La Terre, cœur de l’Univers, s'éveille au surnaturel… Janvier 2016, les méta-humains font leur apparition dans un fracas invraisemblable ; des hommes, des femmes, des enfants, personnes âgées à nourrissons, sont frappés par ce qu’on explique pas, des dons - ou une malédiction ? - qui les cataloguent comme des êtres à part entière, des faux humains, des méta-humains. Le monde entier est touché, nulle exception.

Nous sommes à LibertyTown, aux États-Unis, une ville aux grands enjeux, là où les méta-humains sont recensés en masse. Les médias s’y affolent, jouent des coudes pour avoir les derniers potins, les derniers événements marquants. Un jeu dans lequel tout le monde se plaît de participer, au point d’oublier la question essentielle à cette découverte : quel avenir pour ceux qui finiront par surpasser la race humaine ?

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Metro, l'Apocalypse à vos portes : Forum RPG CHRONOSREP

Quand on arrive en ville

  • Invité
    Invité
    id29.11.16 22:32
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      Epatants, ces étasuniens. Ils voient débarquer un gus les mains dans les poches et se contentent de lui glisser un formulaire entre les mains. Ils y demandent si le nouvel arrivant est un terroriste, celui-ci répond non et ils finissent par lui souhaiter bienvenue au pays des obèses. Merci, au revoir, bonne journée et au suivant. Ca arrangeait bien le vieil Oscar Lambert, à vrai dire, mais ça n’en restait pas moins décevant. On lui avait fait tellement de cas de la sévérité des nord-américains concernant l’immigration qu’il s’était attendu à toute une série d’obstacles administratifs tous plus barbants les uns que les autres. Peut-être même à quelques représentants de l’ordre pour lui mettre la pression. Loin d’être Al Capone, ses quelques menus séjours en prison auraient néanmoins dû sonner le tocsin. Quand il repensa aux trois jours où on l’avait bloqué à l’aéroport de Brazzaville en le bombardant de questions, il alla jusqu’à se permettre un petit rire qui attira l’attention d’un badaud. Ce dernier lui jeta un regard interrogateur avant de passer son chemin.

      Pas de bagages pour Oscar, juste un imper de son âge, rapiécé de toutes parts et aux innombrables poches où résident des miettes de tabac et quelques billets. Impossible d’importer quelconque denrée, par contre. Alors, le premier guichet qui passe est accueilli comme un don du ciel. Il zieute les étalages, conscient de ne pas trouver ce qu’il veut, puis il se rappelle que Belgam a été racheté par les ricains. Alors il demande du Lucky Strike, des petites feuilles et un briquet, et on les lui donne aussitôt. Premier bon point pour les USA. Quelques instants plus tard, il se roulait une clope en se dirigeant vers la sortie des bureaux de l’immigration, plus similaire à un attrape-touriste qu’à un bâtiment administratif à son goût.

      Alors qu’il se rapprochait de la large baie vitrée qui servait d’entrée, il eut un aperçu de la ville et ses doutes furent rapidement confirmés. Etre aux Etats-Unis ne changeait rien. C’était gris, c’était maussade, triste, terne, que du béton à perte de vue. Le tout en plus grand, et donc en plus dégueulasse. Une déception de plus. Il tapotait sa cigarette sur son briquet pour la tasser lorsqu’il remarqua une femme. Elle se dirigeait vers lui. Ou plutôt vers le bureau, supposa-t-il. Pourtant, cette silhouette lui semblait familière. Il avait déjà vu ces bouclettes brunes quelque part, mais impossible de mettre le doigt dessus. Ce n’était pas non plus comme s’il se rappelait de tout ce qu’il voyait ou entendait. Puis un déclic se fit. Interpol. Eh bien voilà. On y était. Ce n’était quand même pas beaucoup demandé que de lui accorder ne serait-ce qu’une once d’importance. Ayant un paquet de choses à se reprocher mais faisant comme si ça n’était pas le cas, il sortit et se contenta de l’attendre en allumant sa clope.

      - Le monde est foutrement petit, lâcha le vieux barbu en expirant un nuage de fumée nauséabonde une fois la femme à proximité. On y traîne ses grolles aux quatre coins pourtant on y croise toujours les mêmes personnes. C’est déjà l’heure des menottes ou juste le plaisir de revoir ma sale gueule ?
    • Gabrielle A. Reyes
      Genesis - EspritLibre
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      id30.11.16 3:30
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        Genesis - EspritLibre
        Quartier Espilon à LibertyTown. Ses résidences guindées, ses plages entretenues et complexes touristiques de masse. Ici, bien loin des ghettos comme Beta où le Manhattan de LT - Aleph comme ils se plaisent l'appeler dans le coin - le rêve américain semble s'être fait réalité. Tout y est consumérisme et capitalisme à perte de vue, comme une caricature de la Californie dépeinte au gré des films du box office Hollywoodien que l'on nous rabâche à longueur d'année. Beautés sculpturales aux seins et à la croupe ferme côtoient les indicibles body builders et autres sportifs du dimanche. Les promeneurs occasionnels se laissent enivrer par le soleil et l'air marin en s'ignorant complètement, tandis que des airs mélodieux de musique aux genres variés emplissent l'environnement; quid de la country ou de la house tandis que le brouhaha de la circulation et des conversations  à la terrasse des innombrables cafés achèvent cette cacophonie de vie balnéaire.

        Stationnée à quelques centaines de mètres de la jetée où le bateau de son invité " forcé" doit jeter l'encre, l'Inspectrice Brolin tapote distraitement sur son smartphone, à l'abri sur le siège conducteur de son immense SUV noir aux vitres teintées. Tout dans cette voiture respirait le cliché affable des voitures de flic similaires en tout point à celles des films et des reportages, jusqu'au gyrophare amovible planqué dans la boite à gant. A croire que les américains vivaient vraiment dans un stéréotype constant se vérifiant pourtant à chaque instant. Vissée dans son gilet noir - abritant son holster aux regards indiscrets - sur une chemise blanche aux manches relevées, la femme aux boucles brunes repasse les dernières actualités sur son mobile tandis que la fumée de sa cigarette s'échappe mollement par l'interstice ouvert du côté de la vitre conducteur. Jean sombre plutôt près du corps et baskets aux pieds, elle ne semble guère dans l'exercice de ses fonctions; et pourtant son insigne est chaudement conservé dans la poche avant gauche de son futal, prêt à être dégainé au moindre souci. Mais tandis que son regard trahit une certaine contrariété dans l'attente de son " paquet " du jour, elle entrevoit à l'horizon le vaisseau sur lequel avait appareillé celui qui se faisait désirer depuis à présent près d'une heure. Et, avec une certaine lourdeur non dissimulée, Natasha sort de son véhicule pour accueillir ce bon vieux Oscar.

        Quelques minutes plus tard, la voici qui avise ce vieil homme à l'allure inoffensive: imperméable mangé par les mites et les affres du temps, regard miné par les années et les épreuves mais conservant une certaine dose de malice au fond de ces prunelles faussement radoucies par une barbe fournie. Il semble que le bureau ne s'était une fois de plus pas trompé. Pour l'avoir vu des dizaines voire des centaines de fois durant ses dernières années de service au sein d'Europol en photo ou au détour d'une salle d'interrogatoire, elle ne pouvait pas le manquer:  Oscar Lambert. La soixantaine bien tassée, un casier judiciaire long comme les deux bras et considéré par les forces de l'ordre Européennes comme un individu particulièrement dangereux; celui à l'allure de SDF avait pourtant encore une langue bien pendue, accueillant l'arrivée de la trentenaire avec une verve digne d'un voyou de seconde zone.

        Cette dernière, amusée par la réaction du vieil homme, considérait leur rencontre comme une réunion de vieux élèves; où l'on rencontre après plusieurs années de silence radio ce gus qui était dans notre classe, mais à qui l'on avait jamais vraiment parlé hormis les banalités d'usage. Pas un ami, ni un ennemi pour autant. Juste quelqu'un avec qui on a passé un certain temps malgré nous dans un cadre strict. Clope au bec et sourire ironique aux lèvres, la femme garde ses mains dans les poches tandis qu'elle s'approche de l'ancien:

        " Eh bien Mr Lambert, Je vois que malgré l'âge on est resté un jeune impétueux ? , elle laisse une seconde s'écouler, jaugeant sa réaction avant d'ajouter tout sourire, Bienvenue dans le pays de la Liberté ! de la part de nos "amis" communs. Rassurez vous, je n'ai aucune raison de vous mettre le grappin dessus aujourd'hui, après tout nous sommes bien loin de notre terrain de jeu habituel non ? "

        Son accent anglais prononcé laissait deviner ses origines de l'Europe de l'Est tandis que dans un geste qu'elle voulait amical, Natasha tendit sa main droite, dans l'attente d'une éventuelle poignée de main conviviale, à défaut d'amicale. Le regard plongé dans celui - cerné - du vieil homme, elle attendit patiemment de voir s'il allait accepter de continuer dans ce climat de bonne volonté.
      • Invité
        Invité
        id01.12.16 12:10
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          Touchante, cette réunion de futurs cancéreux. Les lobbyistes du tabac auraient pu en faire une pub en or. Quatre poumons crasseux réunis par l’amour de la nicotine. Peut-être bien la seule chose qu’ils avaient en commun, par ailleurs. Ca et les mains dans les poches. Oscar aimait à penser que son accent anglais était plus suave que le sien. Il l’avait pas mal exercé au fil du temps, réussissant à se faire comprendre un peu partout sur la planète grâce à lui. Ca l’avait même aidé à répondre aux interrogatoires d’une ukrainienne travaillant pour Interpol, une fois.

          - Impétueux, peut-être, mais toujours avec classe, répondit-il en montrant ses vieux chicots jaunis par le tabac dans ce qui ressemblait à un sourire. Pour sûr, on en est loin. C’est ce qui m’a donné envie de changer d’air. Un jour, j’me réveille, je zieute autour de moi et je constate avec dépit que c’est toujours la même merde. « Un peu d’changement, Oscar » que j’me suis dis. Et me voilà dans le pays aux 4400 kilos de démocratie atomique. Paraît qu’les japs en sont fous.

          Causer, ça plaisait bien à Oscar. Avec n’importe qui, n’importe quand. Le plus simple et le plus naturel des moyens de communication à son sens. Et la meilleure arme de son arsenal. Il regarda la main tendue avec un certain intérêt et, tout en la serrant, il se demanda brièvement si ce n’était pas un vieux piège pour lui passer les menottes malgré les dires de l’inspectrice. Mais il ne se passa rien, alors il la lâcha.

          - Ca te dérange si on marche un peu ? J’ai de vieilles gambettes à dérouiller, les voyages en bateau ça m’a toujours donné la bougeotte.

          Sans attendre de réponse, il se dirigea vers un marchand de hot dog qu’il avait repéré un peu plus loin sur la jetée. L’immensité de l’océan lui avait rappelé celui du vide de son estomac. Et rien de tel qu’un peu de gastronomie locale pour se mettre dans l’ambiance.

          - Alors, c’est top secret ou j’ai le droit de savoir ce qui suscite l’intérêt d’Interpol en ces lieux ? Ma main à couper que ça a à voir avec des humains aux capacités surnaturelles. Drôles de gus, ceux-là, hein ? Certains parlent d’erreurs de la nature. Mais le vieil Oscar sait que la nature ne fait jamais d’erreur. Si ça s’trouve, elle n’a même rien à voir dans tout ça. C’était un peu trop soudain à mon goût. Elle, elle préfère faire les choses lentement, progressivement, en général.

          Arrivé devant le marchand, il commanda un sandwich avec une maxi dose de ketchup. Pendant que l’homme bedonnant le lui préparait, il fit semblant de fouiller ses poches, passa sur les billets qu’il y cachait et finit par regarder Natasha d’un air faussement embarrassé.

          - Ah, le tabac, ça coûte un bras, ici. T’aurais pas cinq dollars à me prêter ?
        • Gabrielle A. Reyes
          Genesis - EspritLibre
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            Genesis - EspritLibre
            Alors que la main caleuse et rêche du vieillard serre sa propre poigne, la trentenaire de détend imperceptiblement. Si elle savait son interlocuteur joueur la plus grande majorité du temps, il n'avait en définitive aucune raison de croire en la sincérité d'une femme qui travaillait pour ceux qui le pourchassaient depuis des lustres. Mais le fait qu'il accepte la trêve laissait entrevoir des interactions inédites à l'avenir. Se contentant de hocher la tête lorsqu'il proposa d'aller se dégourdir les jambes, Natasha garda le silence, attendant patiemment la fin de sa tirade pour lui répondre.

            Affûblée d'un sourire amusé, la femme tira une dernière fois sur sa cigarette avant de l'écraser sous sa chaussure, tendant l'argent au ventripotent vendeur. Faisant signe au vieil homme de lui emboîter le pas, elle attendit qu'ils soient hors de portée des oreilles indiscrètes, sur le parking non loin de son SUV avant de se hasarder à répondre:

            " C'est quelque chose qui effectivement nous intéresse particulièrement, Lambert. Mais je manque à tous mes devoirs, appelez moi Inspecteur Irina. Vous connaissez la maison, nous préférons prendre du recul face à toute nouvelle situation. Alors quand du jour au lendemain des gens se mettent à voltiger sans aucun équipement, à faire des pointes de vitesse à pied faisant pâlir d'envie les plus récents avions de chasse et que sais je encore...On est sur le qui-vive, mais allons attendre de faire des enquêtes approfondies avant de nous prononcer. Elle s'adosse à son véhicule avant de fixer son interlocuteur, C'est plutôt vous qui m'intéressez Lambert. Ma visite est purement courtoise, n'en doutez pas. Je n'ai pas de micro et nous avons vous et moi passé l'âge de jouer au gendarme et au voleur donc je n'irais pas par quatre chemins: Généralement vous êtes quelqu'un de très réfléchi, avec plusieurs coups d'avance pour vous sortir de différents guêpiers. Or voici que sur un coup de tête vous changez d'air, quittez votre fief de confort du vieux continent pour vous aventurer les mains dans les poches dans l'oeil du cyclone ? Par egard pour votre intelligence - et mon propre métier - laissez moi douter du fait qu'il ne s'agisse que d'une simple lubie.

            Croisant les bras, en attente d'une réponse, elle fixe le vieillard dans le blanc de l'oeil, attendant de voir s'il était prêt à jouer cartes sur tables.