Metro, l'Apocalypse à vos portes : Forum RPGCHRONOSREPParait qu'y'a un truc à réparer ? [PV Rayleigh Harper] 5kv4
Amélioration du contenu graphique

29.05.2017 | Découvrez les dernières améliorations graphiques du design !

Recrutement & Animation

10.06.2017 | Lazarus passe à la vitesse supérieure !

Recensement & Prépa V3

29.07.2017 | Préparez-vous à de gros changements...

Version 3.0 en ligne !

03.09.2017 | Récapitulatif des changements et feedbacks des joueurs

Du mouvement dans les rangs

03.09.2017 | Changements dans le staff

Boutique & Races 3.0

16.10.2017 | Elles sont enfin là :)

test
test

Parait qu'y'a un truc à réparer ? [PV Rayleigh Harper]

  • Maryana Kovalevski
    CIVIL - Esprit Libre
    (0)8942556000000none
    id05.08.17 20:01
    (0)Volonté : 89Messages : 425$US : 56Xp : 0Force : 0Résilience : 0Agilité : 0Réflexes : 0Spiritualité : 0Astuce : noneBadges :
    (0)8942556000000none
    Maryana Kovalevski
    (0)8942556000000none
      CIVIL - Esprit Libre
      Faculté d’Histoire, Epsilon. Début Novembre 2016.


      Encore une journée où toutes ces petites fourmis ouvrières se débattaient pour gagner leurs croûtes. Image caricaturale, à l’image des plus pessimistes des hommes. Une simple impression, commanditée par ces inégalités fracassantes entre les différents quartiers. Un mélange pour ainsi dire rare, diraient certains. Et parmi eux se trouvait cette ombre silencieuse qui avançait d’un pas rapide, se mêlant à la foule sans faire la moindre vague. Pour le moment. Parce que cet insecte-là, il ne se sentait pas particulièrement à sa place dans ce lieu bercé par les eaux. Ou plutôt : il ne s’y sentait plus. Mémoire des jours passés sur les bancs de l’école, abordant fièrement les remarques tel la mésange taperait contre une vitre. Pas la moindre hésitation, et la presque hargne d’un chien dans ces quelques répliques vulgairement balancées au détour d’un sourire. Doux contraste d’une réalité à ne pas dévoiler : ce sentiment atroce qui prenait parfois au tripes, dans ces moments-là. Habilement dissimulée, cette sensation. Souvenirs de paysages, également. Plus agréables, ceux-ci. Sans doute parce qu’il y avait là un semblant d’effet apaisant. Une belle tromperie, surtout.

      Une ombre parmi tant d’autres qui s’avançait, un imposant sac teinté de jais à la main. Non pas qu’il était d’une taille exorbitante, mais si l’on le comparait au gabarit de sa propriétaire, sans doute pourrait-on croire qu’il eut été volé. Et pourtant, il lui appartenait bien, ce contenant. Contenant nécessaire au transport de son nécessaire de travail. Car elle travaillait aujourd’hui, cette petite âme. Une demande pour la réparation de quelques appareils défectueux, dans l’un des endroits les plus improbables : Une faculté… d’Histoire ? Ils ont vraiment du matos électronique là-bas, c’est pas une mauvaise blague qu’on tente d’me faire gober, ça encore ? Tsh. Pas vraiment emballée, la jeunette aux mèches carmines. Mais le boulot, c’était le boulot. Et, dans le doute, certainement était-il préférable de se rendre au point de rendez-vous. Un court jeu venait de se mettre en place. Ou plutôt, un pari. Celui d’une blague, auquel cas la personne à son origine passerait certainement le plus mauvais quart d’heure du mois. Et celui d’une réelle demande, qui lui rapporterait probablement quelques sous pour les jours à venir.

      Claquement de langue, tandis qu’elle arriva devant le bâtiment. Apparemment, il s’agissait du bon endroit. Pas brutalement stoppé, face aux souvenirs jaillissant de plus belles. Mémoire bien assez vite relayer au rang de l’inconscient, d’un revers de la main. Assez de lamentations. Où était-donc passée cette jeune femme au rythme de vie presque comparable à celui d’une vulgaire machine ? Nulle part. Ne demeurait en l’instant que ces billes cobalts fixant machinalement le ciel. Des nuages filant de cette vitesse qu’eux seuls connaissaient. Eux, et quelques autres choses. N’étaient-ils jamais épuisés, de tracer leur route d’une telle manière ? Parce qu’elle l’était, elle. Cette petite humaine, cette fourmi parmi tant d’autres équivalentes.

      Mouvement de tête, visant à se ramener à la réalité. Puis ces bruits de chaussures recommencèrent leur tendre mélodie sous les yeux de quelques étudiants posés non loin de là. Une tête tournée, sourire de façade accompagnant ce geste de la main, avant que les doigts ne se reportent avec leurs compères sur le sac. Parfait. Suffisant. Chiant, aussi. P'tain. Quelques minutes à avancer, jusqu’à parvenir à cette porte ouverte dans un inaudible soupire.

      « Bon, on y est. Et maintenant ? »

      Quelques mots, prononcés à sa propre intention. Et maintenant, il fallait encore trouver l’accueil. Coup d’œil rapide, et cette dame positionnée au centre de la pièce était d’ores et déjà localisée. Un bagage ainsi posé, le temps qu’une brève marche s’engage en direction de cette future aide approximative. Parce qu’elle se souvenait bien des secrétariats, la Russe.

      « Bonjour, Mlle Kovalevski. On m’a contacté pour réparer des appareils qui mériteraient une petite réparation. A tout hasard, Pourriez-vous m’indiquer l’endroit où sont ces objets ? »

      Prunelles perdues en face, durant quelques courtes dixièmes de secondes, mais suffisantes pour que la jeune femme le remarque. Ça, et aussi ce curieux regard à l’entente de son nom qui n’avait rien de bien Américain. Ben voyons, comme d’hab. Allez ma vieille, file moi mon info et vas t’faire plaisir à faire ta commère avec tes débiles de collègues. C’était précisément l’une des raisons pour laquelle la jeune Kovalevski haïssait le simple fait d’avoir à prononcer ce nom en présence d’inconnus. Parce qu’elle n’était pas d’ici, la rouquine. Une simple pièce rapportée.

      « Euuuuh. Ah, oui. On m’avait effectivement prévenue de votre venue aujourd’hui. Mais le rendez-vous n’était pas prévu pour plus tard ? »

      Un sourire ne s’effaçant nullement des lippes rosées, la jeune femme demeura silencieuse quelques secondes.Elle mériterait de choper l’prix de la lumière de l’année celle-là dis donc… Probablement celle de l’année suivante, aussi. Etre agréable, il le fallait assurément. Quand bien même certaines personnes étaient à baffer. Celle-ci, par exemple. Rien de bien grave, en soi. Seulement, la presque adulte semblait intolérante sur quelques points bien précis. Et, malheureusement, l’incompétence en faisait partie intégrante.

      « Si, mais la réparation précédente s’est terminée plus tôt que prévu, alors je suis passée directement pour gagner du temps sur mon planning. Ça ne vous dérange pas j’espère ? »

      Un ton à peine plus appuyé sur ce dernier mot, afin de faire subtilement comprendre que, dans tous les cas, il n’était pas question de repartir pour revenir plus tard. Parce que cela ne serait qu’une perte de temps. Parce qu’elle avait également d’autres choses à faire : comme bucher sur ce logiciel qu’on lui avait demandé, et dont le délai limite approchait. Vraiment, les gens n’avaient pas conscience des incohérences de leurs demandes, parfois. Souvent, même.

      « N-... Non, pas du tout. Allez-y, il s’agit de la salle où se réunissent parfois les enseignants. Là-bas, il y a quelques ordinateurs et quelques machines types café, photocopies qui ne fonctionnent visiblement plus depuis quelques jours. Quelqu’un était venu avant vous, mais rien à faire : ça persiste. C’est au deuxième étage, à droite ».

      Sourire, encore. Juste quelques minutes de plus.

      « Merci bien, je vais voir ça de suite alors ! »

      Et, sans demander son reste, la femme des contrées glaciales récupéra son sac et s’engouffra dans les escaliers afin de partir à la recherche de cette fameuse pièce. Fiouuu. Premier étage, fait. Deuxième étage, voilà. C’était ici. Et maintenant, c’était à droite n’est-ce pas ? Quelques pas se firent alors, hésitants, tandis que des billes sombres fixaient les plaques posées sur les différentes portes. Et, après quelques secondes, la bonne entrée. Alors, un semblant de « toc toc » mimé par cette main pour laquelle la puissance n’était qu’un mot sans importance. Puis un visage s’infiltrant dans l’ouverture.

      « Eoh, y’a quelqu’un ? » Quelques secondes. « Bon, bah non. Tant pis. Zoouuu au boulot ma grande ».

      Soupir : Pas âme qui vive, semblait-il. Un étirement des bras se fit alors, les laissant prendre possession des airs un bref instant. Ne restait alors qu’à poser ses affaires, et commencer à travailler sur le pourquoi elle était payée. Était ? Ah, non. On ne l’avait pas encore payé. Ne restait plus qu’à espérer qu’ils soient clean, ces gens-là. Parce que si l'espèce humaine n'était pas gênée pour un sou, elle non plus. Œil pour œil, dent pour dent.
    • Rayleigh Harper
      CIVIL - Bienfaiteur
      (0)303326000000none
      id11.08.17 16:30
      (0)Volonté : 30Messages : 33$US : 26Xp : 0Force : 0Résilience : 0Agilité : 0Réflexes : 0Spiritualité : 0Astuce : noneBadges :
      (0)303326000000none
      Rayleigh Harper
      (0)303326000000none
        CIVIL - Bienfaiteur
        « - et donc, chères étudiants, la Russie est un pays uni uniquement depuis quelques centaines d’années. Son peuple étant autrefois un amas de principautés aux mains de tribus telles que les Sctythes, les Goth, les Germains ou encore les Mongols. C’est d’eux que la Russie tirent sa pluralité ethniques et culturelles, surtout mythologique. Mais ce sera tout pour aujourd’hui. Je vous libère des terres gelées du grand Est pour la journée. Je vous dis à jeudi pour la suite. Oh et n’oubliez pas que lors de l’examen de cette matière je vous demanderai une rédaction chronologique, alors n’oubliez rien et n’hésitez pas me contacter pour la méthode ou si des informations vous manques. Bonne journée à vous ! »

              J’adresse un grand sourire à mes étudiants qui, pour certains, me le rendent gentiment, tandis que d’autre se contentent de ne pas faire attention à moi. Être un professeur aimé de tous est une tâche impossible, je le sais, mais cela fait toujours un pincement au cœur de voir certains étudiants montrer un tel irrespect envers moi. Que ce soit en cours ou en dehors d’ailleurs. Ah la jeunesse … Dire qu’il n’y a pas si longtemps j’étais à leur place. Mon jeune âge doit me donner un air pédant je suppose. Voir un si jeune homme enseigner à la faculté doit leur donner l’impression que j’ai réussie, ou que j’ai de gros « pistons » pour être arrivé ici, et doit leur donner un sentiment d’infériorité, qui n’a pas lieu d’être.

              Quand je voie de pareil personnes sur le campus, des brutes, des filles futiles, sans réel volonté d’apprendre ou de comprendre, je me surprends à penser que la cause méta-humaine et son harmonie avec les humains normaux est en précaire. Tant d’intolérance, de haine. Les rares mutants du campus sont brutalisés, harcelés, et certains quittent la fac à cause de cela. C’est navrant. Je ne sais ce qui se passerait s’ils savaient que j’étais l’un d’entre eux. Cela me peine de le cacher, mais je n’ai pas le choix. Pour le moment, je dois vivre dans l’ombre. Pour prouver au grand jour que les métas sont des gens comme tout le monde.

              Je réfléchis trop vous ne croyez pas ? Mais qu’y puis-je ? Je ne pense pas que cela soit un mal de penser à son prochain et de vouloir en prendre soin, quel que soit son origine ou ce dont il est capable.

              J’ai besoin de calme. Un début de migraine pointe son nez. J’ai peu dormis ces derniers jours. Beaucoup de personnes intéressantes sont venues au manoir, et m’ont donné matière à recherche, ce qui a, je l’avoue, quelque peu empiété sur mon sommeil et mon mental. Je me dirige donc vers cette salle au deuxième étage du bâtiment 3, que se sait presque toujours vide, du fait que de nombreuses machines sont en panne. Je vais m’y reposer avec un livre du l’évolution reptilienne. Ca me détendra. Combattre le mal par le mal comme il est coutume de dire.

              Je déambule d’un pas assuré et droit dans les couloirs presque vides, sachant mécaniquement où aller, ma chemise de costume noire ouverte sur un tee-shirt blanc neige, la cravate légèrement dénouée. Mes chaussures en cuir claquent sur le sol lisse également, me donnant le sentiment que le monde entier m’entend marcher.

              J’arrive finalement dans ladite salle, que j’ouvre sans ménagement, me croyant seul. Ma vivacité fit sursauter une jeune femme qui se trouvait à l’intérieure, et un bruit métallique sur le sol se fit entendre. Sa chevelure carmin attira mon attention en premier lieu, puis deux yeux d’un bleu pénétrant, semblables aux miens. Je reste un instant stoppé devant elle avec la poignée de la porte toujours dans ma main, constatant les outils sortis à côté de la machine à café défectueuse. Je n’étais pas au courant qu’ils avaient enfin appelé quelqu’un pour les réparer.

              « - Pardonnez-moi mademoiselle. Je ne savais pas que vous étiez ici. D’habitude l’endroit est relativement désert. Loin de moi l’idée de vous déranger dans votre travail, mais cela vous dérange-t-il que je m’installe ici pour lire un peu ? »

              Je marque une courte pause et me dit que mon comportement est relativement égoïste et déplacé. Je m’empresse de reprendre.

              « - Ou alors je peux vous aider si vous le souhaitez. Je n’ai rien à faire de particulier, et je me vois mal rester ici à vous regarder travailler comme un idiot. Mais je manque à tous mes devoirs. »

              Je lui tends la main, accompagné d’un grand sourire charmeur et plein de gentillesse.

              « - Je m’appelle Rayleigh Harper. Ravie de vous rencontrer. »
      • Maryana Kovalevski
        CIVIL - Esprit Libre
        (0)8942556000000none
        id15.08.17 7:23
        (0)Volonté : 89Messages : 425$US : 56Xp : 0Force : 0Résilience : 0Agilité : 0Réflexes : 0Spiritualité : 0Astuce : noneBadges :
        (0)8942556000000none
        Maryana Kovalevski
        (0)8942556000000none
          CIVIL - Esprit Libre

          Lieu désertique. Aucune vie ne semblait grandir ici, si l’on en croyait tant le manque d’âmes que la trop faible présence même de la moindre trace passée. Pas de paperasse, pas de déchet. La seule preuve d’un passage demeurait cette photocopieuse à l’allure abîmée. Contraste affligeant avec les quelques ordinateurs et autres appareils qui trainaient là, flambants neufs. D’ailleurs, les locaux en eux-mêmes ne semblaient pas tant utilisés que cela. Se posait ainsi la question suivante : Etait-ce réellement une salle de réunion ? Parce que cela avait davantage l’air d’un mauvais entrepôt d’électroniques. Mauvais car il n’y avait aucune population de passage, pour acheter les biens mis en vente. Tu m’étonnes qu’y’ai rien qui marche si vous êtes pas foutu d’les utiliser d’temps en temps. C’est que c’est fragile ces p’tites bestioles là, si tu vous vous en servez pas c’normal que ça déconne. Tsh. Quel gâchis d’voir un tel matériel laissé à l’abandon…Si tant est que le problème vienne de là. Mais sans doute était-ce une partie du souci, l’autre étant assurément cette photocopieuse usée.

          Raison d’une présence aisément repérée. Ne restait qu’à sortir les quelques outils de ce grand sac qu’elle trimballait, d’ores et déjà posé. Un bien lourd contenant, pour des épaules si frêles. Lourd, mais nécessaire au bon accomplissement de sa tâche en ces lieux. Petite réunion improvisée de ceux-ci, directement sur l’une des tables de la pièce. Juste le temps d’une sélection approximative. Car il n’était pas à douter que les divers objets changeraient certainement une fois les appareils testés. Parce qu’elle comptait les essayer avant. Parfaitement. Non pas pour le plaisir de toucher de l’électronique, mais pour s’assurer de voir où se tenait la complication à l’origine. Bon, et peut-être un peu pour la première raison non énoncée. Soyons honnêtes, avouons-le. Mais il était bien difficile de résister à l’appel de ceux-ci, pour la femme aux mèches carmines. L’histoire d’une fascination, de ces instruments de contact, certes, mais également de flux passant d’un endroit à l’autre.

          Une imprimante dès lors allumée, au même moment que l’un des ordinateurs. Quelques tentatives pour tâter du clavier. Pas grand-chose à signaler. Etrange réalisation. La personne à l’accueil ne lui avait-elle pas parler l’objets ? Au pluriel, donc. Haussement d’épaule, légèrement agacée par ce manque d’information. Et comment tu veux qu’je bosse si t’es pas foutu d’me filer un minimum d’info sur ce qui marche pas, grognasse ? Tu crois que j’ai qu’ça à foutre de tester tes p’tits joujoux un par un ? Tsh. Pas vraiment, non. C’était assurément une perte de temps. Une perte pour elle, qu’elle comptait bien leur faire facturer en supplément. Pas la peine de se gêner, avec ces gens-là. De toute manière, cela faisait bien longtemps que la rouquine avait abandonnée toute idée de gêne concernant cet emploi. Un travail tout d’abord d’étudiante, entre autres choses, devenu un métier à part entière. A part entière, certes, mais consommé avec d’autres. Cumulation nécessaire. Nécessaire pour la satisfaction, mais également pour le portefeuille.

          Billes des profondeurs marines ainsi absorbées par ces recherches imprévues. Parce qu’elle se posait des questions, cette jeune femme. La première étant de savoir si cette capacité dévoilée à sa propre connaissance il y a peu, pourrait éventuellement mettre en évidence les appareils défectueux. Et, si oui, jusqu’où le phénomène pourrait aller. Souvenir d’une perte de contrôle partielle, un soir, dans cette petite chambre étriquée. D’une dispute, également. Bien suffisant pour lui faire passer l’envie d’essayer cette méthode. Tant pis, la façon classique ferait l’affaire, bien que d’une lenteur extrême. Bon. Tout d’abord : la machine à café. Moins relou à tester. Concentrées petites perles cobalts. Tellement perdues dans ces réflexions et recherches diverses que les oreilles ne perçurent pas le moindre son provenant de ces chaussures, approchant à grand pas.

          Une porte s’ouvrant finalement, et cette petite tête ne prenant pour autant pas la peine de se relever, malgré le léger sursaut provoqué. Parce qu’elle n’avait pas que cela à faire, de s’arrêter pour le premier péquenaud venu. Qu’il passe juste son chemin. Qu’il passe juste son chemin. Qu’il… Manque de bol, semblerait qu’il soit décidé à rester là, debout devant cette porte comme un champion du dimanche. Quelques mots, entrainant ce soupir inaudible. C’était bon pour elle. Et mort pour la tranquillité. Mais peut-être que, avec un peu de chance, il s’avérerait utile dans quoi que ce soit. Puis ce nom « Rayleigh Harper ». Un anglophone à n’en point douter.

          « L’informaticienne ».

          Réponse simple, avant que cette tête ne sorte un instant afin de se présenter à son tour, tandis qu’un gant fût retirées pour accepter la poignée de main.

          « Maryana Kovalesvki. De même monsieur Harper ».

          Le tout se redirigeant sans sommation dans les entrailles de la machine, récupérant ce gants et quelques outils au passage.

          « Désert. C’est l’mot, en effet. Pas étonnant que certains d’vos appareils fonctionnent pas si personne les utilisent. Fin, j’vois bien que la machine à café et la photocopieuse sont utilisés. Mais l’reste, c’est du tout neuf. Vous savez, les appareils électroniques c’comme les voitures. Si vous les faites pas tourner un minimum, la batterie déguste et ça s’abîme. Et vu l’prix qu’ça coûte, c’est un peu con n’est-ce pas ? »

          Quelques remarques balancées de la sorte, sans que cette tête ne se lève pour autant, toujours plongée au cœur de la machine. Une main sortant néanmoins, afin de se donner à un signe de la main. Rapide petit geste, visant à aller à l’essentiel. Tout du moins, c’était ce qui était prévu, jusqu’à ce que cette bouche s’ouvre de nouveau.

          « Faites, faites. Puis si vous tenez tant qu’ça à m’aider, pourquoi n’pas me dire ce qui ne fonctionne pas dans cette pièce ? On m’a fait comprendre qu’il y avait pas mal d’objets à réparer, sans pour autant me dire lesquels. Et j’suis pas vraiment admirative de la perte de temps, voyez-vous. Enfin, si. Mais uniquement quand j’la fais payer. Et encore. Déjà que votre secrétaire a mis dix ans à m’indiquer l’endroit…»

          Dernière phrase prononcée en un murmure, à peine audible. Oui. Parce qu’elle ne se dérangerait pas pour la faire facturer, cette perte de temps. Tout cela parce que cette commère de secrétaire n’avait pas été fichue de lui indiquer clairement ce qui n’allait pas. Force était de constater qu’elle n’était pas très réceptive, cette dame. Une lumière, donc. Tendre ironie.

          « Et donc, que fait Monsieur Rayleigh Harper au sein de cet établissement ? »

          Histoire de faire un brin de causette, avant qu’il ne se plonge dans sa lecture. Parce qu’elle avait été étudiante aussi fût un temps, Mary. Un temps pas si éloigné que cela, dans les faits.

        • Rayleigh Harper
          CIVIL - Bienfaiteur
          (0)303326000000none
          id18.08.17 14:58
          (0)Volonté : 30Messages : 33$US : 26Xp : 0Force : 0Résilience : 0Agilité : 0Réflexes : 0Spiritualité : 0Astuce : noneBadges :
          (0)303326000000none
          Rayleigh Harper
          (0)303326000000none
            CIVIL - Bienfaiteur
            La jeune femme est visiblement contrariée. Fort dommage. Il faut dire que Tiphaine, la secrétaire du hall d’accueil, n’est pas quelqu’un vif d’esprit. De plus, pareil métier doit effectivement exiger un temps considérable, surtout si toutes les informations ne sont pas données avec précision. Je me surprends à la comprendre. Combien de copies incomplètes ai-je corrigés, souffrant de ce manque cruel de détails et d’informations. Mais je divague.

                  La jeune fille aux cheveux carmin a un accent tout à fait particulier. Russe si je m’abuse. Etant donné la sonorité de son nom, je ne peux qu’en être sûr. Amusant. J’ai passé la matinée à parler de la Russie Antique et médiévale. Le Destin doit m’envoyer un signal. Mais pour indiquer quoi ? Mystère. Allons le découvrir.

                  « - Je vous comprend ma chère. Les étudiants sont parfois si tête en l’air, qu’ils en oublient de donner les informations essentielles. Mais de là à dire que les jeunes d’aujourdui sont tous idiots ? Je ne dirai pas cela. Mais je m’égare. »

                  Je m’approche d’elle, jetant un œil sur l’imprimante, visiblement éteinte. Le bouton d’alimentation ne fonctionne pas. Un court-jus ? Hum … Rien d’irréparable pour moi.

                   « - Je suis professeur d’Histoire Antique au sein de cette faculté. Malgré mon jeune âge. Je suis ici depuis la rentrée. Autant dire depuis peu. Les élèves ne sont pas toujours évidents à supporter. La secrétaire, Tiphaine, fait parte de mes étudiantes. Elle n’est pas plus brillante en classe je peux vous l’assurer."

                  Un rapide coup d’œil, pendant que je parle à l’informaticienne, pour m’assurer qu’elle ne me regarde pas à cet instant précis. Alors, je passe ma main derrière la machine, concentrant mon énergie, puis la relâchant pour donner de l’électricité à cette technologie. Je me redresse, souriant, vers mon interlocutrice.

                   « - Ces énergumènes de métal sont parfois capricieuse je l’avoue. Mais rien de grave. Je vais voir ce qu’on les autres machines. Ça vous fera gagner du temps. »

                  Je passe alors rapidement en revue les appareils. Un ordinateur, une machine à café, un micro-onde, et une plaque de cuisson. Elle a raison sur un point. Le fait de ne pas utiliser souvent ces appareils les as rendus fébriles. La plaque s’allume à grand peine, et le micro-onde chauffe excessivement lentement. Alors je passe au crible ces machines, je continue de discuter, dissimulant les petits coups de jus que je donne à certains appareils pour les réveiller.

                  « - Et vous ? Qu’est-ce qu’une jeune Russe comme vous fait dans notre ville, mise à part réparer l’électroménager de quelques professeurs négligents ?"
          • Maryana Kovalevski
            CIVIL - Esprit Libre
            (0)8942556000000none
            id28.08.17 9:15
            (0)Volonté : 89Messages : 425$US : 56Xp : 0Force : 0Résilience : 0Agilité : 0Réflexes : 0Spiritualité : 0Astuce : noneBadges :
            (0)8942556000000none
            Maryana Kovalevski
            (0)8942556000000none
              CIVIL - Esprit Libre

              Une perte de temps. C’était très exactement ce à quoi ressemblait toute cette histoire, vue de l’intérieur. Une femme d’accueil incapable de faire son travail correctement, des recherches dans le vide. Et, maintenant, cet homme qui s’incrustait dans la pièce à étudier. Le souci n’était pas réellement dans la venue de celui-ci, dont les faits et gestes ne la concernait pas le moins du monde. Plutôt, cela prenait l’image de cette crainte qu’une discussion s’éternise. S’éternise et lui fasse perdre davantage de temps. Evènement redouté, arrivant pourtant. Une fois de plus. Sans doute les humains étaient-ils plus bavards qu’ils pouvaient en avoir l’air. En tout cas, certains.

              Une main tendue, alors donnée le temps d’un échange. Le temps que cette paire de billes des profondeurs marines se posent brièvement sur lui, le détaillant succinctement. Des fils de jais, et cette allure qui en disait long sur sa position dans l’établissement. Soupir discret, se remémorant quelques instants ses années d’études, aujourd’hui envolées pour ce monde de travail, d’argent, et de galères. Très certainement cela lui convenait-il d’ailleurs, au fond. Parce qu’elle ne pouvait pas rester indéfiniment une enfant. Pas avec les responsabilités qui lui incombait, à commencer par cette bouche à nourrir, à éduquer tant bien que mal. Des évènements récents, des divergences d’opinion, des haussements de ton, des éloignements : tout un mélange qui rendait ce simple fait ardu. Parce que, lorsqu’un vêtement est délavé, la machine ne suffit pas toujours à rendre les couleurs d’origine. Ternes.

              « Pas tant le fait qu’ils soient tête en l’air que d’avoir la flemme, si vous voulez mon avis. L’envie de facilité est connue de tous. Mais ça n’rend pas service à qui que ce soit. Et surtout pas eux. Parce que, quand on arrive dans la vie active, y’a personne pour être gentil, à te dire que c’est pas grave si t’as dépassé ton délai, qu’il faut faire attention à telle ou telle chose, etc. Y’a personne pour te prendre par la main. Faut être débrouillard, y’a pas d’secret. Et généralement, après s'être fait mâché l'boulot par l'école et les parents, c'difficile d'être dans cet état d'esprit là. »

              Même si t’es débrouillard, d’ailleurs. Mais bon, c’pas la majorité des gens, ça. Un dos d’ores et déjà retourné vers sa machine, tandis qu’une main prit possession de l’outil. Pas de grande nouveauté, à vrai dire : ce genre d’appareils subissaient toujours les mêmes pannes. Quelques manipulations, et celui-ci ne tarderait pas à retrouver la vie. Pour quelques temps tout du moins, jusqu’à ce qu’il cesse de fonctionner à nouveau. Mais ce n’était pas au programme d’aujourd’hui, ça.

              « Ah, je vois. Vous sortez juste du berceau, donc. Mais, plus intéressant : Pensez-vous que la connaissance antique a encore sa place dans ce qui forme la société actuelle ? J’entends par là qu’il est capital de connaitre toutes ces histoires qui font que le monde est ce qu’il est aujourd’hui. Cependant, pouvons-nous dire que cela dispose d’une quelconque influence désormais ? »

              Non pas qu’elle ne s’y intéressait pas, Maryana. Bien au contraire, en bonne petite tête curieuse qu’elle était. Cependant, les normes et les mœurs avaient changé. Et sans doute l’attrait de ces histoires perdaient-elles de l’intérêt pour le commun des hommes.

              « Pourtant, y’a pas mal d’ouvrages qui valent le coup. Mais disons qu’il faut avoir de l’argent à dépenser. C’est dommage de bloquer autant l’accès à la culture. Mais bon. » Haussement d’épaule, toujours le nez dans sa machine. Dommage, c’était le mot. « Ah ben ça, j’vous le confirme : c’est loin d’être une lumière, cette gamine. Capricieuses, oui. Surtout lorsqu’on les laisse à l’abandon ou, au contraire, lorsqu’on leur en demande trop sans pour autant en prendre soin. J’imagine que c’est pas dans ce secteur là qu’on se sert beaucoup de ce genre d’engins, remarque. Le truc du coin, c’est plutôt les versions manuscrites non ? »

              Simple question. Parce qu’elle avait été dans le pôle informatique, Maryana. Et que l’ambiance n’était certainement pas à l’abandon des machines. En aucun cas. Une tête se tournant alors, brièvement, le temps d’un signe, en guise de remerciements. Tant qu’j’ai pas à partager ma paie en deux, ça m’va. Une pensée qui reflétait assez bien son intérêt pour les billets. Mais pas pour les mauvaises raisons. En tout cas, pas de son point de vu. Puis un étonnement faiblement perceptible lorsqu’elle entendit parler de la Russie. Tiens, il lui semblait pourtant que son accent s’était envolé, avec les années. Ou plutôt, qu’elle avait tout fait pour qu’il ne se manifeste plus. Perspicace, le brun. Un instant durant lequel elle passa finalement sur l’ordinateur de la salle, pestant en constatant qu’il n’était pratiquement pas utilisé.

              « R’garde-moi ce gâchis… » Doux murmure, avant de reprendre plus fortement. « Tiens, marrant ; je pensais plus avoir d’accent. Ou alors, peut-être que mon nom vous a mis sur la voie ? C’est que le professeur d’Histoire Antique a l’air d’en connaitre pas mal sur la Russie. »

              Une réplique amusée, qui sonnait pourtant faux à l’intérieur de cette petite tête rousse. Qu’importe l’origine de cette remarque. Le simple fait qu’elle eut été prononcé rendit cette lueur de perles bleutées bien plus froides que ne saurait l’être les glaces de l’Arctique. Une chance qu’elle soit cachée dans son appareil. Une chance qu’il ait le nez fourré ailleurs, ce professeur. Une chance qu’elle sache si bien mentir, quand il le fallait.

              « J’ai fait mes études ici, dans la section informatique. Disons qu’on pensait à l’époque que cela serait bien mieux pour notre avenir, mais pour ce que ça change au final : Pas grand-chose. Le point positif dans tout ça, c’est qu’on a pu voir d’autres horizons. Ça nous a fait grandir plus vite, j’dirais. »

              Parce que, quand on est livré à soi-même, on devient rapidement débrouillard. Surtout à Beta. Surtout quand on a un enfant sur les bras.

              « C’pas plus mal. Sinon, j’fais dans les logiciels aussi, si vous voulez tout savoir. Vous, vous n'avez pas l'air d'être d'ici non plus... Et d’ailleurs, tant que j'y pense, vous avez l’air de vous y connaitre assez pour un prof d’Histoire… Vous avez appris ça où, à réparer les machines ‘de quelques professeurs négligents’ ? »

              Un simple clin d’œil à la remarque précédente. Et une question dont la réponse serait assurément pourvue d’intérêt. Un minimum.
            • Contenu sponsorisé
              id