La Terre, cœur de l’Univers, s'éveille au surnaturel… Janvier 2016, les méta-humains font leur apparition dans un fracas invraisemblable ; des hommes, des femmes, des enfants, personnes âgées à nourrissons, sont frappés par ce qu’on explique pas, des dons - ou une malédiction ? - qui les cataloguent comme des êtres à part entière, des faux humains, des méta-humains. Le monde entier est touché, nulle exception.

Nous sommes à LibertyTown, aux États-Unis, une ville aux grands enjeux, là où les méta-humains sont recensés en masse. Les médias s’y affolent, jouent des coudes pour avoir les derniers potins, les derniers événements marquants. Un jeu dans lequel tout le monde se plaît de participer, au point d’oublier la question essentielle à cette découverte : quel avenir pour ceux qui finiront par surpasser la race humaine ?

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Metro, l'Apocalypse à vos portes : Forum RPG CHRONOSREP

Rien n'est trop Beau ! [FT Caithleen]

  • Kyle Icks
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      La visite avait été décidé - presque - sans lui. La venue à Liberty Town de chefs-d’œuvre de l'art flamand primitif avait été annoncé des mois auparavant, et si l'expo avait failli être repoussée, voire annulée, les trésors de diplomatie et les travaux pharaonesques des autorité de Gamma pour renforcer la sécurité avaient payés.
      Au point même que le vieux musée en avait été dessaisi au profit d'un groupe de salles de l'espace Amadeus, jugé plus sur. Les "vieux" de la communauté Catholique n'en avaient pas été ravi, pour eux, ces oeuvres anciennes et pleines de mysticisme, ces tableaux aux sujets résolument religieux auraient mérité un cadre plein de splendeur, une architecture plus gothique, mettant mieux en valeur les nuances de couleurs et de lumières propres à l'Art de ce lieu et de cette époque.

      Mais même les pétitions, même les articles dans les revues -spécialisées en art ou non- n'avaient eu raison des précautions jugées indispensables par les bureaucrates. Et c'est donc dans cette ambiance aseptisée, sous cette lumière crue de laboratoire, ou d’hôpital, que trônaient les antiques huiles.

      Kyle avait fini par être accepté dans le groupe prévu pour la visite, quelques sourire séducteurs distribués à droite et à gauche, lors de la discussion de fin de messe, sur le parvis de la vieille église Saint Pancrace, ayant touché le coeur de certaines "mémés", voire de quelques "pépés" de l'Association Paroissiale, qui avaient plaidés sa cause sans même qu'il ne s'en mêle auprès de soeur Amélie-Marianne, la supérieure de l'orphelinat, alors même que Kyle sentait le poids du regard de plus en plus pesant de Marie-Clothilde, la catcheuse, l'éternelle suspicieuse, pour qui rien n'arrivait jamais par hasard.
      Mais les dés étaient jetés, la bataille gagnée sans même avoir à faire donner le ban et l'arrière-ban, et Kyle avait été compris dans les effectifs de la visite sans avoir à le demander. La condition étant qu'il devait obéir en toute chose au troisième sous-diacre, un vieillard chenu féru d'histoire de l'art.

      La visite avait donc commencé le matin, assez tôt, et s'il était prévu une pause, à midi, pour débattre de ce qui aurait été vu et des impressions ressenties, autour d'un pique-nique (dans une des salles hors-sac du complexe, vu le temps), l'ordre de retour ne serait pas donné avant tard, dans l'après midi. C'est donc avec une relative liberté que le groupe déambulerait dans la demi-douzaine de salle destinée à l'exposition.

      Si la tutelle de son "chaperon" n'était pas des plus contraignante, le ton monocorde et pontifiant sur lequel il débitait des platitudes et des anecdotes qui n’intéressaient personne commençait à lui peser. Il voyait bien que le petit groupe qui restait avec le vieux barbon respectait plus le statut au sein de la communauté que les talent d'orateur, voir même d'historien de l'individu, au point que l'orphelin soupçonnait même certains des flatteurs d'avoir coupé leurs sonotones et de hocher la tête mécaniquement par pure politesse.

      C'est donc pour fuir, autant le flot de paroles que les assiduité d'un "papy-aux-bombons" devenu collant, que le petit brun s'engagea dans une des salle latérales, sans doute la plus petite dévolue à l'exposition.
      Loin de la foule arpentant les salles principales, seules une demi-douzaine d'oeuvres avaient exposées ici. S'il avait porté la moindre attention aux cartons explicatifs, signalant des peintres de moindre ampleur, aux tableaux moins nombreux, aux destinés moins glorieuses, il aurait appris que l'auteur de la toile devant laquelle il était tombé en arrêt, subjugué, se nommait, Erst Van Liej, avait vécu entre Liège et Gand pendant les cinquante années de sa vie, qui s'était achevé sur un bûcher pour sorcellerie pour n'avoir jamais voulu livrer le secret de ses pigments à ses concurrents, dont le plus acharné, Jan Van Eck, avait auparavant son meilleur et plus fidèle ami.

      Il y aurait lu aussi que l'huile-sur-toile qu'il avait sous les yeux (technique asse rare à une époque où on peignait surtout sur bois) était la treizième et dernière toile attribuée au maitre, selon les chroniques et archives de l'époque, et la dernière des sept retrouvées, quelques années plus tôt seulement.

      La puissance de l'oeuvre, à elle seule, soutenait la légende de "peintre maudit brûlé pour sorcellerie". La majesté émanant de ce "Bain du Prince - 1440" fut suffisante pour forcer le gamin à s'asseoir dans le coin où elle était exposée, et à la contempler, des heures durant, sans pouvoir arrêter ses larmes.
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      Caithleen Miller
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        Il y avait des jours où elle regretterai presque d’être de repos. Le travail avait l’avantage de pouvoir noyer toutes ses pensées parasites, les diluer dans une masse de préoccupations bien plus importantes et vitales, jusqu’à rendre ses propres soucis insignifiants.

        Mais venait la fin de sa garde, et peu à peu les pensées résiduelles s’estompaient. Cette personne venue suite à une chute, celle qui avait essayé de mettre fin à ses jours. Celle qui avait en vain tenté de préserver la vie en elle, celle qui avait cessé de lutter pour la sienne, déjà trop longue. Les passages insignifiants, migraines et autres rhumes, autant que les drames éclaboussant les murs immaculés et stériles de l’hôpital Abraham encore en reconstruction.

        Au final, tous ces gens, toutes ses vies restaient confinés à son vestiaire. Elle les y rangeait avec sa blouse et ses baskets. Quand elle remettait sa tenue civile, elle avait l’impression de reprendre toute la chape de plomb de son existence sur ses épaules. Lorsqu’elle qu’elle était Caithleen, médecin, elle avait bien souvent la réponse aux questions qu’on lui soumettait. Mais lorsqu’elle était Caithleen, sans autre rôle à porter, elle se sentait perdue. Elle était préoccupée, inquiète. De son statut de méta, de ce qu’il allait entrainer dans le futur si elle était découverte. Elle n’avait pas été se recenser, et ne comptait pas le faire. Cela compromettait trop de choses, trop de libertés pour qu’elle accepte de le faire. Et elle sentait venir les dérives de ce système qui se mettait peu à peu en place, la chasse au sorcières qui risquait de s’instaurer.

        Elle avait conscience que la nouvelle facette de son pouvoir, découverte il y avait peu, était dangereuse, infiniment néfaste. Deux extrêmes pour un même pouvoir, deux capacités oxymoriques qui cohabitaient en elle, cela avait de quoi déstabiliser. Toute sa vie ou presque, elle s’était efforcée, de soigner, guérir. Son pouvoir, lorsqu’il s’était manifesté, lui avait donc paru naturel, prolongement de sa façon d’être. Découvrir qu’elle était également capable de l’absolu contraire l’avait ébranlée. Terrorisée.

        Ce jour là, elle avait donc décidé de s’aérer, de se changer les idées. Essayer de détourner son regard, ses pensées de tout cela. Cesser de tourner en boucle. Cela ne lui ressemblait pas.

        Sans vraiment se renseigner sur les expositions en cours, elle s’était rendue à l’espace Amadeus. Elle flânait désormais dans les différentes salles constituant la galerie d’art, peu convaincue par ce qu’elle voyait. Elle devait quelque peu être hermétique à l’art primitif flamand, si elle avait bien compris le thème de cette exposition. Les œuvres se suivaient et se ressemblaient toutes à ses yeux, sans qu’elle n’y trouve de réel intérêt. De plus, la visite était ponctuée par les commentaires d’un groupe du troisième âge dont les appareils auditifs étaient visiblement défectueux...

        Pour échapper au brouhaha des conversations, elle s’engagea vers une petite salle sur sa gauche, jetant un œil assez peu intéressé aux œuvres exposées, ne retenant pas un soupir de lassitude. Pensive elle essaya de s’y intéresser plus de quelques secondes, avant d’être interpellée par un reniflement discret. Surprise, elle baissa les yeux pour remarquer l’enfant pleurant à chaudes larmes sur le banc à côté d’elle. Perplexe, elle se pencha pour se mettre à sa hauteur.

        - Hey, gamin, quelque chose ne va pas ?
      • Kyle Icks
        Indécis
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          L'extraordinaire profondeur du tableau résidait en partie, mais en partie seulement, dans les teintes chaudes, variées, rendant la scène si réaliste, si vivante. On pouvait presque voir le grain de peau de la femme, à demi-nue qui donnait le bain à son enfant, un bébé d'à peine deux ans. L'enfant aussi était réussi, au point qu'on pouvait distinguer les partie mouillées de son corps, avec des effets de reflets, des parties sèches, où la lumière mettait comme des auréoles sur le duvet infantile, comme ce bras avec lequel il se retenait au rebord du baquet.
          Le bois lui même avait était traité comme un personnage du tableau, toutes les nuances mettant en valeur les nervures, au point qu'un connaisseur en aurait surement reconnu l'essence.
          Le talent du peintre avait été tel, que même cinq siècles et demi n'avait pas suffit à ternir le vernis, et mises à part les quelques craquelures dues à l'âge, l'oeuvre semblait toute droit sortie de l'atelier.

          Cependant, ce n'est pas ça qui avait produit une telle réaction chez Kyle. Et quand la dame rousse s'était penchée sur lui pour savoir pourquoi il pleurait, il n'avait, tout d'abord, que pu tendre un index tremblant vers la toile. il lui fallut plus de temps pour retrouver sa voix, en avalant sa salive pour faire passer ses sanglots.

          - C'est ... c'est le tableau, madame, y'a tellement ... d'amour dans ce tableau !

          Il lui fallait reprendre contenance, il sentait le regard interloqué de la visiteuse sur lui. Pour fuir se regard, il pensa à se moucher, et c'est quand sa manche fut à mi-chemin qu'il se reprit. Il lui fallait aussi faire honneur aux leçons reçues. Il prit donc posément le mouchoir de toile plié dans sa poche, s'essuya les yeux, avant de se moucher, faisant durer l'instant suffisamment pour lutter contre ses larmes.
          Il reprit son explication, autant pour lui-même que pour la dame à ses côtés.

          - D'abord, on sent l'amour du peintre pour son modèle, je pense que c'est sa femme qui a posé. On le voit dans la douceur des coups de pinceau, la délicatesse avec laquelle il a effleuré ses joues, les petits détails comme les cils ... et sa peau est si parfaite !
          Ensuite il y a l'amour de la femme pour le peintre, le regard qu'elle a pour lui, elle ne fixe pas le centre de la toile, le public, comme ça se faisait à l'époque, non, elle regarde vers le peintre, un peu sur le côté, vers le haut. Et aussi son amour pour l'enfant, elle ne le tient pas, elle le soutient, le supporte, sa main sous son poignet, et pas autour.
          Et puis il y a l'amour de l'enfant pour sa mère, son regard, sa bouche légèrement entrouverte, sa confiance ... je crois que c'est aussi le fils du peintre, mais j'en suis pas sur.


          Kyle laissa retomber sa main, avec laquelle il avait esquissé des mouvements, suivant ses explications, et la serra entre ses cuisses avec sa jumelle, pendant qu'un gros soupir, presque un dernier sanglot, s'échappait de sa poitrine.

          - Tant d'amour, ça m'a bouleversé, mais sinon je vais bien, merci madame.

          Et de regarder la Rousse bien en face, avec son si joli sourire.

          Spoiler:
           
        • Lazarus
          Maître du jeu
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            Le membre 'Kyle Icks' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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