nouvelle avait dument fuitée, avec la phrase magique "soyons discrets, voyons, pour le bien de l'Enfant", comme un appel à la curée.

                Et donc, Kyle se retrouva assis à un endroit aussi peu discret que possible, avec sa gueule d'ange que chacun avait pu voir, sur presque toutes les chaines d'infos, si peu de mois plus tôt, à regarder défiler des tableaux jamais vu dans les pages de ses livres ou dans les magasines d'art qu'il avait pu feuilleter à la Médiathèque de Liberty Town.
              • Tamata Griffin
                Kerberos - Malfaisant
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                  Kerberos - Malfaisant


                  Mona Lisa à la campagneOu comment jeter son argent par les fenêtres... ou pasTamata termina tranquillement son verre en observant la foule. Curieusement, il y avait quelques enfants dans la salle. Le lieu et l'occasion ne se prêtait pourtant pas à une partie de chasse aux trésors. De sa place, quelques échos de conversations lui parvenait et elle put capter des remarques pleines de fausse pitié et de compassion feinte.

                  * Bien sûr... Quand on utilise pas le corps d'une femme pour attirer le regard, on utilise des orphelins pour tirer quelques larmes de crocodiles *

                  La situation était presque comique et la jeune femme s'accorda un sourire moqueur. Le carton d'invitation vendait une ode à l'art et à la charité, et elle se retrouvait en plein bal masqué. Après une dernière gorgée, elle posa son verre sur le comptoir et le fit glisser vers le serveur. Ce dernier semblait n'attendre que cette occasion pour lui glisser en échange un morceau de papier plié en deux.

                  _ Vous avez quelque chose de prévu après les festivités ?

                  _ Hmm, pas pour l'instant. Mais ça pourrait changer...


                  Avec un clin d’œil au serveur, elle rangea le petit papier et se dirigea vers la salle des enchères. Plusieurs personnes étaient déjà installées, mais de nombreuses place restaient disponibles. Encore une fois, elle chercha Svetlana du regard, mais curieusement la jolie blonde brillait par son absence. Tamata scrutait plus attentivement les convives tout en s'avançant vers les premiers rangs. Les artistes et leur famille s'y trouvaient probablement.
                  Un mouvement attira son attention : un majordome qui s'inclina devant un homme avant de s'éclipser. L'homme en question croisa son regard et sembla apprécier la vue. Il était accompagné d'un petit garçon, son fils probablement. Il y avait une place de libre à côté de lui...


                  _ Tamata, par ici ! Je t'ai gardé une place !

                  * Dommage... *

                  Tamata parti rejoindre Svetlana quelques rangs plus loin. Sa collègue avait coiffé ses cheveux en chignon et portait une voilette bleue qui s'harmonisait parfaitement avec une robe cocktail de même couleur. Rien d'étonnant à ce qu'elle ne l'ai pas reconnue.
                  A ses côtés se tenaient le père et le frère de Lana, tous deux en costumes gris pair et taupe. Tamata les salua tous les deux et prit place. En attendant le lancement des enchères, Tamata et Svetlana consultèrent le catalogue des ventes et s'échangèrent leur avis sur les œuvres proposées.


                  _ Mesdames, et messieurs, merci à tous d'être venus ! Commençons sans plus tard, si vous le voulez bien.

                  Absorbées dans leur conversation, les deux jeunes femmes furent surprises par l’intervention d'un vieil homme. Les portes se refermèrent et le claquement résonna dans la salle devenu silencieuse.

                  _ Premier lot : une reproduction personnalisée de La Joconde, par l'artiste new-yorkais Jim Konrad. Premier prix à 50 dollars.

                  Tamata haussa un sourcil à l'attention de Lana qui haussa à son tour les épaules pour lui répondre. Les artistes de la soirée n'avait pas encore une côte très élevée sur le marché de l'Art, mais le prix de départ paraissait assez bas. Peut-être pour donner une impression d'accessibilité ? De toute manière, les prix s'envolèrent rapidement. Par amusement, Tamata fit signe au commissaire priseur pour faire monter les enchères.

                  _ Et nous avons une nouvelle offre pour 210 dollars ! Qui dit mieux ?

                  La salle sembla s'apaiser, et on entendit tout juste quelques chuchotements.

                  * Non, je ne vais quand même pas me retrouver avec... cette croute ! *

                  _ 210, une fois !

                  * Pitié, une bonne âme... *

                  _ 210, deux fois !

                  Lana adressa un petit sourire contrit à Tamata comme si elle se moquait gentiment de son goût pour le jeu.

                  _ 210, trois fois...

                  _ 250 !


                  Discrètement, Tamata laissa échapper un soupir... Elle l'avait échappé belle. Il faudrait qu'elle fasse un peu plus attention la prochaine fois. Elle voulait bien faire bonne figure, mais autant ramener quelque chose qu'elle apprécie réellement. Et elle se devait de participer aux enchères des œuvres de Vadim, le frère de Svetlana.

                  _ Cette superbe Joconde aux fleurs est adjugée pour 250 dollars. Passons maintenant à une œuvre très personnelle : Bon baiser de cendre par Samuel Nohanson, un rescapé de ces terribles attentats.

                  C'était un tableau abstrait, cubiste, et impressionniste à la fois. Un curieux mélange qui évoquait parfaitement les horreurs dont l'artiste avait été témoin. Une œuvre à ne pas manquer, et les prix s'envolèrent encore plus haut...



                • Valmond Taillefer
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                  id11.07.17 0:35
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                    CIVIL - Croisé
                    La vente se déroule dans une relative bonne ambiance. Tout le monde fait bonne figure, pour la cause ou pour se faire mousser mais au final ce sont les victimes du terrorismes qui en profiteront donc tout le monde est gagnant. Le préfet joue aussi, à plusieurs reprises sans se montrer cavalier. Cependant une croûte en aquarelle tape dans l’œil de Valmond. Il sait que sa mère est sensible à ce genre de tableau, serait-ce le cadeau idéal ? Il requiert l'aide de son jeune compagnon de la soirée. Celui-ci approuve le choix du policier, Valmond lève alors la main. Le commissaire priseur en profite pour faire une remarque précisant que le préfet semblait fort intéressé par ce joli tableau mais qu'on pouvait faire mieux sur le prix. C'était donc rappé pour faire une bonne affaire. Des gens aisés se mirent donc à jouer à leur tour et le prix grimpa fortement. Valmond loupa quelques relances à cause de la somptueuse robe bordeaux qui laissait entrevoir tellement peu que l'imagination faisait le reste. Le commissaire relança directement le préfet en lui demandant si il n'avait pas mieux à proposer. Bon joueur Valmond lança une main en l'air et surement par politesse, personne ne relança à nouveau. Il avait donc son trouvé son cadeau, le prix était clairement surestimé mais ce n'était pas grave; la bourse allégé le cœur réchauffé.  

                    Les enchères continuèrent mais Valmond s'éclipsa pour aller se désaltérer; pas agoraphobe pour deux sous, il n'était pas nécessairement à l'aise avec les gens de la haute. Faire bonne figure n'était vraiment pas son style. Il en profita pour consulter son portable, vérifier qu'il n'y avait pas eu d'appels urgents ou autres. Une femme attira son attention. Comme si elle avait voulu se faire remarquer. Ce n'était surement pas une coïncidence qu'elle porte une tenue non appropriée. Son visage évoquait aussi quelque chose au préfet qui se rapprocha par curiosité. Un nom lui venait en tête mais il n'arrivait pas à confirmer ou infirmer son idée. Il saisit son portable et pianota dans ses fichiers pour y relire un dossier. Arrivée auprès de la femme il s'adossa contre un pilier et parla dans le vide sans regarder Mme OLYWEEN.

                    Que faites-vous ici dans cette tenue ? Si vous aviez dans l'idée de passer inaperçue c'est complètement rappé. J'espère que vos intentions ne sont pas néfastes. Vous n'êtes plus à la morgue, que faites-vous désormais ?
                  • Sarah Olyween
                    CIVIL - Juge
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                    id11.07.17 19:14
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                      CIVIL - Juge
                      Je me faufile près des table de petits fours où je profite de la gratuité de ces mets délicats pour en manger un peu plus que les autres participants à cette vente aux enchères. Quant je vois Les riches entrepreneurs et leurs femmes richement vêtus, je me rends compte que je fait un peu tâche dans le décor, mais tout le monde n'a pas les moyen de se payer une robe à mille dollars pour une soirées. Je perçois les quelques colibets des riches héritières qui dénigrent mes goûts vestimentaires sans soucis de discrétion.

                      Lorsque le commisseur priseur apparâit dans la pièce, la mise en vente commence et je dois avouer ne pas comprendre ni le prix de mise en vente ni le prix d'achat du premier tableau. Je regarde un peu le tableau sans reconnaître la dîte Joconde prétenduement copiée. Sans doute est ce ça ce que l'on appelle le déconstructivisme. Je me retourne de nouveau vers le buffet froid pour saisir une "mise en bouche" lorsque j'entends une voix derrière moi

                      Que faites-vous ici dans cette tenue ? Si vous aviez dans l'idée de passer inaperçue c'est complètement rappé. J'espère que vos intentions ne sont pas néfastes. Vous n'êtes plus à la morgue, que faites-vous désormais ?

                      Lorsque je me retourne, je fait face au préfet Taillefer

                      "Bonsoir Monsieur le préfet."

                      commençais je poliment un sourire de façade sur le visage

                      "Rassurez vous monsieur, tous les metas ne sont pas des terroristes, je suis donc venue ici en tant que témoin et potentiellement une victime des attentats. Car oui il n'y a pas que les non métas qui furent victimes lors de ces attentats. Disons que comme notre président ne semble pas avoir compris ce que Turenne a voulu faire de sa loi, j'ai été licensiée et je suis soit surdiplomée soit interdite d'exercice de ce pour quoi je suis diplomée"
                    • En ligne
                      Emily Morgan
                      Delta - Esprit Libre
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                      id11.07.17 20:30
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                        Ni la première ni la seconde œuvres présentées n'intéressèrent Emily, qui se contenta de lever le bras histoire de relancer un peu les intérêts quand ça faiblissait. Elle avait noté la belle brune qui avait failli obtenir la première œuvre, et tout en détaillant son visage, l'Anglaise ne put s'empêcher de se demander s'il n'y aurait pas moyen de l'aborder, à un moment donné ou à un autre, après cette vente. L'intérêt était là, et elle rangea également cette idée dans un coin de sa tête.

                        Vint la troisième œuvre, un vase moche. Pas la peine d'essayer de lui trouver des qualités, car clairement, tout ce qui semblait intéresser les deux ou trois personnes qui le voulaient, c'était son petit prix. Il venait de New-York, lui aussi, et avait été par un artiste qui n'avait visiblement aucune idée de ce qu'il faisait ; ou alors, il était clairement sous acide quand il l'avait conçu. Le résultat était là, dans toute sa laideur et dans toute sa mauvaise couleur bleu marine. Les quelques tentatives de relief étaient médiocres, et ne semblaient représenter rien de bien intéressant. Voir rien du tout, en fait.

                         « Excusez-moi, je voudrais passer. »

                        Un vieil homme, une montre en or au poignet et au crâne luisant de sueur, sur sa droite. Il voulait effectivement passer, forçant Emily à retirer ses jambes, lesquelles étaient croisée devant elle, interdisant le passage. Double moment gênant : son odeur de vieillard décrépi monta aux narines de la jeune femme, qui ne put s'empêcher de grimacer, et en plus de cela, il faillit trébucher, posant « maladroitement » sa main sur la cuisse d'Emily. Vieux pervers... songea-t-elle avec dégoût. Par bonheur, tout cela ne dura qu'un instant, et elle put de nouveau se concentrer sur les enchères, qui passèrent à une quatrième œuvre. En temps normal, qu'un homme pose sa main ainsi sur sa jambe lui aurait plu, car cela aurait été une preuve de plus qu'elle n'avait pas besoin de faire beaucoup pour charmer les autres... mais là, c'était juste répugnant. Ce vieil homme aurait probablement une crise cardiaque si Emily tentait de le toucher.

                        Cette quatrième enchère concernait le travail d'une femme, une certaine Jane Belmond, et il fallait admettre que cette fois, c'était du très beau travail. Il s'agissait d'un peplos grec, une robe portée par les femmes de l'Antiquité hellénisée. Entièrement blanche, à l'exception de fils d'or pour former deux lignes parallèles aux pieds et à la taille, la robe était légère, en soie d'une exquise et douce qualité ; une broche en feuille dorée retenait l'ensemble à l'épaule droite. Emily trouvait cela extrêmement intéressant, et était surprise de trouver une œuvre textile dans cette vente... mais après tout, il y avait eu un vase, aussi.

                         « Le premier prix est à 450 dollars. Mais sachez que sont offerts, avec la robe, une paire de cothurnes et ce bracelet entortillé. Ah, je vois que nous avons déjà un intéressé : 500 ! 550 ! 600 ! »

                        Emily participa aux enchères, aussitôt. Le prix allait très probablement grimper en flèche, mais elle pouvait se le permettre ; au pire, son père couvrirait les autres frais. La robe l'intéressait énormément, car même si elle était loin d'être aussi sexy que celle qu'elle portait actuellement (et infiniment moins ouverte), elle était très belle, et pour une raison inconnue, l'attirait énormément. Elle misa pour 650, 750, 900 et 1000. Dépassé le millier de dollars, les gens semblaient soudainement moins intéressés, ce qui l'étonna également. Tous ici, ou presque, avaient beaucoup d'argent, largement assez pour considérer ce millier comme une bagatelle. Mais inutile de s'étonner davantage... il fallait mettre une nouvelle enchère. Elle leva donc la main, espérant que ce serait la dernière.

                         « 1150 pour la sublime dame en robe verte, une fois. Deux fois... »

                        Allait-elle l'avoir ? Ou quelqu'un lui piquerait-elle la vedette ?



                        Spoiler:
                         
                      • Kyle Icks
                        CIVIL - Indécis
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                          La soirée continuait, les oeuvres défilaient, et entre la voix monocorde et lénifiante du commissaire priseur, la chaleur dans cette salle surchauffée où tant de monde s'agglutinait et le désintérêt total du gamin pour des barbouillages et des modelages qu'il pensait être tout à fait capable de réaliser lui-même, il sentait le sommeil le menacer. Il fallait qu'il bouge, ou il allait tomber !

                          Il toucha la manche de son accompagnateur, et quand celui ci se tourna vers lui, puis se pencha, il lui murmura "petits coins" d'un air fautif, et le temps que l'adulte ne prenne une décision, il se leva et partit vers le fond de la salle, avec l'intention d'en faire le tour. La place choisie pour qu'il soit bien visible, en bout de rangée, lui facilita la tâche, et il était déjà au milieu de l'allée entre deux blocs de sièges avant que l'adulte ne se décide, et ne finisse par rester sur place, observant les gens de la haute, pour se faire une idée de qui achetait quoi (ou pour continuer à reluquer quelques une des bombasses qui se pavanait sans vergogne dans la foule ?).

                          Le gamin fit la moitié du tour de la salle sans trouver ce qu'il cherchait, et c'est avec un sourire contrit qu'il demanda son chemin à un homme en costume blanc, qui semblait garder la grande porte. Il lui fut répondu, à voix basse, mais d'un ton réconfortant, et la porte entrebâillée lui livra passage vers les lieux d'aisance, à l'autre bout d'un grand hall, par lequel il n'était pas arrivé comme les autres. Quelques sourires à droite et à gauche plus tard, il arriva, au bout d'un couloir, à deux portes se faisant face, toutes deux estampillées "Toilettes", chacune avec son petit visuel pour différencier celles des hommes de celles des femmes.

                          L'endroit était d'un luxe inouï, aussi vaste que la grande cour de l'orphelinat, tout carrelé de riche faïence, les poignées et la robinetterie rutilantes, l'atmosphère délicatement parfumée, une légère musique de fond couvrant les rares bruits émis par les utilisateurs. Il se soulagea, plus pour profiter de l'occasion que par réelle nécessité, mais prit tout son temps pour se laver les mains et se passer un peu d'eau sur le visage. Utiliser l'air pulsé pour se sécher la face l'amusa, au détriment de sa parfaite coiffure d'enfant sage, et c'est avec une couleur de peau redevenue normale après le quasi coup de chaud de la salle de vente, et après une vérification qu'aucune goutte suspecte ne pourrait ruiner sa mise, qu'il revint vers le hall.

                          La présence de plusieurs personnes, près d'une grande table sur le côté, derrière laquelle d'autres hommes en costume blanc, servaient à boire et à manger, l'encouragea à se rapprocher. Il observa le ballet de quelques personne, avant de se décider à approcher, la faim, et surtout la soif, s'imposant comme une évidence dans son esprit, une fois sa curiosité titillée.
                          Sa résolution vacilla, la certitude n'étant pas établie, au point qu'il s'approcha pour demander à une jeune fille, elle aussi en costume et porteuse d'un plateau chargé de verres vides, pour lui demander, d'une voix pas aussi basse qu'il l'aurait espéré, montra le buffet d'un doigt aussi discret que possible  :

                          - Pardon, mademoiselle, mais c'est bien gratuit ? Parce que le monsieur de la mairie est toujours dans la salle de vente ...
                        • Tamata Griffin
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                            Kerberos - Malfaisant


                            La fripe, c'est chicce qui est inutile est absolument indispensableLes œuvres défilaient les unes après les autres. Toutes de qualités et de thèmes variés, l'ensemble était vraiment hétéroclite. Certains aficionados ou quelques people en manque de bonne image participaient activement aux enchères, pendant que d'autres invités moins investis s'éclipsaient discrètement vers d'autres occupations proposés par les lieux.

                            _ Excusez-moi, je voudrais passer.

                            Quelque chose de l'intonation fit frissonner Tamata et elle se retourna vers l'homme qu'elle venait d'entendre. Il avait tout du vieux pervers qui ose à peine adresser la parole aux femmes sans trembler. Il avait tout également de celui qui profite de la foule aux heures de pointe dans les transports pour peloter des fesses ou des seins en catimini.

                            * Voilà le genre d'hommes un peu trop facile à manipuler... Cette jeune femme par contre m'a l'air plus intéressante *

                            L'attention de Tamata fut ramenée vers les enchères par la présentation d'une nouvelle oeuvre : une robe digne d'une princesse de l'Antiquité. Ce n'était pas vraiment son style. Quitte à faire dans l'ancien ou le rétro, elle préférait les corsets et les froufrous. Pourtant, cette robe attira son intérêt et elle se mit à participer joyeusement. Lana participait également, le côté romantique de la tenue ne pouvait que lui plaire. La jeune femme, à qui le vieux pervers s'était adressé, était de la partie.

                            _ 1150 pour la sublime dame en robe verte, une fois. Deux fois...

                            Cette robe n'en valait pas autant, mais c'était la loi des enchères. Svetlana avait laissé tombé, mais Tamata hésitait encore. Elle avait mis un peu d'argent de côté et sa mère lui en avait prêté pour l'occasion, mais elle n'aurait pas assez et pour cette robe et pour l’œuvre de Vadim.

                            * Oh et puis merde ! *

                            _ 1150 trois fois... Oh ! 1 300 pour Madame ! Qui dit mieux ?

                            Lana jeta un regard en coin vers sa voisine, comme si elle doutait de sa santé mentale. Tamata lui adressa un sourire gênée digne d'une accro au shopping incapable de résister même quand son porte-monnaie n'est aussi fourni qu'elle le voudrait. Personne ne vint surenchérir, et Tamata devint l'heureuse propriétaire d'une tenue passée de mode qu'elle ne porterait probablement qu'une fois tous les 10ans...

                            _ Hmm, tu es vraiment une fashionista quand tu veux.

                            _ Il faut bien se faire plaisir dans la vie.


                            L'enchainement des oeuvres était bien pensé. Après le textile qui attisait les passions, une série de très belles photographies présentant Venise était mise en vente. Vinrent ensuite des matriochkas peintes dans un camaïeu orange, une peinture verte parodique du Carré Blanc de Kandinsky, et finalement une sculpture classique. C'était l'oeuvre de Vadim, une
                            pieta inhabituelle. Le Christ y était remplacé par une femme dont les traits étaient vaguement familiers, Marie avait clairement Svetlana pour modèle. Il se dégageait de  la sculpture une étrange sensualité, comme si l'artiste y avait enfouit quelques sentiments refoulés... Un complexe œdipien ?

                            _ Et voici la dernière œuvre qui clôturera cette vente aux enchères : Pitié à la Mère, de Vadim Stevens.