La Terre, cœur de l’Univers, s'éveille au surnaturel… Janvier 2016, les méta-humains font leur apparition dans un fracas invraisemblable ; des hommes, des femmes, des enfants, personnes âgées à nourrissons, sont frappés par ce qu’on explique pas, des dons - ou une malédiction ? - qui les cataloguent comme des êtres à part entière, des faux humains, des méta-humains. Le monde entier est touché, nulle exception.

Nous sommes à LibertyTown, aux États-Unis, une ville aux grands enjeux, là où les méta-humains sont recensés en masse. Les médias s’y affolent, jouent des coudes pour avoir les derniers potins, les derniers événements marquants. Un jeu dans lequel tout le monde se plaît de participer, au point d’oublier la question essentielle à cette découverte : quel avenir pour ceux qui finiront par surpasser la race humaine ?

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Metro, l'Apocalypse à vos portes : Forum RPG CHRONOSREP

Le corbeau et la renarde. [PV : Cassidy Snyder]

  • Wendy T. Walker
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      Rien à voir avec la fable...

      Un jour comme un autre, il ne fait ni spécialement chaud, ni réellement froid. Enfin ça s'est mon avis, je ne suis pas très frileuse comparé aux personnes natives de cette ville. Je marche tranquillement, même si cela fait des mois que je suis ici, parfois ça m'arrive de profiter de mon temps libre pour simplement me promener. Gracy n'étant pas disponible, je suis toute seule. J'ai une tenu plus ou moins classique, enfin pour moi quoi : jeans, t-shirt blanc et chemise écossaise à manche longue verte. Le tout avec une bonne vieille paire de chaussures de randonnée ce n'est pas spécialement chic, en même temps je mise généralement plus sur la pratique que l'esthétique. Niveau accessoire, une paire de boucles d'oreilles fantasy couleur émeraude, mais surtout le plus important qui est mon bracelet électronique à la cheville. Le fameux qui fait se tourner bien des regards quand ils ne sont pas fixés sur ma poitrine ou mon postérieur.

      Il 'arrive parfois en passant à côté de gens, en fait même régulièrement, de sentir ici et la quelques bobo. Parfois des choses plus graves, mais le temps de me retourner en général je les perds de vue. Mais aujourd'hui quelque chose va bouleverser cette habitude en un sens, le temps commence à se couvrir et les rues à se dépeupler légèrement. Enfin ça et aussi le fait que j'approche peut-être de lieu un peu moins recommandable ? Je ne saurais trop le dire en vérité. En fait, je ne me suis pas encore rendu compte que j'ai un peu trop papillonné, une personne avec un instinct de survie un peu plus développée que le mien serait déjà reparti aussi sec. J'ai beau me rendre compte que l'hostilité et la méfiance sont de plus en plus grandes sur les visages, je continue tout de même d'aller de l'avant inexplicablement.

      De temps à autre je m'arrête pour proposer mon aide aux blessés et ceux qui ont mal, au mieux ils m'ignorent, au pire ils gagnent une attitude encore plus belliqueuse et j'ai même pris un poing dans la figure... Bon il c'est fait plus mal qu'a moi vu ma résilience et faculté à résister aux baffes un peu méchantes, sans être non plus une foudre de guerre, mais quand même c'était méchant ! Enfin soit, ça ne m'empêche pas de continuer, de rentrer encore plus en avant dans ce bouge et de me rendre compte qu'effectivement j'ai bien de la chance d'être arrivé ou je le suis. Tout ceci continue, comme un chien qui tourne en rond pour attraper sa queue et sans plus de raison. Mais...

      C'est à ce moment que je la croise, la première chose qui m'a frappé c'est sa beauté... Sauf que la ça ne fait pas mal c'est un autre type de sensation. Un petit instant il y eut une certaine rougeur sur mes joues en plus de mes taches de rousseur. Je me demande pourquoi j'ai réagi ainsi ? Pourtant ce n'est pas un homme, ce n'est pas comme si elle était une partenaire potentielle pour copuler. Enfin soit, comme le disais le grand ordonnateur, si le créateur nous a donné des yeux c'est pour voir et ainsi de suite avec les autres sens, même si je me serrais passée volontiers des cinquièmes jours destinés au touché, ses doigts froids et moites sur ma poitrine et entre mes cuisses ce n'était vraiment pas le plus agréable.

      Enfin soit, elle a captivé mon attention, je la regarde passer et surtout je ressens une vive douleur. Son œil... Pourtant je suis certaine de n'avoir rien vu sur son visage. Peut-être qu'elle a un problème à l'œil ? Je n'ai pas eu le temps de réellement ressentir cela, j'ai était prise de court. Je me sens, comme le papillon face à la flamme, j'ai envie de la suivre, de l'aider, de la guérir même. Du coup, je commence à la suivre, et cela sans la moindre discrétion. Je ne cherche pas à être subtile de toute manière... J'ai plus ou moins du mal et finalement elle entre dans une ruelle. Il n'y a personne, enfin c'est ce que j'ai cru un instant avant de sentir immédiatement la douleur, mais cela voulait aussi dire que j'étais assez proche pour n'être pas plus qu'une proie face à un potentiel prédateur.

      Je serre les dents un instant, cette douleur... Un coup au visage n'est-ce pas ? Mais pas seulement ça. Une femme aussi belle à certainement attirer une âme égarée, j'espère pouvoir l'aider. Je lève les mains ouvertes et a niveau d'épaule, paume dans son sens pour lui montrer que je ne suis ni armée, ni hostile.

      "Vous avez mal, tellement mal..."

      Pour lui montrer que ce n'est pas une image, je commence à énoncer à voix basse, car ça ne la regarde qu'elle et pas de potentiels passants dans la rue ce que je sais qu'elle a, je le ressens. Énumérant douleurs du simple bobo a la plus grave. Je ne fixe pas ses attraits féminins même si étrangement c'est tendant, mais j'ai le regard rivet sur son œil, comme si à force de l'observer la blessure qu'elle a allait magiquement apparaitre.

      "Je peux vous aider, contre rien ! C'est juste que je n'aime pas sentir les gens souffrir... Même si j'avoue que la première chose que j'ai remarquée est que vous êtes vraiment jolie même si votre regard m'a un peu fait peur."

      Oui bon, je ne suis certainement pas très crédible, mais étant incapable de mentir... Bon en même temps sans mentir tout n'est pas forcement bon à dire. Oh et puis zut ! À force je risque vraiment de finir avec un couteau sous la gorge, si tel est la volonté du très haut alors soit.
      ft. Cassidy Snyder
    • Cassidy Snyder
      Crows - Malfaisant
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        Crows - Malfaisant
        Une journée comme une autre, en apparence. Les clients, des nouveaux, des anciens, les filles, plus jeunes ou plus vieilles, ainsi va la vie. L’évènement du jour avait était marqué par un nouveau venu, un timide, en apparence, devenu tyrannique et potentiellement violent dans l’intimité chaleureuse des murs de la petite chambre. Pour une raison x ou y, face à un refus de la belle à une demande trop éloignée de ses propres limites, le bougre avait eu autre chose que ses bourses à vider : une bonne dose de frustration mal vécue transformée en colère librement exprimée. Bon ce n’était pas le premier... mais ce simple fait ne rendait pas l’expérience plus agréable pour autant. Malgré la sécurité relative qu’offrait la maison close et ses gardiens, Cassie avait eut le temps d’écoper d’un coup au visage et d’un autre dans les côtes. L’arcade fendue et l’oeil cerné de noir, voilà qui compliquait un peu sa journée…

        Alors que le sort de l’importun se scellait dans le silence macabre d’une ruelle sombre en compagnie des charognards, la blonde s’accordait - en accord avec la hiérarchie - une pause méritée. Le ciel était bas lorsqu’elle mit le nez dehors. Emmitouflée sous un élégant manteau noir, montée sur des escarpins mettant ses jambes en valeur, elle avait usé de son pouvoir pour arborer le même visage que d’habitude. Ses possessions étaient maigres, mais son charme en faisait parti et elle aimait le cultiver.  Dans une certaine mesure, on peut même dire qu’elle en avait besoin. Elle déambulait donc avec grâce dans les rues sales de Beta, réfléchissant à comment mieux finir sa journée. Aller prendre du bon temps à Gamma était tentant. Elle continuait de se livrer à ces réflexions intérieures, le visage fermé et le regard dur. Une sourde douleur lui tanait la moitié du visage, malgré les soins octroyés par ses amis corbeaux.

        Perdue dans ses pensées elle mit un certain temps à remarquer qu’elle était visiblement suivie. Elle prit le temps de confirmer ses soupçons, en tournant ici, et là, mais son instinct de survie était très légèrement exacerbé aujourd’hui et ne semblait pas la tromper. Un peu excédée de voir ses plans sans cesse contrés par des évènements indésirables alors qu'elle rêvait simplement d'un bon verre de whisky dans l'ombre tamisée d'un bar quelconque, elle commença petit à petit à pester intérieurement. Et peut-être à s'angoisser aussi, une lointaine mais légitime paranoïa lui titillant les sens. Connaissant le quartier comme sa poche, elle bifurqua dans une ruelle étroite qui finissait en cul-de-sac, “histoire d’avoir la paix pour régler ce léger contentieux”. Elle glissa le bras dans son manteau, la main sur la crosse de son Colt... Au cas où ?

        Alors qu’elle pensait avoiner et mettre en joue l’inconnue, elle se tourna pour tomber finalement nez à nez avec une demi portion de rouquine, avec des yeux si grands qu’ils trahissaient une crédulité enfantine. Des vêtements trop propres pour coller à beta, des bijoux colorés trop gais pour la noirceur du quartier. Désarçonnée par ce constat, elle l’écouta déblatérer un charabia sans queue ni tête, de prime abord, écarquillant un peu plus les sourcils à chaque phrase prononcée.

        - Q-..quoi ?!

        On pouvait difficilement imaginer réponse plus spontanée. Elle reprit rapidement contenance avant d’ajouter, mordante :

        - Non mais tu sors d'où toi ? Tu sais ou t'es au moins ? On file pas les gens sans de bonnes et définitives raisons ici. Sans déconner, regarde toi, on dirait que tu sors d’un foutu dessin animé pour enfant. Fais chier. Tu m'as fait peur.

        Elle fit une moue circonspecte. Le stress de la journée rejaillissait un peu malgré elle. Elle soupira en secouant la tête. D'ailleurs, les mots de la jeune fille commençaient à prendre un peu de sens après coup, et Cassie se demanda si elle maintenait bien sa transformation active. Cela devenait tellement naturel qu'elle pouvait se laisser à l'oublier parfois. Il n'y a que la fatigue qui la ramenait concrètement à la réalité. Bref. Non, son visage était bien intact, il n'y avait aucune raison que la jeune fille ait aperçu son coquard.

        Elle du reconnaître qu'elle avait sûrement un peu craint qu'on veuille encore lui en mettre une dans la tronche. Blasée, elle leva les yeux au ciel une seconde. Considérant objectivement la menace très minime, tout en restant quand même sur ses gardes, elle ajouta d'un air plus conciliant et relativement plus détendu en reposant ses yeux sur son interlocutrice-bien-culottée :

        - Ton aide contre rien, hein ? Rien que ça ? Elle sourit avec lassitude.Entre nous jolie poupée, t'as l'air d'avoir plus besoin d'aide que moi là tout de suite. Tu t'es perdue ?

        Cassie se montrait globalement beaucoup plus tolérante et.. indulgente vis-à-vis de ses congénères féminines. Solidarité ou instinct maternelle très primaire, elle ne saurait pas vous dire. Peut-être y voyait-elle aussi une distraction amusante. Toujours est-il qu'elle lui accorda quelques minutes d'attention curieuse.



        Fiche de présentation Fiche technique
        Compte principal - Eveleen
      • Wendy T. Walker
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          Une renarde ? Non ! Plus un méta-chaton.


          Elle me rend un peu nerveuse, elle et ce qui nous entoure. Maintenant que j'y fais plus attention, c'est vrai que tout ici à l'air globalement plus sale. D'un côté, je devrais me dire que c'est un peu un état plus natif, mais de l'autre ce n’est bien des résidus humains et absolument rien de naturel... Cette pensée par très vite, je me reconcentre rapidement sur la douleur qu'elle éprouve, celle-ci ou plutôt celles-ci sont particulièrement vive. Pourtant dans un même temps, je ne vois pas de bleus, de marques, de lésion ou tout autre terme pour dire qu'il y a une chose qui n'est pas normalement la et cela me semble si étrange. Je suis certaine que ça y est, je le sens et ce n'est d'ailleurs pas le plus agréable sentiment possible.

          Enfin soit, elle me pose des questions donc, le plus simple généralement pour avoir une conversation et surtout pour arriver à la conclusion que je souhaite serait de répondre. Enfin, j'imagine que ça sera le cas, je n'en suis pas réellement persuadé.

          "Désolé, je ne voulais pas vous effrayer... Si on m'avait dit que je pourrai le faire d'ailleurs, je n'y aurais pas cru. Enfin soit, la question est un peu vague, Upsilon proche de l'église saint-Anne ? Je ne pense pas que le fait que je sois originaire d'un hameau proche d'Anchorage en Alaska vous intéresse plus que ça. Par contre, filer ?"

          Je réfléchis un petit instant... Suivre ? J'imagine que ça veut dire ça, enfin dans le doute autant ne rien dire.

          "Vouloir aider son prochain n'est pas une bonne raison ? Les douleurs que vous avez sont si vives que j'ai eu un haut-le-cœur en les ressentant."

          IL nous apprend qu'aider son prochain est important. J'ai passé des années à comprendre et résoudre mes problèmes et besoins ainsi que ceux des autres. Autant spirituels que physiques. Un sourire, une tape amicale sur l'épaule, simplement aider à bouger une chose ou une autre, prendre du temps pour aider ceux qu'on apprécie comme les inconnues, les séances de purifications collectives ou de dévotion physique en accompagnant des hommes dans une chambre a couché... Même si j'avoue avoir eu du mal à l'accepter surtout au début, j'ai fini par l'accepter puis à trouver ça tout à fait normal. Bon en même temps on ne peut pas demander à une petite peste de douze ans d'être immédiatement ouverte aux saintes paroles et les comprendre immédiatement, la patience est aussi une vertu et je suis la preuve qu'accorder du temps au temps ça fonctionne non ?

          Bref ! Tout ça pour dire, que je ne vais pas arrêter d'aider les autres du jour au lendemain, même si la plupart du temps ils ne l'acceptent pas forcément aussi volontiers que je l'aimerai. Chacun est différent et il faut avouer que ce n'est pas une ville qui aide forcement à penser que le prochain pourrait être une source de bien plus que de mal ou de problème j'avoue. Cela ne m'empêche pas d'avoir l'espoir que la lumière du créateur puisse illuminer leurs cœurs, mais ça prendra certainement du temps, voir des générations en fait et je ne serais pas là pour voir le résultat. Surtout en étant aussi loin de mes frères et sœurs des enfants du renouveau.

          Elle semble un peu moins hostile, moins sur la défensive sans complètement quitter une vigilance tout à fait normale dans ces circonstances. Mais c'est plus agréable pour moi en tout cas. Alors qu'elle me demande si des deux je ne suis pas celle qui est le plus à la recherche d'une main tendue, je penche la tête sur le côté et lui fais un grand sourire.

          "Peut-être un peu, mais si j'étais si loin que ça de mes limites, des cerbères viendrait me rappeler à l'ordre."

          C'est un peu méchant de les appeler comme ça, mais j'ai du mal à employer le terme gardiens alors qu'ils se contentent de me ramener méchamment au commissariat à chaque fois et sans la moindre délicatesse. Je comprends qu'ils ont des journées dures, mais pas forcement qu'ils manquent autant de douceur ou de politesse. Je ne suis pas un sac de patates non plus, j'ai des émotions... Enfin, c'est vrai que je ne suis qu'une corvée pour eux, je dois relativé... Rela... Enfin regarder ça sous un autre angle. En disant ça, je lève la jambe, me tiens celle-ci d'une main et m'appuie contre le mur le plus proche de l'autre. J'observe un instant le bracelet électronique.

          "Il a l'air de fonctionner et vu qu'il n'y a pas de son étrange ou autre j'imagine que tout va bien ?"

          Oui, je lui montre sans la moindre gêne mon appeau à poulet personnel... Oh ! C'était tellement pérojatif que j'en ai eu des frissons. Policier, ce sont des policiers, l'argot n'est pas une justification pour toutes les mesquineries ! Enfin soit je continue ma phrase en observant la chose pour m'assurer que tout va bien.

          "Généralement, je n'ai pas besoin d'aide, dans le pire des cas je me prends des coups ou sers de... C'est quoi déjà le terme qu'a employé Gracy ? Je ne sais pas trop ce que ça veut dire, mais elle a dit que je n'étais qu'un vulgaire 'sac à foutre' même si je ne saisis pas le sens... Elle avait l'air bouleversée et en colère, j'avoue ne pas avoir eu le cour de lui demander plus d'explications. Bref, généralement, c'est qu'un moment difficile à passer, puis je rentre boire de l'eau minérale naturelle, me lave et prends un bain de soleil pour me ressourcer... Ne vous inquiétez pas, ce n'est pas si terrible que ça en a l'air dit comme ça quand on est habitué, en plus je suis plus robuste que j'en ai l'air. Et vous avez mieux à faire, enfin certainement ?"

          Je lâche ma jambe, me gratte nerveusement la nuque et soupire un coup. Ce n'est pas forcement le plus agréable non plus, mais apprécier ce qu'on a comme bon moment passe par l'acceptation de passage plus douloureux ou compliqué comme le disait le grand ordonnateur. Je passe une main dans mes cheveux et grimace de douleur un tout petit instant. Foutu bourgeon ! Il y en a de plus en plus en ce moment et je n'ose pas imaginer au printemps. Quand je retire ma main de mes cheveux, il y a un petit bourgeon avec la racine ensanglantée, comme si je m'étais arraché une partie de moi et en fais, c'est effectivement le cas. Je jette ça dans une poubelle et m'essuie les mains avec un mouchoir en papier et un peu d'eau en bouteille, pas envie de mettre du sang sur mes vêtements c'est une horreur à ravoir. Je me demande si elle sera surprise... Forcement ce n'est pas écrit sur mon visage... Oh je viens de comprendre ! Elle ne peut pas deviner qu'effectivement je peux vraiment l'aider ! Quelle cruche ! J'ai le visage illuminé par mon épiphanie et lui refais un grand sourire.

          "Ah ! Pardon forcement je ne l'ai pas dit vous ne pouviez pas deviner. Je suis une méta-humaine, quand je disais que je ressentais votre douleur, c'est au sens littéral du terme. De la même manière quand je dis que je peux vous soigner, c'est vraiment, car, j'ai la capacité de le faire. Bon la plupart des gens trouvent ça peut ragoûtant, mais ça fonctionne je vous le promets. Je sécrète de la sève réné... Régé... Pourquoi faut-il que ce soit un mot aussi compliqué sérieusement... Ré... gé... né... ra... tive. "

          Ma psychologue me dit souvent que refuser de voir la réalité comme elle l'est est une manière de se défendre, de mettre un mur entre soit et le monde... Mais je ne comprend pas pourquoi elle dit ça, je le vois très bien le monde et malgré ses aspects les moins beaux je l'aime quand même ! Cela se voit, j'ai un grand sourire, je regarde cette étrangère comme si c'était une proche amie, un sourire jovial sur le visage, les mains derrière moi et presque sur la pointe des pieds comme si j'allais sautiller partout. J'ai clairement l'attitude d'une enfant et pas d'une future adulte et est-ce que c'est si grave au fond ?

          ft. Cassidy Snyder