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Echange de bons procédés [Jared Aberline]

  • Maryana Kovalevski
    CIVIL - Esprit Libre
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    Maryana Kovalevski
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      CIVIL - Esprit Libre
      Fast Trap - Beta. Janvier 2017



      Pièce plongée dans la presque obscurité, dans laquelle ne perdurait que cette maigre lueur d’une ampoule de chevet prête à tirer sa révérence. Un silence primaire, s’installant par-delà cette porte close. Enténébré lieu, où ne demeurait pour seul bruit le tapotement frénétique de doigts sur un clavier. Imperceptible, pour qui viendrait de l’extérieur. Et certainement ce frère encombrant viendrait-il taper son mécontentement contre la table, si celui-ci pouvait ne serait-ce que le percevoir. Hélas, par la plus grande des chances, il n’y avait là aucune possibilité pour que ceci ne se réalise. Une raison toute simple, dissimulée derrière cette douce affirmation ; et déjà le sommeil berçait les âmes de cette habitation. Ainsi, j’étais désormais seule à pouvoir me plaindre de ces morceaux de chairs pianotant sur cette palette de touches. Encore une fois, il semblerait que Morphée m’ait oubliée. Chose guère étonnante, dans les faits. Car mes réflexions étaient bien trop envahissantes, nécessaires en l’instant, pour laisser les pilules gâcher le peu qu’il m’avait été donné de construire. Lentement, mais surement. Une chose était sûre : je parviendrai à bout de ce maudit logiciel. Néanmoins, force était d’avouer que cela ne serait pas immédiat. En effet, beaucoup de recherches restaient à effectuer afin de permettre le système le plus fluide qu’il me soit possible de créer.

      Une main s’arrêtant alors brusquement, remontant jusqu’à ces lèvres entrouvertes en un bâillement intempestif. C’pas le moment d’être fatiguée. Ça ne l’était jamais, à vrai dire. Pas vraiment le temps pour ça, fallait bien l’avouer. Parce qu’au-delà de moi, il y avait cette bouche supplémentaire à nourrir, à soigner. A protéger de cette famille d’absents juste bons à enfiler des perles dans un silence le plus complet. Des incapables, des traitres. Alors, le rôle m’était naturellement revenu, alors même que mes deux emplois me prenaient la quasi-totalité de mon temps. Ou plutôt… Disons deux et demi. Chacun avait ses petits secrets, à LibertyTown, et je n’y faisais guère exception.

      Paire de doigts attrapant maladroitement l’anse de cette tasse mauve dans laquelle se trouvait un liquide brun désormais froid, le faisant glisser dans ma gorge comme si de rien n’était. Pourtant, il y avait bien cette mine de dégout, faiblement dessinée. Mais personne pour la relever. En outre, qu’importe le gout que cela pouvait bien donné à ma bouche, cela n’empêchait cet étirement des lippes naissant contre mes lèvres. L’alerte avait été donné, c’était en tout cas que qu’indiquait cette horloge mentale. Tant est si bien qu’il ne me restait qu’à vérifier, connectant l’appareil dans un tout autre endroit. Sécurisé, sombre. Rassurant, quelque part.

      L’attente d’une réponse qui aurait pu être longue, mais qui ne le fût aucunement. Plus concrètement, ce message était l’une des raisons pour lesquelles l’assoupissement restait irréalisable ; l’excitation de pouvoir démarrer une tout autre chose. Mais aussi la certitude que cela serait sans aucune doute bénéfique. L’aspect restait encore à déterminer, mais il était certain que je ne laisserai jamais un tel poisson passer à travers les mailles de mon filet. Assurément pas. Malicieux sourire. Mes lippes faisaient écho à ces attentes qui grandissaient dans ma conscience, tandis que la réplique se donnait d’elle-même sur cette fenêtre de message.


      Lorsque tu es loin, ton absence danse avec mon espérance. Et je câline l’ardeur de mon attente aux rires des souvenances, jusqu’à temps que le coquelicot s’arme de sérénité.
      Jacques Salomé.*


      Rire étouffé, devant l’absurdité de ces quelques mots envoyés. Ne restait qu’à espérer que cet inconnu ait un minimum de connaissance générale, décelant ainsi le véritable sens de ces paroles écrites. Il n’avait pas l’air si bête, alors sans doute comprendrait-il les signes dissimulés. Un coquelicot pour signifier cette couleur de feu que je haïssais depuis tant d’années, tandis que cette tête rousse s’armerait d’un bleu apaisant. Désormais, ne restait qu’à attendre. Mais d’ores et déjà, je pouvais affirmer que demain serait une journée productive. J’espère que t’es pas trop con quand même, cher client.

      ****

      Des heures passées à reprendre en main ce logiciel, soupirant par avance en pensant à ce délai bien trop court. J’étais tellement absorbée par mon travail, que je ne me serais sans doute pas rendue compte de l’heure, si Alexey ne s’était pas manifesté dans l’entrée. Je vais en cours, qu’il disait. Bien sérieux tout à coup, le garnement. Toutefois, c’était rassurant de constater qu’il semblait aller un peu mieux, dernièrement, toute proportion gardée bien entendu. Tant que l’on ne m’appelait pas en plein travail pour aller le récupérer, tout irait bien. Parce qu’il était bientôt l’heure. Parce qu’aujourd’hui, j’avais un tête à tête avec les billets verts. Et les dieux de pacotilles savent que je l’attendais, celui-ci. Longtemps, patiemment. Suffisamment pour brouiller les pistes, les détruire, endormir les risques anciens. Mais désormais, il était temps. Et force était de constater que j’étais plus que prête à reprendre du service. Quoi qu’on en dise, qu’on en pense : c’était au final bien plus enrichissant dans l’apprentissage et le maintien qu’aucune réparation ne le sera jamais. Frustration, excitation. Exquis mélange dont je me léchais déjà les babines.

      Attrapant mes affaires, la porte finit par claquer sous la pression de mon départ. Manteau sombre faisant amèrement ressortir ces quelques mèches carmines dont les racines demeuraient sous ce voile de laine céruléen. Que des couleurs que je détestais, aujourd’hui. Mais pour la bonne cause. Quelques minutes passées à grommeler sur la répugnance de ces colories, et déjà je parcourais les rues du secteur deuzio, en direction du point fixé plus tôt.

      Des pas nonchalants, comme à mon habitude, presque lassés de ces paysages répétitifs qui m’étaient offerts. Sombre coin aux allures parfois morbides. J’étais bien entendu au courant des rumeurs qui circulaient sur cet endroit, en tout cas ceux présent dans la partie cachée de l’internet. C’en était presque à se demander si tout ça, ce n’était pas juste un traquenard. Malgré tout, j’avais besoin de cet argent. Pas seulement pour ce mioche, mais aussi pour moi-même. Alors qu’importe.

      Ne restait qu’à avancer, s’enfoncer un peu plus encore dans cet endroit méconnu. S’enfoncer en observant ce ciel d’ordinaire azuré, prenant cette teinture grisâtre. Observant également cette fumée s’échapper de mes lèvres à chaque respiration. S’enfoncer en tapant frénétiquement ce doigt contre le dos de mon téléphone. Satané tic.

      Pas d’doute, on était bien en Janvier. Et ça faisait remonter pas mal de souvenirs. Bons, comme mauvais.



      HRP :* La première partie du message est bien une citation. La seconde, est une suite réalisée par Mary pour ajouter des indices, tout en restant discret et vague.
    • Jared Aberline
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      Jared Aberline
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        Crows - Dominateur

        Une altercation où la victime s'avère être le témoin. Une transaction suspecte dans le silence d'une ruelle étroite. Fast trap. Beta. Ce quartier révèle un agrégat d'empoignades violentes, de décadences primaires et de conclusions sordides. À travers cette immense communauté sans structure morale se dissimilent une multitude de filins imaginaires, tous rattachés à un acte douteux et remontant jusqu'au Roi Corbeau, d'une manière ou d'une autre. Trônant au milieu de cette toile de contrôle, l'Aberline actionne les ficelles de sorte que ses marionnettes s'agitent et dansent au rythme de ses décisions.

        Pourtant, parmi ce chaos poisseux ère une bulle bleue rehaussée de reflets rouges et oranges. Mirage mêlant le feu ardent au froid mordant, un instant de pureté triomphante comme un doigt d'honneur balancé à la gueule de la sordide Beta. Un ordre, un seul, et les charognards la regardent passer sans autre réaction qu'une retenue contrainte. Il n'était pas anodin en certains instants, comme celui-ci, que la perspective des libertés individuelles des corbeaux se voient proscrites au profit de l'intérêt de la famille.

        Le groupe avant la personne. Ce sacrifice, Jared l'a fait, sans autre consolation qu'une ancre faite d'un seul regret, à tracter perpétuellement dans son sillage.

        Dehors, à l'entrée d'un bâtiment désaffecté, l'histoire d'un court instant, le roi Corbeau troque sa couronne pour un pendentif en forme de trèfle irlandais, avec lequel il joue, machinalement. Le froid lui pèle les yeux de sa fine râpe fine, il se jette sur lui, goulument et lui gratte le plumage, mais se sont ses souvenirs qui le glacent. Il a l'âme encombrée de vieux débris, des restes de lumières agglutinés dans ses entrailles, des relents de rires périmés qu'il préférerait vomir que de continuer à les laisser pourrir à l'intérieur, une âme cisaillée par de vieilles images flétries. Il se sent nu, écorché, le cœur boiteux, les rêves à la dérive dans ce marasme gris et poussiéreux. Et cette satanée odeur de réglisse qui lui prend le nez et le ramène si loin, à chaque fois que ses yeux se fixent sur le pendentif.

        Puis les souvenirs disparaissent dans la poche du veston, tandis que la couronne brille de nouveau au sommet de son crâne grisonnant et de son faciès calme. Le souffle est trop précieux pour crier au Temps son amertume. La petite silhouette colorée se dessine au loin, en contrechamp d'un attroupement d'enfants venus se partager les restes d'un pigeon ayant perdu ses plumes. Comme un énième rappel à la dureté de Beta. L'un des gamins s'approche alors de l'inconnue, et lui demande d'une naïveté propre à son âge  "C'est donc toi le coquelicot ?" D'un rappel à l'ordre sifflé par son aîné, l'enfant rejoint la bande et l'ensemble disparaît à la première intersection.

        La morceau de rue séparant la jeune femme de l'adresse lui ayant été communiquée se vide petit à petit, jusqu'à ce que ne subsiste plus que les silhouettes des trois Corbeaux, dans l'encadrement de la porte. Jared fixe une dernière fois ce bout de femme qui remonte jusqu'à lui puis s'engouffre dans le bâtiment désaffecté avant qu'elle ne l'atteigne, immédiatement suivi par ses hommes. Le long couloir qu'il emprunte ne peut déboucher que sur une large pièce dénuée de tout passé. Une coquille poussiéreuse agrémentée de six pilonnes porteurs, d'une large table et de quelques chaises n'ayant pas encore été pillées. La lumière d'un ordinateur portable posé sur la table, faute de pouvoir éclairer toute la pièce, rayonne dans les quelques mètres englobant l'Aberline.

        -"Avant de discuter de notre affaire éventuelle, voyons si votre réputation ne se résume pas à quelques citations bien placées sur le darknet." Ses paroles russes résonnent dans la pièce lorsque la jeune femme y apparaît. Puisque la présomption que le hackeur soit une hackeuse s'est révélée exacte, Jared teste ici l'information lui ayant été fournie quant à son appartenance à la mère patrie. "Vous avez quinze minutes pour trouver les noms des trois personnes m'accompagnant. Au-delà, nous nous verrons obligés de renoncer à vos services." Deux des trois hommes de mains de Jared détiennent des portables, le troisième possède un dossier suffisamment garni dans le système de la police de Beta pour remonter jusqu'à son identité, du moins... celle qu'il utilise ici.

        Le décompte vient de démarrer et chaque seconde écoulée éloigne la jeune femme de sa récompense.