La Terre, cœur de l’Univers, s'éveille au surnaturel… Janvier 2016, les méta-humains font leur apparition dans un fracas invraisemblable ; des hommes, des femmes, des enfants, personnes âgées à nourrissons, sont frappés par ce qu’on explique pas, des dons - ou une malédiction ? - qui les cataloguent comme des êtres à part entière, des faux humains, des méta-humains. Le monde entier est touché, nulle exception.

Nous sommes à LibertyTown, aux États-Unis, une ville aux grands enjeux, là où les méta-humains sont recensés en masse. Les médias s’y affolent, jouent des coudes pour avoir les derniers potins, les derniers événements marquants. Un jeu dans lequel tout le monde se plaît de participer, au point d’oublier la question essentielle à cette découverte : quel avenir pour ceux qui finiront par surpasser la race humaine ?

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Metro, l'Apocalypse à vos portes : Forum RPG CHRONOSREP

Trois mois plus tard

  • Eveleen Callahan
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    (9)305+01 59123202035503018AdministratriceTraumatisée du grand "boom"V.I.P.
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    (9)Volonté : 305Messages : +0Réputation : 1 591$US : 23Xp : 20Force : 20Résilience : 35Agilité : 50Réflexes : 30Spiritualité : 18Astuce : AdministratriceTraumatisée du grand "boom"V.I.P.Badges :
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      11 décembre, aux alentours de 17h


      Décembre commençait à pointer le bout gelé de son nez. Eveleen trottait lentement sur le pavé froid des rues encombrées du quartier Alpha. Elle avait reçu plusieurs appels et relances par courrier, son administration voulait discuter et revoir avec elle sa réinsertion, ses indemnités, les modalités de son job quoi. Jusque là elle s’était contentée de ses économies et n’avait pas encore repris contact eux. “Ça pouvait bien attendre encore un peu” après tout. Ils parlaient de prise en charge psychologique, de cellule de crise, de groupe de parole et d’aménagements, ce genre de trucs, dans leurs lettres. Si la prise en charge de son opération passée et des soins somatiques dont elle avait eu besoin l’avait bien arrangée, elle comptait pas lambiner sur le divan d’un psy pour autant. Certes, l’idée de foutre, ne serait-ce qu’un orteil, dans l’hôpital la tentait à peu près autant que plonger nue dans un océan de seringues usagées de junkies séropositifs, mais de là à dire qu’une aide psychologique était nécessaire… nah.

      Quoi qu’il en soit, il fallait qu’elle prenne les devants malgré tout, car ses économies étaient maigres et, aux dernières nouvelles, l’argent ne poussait pas dans les arbres. Elle s’était donc motivée à faire la démarche, au téléphone d’abord, et se rendait à présent sur place. Elle traînait les pieds, et chaque vitrine qu’elle croisait était l’occasion pour elle de retarder un peu plus l’inévitable. Les murs blancs bétonnés des premiers bâtiments encore intacts apparurent dans son champ de vision. Elle connaissait le chemin par coeur car elle l’avait emprunté encore et encore, ces dernières années. Alors que la nostalgie d’une routine familière et confortable lui chatouillait les narines et faisait frissonner son échine, elle ne se rendit pas compte que ses pas suivaient l’odeur de la vieille rengaine. Au bout d’un certain temps, elle prit conscience d'où elle se trouvait alors : elle faisait face à l’ancien bâtiment des urgences, ou de ce qu’il en restait. Des travaux étaient déjà en cours, des gens s’affairaient ça et là.

      Il aurait été difficile de vous décrire le torrentiel émoi qui s’empara alors d’elle. Le temps semblait s’écouler au rythme de ses inspirations et de ses expirations, et elle resta plantée là au milieu du passage, bêtement, les poings aussi serrés que le cœur. Trois mois, cela faisait déjà trois putains de mois. C’était énorme non ? Au moins assez pour changer de cap et reprendre le gouvernail en main. Non ? Le simple fait de déglutir lui parut interminable et impossible. Sa plaie semblait douloureusement rouverte. Elle passa sa main sur son ventre en serrant machinalement les vêtements qu'elle portait.

      Alors qu’elle prenait soigneusement le temps de se maudire intérieurement face à son incapacité de dépasser “cette merde”, elle ne remarqua pas la silhouette pourtant familière qui s’était glissée à ses côtés.



    • En ligne
      Caithleen Miller
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        Maugréant contre la froideur qui s’installait en ce mois de décembre, Caithleen referma la porte du hall de sa résidence derrière elle en resserrant les pans de son manteau autour d’elle. Une épaisse écharpe entourait son visage, ne contenant pas les nombreuses mèches de cheveux roux bouclés s’échappant, rendus électriques par le froid et la laine. Une pochette en carton d’allure administrative sous le bras, elle traînait des pieds, ses talons hauts frappant les pavés sans entrain.

        Elle n’aimait pas le froid, et détestait l’hiver. Les illuminations qui seraient bientôt dispersées dans les rues pour Noël atténueraient sa nostalgie de chaleur et d’été quelques semaines, mais elle ne voulait qu’une seule chose: retourner manger du chocolat sous sa couette. Peut être même qu’elle allait faire un détour pour s’en acheter une boite, tant qu’à devoir se coltiner le trajet jusqu’à l’hôpital, autant rentabiliser le déplacement.

        Faisant un crochet par son chocolatier préféré, c’est un sac de papier rouge aux dorures festives au bras qu’elle avait repris son chemin, apaisée par les arômes chocolatés l’ayant enrobée dans la boutique, imprégnant la laine duveteuse de son écharpe. Un peu moins fâchée de revenir sur son lieu de travail pour des tracasseries administratives, son pas était un peu plus léger. Une grosse boite de chocolat pouvait même la dérider alors qu’elle regardait le ciel désespérément gris, qui ne semblait même pas décidé à leur offrir de la neige. Juste une buée tenace alors qu’elle soupirait tout de même, pour la forme.

        Arrivant pour une fois par l’entrée principale de l’hôpital Abraham, elle pris quelques instants pour contempler les chantiers de reconstruction des urgences détruites. Elle même n’avait pas été présente ce jour là, envoyée officier à la base militaire. Ce qui ne l’avait pas empêchée d’être touchée de plein fouet par les attentats, bien au contraire. Un frisson la secoua. Elle était douloureusement consciente d’avoir été extrêmement chanceuse de s’en sortir avec simplement quelques contusions et écorchures ce jour là. Elle aurait pu, de centaines de façon différentes, périr ce jour là. Caithleen glissa un regard pensif sur ses mains gantées. Elle s’était résolue à faire disparaître les cicatrices quelques semaines auparavant, considérant que personne ne le remarquerait.

        Le bâtiment était en bonne voie. Les urgences avaient été réorganisées, et Caithleen avait récupéré son poste. Mais ce n’était pas pareil, songea la jeune femme en détournant le regard pour poursuivre sa route, dépassant une silhouette immobile.

        Une couleur de cheveux inhabituelle mais connue attira son œil, et elle s’arrêta pour se retourner. Revenant sur ses pas, elle se campa à côté d’Eveleen, contemplant un instant la jeune femme d’un air intriguée, ne la sortant pas tout de suite des pensées qui la coupaient de la réalité. Lorsqu’elle vit l’infirmière se palper le ventre avec l’air des personnes qui se souviennent de la douleur, elle décida que cela avait assez duré.

        - Hey, Evie.

        Posant une main sur son épaules, elle lui montra le sac qu’elle tenait à la main.

        - T’as aussi des trucs à régler ici? Tu as l’air de quelqu’un qui a besoin de chocolat.

        On avait toujours besoin de chocolat.