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Le corbeau et la renarde. [PV : Cassidy Snyder]

  • Wendy T. Walker
    CIVIL - Bienfaiteur
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      CIVIL - Bienfaiteur
      Rien à voir avec la fable...

      Un jour comme un autre, il ne fait ni spécialement chaud, ni réellement froid. Enfin ça s'est mon avis, je ne suis pas très frileuse comparé aux personnes natives de cette ville. Je marche tranquillement, même si cela fait des mois que je suis ici, parfois ça m'arrive de profiter de mon temps libre pour simplement me promener. Gracy n'étant pas disponible, je suis toute seule. J'ai une tenu plus ou moins classique, enfin pour moi quoi : jeans, t-shirt blanc et chemise écossaise à manche longue verte. Le tout avec une bonne vieille paire de chaussures de randonnée ce n'est pas spécialement chic, en même temps je mise généralement plus sur la pratique que l'esthétique. Niveau accessoire, une paire de boucles d'oreilles fantasy couleur émeraude, mais surtout le plus important qui est mon bracelet électronique à la cheville. Le fameux qui fait se tourner bien des regards quand ils ne sont pas fixés sur ma poitrine ou mon postérieur.

      Il 'arrive parfois en passant à côté de gens, en fait même régulièrement, de sentir ici et la quelques bobo. Parfois des choses plus graves, mais le temps de me retourner en général je les perds de vue. Mais aujourd'hui quelque chose va bouleverser cette habitude en un sens, le temps commence à se couvrir et les rues à se dépeupler légèrement. Enfin ça et aussi le fait que j'approche peut-être de lieu un peu moins recommandable ? Je ne saurais trop le dire en vérité. En fait, je ne me suis pas encore rendu compte que j'ai un peu trop papillonné, une personne avec un instinct de survie un peu plus développée que le mien serait déjà reparti aussi sec. J'ai beau me rendre compte que l'hostilité et la méfiance sont de plus en plus grandes sur les visages, je continue tout de même d'aller de l'avant inexplicablement.

      De temps à autre je m'arrête pour proposer mon aide aux blessés et ceux qui ont mal, au mieux ils m'ignorent, au pire ils gagnent une attitude encore plus belliqueuse et j'ai même pris un poing dans la figure... Bon il c'est fait plus mal qu'a moi vu ma résilience et faculté à résister aux baffes un peu méchantes, sans être non plus une foudre de guerre, mais quand même c'était méchant ! Enfin soit, ça ne m'empêche pas de continuer, de rentrer encore plus en avant dans ce bouge et de me rendre compte qu'effectivement j'ai bien de la chance d'être arrivé ou je le suis. Tout ceci continue, comme un chien qui tourne en rond pour attraper sa queue et sans plus de raison. Mais...

      C'est à ce moment que je la croise, la première chose qui m'a frappé c'est sa beauté... Sauf que la ça ne fait pas mal c'est un autre type de sensation. Un petit instant il y eut une certaine rougeur sur mes joues en plus de mes taches de rousseur. Je me demande pourquoi j'ai réagi ainsi ? Pourtant ce n'est pas un homme, ce n'est pas comme si elle était une partenaire potentielle pour copuler. Enfin soit, comme le disais le grand ordonnateur, si le créateur nous a donné des yeux c'est pour voir et ainsi de suite avec les autres sens, même si je me serrais passée volontiers des cinquièmes jours destinés au touché, ses doigts froids et moites sur ma poitrine et entre mes cuisses ce n'était vraiment pas le plus agréable.

      Enfin soit, elle a captivé mon attention, je la regarde passer et surtout je ressens une vive douleur. Son œil... Pourtant je suis certaine de n'avoir rien vu sur son visage. Peut-être qu'elle a un problème à l'œil ? Je n'ai pas eu le temps de réellement ressentir cela, j'ai était prise de court. Je me sens, comme le papillon face à la flamme, j'ai envie de la suivre, de l'aider, de la guérir même. Du coup, je commence à la suivre, et cela sans la moindre discrétion. Je ne cherche pas à être subtile de toute manière... J'ai plus ou moins du mal et finalement elle entre dans une ruelle. Il n'y a personne, enfin c'est ce que j'ai cru un instant avant de sentir immédiatement la douleur, mais cela voulait aussi dire que j'étais assez proche pour n'être pas plus qu'une proie face à un potentiel prédateur.

      Je serre les dents un instant, cette douleur... Un coup au visage n'est-ce pas ? Mais pas seulement ça. Une femme aussi belle à certainement attirer une âme égarée, j'espère pouvoir l'aider. Je lève les mains ouvertes et a niveau d'épaule, paume dans son sens pour lui montrer que je ne suis ni armée, ni hostile.

      "Vous avez mal, tellement mal..."

      Pour lui montrer que ce n'est pas une image, je commence à énoncer à voix basse, car ça ne la regarde qu'elle et pas de potentiels passants dans la rue ce que je sais qu'elle a, je le ressens. Énumérant douleurs du simple bobo a la plus grave. Je ne fixe pas ses attraits féminins même si étrangement c'est tendant, mais j'ai le regard rivet sur son œil, comme si à force de l'observer la blessure qu'elle a allait magiquement apparaitre.

      "Je peux vous aider, contre rien ! C'est juste que je n'aime pas sentir les gens souffrir... Même si j'avoue que la première chose que j'ai remarquée est que vous êtes vraiment jolie même si votre regard m'a un peu fait peur."

      Oui bon, je ne suis certainement pas très crédible, mais étant incapable de mentir... Bon en même temps sans mentir tout n'est pas forcement bon à dire. Oh et puis zut ! À force je risque vraiment de finir avec un couteau sous la gorge, si tel est la volonté du très haut alors soit.
      ft. Cassidy Snyder
    • Cassidy Snyder
      Crows - Malfaisant
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        Crows - Malfaisant
        Une journée comme une autre, en apparence. Les clients, des nouveaux, des anciens, les filles, plus jeunes ou plus vieilles, ainsi va la vie. L’évènement du jour avait était marqué par un nouveau venu, un timide, en apparence, devenu tyrannique et potentiellement violent dans l’intimité chaleureuse des murs de la petite chambre. Pour une raison x ou y, face à un refus de la belle à une demande trop éloignée de ses propres limites, le bougre avait eu autre chose que ses bourses à vider : une bonne dose de frustration mal vécue transformée en colère librement exprimée. Bon ce n’était pas le premier... mais ce simple fait ne rendait pas l’expérience plus agréable pour autant. Malgré la sécurité relative qu’offrait la maison close et ses gardiens, Cassie avait eut le temps d’écoper d’un coup au visage et d’un autre dans les côtes. L’arcade fendue et l’oeil cerné de noir, voilà qui compliquait un peu sa journée…

        Alors que le sort de l’importun se scellait dans le silence macabre d’une ruelle sombre en compagnie des charognards, la blonde s’accordait - en accord avec la hiérarchie - une pause méritée. Le ciel était bas lorsqu’elle mit le nez dehors. Emmitouflée sous un élégant manteau noir, montée sur des escarpins mettant ses jambes en valeur, elle avait usé de son pouvoir pour arborer le même visage que d’habitude. Ses possessions étaient maigres, mais son charme en faisait parti et elle aimait le cultiver.  Dans une certaine mesure, on peut même dire qu’elle en avait besoin. Elle déambulait donc avec grâce dans les rues sales de Beta, réfléchissant à comment mieux finir sa journée. Aller prendre du bon temps à Gamma était tentant. Elle continuait de se livrer à ces réflexions intérieures, le visage fermé et le regard dur. Une sourde douleur lui tanait la moitié du visage, malgré les soins octroyés par ses amis corbeaux.

        Perdue dans ses pensées elle mit un certain temps à remarquer qu’elle était visiblement suivie. Elle prit le temps de confirmer ses soupçons, en tournant ici, et là, mais son instinct de survie était très légèrement exacerbé aujourd’hui et ne semblait pas la tromper. Un peu excédée de voir ses plans sans cesse contrés par des évènements indésirables alors qu'elle rêvait simplement d'un bon verre de whisky dans l'ombre tamisée d'un bar quelconque, elle commença petit à petit à pester intérieurement. Et peut-être à s'angoisser aussi, une lointaine mais légitime paranoïa lui titillant les sens. Connaissant le quartier comme sa poche, elle bifurqua dans une ruelle étroite qui finissait en cul-de-sac, “histoire d’avoir la paix pour régler ce léger contentieux”. Elle glissa le bras dans son manteau, la main sur la crosse de son Colt... Au cas où ?

        Alors qu’elle pensait avoiner et mettre en joue l’inconnue, elle se tourna pour tomber finalement nez à nez avec une demi portion de rouquine, avec des yeux si grands qu’ils trahissaient une crédulité enfantine. Des vêtements trop propres pour coller à beta, des bijoux colorés trop gais pour la noirceur du quartier. Désarçonnée par ce constat, elle l’écouta déblatérer un charabia sans queue ni tête, de prime abord, écarquillant un peu plus les sourcils à chaque phrase prononcée.

        - Q-..quoi ?!

        On pouvait difficilement imaginer réponse plus spontanée. Elle reprit rapidement contenance avant d’ajouter, mordante :

        - Non mais tu sors d'où toi ? Tu sais ou t'es au moins ? On file pas les gens sans de bonnes et définitives raisons ici. Sans déconner, regarde toi, on dirait que tu sors d’un foutu dessin animé pour enfant. Fais chier. Tu m'as fait peur.

        Elle fit une moue circonspecte. Le stress de la journée rejaillissait un peu malgré elle. Elle soupira en secouant la tête. D'ailleurs, les mots de la jeune fille commençaient à prendre un peu de sens après coup, et Cassie se demanda si elle maintenait bien sa transformation active. Cela devenait tellement naturel qu'elle pouvait se laisser à l'oublier parfois. Il n'y a que la fatigue qui la ramenait concrètement à la réalité. Bref. Non, son visage était bien intact, il n'y avait aucune raison que la jeune fille ait aperçu son coquard.

        Elle du reconnaître qu'elle avait sûrement un peu craint qu'on veuille encore lui en mettre une dans la tronche. Blasée, elle leva les yeux au ciel une seconde. Considérant objectivement la menace très minime, tout en restant quand même sur ses gardes, elle ajouta d'un air plus conciliant et relativement plus détendu en reposant ses yeux sur son interlocutrice-bien-culottée :

        - Ton aide contre rien, hein ? Rien que ça ? Elle sourit avec lassitude.Entre nous jolie poupée, t'as l'air d'avoir plus besoin d'aide que moi là tout de suite. Tu t'es perdue ?

        Cassie se montrait globalement beaucoup plus tolérante et.. indulgente vis-à-vis de ses congénères féminines. Solidarité ou instinct maternelle très primaire, elle ne saurait pas vous dire. Peut-être y voyait-elle aussi une distraction amusante. Toujours est-il qu'elle lui accorda quelques minutes d'attention curieuse.



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        Compte principal - Eveleen
      • Wendy T. Walker
        CIVIL - Bienfaiteur
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          CIVIL - Bienfaiteur
          Une renarde ? Non ! Plus un méta-chaton.


          Elle me rend un peu nerveuse, elle et ce qui nous entoure. Maintenant que j'y fais plus attention, c'est vrai que tout ici à l'air globalement plus sale. D'un côté, je devrais me dire que c'est un peu un état plus natif, mais de l'autre ce n’est bien des résidus humains et absolument rien de naturel... Cette pensée par très vite, je me reconcentre rapidement sur la douleur qu'elle éprouve, celle-ci ou plutôt celles-ci sont particulièrement vive. Pourtant dans un même temps, je ne vois pas de bleus, de marques, de lésion ou tout autre terme pour dire qu'il y a une chose qui n'est pas normalement la et cela me semble si étrange. Je suis certaine que ça y est, je le sens et ce n'est d'ailleurs pas le plus agréable sentiment possible.

          Enfin soit, elle me pose des questions donc, le plus simple généralement pour avoir une conversation et surtout pour arriver à la conclusion que je souhaite serait de répondre. Enfin, j'imagine que ça sera le cas, je n'en suis pas réellement persuadé.

          "Désolé, je ne voulais pas vous effrayer... Si on m'avait dit que je pourrai le faire d'ailleurs, je n'y aurais pas cru. Enfin soit, la question est un peu vague, Upsilon proche de l'église saint-Anne ? Je ne pense pas que le fait que je sois originaire d'un hameau proche d'Anchorage en Alaska vous intéresse plus que ça. Par contre, filer ?"

          Je réfléchis un petit instant... Suivre ? J'imagine que ça veut dire ça, enfin dans le doute autant ne rien dire.

          "Vouloir aider son prochain n'est pas une bonne raison ? Les douleurs que vous avez sont si vives que j'ai eu un haut-le-cœur en les ressentant."

          IL nous apprend qu'aider son prochain est important. J'ai passé des années à comprendre et résoudre mes problèmes et besoins ainsi que ceux des autres. Autant spirituels que physiques. Un sourire, une tape amicale sur l'épaule, simplement aider à bouger une chose ou une autre, prendre du temps pour aider ceux qu'on apprécie comme les inconnues, les séances de purifications collectives ou de dévotion physique en accompagnant des hommes dans une chambre a couché... Même si j'avoue avoir eu du mal à l'accepter surtout au début, j'ai fini par l'accepter puis à trouver ça tout à fait normal. Bon en même temps on ne peut pas demander à une petite peste de douze ans d'être immédiatement ouverte aux saintes paroles et les comprendre immédiatement, la patience est aussi une vertu et je suis la preuve qu'accorder du temps au temps ça fonctionne non ?

          Bref ! Tout ça pour dire, que je ne vais pas arrêter d'aider les autres du jour au lendemain, même si la plupart du temps ils ne l'acceptent pas forcément aussi volontiers que je l'aimerai. Chacun est différent et il faut avouer que ce n'est pas une ville qui aide forcement à penser que le prochain pourrait être une source de bien plus que de mal ou de problème j'avoue. Cela ne m'empêche pas d'avoir l'espoir que la lumière du créateur puisse illuminer leurs cœurs, mais ça prendra certainement du temps, voir des générations en fait et je ne serais pas là pour voir le résultat. Surtout en étant aussi loin de mes frères et sœurs des enfants du renouveau.

          Elle semble un peu moins hostile, moins sur la défensive sans complètement quitter une vigilance tout à fait normale dans ces circonstances. Mais c'est plus agréable pour moi en tout cas. Alors qu'elle me demande si des deux je ne suis pas celle qui est le plus à la recherche d'une main tendue, je penche la tête sur le côté et lui fais un grand sourire.

          "Peut-être un peu, mais si j'étais si loin que ça de mes limites, des cerbères viendrait me rappeler à l'ordre."

          C'est un peu méchant de les appeler comme ça, mais j'ai du mal à employer le terme gardiens alors qu'ils se contentent de me ramener méchamment au commissariat à chaque fois et sans la moindre délicatesse. Je comprends qu'ils ont des journées dures, mais pas forcement qu'ils manquent autant de douceur ou de politesse. Je ne suis pas un sac de patates non plus, j'ai des émotions... Enfin, c'est vrai que je ne suis qu'une corvée pour eux, je dois relativé... Rela... Enfin regarder ça sous un autre angle. En disant ça, je lève la jambe, me tiens celle-ci d'une main et m'appuie contre le mur le plus proche de l'autre. J'observe un instant le bracelet électronique.

          "Il a l'air de fonctionner et vu qu'il n'y a pas de son étrange ou autre j'imagine que tout va bien ?"

          Oui, je lui montre sans la moindre gêne mon appeau à poulet personnel... Oh ! C'était tellement pérojatif que j'en ai eu des frissons. Policier, ce sont des policiers, l'argot n'est pas une justification pour toutes les mesquineries ! Enfin soit je continue ma phrase en observant la chose pour m'assurer que tout va bien.

          "Généralement, je n'ai pas besoin d'aide, dans le pire des cas je me prends des coups ou sers de... C'est quoi déjà le terme qu'a employé Gracy ? Je ne sais pas trop ce que ça veut dire, mais elle a dit que je n'étais qu'un vulgaire 'sac à foutre' même si je ne saisis pas le sens... Elle avait l'air bouleversée et en colère, j'avoue ne pas avoir eu le cour de lui demander plus d'explications. Bref, généralement, c'est qu'un moment difficile à passer, puis je rentre boire de l'eau minérale naturelle, me lave et prends un bain de soleil pour me ressourcer... Ne vous inquiétez pas, ce n'est pas si terrible que ça en a l'air dit comme ça quand on est habitué, en plus je suis plus robuste que j'en ai l'air. Et vous avez mieux à faire, enfin certainement ?"

          Je lâche ma jambe, me gratte nerveusement la nuque et soupire un coup. Ce n'est pas forcement le plus agréable non plus, mais apprécier ce qu'on a comme bon moment passe par l'acceptation de passage plus douloureux ou compliqué comme le disait le grand ordonnateur. Je passe une main dans mes cheveux et grimace de douleur un tout petit instant. Foutu bourgeon ! Il y en a de plus en plus en ce moment et je n'ose pas imaginer au printemps. Quand je retire ma main de mes cheveux, il y a un petit bourgeon avec la racine ensanglantée, comme si je m'étais arraché une partie de moi et en fais, c'est effectivement le cas. Je jette ça dans une poubelle et m'essuie les mains avec un mouchoir en papier et un peu d'eau en bouteille, pas envie de mettre du sang sur mes vêtements c'est une horreur à ravoir. Je me demande si elle sera surprise... Forcement ce n'est pas écrit sur mon visage... Oh je viens de comprendre ! Elle ne peut pas deviner qu'effectivement je peux vraiment l'aider ! Quelle cruche ! J'ai le visage illuminé par mon épiphanie et lui refais un grand sourire.

          "Ah ! Pardon forcement je ne l'ai pas dit vous ne pouviez pas deviner. Je suis une méta-humaine, quand je disais que je ressentais votre douleur, c'est au sens littéral du terme. De la même manière quand je dis que je peux vous soigner, c'est vraiment, car, j'ai la capacité de le faire. Bon la plupart des gens trouvent ça peut ragoûtant, mais ça fonctionne je vous le promets. Je sécrète de la sève réné... Régé... Pourquoi faut-il que ce soit un mot aussi compliqué sérieusement... Ré... gé... né... ra... tive. "

          Ma psychologue me dit souvent que refuser de voir la réalité comme elle l'est est une manière de se défendre, de mettre un mur entre soit et le monde... Mais je ne comprend pas pourquoi elle dit ça, je le vois très bien le monde et malgré ses aspects les moins beaux je l'aime quand même ! Cela se voit, j'ai un grand sourire, je regarde cette étrangère comme si c'était une proche amie, un sourire jovial sur le visage, les mains derrière moi et presque sur la pointe des pieds comme si j'allais sautiller partout. J'ai clairement l'attitude d'une enfant et pas d'une future adulte et est-ce que c'est si grave au fond ?

          ft. Cassidy Snyder
        • Cassidy Snyder
          Crows - Malfaisant
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            Crows - Malfaisant
            La propension de la jeune fille à répondre au pied de la lettre aux questions plus ou moins rhétoriques de la putrelle avait de quoi désarçonner. Et agacer un peu aussi, soyons honnête. Au delà de l’agacement, toujours à l’affût d’un profit quelconque quelle que soit la situation, Cassidy pressentait également une douceur candide apte à être appréhender chez son interlocutrice. Aider son prochain ? D’aussi nobles intentions cachait soit une crédulité à toute épreuvre, soit une mégalomane finie. Cassie continuait de la jauger et d’évaluer les options intéressantes qui se profilaient éventuellement.

            Elle restait en proie à un sérieux désarroi concernant l’empathie physique ou le don de voyance dont se voyait visiblement affublée la jeune rouquine. A moins qu’elle ne soit de mèche avec son agresseur ? Ne la jugez pas : la vie à Beta vous rend un peu paranoïaque, et c’est la paranoïa qui vous permet de survivre dans ce quartier. Plus qu’une tare, c’est un agile mode de vie.

            Alors que l’étrange nouvelle venue dévoilait un bracelet électronique, les yeux de la blonde s’agrandissaient, emplis d’une confusion sceptique. Alors qu’elle entamait une énième tirade, Cassie faisait le point : cette nana avait l’air allumée. Mais allumée ne signifiait pas inutile. Elle questionna :

            Qu’est-ce qu’une demie portion inoffensive comme toi fait avec un machin pareil ? Dit-elle en désignant le boîtier. Et qui est “Gracy” ?

            A l’évocation froide et sans affect de l'appellation “sac-à-foutre”, Cassie se trouva une sorte de point commun avec la demoiselle. Elle ne saisissait en revanche pas trop la moitié de son discours, les pièces avaient du mal à s’assembler entre elles. Elle se dit qu’elle devait avoir une histoire de vie compliquée et pleines d’alambics.

            Elle la laissa tergiverser encore un peu, attendant de saisir au vol une information utile. Celle-ci ne se fit pas tarder : elle était métah ! Et en plus avec un pouvoir de guérison ? Voilà qui la rendait enfin réellement intéressante. Ne vous méprenez pas, encore une fois : Cassie est capable d’empathie, de tendresse et même d’un peu d’affection, seulement, l’instinct de survie, la loyauté et la puissance sont un cran au dessus de tout ça.

            De la.. sève ? Tu veux dire, comme les arbres ? Un truc collant ?

            Elle ne feinta pas sa curiosité. En revanche Cassie, pour sa part, restait assez réfractaire à faire étalage de son héritage méta-humain en dehors de son travail, d’autant plus avec le durcissement de la nouvelle loi, mais elle avait toujours eu ce flair pour les “bonnes affaires”. Elle jouerait avec délicatesse et précision.

            Avec ce qui se passe en ville en ce moment… Tu réalises que tu pourrais te mettre en danger à me dire tout ça ? Et si j’en voulais à tous les métah de la terre et que je sortais mon flingue maintenant pour te le foutre sur la tempe ? Ca te ferait une belle jambe toute ta gentillesse.

            Elle enfilait un masque maternel, bien interprété mais pas totalement fictif. Elle soupira en secouant la tête, une main se massant les yeux. Elle comptait gagner sa confiance et tirer profit de cette rencontre fortuite. Sa journée ne serait pas aussi pourrie que prévu.

            Excuse moi, dure journée. Je veux juste dire que tu devrais faire attention à toi, surtout ici. Je connais des corbeaux qui n'auraient pas été aussi à l'écoute que moi... Même si t’es robuste, je doute que tu fasses le poids face à un gros calibre.

            Elle se voulait prévenante et bienveillante. Elle décida de se mouiller et de s’aligner sur un donnant-donnant : Elle reprit sa forme “naturelle”, dévoilant les affres de violence qui maquillaient son visage. Elle pointa son doigt sur son visage meurtri :

            Et, par exemple, elle peut soigner ça, ta sève ?



            Fiche de présentation Fiche technique
            Compte principal - Eveleen
          • Wendy T. Walker
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              Laisse-moi te guérir, ça nous fera du bien.


              Qu'est-ce que je fais avec une chose pareille ? C'est une question que beaucoup se posent, ils imaginent des raisons diverses et personne ne devine facilement la vraie raison en réalité. En fait, c'est une explication en deux-temps et plutôt que de l'expliquer ci, autant entendre celle-ci de vive voix n'est-ce pas ?

              "J'ai vécu depuis mon enfance et jusqu'au début de l'année dans ce que les autorités américaines considèrent comme étant une 'secte' même si je trouve qu'ils poussent un peu le trait. "

              Quand j'ai dit le mot secte, j'ai fait des guillemets avec mes doigts, pour bien appuyer mon avis.

              "Au début, ils avaient peur que j'essaye de m'enfuir, puis après quelque temps dans un hôpital et ensuite avec une psychologue, ils ont eu peur que je sois enlevée par le premier venu. C'était quoi déjà les termes exacts ? C'était tellement compliqué... Ah oui ! Une tendance à l'ingénuité trop marquée et autodestructrice, ainsi qu'une honnêteté et une incapacité dangereuse à cacher son historique passé... Évidemment, ils n'auraient pas pu m'expliquer tout ça avec des termes plus compréhensibles ? Cela aurait était trop simple, j'imagine. Enfin soit, pour ce que ça change, je n'ai pas plus cherché que ça à comprendre non plus. "

              Je soupire un instant, en même temps je me dis que je n'ai pas plus que cela cherché à trouver le sens de mes paroles. Je me demande si je n’aurais pas boudé en comprenant ce qu'ils voulaient dire ? À moins que je prenne cela pour un compliment suivant le sens, mais avec le terme danger au milieu, j'en doute. Ah et pour finir puisqu'elle a demandé.

              "Gracy, c'est ma sœur adoptive, enfin plus exactement la fille de la famille qui m'accueille, mais pour moi c'est tout pareil je l'aime très fort. Bon, sa tendance à se faufiler dans mon lit et me caresser la nuit et parfois gênante, c'était surtout vrai cet été, mais à côté des examens et des rituels des enfants du renouveau, c'est loin d'être désagréable ou lourd en fait."

              En plus j'aime bien qu'en elle me fais des bisous ou des câlins, c'est agréable d'avoir une sœur, de marcher avec elle dans la rue, de papoter, de lui tenir la main et même de faire des petites choses comme lire un livre ou regarder un navet à la télévision.

              Elle me demande plus de détail sur ma sève, je fais un grand oui de la tête. Puis je prends une lingette avec un peu d'eau dessus... Il y en a avec du produit, mais moi ça me fait de l'urticaire donc, j'évite. Je mets un doigt dans la bouche et le ressors avec de la sève, d'une couleur ambrée et ayant plus ou moins les caractéristiques d'un bon sirop d'érable, jusqu'à l'odeur et certainement le goût sucré. Puis je m'essuie le doigt avec la lingette, elle voit bien j'imagine que ce n'est pas aussi terrible que beaucoup le pense, à croire qu'ils pensent que pour les soigner je vais leur déverser des litres de bave sur la figure... Enfin soit, ils ont le droit à l'erreur, je suis tout de même un cas très particulier.

              Elle me parle alors du climat tendu, certainement à cause de cette loi que je n'ai pas bien comprise. Mais étant déjà recensé avant même qu'elle existe, enfin un truc du genre, je n'ai pas eu de démarche à faire. En même temps j'ai découverts mon pouvoir pendant ce qu'ils ont appeler une descente des forces fédérales sur une secte, en soignant un policier donc... Difficile de le cacher. Sans perdre mon sourire, je réponds simplement.

              "Si c'était le cas, je me noierais déjà dans mon sang. Si c'était SA volonté, que ma vie s'arrête dans cette ruelle alors je l'accepterai, mais j'imagine qu'il a d'autres desseins puisqu'il nous a fait nous rencontrer."

              Il n'y a pas de hasard, il n'y a que les fils, les rouages du destin comme une partition de la vie. Maintenant qu'elle me montre l'étendu des dégâts et semble suffisamment confiante, on va dire plutôt ouverte pour me laisser la toucher il est temps de régler le plus urgent : sa douleur. Ainsi, avec douceur, délicatesse, en fait même tendresse, et après avoir appliqué de la sève sur mes doigts.

              "Ferme ton œil et tire un peu tes vêtements, ça sera rapide."

              Comparativement à des soins plus classique, je pense que le terme n'est absolument pas volé. Au pire, elle sentira le contacte épais et un peu collant de la substance, peu être la caresse de mes doigts, mais seulement où je le souhaiterai et pas sur les zones douloureuses. Puis je me concentre sur ma substance, elle s'illumine légèrement et déjà je peux sentir la douleur disparaître, les blessures partir comme un vilain maquillage sous l'effet d'un produit spécialisé. Cela donne l'impression que ce n'était qu'une performance de cinéma et que maintenant l'actrice retire les accessoires donnant l'impression d'avoir subi de graves déconfitures... Sauf que dans la réalité, elle aura encore le souvenir de celles-ci et là je ne peux rien y faire. Une fois soignée, je retire la sève avec des lingettes pour pas que ça colle et tout est bon.

              "On se sent mieux n'est-ce pas ? Le tout premier que j'ai soigné m'a fait un peu peur, j'ai même vu les plombs du fusil sortir de son corps comme s'il les expulser, ce n'était pas beau à voir. Ça ressemblait un peu à ce comic, avec l'homme bête agréablement virile qui se soigne à très grande vitesse."

              Elle a parlé de corbeau tout à l'heure, je crois que c'est une organisation ? Je me demande s'ils ont des blessés eux aussi ? Mais dans ce cas-là, elle m'a dit qu'ils risquaient de me faire du mal... Qui ne tente rien.

              "Vous me parliez de corbeaux tout à l'heure, c'est dommage pour eux. Ils ont peut-être des blessés eux aussi maintenant que j'y pense et tout le monde ne peut pas se permettre de s'offrir les soins dans un grand hôpital... Mais bon, résister aux coups ne veut pas non plus dire que je tiens spécialement à souffrir, je ne suis pas maroniste non plus. Tant pis pour eux."

              Les soins, ça coûte un œil, d'ailleurs, je fais de la concurrence déloyale ? Après tout je n'ai pas eu besoin de dix ans d'étude pour faire ce que je fais... Bon je ne soigne pas les poissons et les maladies non plus en fait... Enfin pour le moment, je sens que bientôt ça sera le cas. Ce sera le cas, mais aussi d'autres prouesses, pour le moment je fais avec ce que j'ai. Bon pour en revenir à nos moutons.

              "Enfin bref, si vous connaissez d'autres personnes qui ont besoin de soins n'hésitez pas. Ce n'est pas comme si ça me coûtait quelque chose."

              Par contre, si elle me propose de m'accompagner hors de ce quartier qui semble un peu trop hostile pour moi, je ne pense pas que je refuserai non plus. Comme dit, supporter la douleur et apprécier celle-ci est complètement différent.
              ft. Cassidy Snyder
            • Cassidy Snyder
              Crows - Malfaisant
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              id21.08.17 15:53
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                Crows - Malfaisant
                Cassie écouta l’ingénue raconter son histoire comme si de rien n’était. C’était comme parler de ses dernières emplettes au marché, trois ou quatre tomates dans mon panier et les fédéraux qui nous réveillent tôt un matin sous prétexte qu’on est une secte, vous voyez ? Ah il fait beau aujourd’hui, mais le temps semble couvert demain. Sa propension à relativiser la vie sous couvert d’une volonté divine l’épatait et la désespérait à la fois, mais surtout cela semblait pouvoir jouer en sa faveur. Même si elle n’était pas dépourvue d’affection pour la gosse, presque malgré elle, elle ne pouvait s’empêcher de démêler la pelote et d’en tirer ses épingles… Elle enregistra tout ce qu’elle lui racontait, au cas où ça puisse lui servir ultérieurement.

                Alors que l’autre l’invitait à fermer les yeux -l’oeil concerné en l'occurrence- elle s’exécuta sans autre forme de discours. Elle était sceptique et appréhendait un peu de s’être faite avoir par le discours d’une illuminée peut-être franchement instable psychologiquement. Son égo aurait du mal à s’en remettre, le cas échéant… Quoiqu’il en soit, elle la laissa faire malgré une moue grimaçante et sceptique sur les lèvres. La substance épaisse et collante lui badigeonnant la tronche était au mieux dégoûtante au pire franchement répugnante. Mais le contact des doigts de la jeune fille était prévenant et doux. Et puis, force fut de constater que cette "glue buccale" semblait... absorber, dévorer la douleur comme si cette dernière était comestible. Cassie n'aura pas remarqué la lueur s'en échappant à ce moment-là, elle sentit simplement une brève chaleur, tiède, et la chose sembla terminée. L'opération n'avait pris que quelques secondes.

                La belle-de-nuit la laissa l'essuyer avant d'ouvrir l'oeil anciennement abîmé et d'y passer une main prudente. L'ecchymose avait disparu, le gonflement s'était résorbé. Et surtout, elle ne ressentit aucune douleur en appuyant délicatement sur la surface de sa peau. Elle ne put que confirmer les dires de son interlocutrice.

                - Ca oui, on se sent... effectivement mieux. Elle marqua une pause, la laissant finir sa tirade. Merci. C'est... impressionnant.

                Elle l'écouta parler maladroitement de sa bratva, et effectivement, elle connaissait bien quelques amis corbeaux qui aimeraient s'offrir ses talents de temps à autre. Et alors qu'elle élaborait, à part d'elle, un stratagème quelconque, une tournure habile, pour prendre la rousse dans sa toile et tirer partie de son pouvoir, voilà que cette dernière se proposait d'elle même de se rendre serviable ! Cassie supposa qu'elle aurait du le voir venir, mais le fait est qu'autant de naïveté rendait le personnage étonnement imprévisible.

                - C'est... très gentil de proposer tes services jolie renarde. Je connais sûrement un ou deux maîtres corbeaux qui pourraient avoir recours à un don aussi précieux que le tien, pour aider leurs amis... mes amis... Mhhh.. Tiens.

                Joignant le geste à la parole, la blonde sortie une petite carte de visite cartonnée, ornée d'un A plein de fioritures (le A de l'Aphrodia) et de son nom là-bas : Scarlett. Le numéro inscrit était celui de la maison close. Elle rajouta au stylo son propre numéro.

                - Téléphone moi à l'occasion, j'aimerai pouvoir te remercier pour ton cadeau aujourd'hui. Et si tu cherches du travail, un toit pour une nuit, ou que tu as besoin d'un service particulier, je pourrais sûrement t'aider qui sait.

                Le charognard qu'elle était dressait son sourire le plus doux et le plus charmeur. Un loup dans le corps d'un agneau. Elle avançait un pion, posait un jalon, qui pourrait, qui devrait espérait-elle s'avérer utile plus tard...



                Fiche de présentation Fiche technique
                Compte principal - Eveleen
              • Wendy T. Walker
                CIVIL - Bienfaiteur
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                id24.08.17 16:33
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                  CIVIL - Bienfaiteur
                  Un numéro, un câlin puis ? Un au revoir ?


                  Ah ! Cela fait du bien de soigner les autres, sentir leurs maux disparaitre est à la fois un bonheur pour mon esprit, mais aussi physiquement ne plus ressentir ce qui leurs heurts fait un bien fou. C'est comme se prélasser dans un bon bain bien chaud et se détendre soit même et ses muscles dans la tranquillité et un certain confort. Bon ce n'est pas exactement ça, mais c'est difficile à décrire en réalité donc, je vais devoir me contenter de ses explications. À son merci, rajoutant à cela l'impression que ça donnait je lui fais un grand sourire un peu timide et en rougissant, un peu le comportement qu'aurait une petite fille qui reçoit un compliment et indirectement c'est exactement ce qui vient d'arriver. Je suis fière et heureuse d'aider les autres.

                  Si bien que je lui propose à elles et d'éventuelles personnes intéressées mes services. Ce n'est pas cher, moins cher que gratuit en fait et en plus je suis efficace, que demander de plus ! À la limite je me paierai peut-être en câlins ou en... En truc du genre et encore, c'est facultatif. Je n'aime pas l'idée de payer pour quelque chose qui est gratuit, qui devrait être libre à tous. Se sentir bien, loin de ses problèmes physiques et des blessures devrait être normal. Le fait qu'ils ai dans ces quartiers, des problèmes pour accéder aux soins est pour moi honteux, mais en même temps je ne peux pas y faire grand-chose à par leur proposer mon aide et attendre qu'il l'accepte ou la refuse.

                  Ainsi donc je suis une jolie renarde, encore une fois je rouge, mais pas forcement pour les mêmes raisons, enfin soit ! Elle connait des corbeaux, des amis d'amis qui auront certainement besoin de soins à un moment donné ou un autre.

                  "Il ne faut pas hésiter, je suis là pour ça."

                  Avant de me tendre une carte de visite, je la trouve jolie. C'est avec délicatesse que je sors la met dans mon portefeuille avant de le ranger une fois le numéro ajouté. Je ferai plastifier celle-ci quand je serais à la maison, grâce à une petite machine pour ça et je le fais systématiquement pour tout ce que je souhaite conserver comme documents. Elle ajoute qu'elle pourrait m'aider si je la contacte, je ne pense pas avoir besoin de ça ou même y penser, mais c'est toujours bon de savoir qu'on peut trouver une personne pour nous soutenir dans le pire des cas. Je trouve un post it dans mon sac et y mets mon numéro de portable, ainsi que le fixe de la maison et le numéro de téléphone de Grâce.

                  "Alors ça c'est mon portable, ça c'est celui de ma sœur de cœur si tu n'arrives pas à me joindre et ça c'est le fixe de la maison. J'ai toujours mon portable sur moi, sauf quand je suis en rendez-vous avec ma psychologue, sinon Gracy elle c'est tout le temps tout court, même quand elle dort. Elle est joignable 24 heures sur 24 et saura où me trouver à toutes heures du jour et de la nuit, si elle n'est pas déjà rivet à moi d'ailleurs."

                  Échange de bon procédé, puisque je propose mon aide il vaut mieux que je lui donne de quoi me joindre forcément. L'avantage de mon dinosaure de portable, en plus d'être très solide, c'est qu'il a une autonomie proprement monstrueuse comparée aux modèles actuels. Autant dire que la batterie déchargée ou le portable cassé ça ne m'arrive pas à moi.

                  Elle me sourit, je lui souris, elle me regarde, je lui fais un gros câlin... Ah mais non pas encore ! Combien de fois je vais devoir me dire que ce n'est pas le quartier où il est de bon ton de trop se laisser aller à violer l'espace vital des autres ! Je n'ose pas trop parler, alors que je la colle à moi comme si on était les deux meilleures amies du monde, peut-être même plus proche, puis avec un air gênée... En la relâchant.

                  "Désolé... J'étais déjà très tactile, mais ma mutation n'a fait qu'empirer la chose. On a beau me dire que c'est une invasion de l'espace vital des autres c'est... Plus fort que moi tout simplement."

                  Je fais un pas en arrière, puis un second l'air gênée et essayant de trouver une chose intelligente à dire, malheureusement c'est plutôt ça qui sort.

                  "Et encore je n'y suis pas allé à grand renfort de bisous, bien que ce n'est pas l'envie qui me manque... Cette impression d'être lié à tous et toutes et que je suis la sœur d'un peu tout le monde est parfois légèrement contraignante... Même si moins que mon adiction à la nature qui me force à prendre un bain-de-soleil nue sur un toit que j'atteins plus ou moins légalement une fois par jour, enfin quand j'y arrive. À me ruiner en eau minérale naturelle importée ou à devoir surveiller tout ce que je mange, vu qu'un hamburger de Fast-food ou même un verre de soda sans me tuer me font passer directement à la case hôpital après avoir vomi du sang comme si j'avais ingurgité de l'acide..."

                  J'espère surtout que je ne l'ai pas vexé ou mise sur la défensive, si c'était un homme elle aurait certainement haussé un sourcil, mais... Les femmes, surtout dans un quartier aussi dangereux pourrait prendre cela comme une agression et je n'ai vraiment pas besoin de ça. Oh et puis zut ! J'aime les câlins, je les adore et j'en ferais à longueur de journée si je le pouvais ! Alors advienne que pourra c'est fait, c'est fait.
                  ft. Cassidy Snyder